Web 2.0 et les usages

Publié le 31 juillet 2006 | par Jean-François Ruiz

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Tout d’abord merci à Jean-François qui me confie les clés de la boutique le temps de ses vacances, avec pour mission d’apporter un autre éclairage sur le phénomène Web2.0.

Présence incongrue d’un consultant en management au royaume de la technique? Pas tant que ça.

J’ai découvert le Web2.0 fortuitement peu après avoir ouvert mon blog, il y a de celà un an et demi. Accro au web depuis 1996 je me suis décidé à franchir le pas, histoire de voir quel effet ça faisait d’avoir ma petite vitrine personnelle. Le résultat m’a rapidement épaté: des personnes que je connaissais pas m’aidaient dans mes réflexions, m’encouragaient, me suggéraient des pistes de lectures. Bientôt vint l’impression d’être membre d’une petite communauté où l’on se communiquait les « bonnes idées », où l’on ne réinventait pas la roue si quelqu’un d’autre l’avait fait, où tous ceux qui avaient un bout de réponse à quelque chose les mettaient bout à bout pour avoir la solution ensemble plutot que des pistes chacun dans son coin…

Facilité de publier…de partager ses ressources…autrement mieux qu’à l’époque ou je bricolais un site perso en mettant les mains dans le cambouis.

Partage, lien, cohésion, efficacité collective…voilà qui n’a pas été sans m’interpeller quant à mon domaine professionnel. Ce sont précisément des problématiques très présentes dans les entreprises, problématiques que l’on peine à résoudre faute d’outils adaptés sur les SI internes dont on sait qu’ils sont les principaux vecteurs de communication et donc de rapports interpersonnels. Un bon management se fonde sur des pratiques sociales et le SI doit permettre de diffuser et de péréniser ces pratiques au delà d’une entité géographique mais dans toute l’entreprise et créer du lien entre ceux qui ne se croisent jamais et ignorent même l’existence les uns des autres alors que leurs réflexions gagneraient à se rejoindre.

C’est là tout l’intéret de la chose: des pratiques recherchées d’une part, et des outils très user-friendly dus aux évolutions technologiques d’autre part, qui permettent à tous de s’approprier l’ensemble et de faire du SI un lieu d’échange et de collaboration accessible à tous.

C’est donc par les usages que je me suis initié au Web2.0, ne m’intéressant que dans un second temps à la technologie qui le sous tend. C’est sa force: être maitrisable par les néophytes qui y verront de suite leur intérêt sans être rebuté par la dimension techno. Appropriation facilitée par conséquent.

Aujourd’hui je travaille à approfondir l’impact du web2.0 dans ses applications managériales: outil de partage, de communication, de KM, de gestion de carrière, de développement personnel…de nouveaux horizons s’ouvrent chaque jour.

C’est à cette visite que je vous invite dans les semaines à venir: découvrir le Web2.0 dans sa composante humaine et ses atouts dans le fonctionnement d’une communauté informelle (vos rencontres sur le web) ou formelle (l’entreprise en interne). Pour que jamais la technologie ne soit considérée comme une barrière, partons donc de ce qui constitue une véritable humanisation des outils Web et la nouvelle prééminence de l’auteur sur l’outil.

Article publié par Bertrand DUPERRIN



3 Responses to Web 2.0 et les usages

  1. Julient says:

    Bonne nouvelle ! Je suis impatient de connaître votre point de vue sur les applications managériales du web (1.0, 2.0, ou x.0, peu importe finalement).

    Pour revenir sur votre article, vous dites : « C´est donc par les usages que je me suis initié au Web2.0, ne m´intéressant que dans un second temps à la technologie qui le sous tend. C´est sa force: être maitrisable par les néophytes qui y verront de suite leur intérêt sans être rebuté par la dimension techno. Appropriation facilitée par conséquent. »

    Il me semble tout de même qu’un effort reste encore à faire pour rendre la techno totalement invisible et par la même occasion pour rendre l’utilisation intuitive. Ce que vous et moi savons faire par habitude n’est pas forcément évident pour tout le monde. Agréger un flux RSS aujourd’hui est loin d’être simple pour un néophyte.

  2. On est encore loin de la techno totalement invisible mais tout s’améliore peu à peu. Toutefois:

    – on élude des freins avec des interfaces plus « user friendly » et des actions en un clic qui nécessitaient auparavant de combiner divers outils avec un paramétrage malaisé pour les spécialistes.

    – par rapport à nombre d’outils que je qualifierai caricaturalement de « période 1.0 » on passe du « je fais du web pour faire du web » à « j’adopte une solution qui me permet de satisfaire un besoin évident ». D’où une appropriation plus aisée car avec un apport concrêt immédiatement identifiable au niveau individuel.

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