Les médias 2.0 : Une petite définition

Publié le 15 mars 2006 | par Jean-François Ruiz

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Avant de parler des médias 2.0, je vais définir ce que sont les médias 1.0 de mon point de vue. Les médias " anciennes générations " sont pour moi la télévision hertzienne, la radio AM/FM, les journaux et magazines que l’on achète dans les kiosques. Ils sont aujourd’hui peuplés d’information " grand public " qui ne sont que très rarement en phase avec mes centres d’intérêts.

Avec l’avènement de l’Internet et des connexions haut débit, de nouveaux types de médias sont apparus. Ces nouveaux médias sont diffusés sur Internet et véhiculé à très grande vitesse tout autour de la planète. Les médias 2.0 sont créés par des individus, groupes d’individus, entreprises et diffusé au plus grand nombre à l’aide des technologies actuelles. La génération de ces nouveaux médias ne nécessite pas de disposer de moyens financiers important (comme pour les anciens médias) et on les découvre à l’aide du bouche à oreille et des moteurs de recherches.

Concrètement c’est quoi les médias 2.0 ?
Tout comme les anciens médias, il s’agit bien ici de textes, de sons, et de vidéos. Dans les médias 2.0 on pourrait inclure les blogs textes, les podcasts (blogs audios), les vlogs (blogs vidéos), les wikis. Plus généralement tous les sites qui permettent à tous de mettre en ligne des contenus à partager avec la communauté Internet. Parmi ceux là on trouvera par exemple Flickr pour les photos, YouTube pour les vidéos, Digg(US) Scoopeo(FR), TapeMoi(FR) , Fuzz (FR) pour les news " sociales ", wikipedia pour l´encyclopédie…

Comment consomme-t-on les médias 2.0 ?
Les médias 2.0 proposent des flux d’information RSS qui permettent de s’abonner à ceux-ci. Dès qu’une nouvelle publication est faîte, le consommateur est automatiquement notifié, l´information est dite consommée en mode " push " c´est-à-dire que les informations nouvelles viennent automatiquement à son lecteur. Les utilisateurs internet 2.0 sont dans une démarche de veille sur l’information après avoir spécifié les contenus qui les intéressent vraiment.

Mais cela ne s´arrête pas là car l´agrégation des contenus via RSS permet de construire des sources d´information vraiment personnalisées et de générer de nouveaux échanges autour de ces nouveaux flux enrichis. Par exemple les services comme FrankenFeed, RSSmix permettent de combiner plusieurs flux d´information en un seul.

Mon cas personnel.
Aujourd´hui, je ne regarde plus la télévision (ça fait déjà plus de 5 ans), je n´écoute plus la radio FM, je ne lis plus les journaux papiers (bon ok, je l´ai jamais fait). Ma consommation d´information se fait par recherche pour des sujets précis et par bloglines je reçois l´information de mes 104 flux d´information (blogs, vlogs, bookmarks, news, podcasts…). J´utilise également Winamp pour les radio Shoutcast et aussi Pandora pour découvrir de la musique.

Et toi comment consommes-tu l´information ? Quelles sont tes sources médias 2.0 préférées ?

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9 Responses to Les médias 2.0 : Une petite définition

  1. Br|ce says:

    ralala. Mais pourquoi toujours inventer de nouveaux noms ? pour faire plus hype ?
    En vrac:
    – AJAX: des années que ça existe (si, si, de mémoire coldfusion utilisait déjà un système très proche de xmlhttprequest, le composant au centre d’AJAX) ;
    – RSS: ah … la syndication. Je n’en parle même pas tellement c’est vieux (le RSS en lui-même, ca doit déjà faire une bonne paire d’années ;
    – maschups (je l’ai appris hier celui-là): en gros, le concept c’est de présenter sous forme d’une seule page une aggrégation de différentes sources (un peu dans le genre de ton RSSMix donc). C’est étrange, ça me rappelle vaguement PhoenixJP.News, qui existait il y a déjà 4 ou 5 ans.

    Quant aux media 2.0, tout ce que tu dis était déjà valable pour le web tout ce qu’il y a de plus classique :
    – les webradios existent depuis des années ;
    – les sites perso avec un contenu intéressant pareil ;
    – les moteurs de recherche pareil

    Web2.0 finalement, c’est :
    – faire du neuf avec du vieux ;
    – inventer des noms.
    Rien de plus, du vent au final

    Just my 0.02euros

  2. Alex says:

    Si on fait du neuf avec du vieux, c’est que le web est mort.
    Le web 2.0 et l’Ajax ne sont qu’une transition vers le client riche.

    Just my 0.02euros too.

  3. Salut Brice,

    Merci pour tes 0,02euros 😉

    En vrac :
    Je n’ai pas parlé de nouvelles technologies dans ce post mais de « nouveaux médias ». Cependant il est vrai que les technos existent depuis longtemps, seulement elles n’étaient pas assez présente dans les sites et services web pour vraiment s’imposer. Il n’y que récemment que l’on trouve une utilisation intensive de ces technologies. Pour moi maschups s’écrit mashup et désigne principalement les mix de données basé sur les applications cartographiques, style google maps.

    Pour les médias 2.0, leur forme physique ne change pas, on parle bien de texte, de voix, de vidéos. Les webradios existent certes depuis des années mais c’est certainement pas avec un modem rtc que tu vas en écouter. Les sites persos ça existe depuis longtemps effectivement mais maintenant, la simplicité des blogs et l’intégration des flux RSS permet à chacun de s’exprimer sur le web. Les moteurs de recherches existe depuis longtemps en effet, mais c’est que récemment qu’ils ont intégré (pour certains) des fonctionnalités RSS et des visions plus sociales des contenus.

    Pour tes 2 commentaires sur le web 2.0 :
    – faire du neuf avec du vieux : je crois plutot qu’il s’agit la d’un constat que l’adoption des « anciennes technologies » change notre manière d’interagir sur Internet.
    – inventer des noms : « nouveaux usages » entraine « nouveaux noms ». Je ne vois pas ce qui te dérange dans la créativité de vocabulaire.

    « Du vent au final », je ne crois pas. Je pense qu’il s’agit d’une prise de conscience que l’internet n’est pas seulement une grande bibliothèque mais un constant flux d’information en activité.

  4. Br|ce says:

    (au passage, il manque une manière simple de citer un passage sur ton blog, ainsi qu’un bouton « preview comment »)

    « Les webradios existent certes depuis des années mais c´est certainement pas avec un modem rtc que tu vas en écouter »
    Je le faisais, c’est grave ? 🙂 Evidemment, le bitrate n’était à l’époque pas le même, mais c’était déjà parfaitement écoutable.

    « Les sites persos ça existe depuis longtemps effectivement mais maintenant, la simplicité des blogs et l´intégration des flux RSS permet à chacun de s´exprimer sur le web. »
    On dirait que tu n’as pas eu de compte sur les pages persos yahoo à la grande époque : ca se résumait déjà à quelquechose de très simple (à l’époque j’étais loin de connaitre l’informatique aussi bien qu’aujourd’hui).

    « faire du neuf avec du vieux : je crois plutot qu´il s´agit la d´un constat que l´adoption des "anciennes technologies" change notre manière d´interagir sur Internet. »
    On pourrait dire ça en effet.

    « inventer des noms : "nouveaux usages" entraine "nouveaux noms". Je ne vois pas ce qui te dérange dans la créativité de vocabulaire.
    Le côté « j’ai jamais rien fait pour que ça arrive, mais j’ai trouvé un truc super fun là, si j’appellais ça « PROUTAX » je suis sùr que ça ferait un tabac ». En bref, le côté hype et fashion à mort, un peu parasite sur les bords.
    D’autre part, si j’utilise ma poil à frire pour frapper très fort sur la tête de quelqu’un (un usage nouveau s’il en est), je ne vais pas pour autant la renommer « martrondi » (contraction de marteau et arrondi) : ca reste une poil à frire.

    « "Du vent au final", je ne crois pas. Je pense qu´il s´agit d´une prise de conscience que l´internet n´est pas seulement une grande bibliothèque mais un constant flux d´information en activité. »
    Moué, je ne nie pas cet état de fait. Toutefois je trouve dommage que soudain, ça y est, on prend conscience de l’existence d’un jouet, et il faut le mélanger à toutes les sauces.
    Prenons un exemple : Writely. Honnêtement, quel intérêt ? Je veux dire, à part d’être nécessairement connecté pour éditer un document ? La simplicité à le publier ? Raté : il aurait été excessivement simple d’ajouter une telle fonctionnalité à un client lourd. L’ergonomie ? Certainement pas, un navigateur web reste un navigateur web. Au final ? Le hype.

  5. Pour les webradios en rtc, en plus de la mauvaise qualitée audio tu as du as du apprécier la mauvaise surprise de la note de téléphone 😉

    J’ai pas connu les pages yahoo, y avait-il du RSS intégré ?

    Pour les nouveaux usages, je crois que j’aurai du précisé nouveaux usages qui peuvent présenter un intéret constructif 😉

    Pour Writely, je trouve cet outils très intéressant pour l’édition collaborative en simultané. Le client lourd t’oblige à toujours travaillé à partir de ton poste « lourd ». Vive la mobilité 😉

  6. Br|ce says:

    mmm, bah, l’illimité d’aol est arrivé assez rapidement finalement. C’est sùr, avant c’était plus violent.

    Nan, pas de rss pour Yahoo. Toutefois il était déjà possible, de présenter du contenu sur la toile à l’époque, ce qui était en partie le sens de mon argumentation. Et il y avait bien entendu déjà un système permettant de mettre en évidence certains sites sur des pages particulières de Yahoo. L’idée de syndication était donc déjà présente d’une certaine manière.

    La mobilité pour moi cest avec mon laptop, donc au final avec un client lourd dispo.

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