Archive pour le mot-clef ‘travail’

Viadeo et l’APEC se rapprochent en France

Mardi 22 décembre 2009

J’ai eu l’occasion d’assister à la première collaboration de l’APEC avec le réseau social professionnel Linkedin.

Apparemment, cette collaboration n’a pas abouti à la satisfaction des 2 parties comme en témoigne cet article sur The Economist.

L’APEC s’est maintenant rapproché de Viadeo pour essayer de pousser un cran de plus l’intégration entre les 2 services.

Le fruit de ce travail sera visible début 2010. D’ici là voici quelques aperçus sur les interfaces utilisateurs de ce que vous verrez prochainement en ligne.

L’APEC propose à ses adhérents de mettre en évidence les personnes connus dans 1 entreprise quand celui-ci consulte une offre.

apec-viadeo

De son coté, Viadeo présente les évènements de l’APEC et les offres d´emplois (voir captures d´écrans ci-dessous).

event-apec-viadeo

jobs-apec-viadeo

La complémentarité des 2 acteurs donnent encore plus sens aux 2 services. Cette collaboration a pour ambition de booster les usages des réseaux sociaux dans une démarche d’accès à l’emploi.

Par exemple viadeo diffusera sur votre tableau de bord les contenus les contenus emplois créés par les consultants spécialisés de l´APEC.

apec-news-viadeo 

Au final, cette entente entre 2 leaders sur leur marché respectif ne peut être que bénéfique pour soutenir l’emploi en France. Cocorico !

Interview Serge Roukine Fondateur @ Codeur.com

Lundi 5 octobre 2009

Bonjour Serge,
Pourrais-tu te présenter en quelques lignes ?

serge-roukine Serge Roukine, fondateur de Codeur.com. J’ai découvert internet en 1996 lors d’un stage au CERN, sur des stations NeXT et j’ai travaillé sur pas mal de projets web depuis. J’ai également travaillé dans l’industrie comme directeur commercial et marketing.

Codeur.com c’est quoi exactement ?

codeur C’est la première place de marché des prestations de service en France. Nous recevons en moyenne plus de 1.000 appels d’offres tous les mois et nous avons plus de 14.000 prestataires inscrits sur la plateforme.

Vous limitez-vous uniquement à la mise en relations de développeurs avec porteurs de projets ?

Codeur permet bien sùr de trouver des développeurs, mais ce n’est pas que ça. Nous avons énormément de choix : rédacteurs, référenceurs, graphistes, flasheurs, intégrateurs, traducteurs et formateurs. Tout ce qui fait l’objet d’une prestation intellectuelle, réalisable à distance ou sur site, est disponible sur Codeur. C’est une sorte de boite à outil de la flexibilité et de l’expertise, qui permet aux TPE PME de booster leur activité simplement, lorsque le besoin s’en fait sentir.

codeur-details

Avec qui travailles-tu au quotidien dans cette aventure ?

Avec Sébastien Peltey bien sùr mon associé et co-fondateur qui travaille avec l’équipe de développement, dans la belle ville de St Etienne. Nous avons par ordre alphabétique Joris, notre développeur spécialisé PHP et Ajax, puis Julien, notre webmarketeur, intégrateur (et aussi développeur) et Martin, développeur également mais aussi infogérant.

Quels sont vos ambitions pour les 6 prochains mois ?

Nous allons lancer notre projet Codeur 2.0 qui va consister en une simplification de la plateforme associée à une refonte de la charte graphique. Nous allons mettre les bouchées doubles niveau marketing en Allemagne, où la plateforme n’a pas vraiment encore décollé. Nous voulons très rapidement tripler le nombre d’appels d’offres reçus tous les mois et nous ouvrir non seulement aux petits projets (maintenances, mises à jour, refontes) mais également aux grands projets en provenance des PME et grands comptes.

Pourquoi avez-vous décidé d’être partenaire du Webdeux.Connect ?

Parce que c’est pour nous un évènement de qualité, qui trouve dignement sa place entre le salon e-commerce et la conférence LeWeb. On y trouve des participants de très bonnes qualité et on y fait des rencontres passionnantes. A titre personnel j’ai rencontré l’année dernière les fondateurs d’Affiz, Julien et Jérôme avec qui j’ai eu la change de m’associer et de les aider à promouvoir leurs solutions innovantes en matière de gestion publicitaire et affiliation.

Tu as également d’autres activités d’écriture et de consulting. Peux-tu nous en dire plus ?

améliorer J’ai écris le livre Augmenter ses taux de conversions web et j’ai lancé une activité de conseil et de formation sur cette problématique des taux de conversion.

Merci Serge pour contribuer au développement de projets web en france. On se voit Samedi Prochain ;)

Webdeux.info vient de passer le cap des 100 000 abonnés !

Mercredi 4 mars 2009

Que de chemin parcouru depuis la création de ce blog le 8 novembre 2005. Ce blog fùt le premier blog dédié à la thématique du Web 2.0 en france.

Nous y partageons régulièrement nos réflexions, découvertes et rencontres avec les différents acteurs du web francophone et apparemment cela vous a plu jusqu’ici car vous êtes de plus en plus nombreux à vous abonner. Nous n’allons donc pas nous arrêtons en si bon chemin.

webdeux-infoVoir le compteur Feedburner afficher 100 000 abonnés est vraiment grisant ! Se dire qu’à chaque fois que nous écrivons quelque chose, près de 100 000 personnes vont recevoir les lignes écrites, nous met vraiment la pression. Il n’y a pas la place à l’erreur ;)

Pour les petits curieux, voici un extrait de la répartition de nos abonnés entre flux RSS et abonnés emails. 

feedburnerIl n’y a pas photo, le RSS reste encore un moyen de consommation de l’information réservé à une certaine élite de travailleurs de l’information malgré toute l’évangélisation qui a pu être faite autour des outils 2.0. La majeure partie des internautes fonctionnent encore à l’ancienne et s’abonnent aux contenus qui les intéressent par
l’intermédiaire de leurs emails.

So What’s Next ?
Depuis peu, nous avons démarré de nouvelles créations de contenus collaborative en vidéo via le Web Expert Club afin de répondre à la demande des professionnels du web qui nous entourent. Si vous souhaitez booster vos compétences web, rejoignez nous ici aussi.

Nous continuerons bien sùr à vous présenter du contenu gratuit de qualité sous format texte principalement sur ce blog afin de relater ce qui aura retenu notre attention et que nous aurons jugé utile. Une des leçons que nous avons apprise est qu’il vaut mieux publier moins mais de meilleure qualité afin de d’avoir un bon ratio de signal sur bruit quant à l’information que nous distillons sur ce blog.

Merci à vous pour votre intérêt dans notre travail et à bientôt pour un prochain billet ;)

Interview Eric Charpentier : fondateur @ dWého

Jeudi 19 février 2009

image

Bonjour Eric,

Pourrais-tu te présenter en quelques lignes ?

Bonjour. Pour me présenter en quelques lignes, Eric Charpentier j’ai 34 ans, marié avec deux petits enfants de 8 et 2 ans qui sont déjà des petits geeks (surtout la grande), je vis dans le Comminges près de Toulouse. Pour les mensuration, je préfère attendre, je viens de reprendre la course à pied. J’ai créé dWého, enseigne nationale pour le ménage et le repassage, en mars 2007 sur mon expérience dans le secteur des services à la personne et sur ma passion d’Internet. Avec une licence de Chimie et un master en économie sociale, j’ai commencé par diriger une association d’aide à domicile qui proposait essentiellement de l’aide aux personnes âgées. J’ai alors pensé qu’on pouvait proposer ce type de service à des familles mais avec des offres commerciales et packagées. Première création de boîte avec des réussites et des échecs qui m’ont bien aidé pour créer dWého. Puis le plan Borloo des services à la personne est arrivé avec son lot de création d’entreprise de services à la personne avec pour certaines de véritables réseaux nationaux d’agences franchisées. J’ai donc pas mal roulé ma bosse dans le secteur des services à la personne.

dWého c’est quoi exactement ?

dWého est aujourd’hui une enseigne 100% web spécialisée dans le ménage et le repassage. Nous sommes prestataire de services, agréé par l’Etat, et la première agence en ligne pour le ménage et le repassage à proposer une offre de service sur toute la France que se soit dans les grandes villes (Paris , Toulouse , Marseille , …) que dans des zones plus rurales.

Concrètement dWého s’occupe de tout si tu ne veux plus faire ton ménage et ton repassage. dWého va te présenter une ou des femmes de ménage que nous aurons sélectionnés. Ensuite nous allons employer la personne que tu auras « choisi » pour te débarrasser de toutes les contraintes administratives. Tu n’as rien à faire (pas de contrat de travail, pas de bulletin de salaire, pas de gestion des congés, …) puisque la femme de ménage sera notre salariée. Tu ne payes que les heures que tu consommes comme pour ton téléphone.

Pourquoi avoir créer ce service ?

Le projet initial de dWého était de développer une plate-forme de mise en relation entre particuliers proposant des services à la personne (jardinier, femme de ménage, babysitter, dépanneur informatique, ….) et les particuliers à la recherche d’un service. En pleine mouvance des réseaux sociaux, je voulais y rajouter une touche sociale avec des systèmes d’évaluation et de recommandation des membres. Cette première version de dWého a enregistré un joli succès « populaire » avec de nombreux utilisateurs mais plusieurs limites. Des limites juridiques (sur l’absence de contrôle des échanges aprés la mise en relation), des limites techniques pour les utilisateurs (j’ai trouvé une femme de ménage et maintenant je fais comment ?), et surtout économique pour trouver un business model rentable. Fallait-il faire payer les prestataires de services, les demandeurs de services ? Habitués au gratuit sur internet il devenait difficile de monétiser le site.

On a donc gardé le service le plus demandé (le ménage) et répondu à la demande des utilisateurs qui souhaitaient une offre tout compris. Et comme notre métier était le web, et qu’on ne voulait pas être un nième réseau d’agences, on a choisi de devenir une enseigne 100% web. Sur un marché à la limite de la saturation, et en plein période de crise, il était important que l’on se différencie.

J’ai besoin d’une personne pour faire mon repassage voire un peu de ménage. Quels sont les avantages fiscaux et les avantages dWého ?
En étant agréé par l’Etat, tous nos clients bénéficient d’une réduction d’impôt de 50% des dépenses de ménage et repassage. A la fin de l’année nous remettons à nos clients une attestation fiscale reprenant toutes les sommes versées à dWého. Le client peut alors déduire la moitié de ses factures de ses impôts. On parle bien d’une réduction d’impôt, la moitié de la dépense vient en déduction de l’impôt directement (et pas seulement du revenu fiscal). Pour être concret si tu dois payer 1000euros d’impôt, et que tu as dépensé 1500euros dans l’année pour ton repassage, tu ne payerais que 250euros d’impôt (1000euros – 1500euros/2). Ce qui est quand même très avantageux. Dans certaines conditions, si tu ne paies pas d’impôt, tu recevras un chèque du Trésor public.

Notre modèle 100% web, nous permet de présenter des tarifs discount. Généralement l’heure de ménage est vendue près de 18euros/heure avec des forfaits, dWého propose un seul tarif unique de 14,90euros/heure (soit l’heure de ménage à 7,45euros aprés la réduction d’impôt). Généralement nos clients consomment deux à trois heures par semaine.

Comment faut-il faire pour s’y inscrire à dWého ?

On est dans un schéma traditionnel de vente en ligne. Tout d’abord tu peux faire une étude personnalisée gratuite pour savoir combien te coùtera le service. Ensuite tu souscris en ligne. Les services de dWého sont sans engagement de durée donc tu ne payes rien tant que tu n’as pas validé la femme de ménage qui interviendra chez toi. Ensuite la femme de ménage fera ton ménage et ton repassage suivant les jours et horaires de ton choix. A la fin du mois tu ne payes que les heures faites par la femme de ménage. dWého paye le salaire et les cotisations sociales de ta femme de ménage. Tu n’as rien d’autre à faire !

Il est possible de suspendre les prestations pendant ses congés, de rajouter des heures pour un extra, notre offre est vraiment très souple.

Avec qui travailles-tu au quotidien pour gérer ce service ?

On a constitué une petite équipe de backoffice à la fois sur la relation client et aussi sur les ressources humaines car c’est évidemment important pour nous de recruter les bonnes personnes, de les accompagner et de les former.

Certaines tâches sont externalisées sur un callcenter. Pour pouvoir proposer des personnes de confiance sur toute la France on travaille avec des partenaires qui nous aident à recruter et à sélectionner les bonnes personnes.

Où en es-tu aujourd’hui dans le développement de ton service ?

Aprés trois mois de diffusion de l’offre de service, on est plus que satisfait. On vient de remporter le Prix e-commerce des Trophées de l’Economie Numérique pour récompenser notre innovation dans la vente et la gestion de services à la personne. On commence à signer des partenariats des enseignes et des e-commerçant traditionnels qui vont intégrer le ménage dans leur catalogue en ligne. On travaille également sur une démarche de certification NF Service à la personne.

Quelles sont les prochaines évolutions prévue pour dweho ?

On va continuer d’améliorer notre spécialisation en ménage et repassage, et surtout continuer de travailler sur la plate-forme en ligne pour nos clients et nos femmes de ménages puissent y trouver toutes les informations dont ils ont besoin. Par exemple, on prépare une solution d’e-learning pour nos femmes de ménage pour améliorer la qualité de nos services mais aussi pour leur apprendre les bons gestes pour préserver leur santé.

Quels sont tes besoins ?

Aujourd’hui, on souhaite continuer à développer notre réseau de partenaires revendeurs de nos services. Je sais que nombreux journalistes passent sur ce blog, alors si vous avez envie de présenter dWého, c’est quand vous voulez. Enfin, comme on l’a toujours fait on propose également de l’affichage publicitaire sur les blogs. Si certains sont intéressés, on peut également proposer des codes promos pour les lecteurs. D’ailleurs, les lecteurs de webdeux.info auront une heure gratuite avec le code « WEBDEUX ».

As tu un mot à ajouter ?

Je voudrais inviter les lecteurs de webdeux à découvrir le site Planicook . D’abord parce qu’on est deux start-ups dans notre petit village du Comminges, mais surtout parce que son service est vraiment bon pour se simplifier la vie (et les repas). Allez découvrir le superbe site de Sandrine.

Merci Eric, je pense très prochainement faire appel à Dweho pour faire régulièrement du repassage. Histoire que mes chemises soient bien repassées ;)

Interview d’Emmanuel Vivier : BuzzParadise

Jeudi 9 octobre 2008

Logo_BuzzParadise2008

Bonjour Emmanuel,
Pourrais-tu te présenter en quelques lignes ?
Emmanuel Vivier, 31 ans, cofondateur du groupe de communication Vanksen et de BuzzParadise, notre plateforme internationale de mise en relations des marques et des blogueurs influents.
Diplômé de l’ESC Marseille et d’un MBA à Mc Master University (Canada), j’ai eu la chance de débuter ma carrière chez B2L BBDO avec Loic Lemeur.

Après un break de 6 mois sac au dos en Amérique du Sud, j’ai travaillé un an dans une agence à Luxembourg avant de lancer mon agence en 2002. Cela fait plus de 8 ans que je m’intéresse au marketing du bouche à oreille. Cette année je suis intervenu à plus de 40 conférences et séminaires dans le monde à propos du marketing 2.0, du buzz marketing,… Parfois il me reste encore un peu de temps pour blogger sur www.culture-buzz.fr, le blog de Vanksen que nous animons depuis 5 ans.

BuzzParadise c’est quoi exactement ?
BuzzParadise n’est pas une agence (pour l’agence de buzz marketing et de communication, c’est Vanksen|Culture-Buzz).
- C’est une plateforme (ou régie) de mise en relation des marques et des bloggers influents.
- BuzzParadise a été créé il y a 3 ans déjà, réunit plus de 7000 bloggers influents sur 12 pays. Nous avons organisé plus de 150 campagnes en France mais aussi surtout à l’international jusqu’à 10 pays dont la Corée, la Chine, le Japon ou les USA pour certains d’elles. Notre équipe comprenant 11 nationalités nous permet en effet d’avoir une vraie capacité multiculturelle et multilingue ainsi qu’une connaissance précise de la blogosphère de chaque pays.
- Au niveau clients nous travaillons essentiellement pour des grandes marques telles que : Nokia, Sony, LG, L’Oréal, Thierry Mugler, Guerlain, Kenzo, Escada, Elisabeth Arden, LVMH, Roxy, Passionata, Symantec, Citroen, Ford, Absolut, Passoa, BIC, P&G, Nestlé

Nous avons 4 métiers :
- Les RP2.0 : Aider les marques à identifier et créer une relation avec les bloggers leaders d’opinions dans leurs domaines pour faire évoluer leur perception
- La création de recommandation positives et l’amélioration du référencement : via le seeding de produits ou l’invitation à un évènement des bloggers de BuzzParadise
- La diffusion de contenus viraux (vidéos, widgets, jeux,…) via les bloggers contre rémunérations : permettre aux marques une diffusion de leurs vidéos de manière contrôler sur les blogs
- Le buzz monitoring : suivre et évaluer le buzz autour d’une marque en général ou lié à une campagne de marketing d’influence

Vous allez prochainement demander à vos éditeurs blogueurs de positionner un tag Xiti sur leur page, pourquoi ?
Attention il s’agit de proposer et non d’imposer!

En effet dans le cadre des nouveaux types de campagnes avec rémunération à la performance que BuzzParadise s’apprête à lancer, nous allons baser la rémunération sur un calcul synthétisant l’audience du blog, sa qualité rédactionnelle, son design, mais aussi la qualité de sa participation aux campagnes.

Il devient donc primordial pour assurer une évaluation juste et objective d’avoir un seul outil de mesure qui soit indépendant et reconnu. De manière pratique cela évitera aux bloggers de devoir déclarer de manière régulière leur audience (en risquant de la voir sous estimée après quelques mois) et cela devient indispensable quand vous commencer à gérer plus de 7000 blogs. Les bloggers auront un accès gratuit à leurs statistiques XITI et seront assurés d’une rémunération juste de la visibilité qu’ils offrent (et pas subjective selon la popularité des uns ou des autres).

Pour les clients cela garantira une mesure fiable des résultats de la campagne. C’est vraiment important d’offrir des metrics de plus en plus fiables et précis si l’on veut que les grandes marques continuent d’investir sur les média sociaux. On voit beaucoup d’estimations farfelues dans le milieu. Si les blogs veulent attirer les annonceurs de façon durable et avec des budgets importants, nous nous devons de professionnaliser la mesure de performance et d’impact pour eux. On est encore loin du GRP en TV mais nous y travaillons. C’est aussi important que les agences d’achat d’espace puissent accéder à des indicateurs fiables et intelligibles pour pouvoir recommander du « blog marketing » à leurs clients.

Mais en parallèle nous continuerons de faire des campagnes RP2.0 (qui ne nécessiteront pas de tags).

Parlons monétisation ;) Que prévoyez-vous à ce sujet pour les prochains mois ?
Ce n’est pas aux annonceurs et aux agences media de s’adapter à nous mais aux plateformes et agences de mettre en place des modes de rémunérations correspondant aux standards de l’industrie en matière d’achat d’espace.

Tout dépend de l’interlocuteur chez l’annonceur : RP & Communication ou Marketing & Media. C’est pour cela que nous avons différents type de campagnes du RP2.0 basée sur l’influence à la création de billets sponsorisés ou la diffusion de contenus contre rémunération.

Il faut proposer des offres simples à comprendre et scalables. Nous proposons donc des packs aux CPMs et aux CPV mais qui seront pondérés en fonction de la qualité et de l’influence des blogs (leur audience ne sera donc pas le seul critère pris en compte en matière de rémunération).

En terme de tarif les campagnes avec rémunération seront accessibles dès 8000 euros pour les annonceurs. Le but est de trouver un tarif juste pour rémunérer correctement les bloggers (en tenant compte de la valeur supérieur d’un billet vs une simple banner) tout en restant cohérent et compétitif avec les tarifs pratiqués dans le domaine du display, de l’affiliation, du marketing viral ou par google, youtube ou dailymotion.

Côté légal comment tout ceci va-t-il se passer ?
Comme l’ensemble des activités réalisées sur Internet, l’application des lois en vigueur est problématique : l’outil internet n’est pas pris en compte. Tous les jours nous voyons de nouvelles affaires, et de nouvelles décisions, qui augmentent plus le nombre de question que ne donnent de solutions.

Concernant la monétisation, nous nous trouvons confrontés à de multiples questions : quel est le statut de ce blogueur ? fait-il de la publicité ? du simple journalisme ? un simple exercice de sa liberté d’expression ? de la location d’espace média ? quel type de rémunération reçoit-il ? sous quelle qualité : auteur, free-lance, particulier ? y a-t-il des taxes à payer ? sans parler des questions d’applications des lois selon les nationalités.

En l’absence de solution juridique « prête à être appliquée », voir pour certains la présence d’un vide juridique, nous avons choisi de suivre les débats publics sur ces questions de fond et de trouver nos propres solutions tournées vers les blogueurs.

Nous avons donc appliqué un fondamental en droit : la loi est neutre de toute technologie, c’est-à-dire qu’elle doit s’appliquer quelque soit les moyens utilisés.

Ainsi nous avons pris note que nos campagnes pouvaient être qualifiées de publicité (même si cela peut être discuté), et avons comparé les règles applicables aux actions et comportements des blogueurs (membres et non-membres).

Il en ressort :
-      La monétisation doit être une possibilité non une obligation
-      La présence d’un « disclaimer » obligatoire, pour assurer le respect de la transparence en matière de publicité
-      La traduction pratique auprès des blogueurs de toute difficulté liée aux problématiques de la publicité
-      Sur le plan purement juridique, des conditions d’adhésions mises à jour
-      Une prise en compte de l’ensemble des statuts blogueurs possibles, pour adapter l’offre

Et en ce qui concerne la rémunération même :
-      L’utilisation de l’outil Paypal, pour simplifier et sécuriser le paiement lui-même
-      La mise en place de process de campagnes plus précis, pour assurer une objectivité du paiement
-      L’établissement de « certificat de paiement » / « facture »
-      La mise en place d’un système d’échange entre Buzzparadise et ses membres concernant notamment toutes obligations de déclarations qu’ils seraient dans l’obligation de réaliser.

En ce qui concerne les relations mêmes avec les annonceurs, l’application des relations classiques ne pose pas de difficulté.

En notre qualité de gestionnaire d’une communauté nous avons suivi les principes qui en découlent : donner les orientations et directives aux membres nécessaires pour leur permettre d’exercer leur activité dans les meilleures conditions, et apporter un minimum de support.

Pour finir, dans cette situation de flou juridique lié au Web 2.0, nous souhaitons pouvoir engager avec nos membres, voir des tiers, des échanges sur les problématiques rencontrées afin d’optimiser le contexte actuel, en prenant toujours en compte les règles en place et les activités des blogueurs.

Vous êtes aujourd’hui une des seules agences marketing communautaire en ligne à travailler avec des clients à l’échelle européenne. Pourrais-tu nous en dire plus sur VANKSEN Group ?

Aujourd’hui VanksenGroup rassemble une centaine de collaborateurs de 14 nationalités à travers le monde :
Nous sommes présents à Paris (15 personnes), Luxembourg (70 personnes), Genève (3 personnes), Hong Kong (1 personne), NY (3 personnes), Milan (1 personne), Hambourg (4 personnes). Un partenariat avec une agence de à Dubaï nous permet aussi d’être opérationnel sur tout le Moyen Orient. Nous opérons aussi sur la Corée, le Japon et l’Espagne grâce à des personnes de l’équipe originaires de ces pays sans avoir encore de bureau là-bas.

L’organisation assez unique de l’agence nous permet de déployer des dispositifs à l’international de manière très efficace. En effet nous n’avons pas une agence par pays mais UNE seule agence présente dans plusieurs pays. Toutes les campagnes sont systématiquement coordonnées entre le pays (équipe commerciale et conseil) et le siège à Luxembourg qui rassemble les équipes de production, nos plateformes et les équipes projets. Cela facilite une grande réactivité, et la coordination de campagne paneuropéenne ou mondiale avec un coût optimal pour nos clients.

La localisation du siège à Luxembourg nous permet d’avoir des collaborateurs de nombreux horizons parlant jusqu’à 5 langues et une vraie sensibilité aux différentes cultures (plus de la moitié des habitants du Grand Duché viennent d’un autre pays).

Nous avons beaucoup travaillé les 2 années passées pour des grandes marques de luxe dans le parfum et la joaillerie sur des campagnes pouvant couvrir plus de 10 pays dont les Etats-Unis et l’Asie. Nous avons par exemple déployé des campagnes paneuropéennes ou internationales pour la marque de lingerie Passionata, pour le jeu Priston Tale (Gaming Society), LG (KG800), Bugaboo,… Nous lançons aussi beaucoup de campagnes uniquement sur un pays comme en Italie pour les parfums  Jean Paul Gaultier, Escada en Belgique, Sony Ericsson en Italie, Absolut en Espagne, Pfizer en Belgique et Hollande,…

Pourrais-tu nous en dire plus sur la maturité des marchés voisins ? Les blogs et le marketing communautaire sont-ils en plein développement aussi ?
L’adoption du marketing viral, des réseaux sociaux et l’importance de la blogosphère sont très différentes d’un pays à l’autre. La France, les Etats-Unis ou la Corée sont clairement en avance. Si la blogosphère allemande est importante, elle est encore souvent opposée aux actions marketing (surtout chez les hommes). L’Allemagne est aussi un des pays où le marketing viral (vidéo virale,…) a le plus de mal à se lancer en Europe.

La Scandinavie, la Hollande sont aussi assez actives. Le Royaume Uni est assez pauvre en blogs mais là bas ce sont les réseaux sociaux qui explosent avec Bebo et Facebook. Depuis un an on voit un très grand dynamisme de l’Espagne avec une blogosphère en forte croissance et une demande importante des annonceurs.

L’Italie s’y met aussi mais part de loin avec moins d’1% du marketing mix des annonceurs sur le online. Nous avons tout de même mené plus de 20 campagnes entre l’Espagne et l’Italie cette année avec BuzzParadise.

La Chine est aussi un territoire notable. En un an le nombre d’internautes est passée de 125 millions à 250 millions. Le nombre de bloggers atteint déjà 30 millions! Nous avons vu une marque de vin faire une opération de seeding avec plus de 10.000 bloggers impliqués l’an passé! Beaucoup de personnes en Asie ont cependant souvent un blog privé uniquement ouvert à leurs amis, leur famille, leurs collègues.

Mais clairement le phénomène des blogs et des media sociaux est plus fort que jamais et montre définitivement que ce n’est pas une mode passagère. Les pays qui sont le plus en retard sont aussi souvent ceux ou le haut débit n’est pas encore présent. Ce qui ne saurait tarder. L’audience représentée par Facebook, Myspace, Bebo,… et les blogs ne cesse de croitre au détriment des grands portails et sites Internet traditionnels. Pas étonnant donc de voir les grandes marques s’intéresser de plus en plus à ce media et à intégrer un vrai volet RP et media 2.0 dans leur plan global de communication. BuzzParadise à multiplié son CA par 3 cette année par exemple.

Avec qui travailles-tu au quotidien dans cette aventure ?
L’équipe BuzzParadise réunit une vingtaine de personnes menées par Célina Barahona, notre COO. Elle aidée de Grégory Pouy (qui tient aussi le 1er blog marketing Français) pour la communication, Gonzague Dambricourt pour le community management en France, Luca Conti (2ème blogger italien) pour l’Italie ainsi que de nombreux talents en gestion de projets, conseil et de community management. Il en faut pas non plus oublier une très solide équipes technique menée par Alain Rouen (CTO de VanksenGroup) qui travaille sur les prochaines évolutions de la plateforme.

Qu’est ce que vous nous préparer avant la fin de l’année ?
Lancé il y a 3 ans déjà la plateforme BuzzParadise a déjà régulièrement évolué mais ce n’est rien par rapport aux changements que nous préparons pour la fin d’année. En dehors d’une refonte cosmétique du site public (en cours), la plateforme membre va fortement évoluer pour mieux répondre aux besoins des bloggers et de nos clients. En effet nous écoutons constamment les demandes des « buzzangels » ainsi que des marques qui nous font confiance. C’était entre autre le but de la dernière rencontre à Paris avec quelques-uns de nos membres il y a 2 mois.

L’idée est de pouvoir proposer plus de choix dans le type de campagnes afin de pouvoir permettre à plus de blogs de participer et pour ceux qui le souhaitent de pouvoir monétiser une partie de leur audience. Côté annonceurs la nouvelle version permettra de lancer 3 types d’actions (qui pourront être menées ensemble dans une campagne) :

- Une action RP avec les blogs les plus influents : invitation à un évènement,, rencontre avec la marque,…
- Une action de recommandation : seeding et test de produits
- Une action media pour assurer plus de puissance : diffusion de contenus viraux (vidéos, widgets, jeux, applications,…) ou billet sponsorisés (clairement identifiés dans les 2 cas) contre rémunération (au CPV ou CPM).

Nous pourrons ainsi travailler sur la crédibilité et la notoriété des marques en agrégeant l’influence et l’audience d’un nombre plus grand de blogs.

Mais je ne peux pas encore vous dévoiler tous les détails de ce que prépare l’équipe BuzzParadise ;)

Merci Emmanuel pour ces réponses détaillés. On se voit donc Samedi avec une partie de l’équipe ;)

Mon Kit de télé-travailleur

Vendredi 12 septembre 2008

Le télé-travail est en train de devenir une réalité pour bon nombre de travailleurs de l’information. Les blogueurs, webmasteurs, référenceurs, designers, consultants… travaillent souvent à distance avec leur clientèle. Je gère également l’ensemble de mes projets à distance aujourd’hui et j’ai pensé qu’il serait intéressant de partager avec vous ma boite à outils.

Equipements Matériels:
toolbox
1 PC de bureau (assemblé moi même) avec écran plat 19 pouces acheté il y a prêt de 3 ans et qui tient parfaitement la route depuis que je l’ai reformaté et boosté avec 2go de RAM supplémentaire.
1 PC portable VAIO acheté il y a 2 ans qui m’accompagnent partout où je bouge. Petit, léger et avec beaucoup d’autonomie, c’est vraiment un très bon pc portable.
1 BlackBerry Curve prêté par Orange me permettant de consulter mes mails à tout moment.
1 Clé 3G aussi prêté par Orange dans le cadre de l’opération Je Blog Mobile venant apporter la précieuse connexion internet au PC portable.
1 Fauteuil « Président » made in China très confortable. Indispensable vu que je reste prêt de 15h par jour assis derrière mon écran.

Système d’exploitation :
operating-system-market-share

Je tourne sous Windows Xp et j’en suis très content. J’ai failli franchir le cap vista mais j’ai tellement eu de mauvais retours sur celui-ci que j’ai préféré m’abstenir.
Linux ? Certains logiciels qui me sont cher ne fonctionnent que sous Windows alors pour le moment, je ne suis toujours pas prêt à basculer. Malgré les différentes tentatives que j’ai pu faire depuis mes études, je ne suis pas encore convaincu.
Mac ? Désolé, je ne suis pas une "fashion victim". ;)

Logiciels :
logiciels_cd2 Camtasia : Le logiciel de Techsmith dont je me sers pour réaliser tous les screencasts publiés sur ce blog et sur screencast.fr. Après avoir testé plusieurs solutions, Camtasia reste pour moi le logiciel de référence en la matière.
TextPad : Un petit outil d’édition de texte permettant de faire des traitements de données et de code html assez poussé (merci Seb pour la découverte).
Firefox : Mon navigateur web de choix avec ses plugins
SnagIt : Un autre produit de Techsmith (vendu en pack avec Camtasia) qui me permet de faire des captures d’écran très simplement et de les annoter efficacement.
Windows Live Writer : Un outil gratuit très bien fait permettant de bloguer hors ligne et d’éditer la mise en page de ces articles très simplement
Word et Excel : Word pour le correcteur d’orthographe principalement et Excel pour les traitements tableur lourd.
Skype : Pour toutes les communications professionnelles par écrit chat et par voix. Si vous travaillez dans le web, il est très probable que vous utilisez très fréquemment ce petit logiciel.
Windows Live Messenger :  Pour les contacts par chat plus jeunes & personnels, la famille et quelques amis.
Filezilla : Un logiciel client FTP open source bien pratique.
PDF Creator : Un petit driver d’imprimante qui permet d’imprimer en PDF.
Winrar : Pour la gestion des archives compressées

Services Webs :
web2.0Gmail : Gestion des mails
Google Doc (anciennement Writely) : Edition collaborative de documents bureautique en ligne
Adobe Connect Now : Solution de meeting et de travail collaboratif à distance (permettant le partage d’écran, chat, webcam, notes partagées…)
Deezer et Jango : Pour la musique en travaillant
Google Reader (avec le plugin AideRss) : Pour la lecture des flux RSS
Twitter : Pour poser des questions, communiquer des messages et participer à la discussion de la machine à café des travailleurs du web
Ziki : Veille Sociale, réseau social pour blogueur et gestion de mon identité numérique
Statcounter, Google Analytics et HotReports : Respectivement pour les statistiques temps réels, les stats consolidés et les stats communautaires
Adsense et Admanager : pour la monétisation des espaces pubs de mes sites
Linkedin : Pour recherche de profils ciblés (par compétences ou par société)
Facebook : Pour contacter les gens que je ne peux pas joindre en direct sur Linkedin par exemple, pour faire la promotion de mes écrits, de mes évènements & de mes services.
Viddler : Pour mettre en ligne mes vidéos et pouvoir les publier repartager à différent endroits sur le web. (voir le screencast ici).

Au quotidien voilà à quoi ressemble ma boite à outils de télé-travailleur. Et vous de quoi est composé la vôtre ?

J’aimerai particulièrement connaître celle de Cédric Motte, d’Eric Dupin, de Manuel Dorne, d’Otto et de Fred Cavazza.

Les places de marché ou le paradigme de la masse critique

Vendredi 9 mai 2008

L’article suivant est un "White Paper" rédigé par Thibaud Elzière. Thibaud était présent lors du Webdeux.Connect et a animé une session sur les places de marché en faisant bénéficier son audience de son expérience en la matière avec Fotolia puis Zilok. Il vient de terminer la rédaction d’un document de référence que vous pouvez lire ci-dessous. Vous pouvez également télécharger le fruit de son travail ici.

Préambule

Il y a quelques mois on m’a proposé d’animer une table ronde sur les places de marché suite à mon expérience pratique sur le sujet. Pris au dépourvu, j’ai du improviser en relatant les expériences que j’avais pu rencontrer sur Fotolia ces dernières années et que je redécouvrais avec Zilok. Les concepts et les exemples étaient là, le tout manquant de coordination et le sujet m’intéressant, j’ai décidé de coucher sur le papier les quelques idées qui étaient ressorties en m’appuyant aussi souvent que possible sur des cas concrets et des expériences vécues.

Introduction

Une place de marché est définie sur Internet comme une plateforme (un site web) permettant la mise en relation d’une offre et d’une demande. Les personnes proposant l’offre sont appelées des fournisseurs (ou des contributeurs) et la demande est constituée par les clients. Les fournisseurs proposent aux clients des biens (matériels ou immatériels) ou une prestation contre une rémunération. Une place de marché Internet liste les biens ou les services proposés, permet la mise en relation des clients avec les fournisseurs et éventuellement facilite les transactions entre les parties.

La plus célèbre place de marché est Ebay qui met en relation des vendeurs (l’offre) et des acheteurs (la demande). Ebay n’est pas la seule place de marché, beaucoup de nouveau concept émergent comme les places de marché de l’artisanat (Etsy), de la photo (Fotolia), du prêt (Prosper), de la location (Zilok), du service (Freelance), de l’emploi (Monster) et dans biens d’autres domaines encore.

Les sites de partage de contenu comme Youtube pour la vidéo ou Flickr pour la photo par exemple, même s’ils ne sont pas orientés vers un modèle transactionnel peuvent être assimilé à des places de marché, les contributeurs constituant l’offre, les visiteurs la demande.

Notion de Masse critique

La masse critique correspond à la taille nécessaire que doit obtenir une place de marché pour être, d’une part, efficace, c’est-à-dire apporter un double bénéfice pour l’offre et pour la demande, d’autre part créer un avantage concurrentiel. La masse critique est l’élément fondamental de la place de marché, elle traduit la viabilité de son concept et constitue un élément fondateur de sa pérennité.

Pourquoi Ebay n’a pas été détrôné depuis des années et pourquoi personne n’ose, encore aujourd’hui, s’attaquer à Ebay de manière frontale ?

Car Ebay, avec ses dizaines de millions de membres, a largement atteint une masse critique d’utilisateurs permettant d’assurer à un vendeur la plus grande chance de vendre son bien et à un acheteur de combler son besoin de manière optimale. Il ne serait pas raisonnable d’aller acheter autre part ou d’aller vendre ailleurs.

Le même raisonnement peut être appliqué aux sites de partages de vidéos par exemple comme Youtube ou Dailymotion. Une masse critique d’utilisateurs garantit d’une part à un contributeur que la visibilité de sa vidéo sera maximale et, maximise d’autre part les chances pour un visiteur de trouver la vidéo qu’il recherche.

Le dilemme de l’œuf et de la poule ?

Qui de la poule ou de l’œuf est venu le premier ? Qui de l’offre ou de la demande doit venir la première, c’est le dilemme de la masse critique. Tant que l’offre n’est pas présente, la demande n’est pas satisfaite, tant que la demande n’est pas présente, l’offre n’est pas satisfaite.

Pour prendre l’exemple concret de notre site de location, Zilok, il nous faut un minimum de biens disponibles à la location afin que les locataires trouvent ce qu’ils cherchent et un minimum de locataires pour inciter les propriétaires à mettre leurs biens à louer afin de leur assurer un revenu acceptable.

Contrairement à la célèbre question ici la réponse est plus claire, il faut commencer par l’offre car, si on peut imaginer une offre sans demande, le contraire n’est pas concevable. Le défi sera donc la recherche du juste équilibre, du point critique où l’on décidera que l’offre étant suffisante, c’est vers la demande qu’il faut se tourner.

Le cas Fotolia est intéressant à ce sujet. En tant que banque d’images généraliste, nous nous demandions quel était le nombre d’images nécessaires avant de pouvoir sérieusement envisager une communication vers les clients. Nous avons jugé, empiriquement, que 100 000 images étaient le cap à atteindre afin de ne pas frustrer les acheteurs. C’est seulement à partir de ce point que nous avons décidé de communiquer vers nos clients. Il a fallu plusieurs mois avant de franchir cette étape et, plus tard, nous avons découvert qu’étant donné l’environnement concurrentiel, ce nombre ne serait pas suffisant. Il fallait continuer une stratégie d’acquisition agressive.

Nous nous concentrerons davantage sur la formation de l’offre dans cet article même si celle-ci est conditionnée, comme nous l’avons dit, par le volume de la demande. En effet, la constitution de la demande correspond plus aux formes traditionnelles du marketing et de la communication. Remplir ou créer un besoin, apporter un réel avantage compétitif, communiquer vers le plus grand nombre, fidéliser, innover doivent constituer les piliers forts de votre stratégie. La création de l’offre sans le soutient d’une demande existante constitue, quant à elle, de nouveaux enjeux.

Obtention de la masse critique

La question de l’obtention de cette masse critique est décisive puisqu’elle va conditionner le succès du site d’après le cercle vertueux dont nous avons précédemment parlé. Le point critique étant dépassé, il n’est plus nécessaire véritablement de se concentrer sur l’acquisition l’ensemble des ressources doit être orienté vers la demande.

Il n’existe pas de solutions miracles pour atteindre une taille critique, c’est une réunion de facteurs comme l’intérêt du concept, son originalité, le timing. Cependant pour atteindre une taille critique sur Internet, il faut savoir être opportuniste sans quoi la tâche devient difficile.

Partir d’une base ou d’un réseau existant

La façon la plus simple d’obtenir une masse critique rapidement est de partir d’une base de données existante, tirée du monde physique ou bien par acquisition d’une base existante. Cette solution permet de déclencher le levier de la demande tout en disposant d’une collection minimale de produits permettant de crédibiliser le concept aux yeux des nouveaux contributeurs et de les inciter à participer.

Certains concurrents de Fotolia par exemple sont partis directement d’une base d’images existantes soit par numérisation de fonds photographiques soit par achat d’une petite banque d’images indépendante. Il est aussi certainement probable dans le domaine de l’emploi que les sites émergeants démarrent avec un fichier de profil récupérés par différents moyens.

Augmenter rapidement la taille de son offre en se basant sur un réseau existant est la stratégie que nous avons élaborée avec Zilok. Si la location entre particuliers est inexistante dans le monde physique, il en est pas de même de la location professionnelle qui représente un énorme marché de plus de 22 milliards en France et plus du triple aux Etats-Unis. De gros acteurs du marché professionnels possèdent déjà des infrastructures lourdes et un maillage géographique impressionnant. Il est donc possible par exemple via un partenariat avec un gros loueur professionnel d’enrichir sa base de plusieurs centaines de milliers d’objets à louer en quelques semaines.

Il faut souligner cependant que l’acquisition d’une base existante ou l’appropriation d’un réseau à des coûts notamment liés à l’achat de l’information, son traitement et son intégration et nécessite donc un investissement préalable.

Réduire les barrières

Le processus de soumission est généralement consommateur de temps pour un contributeur. Toute mesure qui viendrait perturber l’exécution de ce processus est critique. Les frais d’insertion même s’ils font partie intégrante de la politique tarifaire, sont à proscrire. La barrière psychologique du payant et l’acte de paiement en lui-même peuvent créer des freins significatifs. Il est conseillé de rendre gratuite la soumission des offres au moins pendant la formation de la masse critique au risque de ne pas pouvoir réellement juger la propension de l’offre à se construire. Il peut même être intéressant de motiver financièrement les contributeurs à fournir du contenu pour dynamiser ou accélérer la constitution de la masse critique.

Sur Fotolia, un an après le lancement nous commencions à obtenir une masse critique nous permettant d’offrir à nos clients un éventail intéressant d’images. Mais au regard de nos concurrents, implantés depuis plus longtemps sur le marché, notre banque d’image était encore trop réduite pour rivaliser. Nous avons donc décidé pendant quelques mois de rémunérer les contributeurs, les effets escomptés se sont produits, en quelques semaines nous avions rejoint le peloton de tête et obtenu les quelques centaines de milliers d’images qui nous assuraient une visibilité sur le marché. Il aurait été bien plus cher de payer les frais de communication/marketing nécessaires pour obtenir les mêmes résultats.

Simplifier les processus

Il est évident que plus les processus d’acquisition seront optimisés et rapides, plus faible sera la résistance des utilisateurs à contribuer. Les internautes sont pressés et extrêmement sollicités donc tous les moyens mis en œuvre pour simplifier et accélérer la mise en ligne des produits contribueront à augmenter les chances d’atteindre rapidement la masse critique. Des formulaires clairs et concis comme ceux de Digg.com, des outils automatiques comme la lecture de code barre chez Priceminister.fr qui remplit le détail d’un produit à votre place ou l’outils d’invitation de Facebook qui envoie à vos contacts des invitations ont été à l’origine ou plus modestement ont contribué au succès de ces services.

Sur Fotolia, nous avons très rapidement mis en place la possibilité pour les photographes d’une part d’envoyer directement un batch de photos via FTP, d’autre part d’intégrer directement les informations d’indexation dans leurs images (IPTC) afin de leur simplifier l’étape fastidieuse de l’indexation. Après la mise en ligne de ce processus, nous avons vu rapidement le nombre d’images déposées par jour s’envoler.

Différents types de masse critique

Chaque business est singulier et donc chaque masse critique est un défi nouveau avec ses propres spécificités. Cependant on peut remarquer trois particularités qui font naitre des opportunités ou qui lèvent des barrières.

Masse critique instable

L’offre qui induit la masse critique peut être de deux ordres, une offre permanente ou une offre temporelle. L’offre permanente correspond aux produits dont le contenu est intemporelle (ou quasiment), c’est-à-dire qui n’a pas de date de péremption.

L’offre d’Ebay est temporelle car les enchères sont limitées dans le temps et un objet vendu est retiré du site, l’offre de Monster.com l’est aussi car une offre d’emploi est vacante pendant une durée donnée.

Zilok et Fotolia sont à l’opposé des modèles d’offre permanente. Sur Fotolia nous ne vendons pas les images elles-mêmes mais des licences sur ces images, une fois qu’une image est " vendue " elle reste donc dans la banque d’image. Sur Zilok, lorsqu’une location est effectuée sur un bien celui-ci reste disponible, à l’exclusion des jours de réservation, c’est le principe même de la location.

Cette caractéristique de l’offre à une influence non négligeable sur la formation d’une masse critique. Une masse critique instable, c’est-à-dire associée à une offre temporelle, sera plus complexe à mettre en œuvre car la notion de temps entre en jeu. Le temps d’atteinte de la masse critique devra être inférieur au temps de validité du produit aux risques que l’offre se réduise et que les contributeurs se découragent.

On ne compte plus les fois où un photographe sur Fotolia ou un propriétaire d’un bien sur Zilok nous a contacté pour se plaindre d’un manque d’activité sur le site. Si le produit qu’il avait mis en ligne avait du périmer, il ne nous aurait pas donné une deuxième chance…

Masse critique globale

L’internationalisation d’une place de marché est une étape logique dans la stratégie de déploiement. On distingue alors les places de marchés dont la masse critique est simplement internationalisable et les autres où tout le processus de construction de masse critique doit être renouvelé en partant de zéro. Le second cas est souvent rencontré quand la spécificité de l’offre dépend clairement de la langue, de la culture ou du positionnement géographique. Un site comme Ebay par exemple entre dans la deuxième catégorie dans laquelle la masse critique doit être reconstruite pour chaque nouvelle pénétration dans un nouveau pays. Ainsi Ebay a mise en place une forte stratégie d’acquisition lors de son internationalisation en rachetant systématiquement le ou les acteurs locaux (comme marktplaats.nl aux Pays-bas ou ibazar.fr en France).

Les places de marché proposant une offre constituée de produits dématérialisés à forte valeur créative rentrent souvent dans la première catégorie. L’expansion internationale rapide de Fotolia a été motivée d’ailleurs par cet aspect. Une image est par essence un contenu facilement exportable. Nous n’avons finalement qu’à eu à mettre en place un système de traduction par dictionnaire pour que les images référencées dans une langue soient disponibles directement dans les autres langues. Cette opportunité a été très bénéfique à la création de la première masse critique, pendant les premières années ce sont les contributeurs américains (pays où la photographie d’illustration est plus reconnue) qui ont fourni du contenu à la demande européenne. Aujourd’hui encore lorsque nous lançons un nouveau pays comme dernièrement le Japon, nous concentrons la totalité de notre communication sur la vente plutôt que sur l’acquisition. Cette dernière, importante pour les spécificités locales des images, s’activera sans effort par la popularité du site.

Masse critique locale

Si on l’a vu qu’une masse critique qui n’est pas globalisable pose déjà une barrière à l’internationalisation, une offre de contenu pour laquelle l’emplacement géographique est un facteur important lève de nouvelles barrières. Il va falloir pour un même pays construire des masses critiques de façon locale. Si ce scénario n’était pas envisageable il ya encore quelques années la popularisation de l’Internet rend aujourd’hui la formation de masse critique locale envisageable.

Yelp, un site américain permettant de recommander les hôtels et les restaurants, est un des premiers exemples de mise en place de masse critique locale. Pour relever ce défi, ils ont choisi une approche locale intéressante en commençant par San Francisco puis en s’élargissant progressivement de ville en ville à l’intérieur des Etats-Unis.

Zilok constitue un sacré défi en termes de masse critique locale. Lorsque vous cherchez une perceuse à louer, vous n’êtes pas prêt à vous déplacer de plus de quelques kilomètres. Afin d’obtenir une masse critique il va falloir que chaque zone géographique (de quelques dizaines de kilomètres carrés maximum) propose un éventail de biens couvrant au moins les produits les plus recherchés. Nous comptons sur une forte couverture médiatique et sur une croissance rapide afin de pouvoir réussir ce challenge aussi bien en France par exemple qu’aux Etats-Unis où chaque état fait la taille d’un pays. Le concept de masse critique locale lève d’ailleurs de nouveaux enjeux en terme d’équilibre entre offre et demande, à une offre locale doit répondre une demande locale homogène. Nous avons aujourd’hui des solutions que nous allons implémenter dans les prochains mois à ce niveau.

Le cap de la masse critique

Lorsque la masse critique a été atteinte, le cercle vertueux se met en place. L’offre satisfait la demande, la demande est alors encouragée et augmente pour satisfaire d’autant plus l’offre. La taille critique est atteinte, une augmentation régulière, si non exponentielle, de la base de données apparait.

Les effets pervers

Rapidement vous allez être confronté à une situation nouvelle, un deuxième effet critique intervient. L’offre peut devenir trop importante créant deux effets pervers, la dilution de l’offre si la demande n’évolue pas en conséquence et le coût de l’offre. Il va falloir alors juger si la taille de votre offre ne connait pas une valeur critique à partir de laquelle elle n’apporte plus aucune valeur ajoutée à la demande ou du moins cette valeur ajoutée n’est plus suffisante pour contrebalancer les effets négatifs induits par cette taille trop importante.

Effet de dilution

Si la demande n’évolue plus aussi vite que l’offre, un effet de dilution va intervenir qui va avoir comme principal effet de décourager l’offre, donc de ralentir la croissance de celle-ci et qui pourrait même avoir des effets particulièrement néfaste sur l’équilibre de la place de marché. Un juste dosage est alors nécessaire afin d’aligner la croissance de la demande sur celle de l’offre. Cette opération peut être réalisée en jouant donc sur deux leviers, celui de la demande, en cherchant à l’accroître et celui de l’offre, en cherchant à stabiliser voir à réduire sa croissance.

Sur Fotolia, le dépassement de la masse critique, à peu prés un an après le lancement, s’est soldé par une explosion de l’offre. Le nombre d’images a rapidement augmenté, le nombre de clients aussi mais à une vitesse inférieure, induisant alors une réduction sensible du revenu moyen par contributeur et donc une baisse de motivation chez ceux-ci. Il nous a fallu vite réagir en recentrant l’ensemble de la communication exclusivement sur la vente d’images de manière à freiner la croissance de l’offre et à augmenter celle de la consommation d’images. Nous avions pour objectif (purement psychologique) que le nombre de photos vendues par jour soit au moins égale au nombre de photos reçues. Cette transition s’est faite lentement et ce n’est qu’au bout de la fin de la deuxième année que nous avons atteint puis dépassé notre objectif avec comme contrainte que l’on s’était fixé, celle d’arriver à ce point uniquement en encourageant la vente sans essayer de freiner l’acquisition.

Coût de l’offre

Une croissance ou une taille trop importante de l’offre peut engendrer des coûts supérieurs à la valeur ajoutée induite. Ces coûts peuvent être directs comme des coûts de stockage (hébergement de contenu lourd), des coûts de bande passante (ex : Youtube), des coûts processeurs (taille des bases de données, traitement des informations reçues), des coûts de traitement (lié par exemple à la modération ou au contrôle) ou des coûts indirects liés au risques (augmentation des litiges) ou la médiocratisation du contenu. En effet un des effets pervers d’une base trop importante est de diluer le bon contenu dans du tout venant pouvant créer un effet très grave sur la demande. Pour équilibrer l’offre et la demande, on peut donc comme on l’a dit augmenter la demande via l’ensemble des moyens de communication et de marketing disponible ou chercher à diminuer sensiblement la croissance de l’offre tout en induisant des effets bénéfiques indirects.

Les remèdes
Limiter le dépôt

La solution la plus radicale est certainement la moins conseillé est celle de limiter purement et simplement la contribution en fixant une limite par utilisateur et par une unité de temps. Le concurrent de Fotolia, Istockphoto, a mis en place cette pratique en limitant à quelques dizaines le nombre d’images téléchargeables par un contributeur. Cette politique est dangereuse car elle peut être perçue comme une non capacité à gérer la charge de l’offre mais peut induire des effets positifs en créant une forme de privilèges. En faisant varier cette limite selon les " qualités " du contributeur, cette solution peut aboutir à une bonification de l’offre.

Complexifier les processus

Le processus de soumission doit être limité à son minimum pendant le temps de formation de la masse critique. Après il peut être intéressant, dans une politique de qualification de son offre si il ya création d’un réel avantage pour la demande, de complexifier le processus de soumission en requérant par exemple de manière obligatoire des informations supplémentaires. En ajoutant des obstacles à la soumission on réduit de facto leurs nombres mais cela peut aboutir à une meilleure qualification.

Sur Fotolia par exemple, si dans un premier temps le nombre de mots-clés obligatoires pour décrire une image était de trois minimums nous l’avons forcé à sept dès l’atteinte de la masse critique afin de mieux qualifier le contenu et ainsi d’augmenter la pertinence des recherches aux bénéfices des clients. On a d’ailleurs dans un troisième temps limité ce nombre à 50 pour éviter une déqualification de l’offre à cause du spamdexing.

Installer des barrières

Une stratégie orientée frais d’insertion demande une bonne connaissance de son offre au risque de sérieuses déconvenues. Les frais d’insertion peuvent être envisagés comme une composante nécessaire d’un business model et peuvent avoir pour effet indirect d’améliorer la qualité de l’offre à la fois au niveau de la qualité du contenu qu’à son référencement. Lorsqu’il faut payer pour soumettre un contenu, on fait en sorte qu’il soit adapté à la demande et on mettra tout en œuvre pour qu’il soit vendu.

Sur Zilok, nous avons prévu dans notre business model de facturer des frais d’insertion récurrent dès que l’on jugera que la masse critique a été atteinte. Ces frais d’insertions très faibles ont été notamment considérés pour avoir un contenu qualifié et indirectement pour sécuriser l’ensemble du processus. Une étape de paiement dresse effectivement un obstacle à la fraude.

Qualifier l’offre

Pour limiter l’offre et la bonifier dans le même temps une qualification à priori et posteriori de l’offre peut être envisagé. Une manière de réduire la taille de l’offre est de se confronter à la base existante ou aux nouvelles soumissions en effectuant un tri qualitatif. Ce traitement peut être effectué manuellement ou de façon automatique selon la taille de l’offre et le type de sélection. La modération de l’offre a pour avantage l’éducation des contributeurs et une amélioration à terme de la qualité des contenus. Le risque est de décourager les contributeurs en refusant leurs contenus alors que l’effort de soumission a déjà été effectué. De plus, l’appréciation qualitative restant soit subjective lorsqu’elle est manuelle soit biaisée lorsqu’elle est automatique des tensions peuvent naitre sur la pertinence de la sélection.

Depuis l’origine de Fotolia nous avons mis en place un processus de modération avant publication. Chaque image soumise est contrôlée et les images ne satisfaisant pas les prés-requis légaux ou les critères de qualité sont rejetés. Si le contrôle de l’aspect légal a toujours été draconien, nous avons élevé nos standards de qualité au fur et à mesure de l’étoffement de l’offre pour accroitre la qualité du contenu continuellement.

Imposer l’exclusivité

Lorsque la masse critique est atteinte, il peut être intéressant de qualifier sa base au niveau exclusivité en contraignant le contenu de l’offre a n’être disponible que sur sa place de marché afin de renforcer son avantage compétitif.

Le plus gros concurrent de Fotolia et le leader du marché, Istockphoto, a très tôt mené une politique d’exclusivité afin d’obtenir une base avec du contenu unique et de qualité. Sur Fotolia même si nous avons misé très tôt sur l’exclusivité, notre position de challenger, ne nous a pas permis dans un premier temps de positionner notre stratégie à ce niveau.

Conclusion

Les solutions proposées permettent d’amorcer ou d’accélérer le processus d’obtention de la masse critique mais exigent cependant une croissance organique (naturelle) de l’offre, induite par l’intérêt de votre modèle. Si votre concept ne séduit pas l’offre, il est peu probable, même en mettant en place les systèmes les plus optimisés, que vous atteignez une taille nécessaire pour satisfaire la demande.

Nous avons discuté de la masse critique comme un nombre magique sans jamais donner d’outils pour en calculer la valeur. Il serait intéressant de se pencher sur un modèle de calcul de ce chiffre en n’oubliant jamais que l’approche empirique est souvent la plus adaptée.

Skype Sexy Spam – "Sexy Desir Hot Webcam"

Samedi 3 mai 2008

Et bien le samedi soir, le net se transforme parfois en un média (interactif) réservé à un public averti… En plein travail tranquille à 2:03 dans la nuit, je me fais interrompre sur Skype par une demoiselle bien aguicheuse… Elle me parle en anglais et nous entamons la "conversation" suivante
Skype Sexy Spam Robot by WebcamEchangiste-.com

Je crois qu’il s’agit de mon premier SpamBot « rencontré » sur Skype, c’était vraiment une plaie sur ICQ à une époque (oui ça remonte…). Cela va-t-il se multiplier sur skype dans les prochains jours / semaines ? Je l’espère pas ! Let Skype Alone !

C’est bon d’être télé-travailleur !

Jeudi 21 février 2008

Je connais encore peu de personnes qui travaillent à distance avec leurs équipes. Très souvent, quand je dis que je travaille depuis chez moi principalement, les personnes « hors sphère 2.0 » me disent mais « Je sais pas comment tu fais ! Moi je pourrai pas ».

Travailler avec des équipes distantes n’est pas facile tous les jours, il faut savoir optimiser la communication avec les autres et savoir faire le bon mélange entre conférences skype, mails et autres intranets et google docs… La difficulté du télé-travailleur à domicile est de réussir à faire la part des choses entre les moments où l’on travaille et les moments où le boulot s’arrête. Cela demande une grande auto discipline et ne convient surement pas à tout le monde !

Cependant être télé-travailleur à aussi des avantages indéniables en termes d’aménagement de l’emploi du temps et souplesse du lieu de travail. En effet, que je sois à Paris, à la mer où à la montagne je peux me connecter et continuer à avancer sur mes différentes tâches.

En ce moment, je suis donc à la montagne en train de profiter des pistes, de la famille et du soleil ! En parallèle je continue à travailler sur les offres pros pour Ziki (entre autres ;) ). Enfin dans mon cas, être télé-travailleur peut-être dangereux aussi pour votre santé ;) Je vous partage quelques photos et vous dit à très bientôt ;)


  • Catégories


  • Liens