Archive pour le mot-clef ‘projets’

Interview de Ronan Amicel : Agoranov

Mardi 14 octobre 2008

Agoranov-Logo

Bonjour Ronan,
Pourrais-tu te présenter en quelques lignes ?

Je m’appelle Ronan Amicel, j’ai 32 ans, et je suis « chargé d’affaires » au sein de l’incubateur parisien Agoranov, où je m’occupe depuis quatre ans des projets d’entreprise dans les domaines du logiciel, de l’internet, etc.

J’ai commencé par une formation d’ingénieur, après quoi j’ai passé trois ans dans la recherche publique à l’INRIA à Rennes, où j’ai obtenu un doctorat en informatique. Avec plusieurs collègues de mon groupe, encouragés par l’intérêt des industriels pour nos travaux, nous avons cherché à valoriser nos logiciels et notre savoir-faire en créant une entreprise. J’ai donc participé au montage du projet et aux premières étapes de la vie de la startup, une aventure extrêmement stimulante, avant de passer de l’autre côté de la barrière et de rejoindre Agoranov, où nous aidons justement des entrepreneurs à se lancer.

Agoranov, c’est quoi exactement ?

Agoranov, c’est un incubateur basé au centre de Paris, qui a pour mission de faciliter la création d’entreprises innovantes, notamment liées à la recherche.
Il a été fondé il y a maintenant huit ans par des grandes universités et écoles parisiennes (l’UPMC, Dauphine, l’ENS et ParisTech), et est soutenu financièrement par l’Etat (ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche), la Mairie de Paris, l’Europe et la Région Ile-de-France.
Nous essayons de mettre un en place un environnement favorable pour aider et accélérer le démarrage des entreprises, en leur apportant :

  • un accompagnement personnalisé : conseils, formations, contacts et mise en réseau…
  • un soutien financier au montage du projet : possibilité de financer des prestations telles que conseil juridique, étude de marché, dépôt de marque ou de brevet…
  • la possibilité d’être hébergés dans nos locaux pour ceux qui le souhaitent.

Avec qui travailles-tu au quotidien ?

Je fais partie d’une équipe de trois chargés d’affaires, qui sont les interlocuteurs directs des projets au quotidien, au sein d’une équipe de sept personnes au total.

L’incubateur est dirigé par Jean-Michel Dalle, qui est investi depuis 1998 dans le soutien à création d’entreprise innovante. Jean-Michel est par ailleurs professeur à l’UPMC, et est diplômé de l’École Polytechnique et de l’ENSAE, docteur en économie de l’innovation et un expert dans le domaine de l’économie des logiciels.

Son adjointe, Sabine Violette, fait partie de l’équipe depuis 2003. Elle a un doctorat de physiopathologie cellulaire et moléculaire de l’UPMC, et un mastère spécialisé en management de l’innovation technologique dans les agro-activités et les bio-industries de l’INA-PG et de l’ESC Reims.

Isabelle Marchand a rejoint l’équipe en 2004, et est en charge des projets dans les sciences de la vie. Titulaire d’un doctorat en biologie, elle combine comme Sabine un parcours scientifique dans les meilleurs labos parisiens (UPMC, ENS, Institut Pasteur) et un mastère spécialisé en management de l’innovation.

Aurore Deligny, qui nous a rejoint cette année, s’occupe des projets dans l’ingénierie et les services, avec un accent en particulier sur les éco-activités, un secteur en plein développement. Elle a une formation d’ingénieur, spécialisée en conception de produits nouveaux, et a travaillé pendant 6 ans en R&D dans l’industrie, dans des PME et des grands groupes.

Enfin, Jane Julien et Sonia Korsane, nos deux assistantes de direction, jouent évidemment un rôle essentiel dans le bon fonctionnement de l’incubateur!

Quels sont aujourd’hui les startups que vous incubez ?

Depuis la création d’Agoranov, ce sont plus de 120 projets qui sont passés par l’incubateur, dans des domaines très variés.
Ce serait difficile de les citer tous, donc voici quelques exemples dans les trois pôles dont je m’occupe particulièrement :

  • enterprise software : logiciels professionnels (RunMyProcess, PersonAll), sécurité (SafeRiver), CAO (FlexRas)…
  • media & interaction : image numérique (VideoForever, IDSIDE, Mocaplab), son (MIST, Trinnov, Haliaetus), robotique et objets communicants (Sensitive Object, Aldebaran, Gostai, Zyken)
  • réseaux & internet : télécoms (Ginkgo Networks, Anevia, Ucopia, Comwax, Virtuor), téléphonie mobile (RealEyes3D, Mobinear), services web (Cityzeum, Looneo, Move&Play)

Dans le domaine du web, j’ai envie de mentionner deux sociétés qui sont bien connues des blogueurs, pour leurs widgets respectifs que sont l’« AutoRoll » et « Who’s hot ». La première est Criteo, qui fait un moteur de ciblage comportemental très performant pour la publicité et le e-commerce. La deuxième, que nous accompagnons actuellement, est Alenty, et propose une solution très innovante de mesure de la visibilité des bannières publicitaires.

Comment faut-il faire pour pouvoir bénéficier de vos services ?

Nous avons un processus de candidature et de sélection des projets qui s’appuie sur un comité de sélection et plusieurs expertises préalables sur le projet et qui est, je crois, rapide et efficace. Le dossier de candidature lui-même est assez léger, et peut-être téléchargé sur notre site web.
Mais si un entrepreneur a un projet d’entreprise innovante, il peut bien sûr prendre contact avec nous pour un premier échange, qui permettra de qualifier s’il peut rentrer dans nos critères, notamment en fonction de son état d’avancement et des innovations qu’il souhaite développer.

Vous avez également des projets internes comme wikinov. Peux-tu nous en dire plus ?

Wikinov est un nouveau projet que nous avons élaboré en interne, en discutant avec des incubés et des « anciens », et que nous souhaitons mettre à disposition de la communauté des entrepreneurs de manière très ouverte.

C’est un site collaboratif, centré autour d’un « agenda de l’innovation », qui vise à recenser tous les événements qui peuvent intéresser les entrepreneurs et les acteurs de l’innovation : conférences, salons, formations, rencontres, etc.

Chacun peut contribuer en soumettant des nouveaux événements, ou en ajoutant des tags et des commentaires aux événements existants.
Notre objectif est d’en faire avant tout un site directement utile pour les entrepreneurs, où toutes les informations pratiques soient facilement accessibles (c’est où ? c’est quand ? qui contacter pour s’inscrire ?), et qui s’intègre facilement à mes outils habituels, que ce soit sur mon ordinateur (Outlook, iCal), sur mon téléphone (iPhone notamment) ou sur le web (Netvibes…).

C’est un projet que nous avons en quelque sorte « incubé » lui aussi, et aujourd’hui on souhaite inviter tout le monde à l’utiliser et aussi à nous aider à l’améliorer. C’est une première version, et il reste beaucoup de choses à faire, donc toutes les bonnes volontés sont les bienvenues !

Vous êtes partenaire de notre prochain évènement le 11 octobre. Qu’attends-tu de cette rencontre ?

En tant qu’acteur de l’écosystème de l’innovation et de l’entrepreneuriat, c’est important pour nous d’être présent dans un événement comme celui que vous organisez afin d’échanger avec tous ceux qui créent et qui innovent, et de faire connaître aux futurs entrepreneurs le soutien que nous pouvons leur apporter dans leurs projets. Et puis c’est aussi l’occasion pour nous de vous faire connaître Wikinov !

Merci pour le temps et l’énergie consacrée aux entrepreneurs et à l’innovation en france.

Interview d’Olivier Cahané : KOEOS

Lundi 6 octobre 2008

koeos

Bonjour Olivier,
Pourrais-tu te présenter en quelques lignes ?
Bonjour Jean-François! Je suis Olivier Cahané, 25 ans, co-fondateur de Koeos. Après avoir terminé HEC, j’ai commencé ma (longue ;-) carrière en tant que consultant en sécurité informatique, puis chez Celebros (une start-up qui développe des solutions de recherche et merchandising pour le ecommerce), en tant que directeur business developpement en France. J’ai aussi travailler avec David Nataf, directeur de resilier.com – expérience bien fructueuse puisque l’on a fini par s’associer…

Koeos, c’est quoi ?
Koeos est une plateforme Internet de levée de fonds destinée aux PME à l’amorçage et en early stage. Elle se distingue des autres solutions de financement par deux aspects :
- l’entrepreneur lève des fonds auprès de son réseau privé et professionnel, par syndication de participations plus ou moins importantes
- notre solution, entièrement en ligne, prend en charge le processus de levée de fonds de bout en bout: présentation du projet, gestion des invitations, collecte des fonds et génération de la documentation juridique.

Comment en êtes-vous arrivé à créer cette entreprise ?
Nous nous sommes toujours intéressés à l’entepreneuriat et à la création de start-up. Lorsque j’ai rencontré Jeremy à HEC, il avait déjà monté sa webagency, et on a fait le même constat: la difficulté de financer un projet d’entreprise au tout début. On a donc commencé à réfléchir à la mise en place d’une plateforme de financement plus souple permettant de répondre à ce besoin. La loi TEPA/ISF ainsi que le jeu des exonérations fiscales vont sans doute nous faciliter la tâche. Nous nous sommes aussi inspirés des sites américains de prêt de particulier à particulier (Prosper, Lending Club, Zopa, etc…) pour trouver le modèle original de Koeos.

Aujourd’hui, nous sommes épaulés par deux incubateurs correspondants à notre double formation, HEC et Telecom Paris, qui nous apportent leur précieuse aide aussi bien sur le plan des idées, contacts et ouverture aux réseaux que sur le plan logistique.

Avec qui travailles-tu au quotidien dans cette aventure ?
Nous sommes une équipe de cinq: Jeremy, David, Doron, Oleg et moi-même. Avec Jeremy on s’occupe surtout de la partie développement du produit (cahier des charges fonctionnel et ergonomie), avec David de la partie juridique et administrative (rédaction des documents, évolution du cadre juridique du financement des PME…), et avec Doron de la mise en place de tous ces aspects et du pilotage du développement web et de nos développeurs. Oleg (fondateur de Fotolia) nous apporte son soutien financier ainsi que son expertise dans le domaine du web (idée, réseau et contacts).

Quelles sont les prochaines étapes pour Koeos ?
Nous allons ouvrir la plateforme à quelques clients beta bien choisis, ce dans le but de bien tester la plateforme, intégrer leur feedback afin d’être prêt pour le lancement public prévu en novembre/décembre. Nous attendons de très beaux projets en beta – plus d’infos très bientôt. À l’occasion du lancement, nous organiserons également un appel à projet avec au moins 10.000€ pour le gagnant. Si vous avez un projet, n’hésitez pas à nous en faire part dès maintenant en envoyant vos Executives Summary et/ou Business plan à l’adresse suviante: concours [at] koeos [dot] com.

À moyen terme, nous comptons développer de nombreuses fonctionnalités toujours dans le but d’aider l’entrepreneur à lever des fonds et à assurer aux investisseurs le suivi du projet.

Quels sont les critères d’admission pour pouvoir être financier 2.0 sur votre plateforme ?
Dans un premier temps, la plateforme Koeos permet d’effectuer des opérations de levée de fonds dans un cadre privé: seuls les investisseurs invités ont le droit de consulter le profil détaillé et d’acheter des titres. Cela permet de sécuriser les transactions puisque les protagonistes se connaissent déjà et se font confiance. Ceci dit, nous réfléchissons à un modèle permettant d’ouvrir la plateforme à un public plus large.

Comment fera-t-on pour soumettre un projet à financement ?
Dès que la plateforme sera ouverte au public, nous pourrons accepter tout type de projet pour des levées de fonds sociales. Le process est très simple: une fois que la société est créée, il suffit de remplir soigneusement le profil et de bien détailler tous les champs demandés. Puis l’entrepreneur rentre le montant de la levée de fonds souhaitée, le pourcentage qu’il souhaite céder, et le système s’occupe de générer tous les paramètres liés à l’investissement. L’entepreneur n’a plus qu’à envoyer des invitations aux membres de ses différents réseaux et nous nous chargeons de collecter les fonds et de générer la documentation juridique.

Quels sont vos objectifs à long terme ?
Nous avons la conviction que le problème de l’amorçage est particulièrement mal traité en France. Nous pensons qu’un outil de levée de fonds simple et l’appui du réseau des fondateurs pourraient changer radicalement le financement des entreprises en early stage. Notre ambition est de démocratiser et d’industrialiser le financement par le capital à un stade précoce de la vie de l’entreprise.

Si tu étais président, quelle réforme mettrais-tu en place pour faciliter le financement des entreprises innovantes en France ?
Je ferais voter une loi pour obliger les entreprises innovantes à s’inscrire sur Koeos ;)

Plus sérieusement, investir dans l’innovation est un domaine particulièrement risqué pour les investisseurs en capital et je comprends qu’il puisse en rebuter beaucoup. De ce point de vue, les mesures d’incitation fiscales constituent une piste intéressante sous réserve que cette manne ne soit pas détournée…Il suffit de regarder outre-Manche ou outre-Atlantique: toute personne physique qui investit dans une société non cotée bénéficie d’avantages fiscaux très intéressants.

Enfin si tu avais 3 conseils à donner aux jeunes entrepreneurs en recherche de financement, lesquels seraient-ils ?
- Se concentrer sur le développement du produit avant de chercher à lever des fonds
- Présenter le projet de façon très simple: en un clin d’oeil l’investisseur doit pouvoir comprendre le projet et la proposition de valeur
- Et surtout, utiliser Koeos pour renforcer ses fonds propres à l’amorçage et donner toutes les chances de succès à son projet

Merci Olivier et bonne chance dans la suite de cette aventure. On se voit Samedi pour en parler ;)

Webdeux.Connect et collecte humanitaire 2.0

Mardi 30 septembre 2008

A l’occasion du Webdeux.Connect de ce 11 octobre, nous lançons une collecte de fonds pour soutenir un projet humanitaire.

Nous pensons que, tous ensemble, nous pouvons nous mobiliser pour une cause et montrer ce qu’une communauté est capable de réaliser en joignant ses efforts.

Nous souhaitons concentrer les dons sur une seule cause afin que l’action commune soit plus forte.

Pour rester dans le web participatif, nous vous proposons de choisir ensemble l’association pour laquelle nous allons verser une partie des fonds récoltés sur le prix des billets de la rencontre.

Nous avons fait une pré-sélection de 5 associations dont nous nous sentons proches (à titre professionnel et personnel).

Laquelle aimeriez-vous soutenir dans le cadre du Webdeux.Connect :

Vous trouverez plus d’information sur ces associations ici.

Grâce aux participants du Webdeux.Connect, nous allons faire un don de 1000 euros à l’une des associations en fonction des résultats de notre enquête.

Nous vous inviterons également par la suite à faire un don personnel pour l’association choisie afin de participer à cet élan humanitaire!

A noter qu’en plus de votre geste, 66% du don est déductible des impôts.

Nous nous baserons sur AiderDonner pour organiser la collecte digitale 2.0 ;)

Merci pour votre implication!

Advanced Web : Le nouveau mag spécialisé Web est à paraître en Kiosque prochainement

Lundi 29 septembre 2008

Lorsqu’Anthony Legrand de Wisibility m’a parlé du projet de lancer une nouvelle publication presse de contenus sur la thématique du Web, je n’ai pu résisté de lui proposer mon aide. Après le succès de l’exploitation de la revue Advanced Photoshop par les équipes d’ORACOM et de Wisibility, nous avons entamé le projet Advanced Web plus dédié au Web.

Quelques mises au point plus tard, le projet est lancé dans la torpeur de l’été. La revue dans sa version finale est un mélange de contenus écrit par l’équipe anglaise de Image Publishing Limited et par une équipe de 8 blogueurs « experts » français (Eric Dupin, Philippe Lagane, Stéphane Thomas, Cédric Motte, Richard Malterre, Christophe Logiste, Jérôme Saboureau et votre serviteur ;) ).

Vous trouverez plus de détails sur cette sortie imminente sur le blog de Wisibility.

Couv-AW

Le 04 octobre prochain c’est donc 30 000 exemplaires qui seront distribués chez vos libraires préférés. En presse faut bien anticiper, aussi nous avons déjà rédigé le 2nd mag ;)

Au programme de la partie blogueur, vous trouverez des infos inédites avec comment optimiser le temps de chargement de son site web, un point sur les flux RSS, twitter et le micro-blogging, les réseaux sociaux et leurs usages, un point sur les solutions de stockage en ligne (entre autres ;) )

Une belle aventure qui démarre, en espérant que ça vous plaise autant qu’à nous !!! ;)

Interview de Cédric Giorgi : Responsable Marketing de Goojet

Jeudi 5 juin 2008

Bonjour Cédric,
Pourrais-tu te présenter en quelques lignes ?
Cedric-Giorgi 
Bonjour Jeff, je m’appelle donc Cédric Giorgi et je travaille pour un projet nommé Goojet. Si je m’occupe principalement de marketing, le fait d’avoir rejoint les deux co-fondateurs au tout début de l’aventure me permet d’avoir une vision et un action globale sur le projet (partenariats, investisseurs, stratégie etc…). Avant de rejoindre Goojet, je me suis occupé du lancement de Vente-du-diable.com, marque de la société Pckado. Avant cela, j’ai des expériences techniques chez Airbus et Giesecke et Devrient (cartes a puce), puisque je possède un diplôme d’ingénieur en plus d’un mastère spécialisé en marketing et communication.

Je blogue depuis 3 ans sur www.cedricgiorgi.com sur des thématiques liées aux nouvelles tendances du web et du mobile, au marketing et à l’international. C’est d’ailleurs via mon blog que j’ai pu me créer un joli réseau (et que j’ai trouvé ma position chez Goojet).

Je suis intervenant en écoles de commerce et d’ingénieur aussi à mes temps perdus ;) , ainsi que co-initiateur de rencontres sur Toulouse comme Blog sur Garonne, ou Déjeuner sur Web.

Ah, et plus tard je veux être entrepreneur social !

Goojet c’est quoi ?

Goojet c’est une solution qui permet à l’utiliateur de décrouvrir, sélectionner, créer et partager des services et du contenu web, à base de widgets qui sont accessibles sur web et pc. Du côté du pc, un portail web sur www.goojet.com qui permet la configuration de l’espace par sélection, création, découverte et partage de services web, ainsi que son utilisation. Du côté du mobile, une application en java qui donne accès à l’espace Goojet configuré (l’appli est supportée par plus de 300 téléphones, et d’autres versions spécifiques, comme pour l’iphone sont à venir) Plusieurs centaines de services sont disponibles et sont de plusieurs sortes : sites mobiles, widgets applicatifs, services de télécommunications etc… Le coeur de Goojet réside dans la partie sociale et évènementielle : notifications de messages, de nouveaux goojets, de goojets envoyés par les amis etc… Goojet c’est " Move your web ", c’est à dire du pc vers le mobile, mais aussi de mon utilisation perso vers une utilisation à plusieurs. 

Comment utilises tu à titre perso Goojet ?

Nous sortons en ce moment même de notre beta privé avec une nouvelle version en public donc les usages évoluent sans cesse mais ceux que je préfère pour une utilisation pratique perso sont par exemple : la consultation des stations Velib avec velos ou places disponibles (valable aussi pour Velo’Toulouse, Velo’v et d’autres), la sauvegarde d’itineraires, d’adresses lorsque je suis en déplacement. Et ensuite, sur des moments d’attente, j’aime bien avoir quelques news à lire, quelques sites mobiles sympas à visiter, ou même une webcam à surveiller (celle des locaux toulousains de Goojet par exemple). 

Et je travaille à motiver mon amie pour que nous partagions nos liste de tâches, liste de courses via Goojet, mais elle a peur que du coup je lui demande plein de trucs. Mais ceci est une autre histoire…

Vous sortez ce soir en version publique. Peux-tu nous faire un rapide historique du chemin parcouru jusque là ?

Comme je le disais juste avant, nous venons de lancer aujourd’hui même la nouvelle version de Goojet avec ouverture publique. C’est près de 1 an et demi après le début de l’histoire qui eut lieu fin 2006 entre les deux co-fondateurs, entrepreneurs expérimentés Marc Rougier et Ludovic Le Moan. Ce sont eux qui ont travaillé sur l’idée et qui début 2007, ont commencé à travailler le projet, le développement pouvait commencer, grâce à des ingénieurs de l’ancienne société de Ludovic (Anyware Technology, revendu a Wavecom début 2008). C’est à ce moment là que j’ai rejoint les deux co-fondateurs pour commencer à monter une équipe. Tout est allé ensuite très vite, puisque fin 2007 nous étions 15 et lancions la beta-privée à l’occasion de la conférence Le Web 3, qui vu d’aujourd’hui était plus une démo qu’une réelle première version. Mais nous avons quand même obtenus quelques reconnaissances du marché comme le prix de la meilleure start-up à Le Web 3 et d’autres. C’est fin 2007 que nous avons aussi annoncé notre levée de fonds, tour d’amorçage de 2,3 millions d’euros auprès de fonds d’investissement expérimentés que sont Partech International, Elaia Partners et IRDI-ICSO (nous avons aussi des business angels au board). Depuis lors, nous travaillons sur cette beta publique dont beaucoup des avancés ont été possibles grâce au feedbacks des premiers utilisateurs. Et la voici donc aujourd’hui, pour notre plus grande excitation comme on peut l’imaginer.

Avec qui travailles-tu au quotidien dans cette aventure ?

Il faut d’abord préciser que nous sommes bi-localisés entre Paris et Toulouse. Le développement se fait avec le soleil toulousain et le marketing avec le speed parisien, nous sommes ainsi près de 20 personnes travaillant sur le projet. A noter qu’a côté des fondateurs précédemment cités (Marc est Président, Ludovic COO) nous avons deux autres personnes de haute expérience qui nous ont rejoint : Guillaume Decugis (précemment COO de Musiwave) est CEO et Sylvain Wallez (ancien VP de la fondation Apache) est notre CTO. L’équipe se compose ensuite de personnes passionées par l’aventure, spécialisés soit dans le mobile, soit dans le web.

Quelles sont les prochaines étapes de votre développement ?

La prochaine étape, c’est déjà de voir comment se passe ce lancement et les premiers retours. Il nous faudra ensuite " digérer " tout cela pour être au plus vite encore plus fonctionnel et compréhensible. Le but est en effet d’augmenter très rapidement le nombre d’utilisateurs, et surtout de sortir de la sphère " geeks et early-adopters " pour aller toucher un public beaucoup plus large. Ce sera compliqué, puisque nous voulons aller en direct vers les consommateurs, mais nous bénéficions d’un environnement favorable où les gens commencent à se dire que des choses sont possibles (on profite de l’effet iphone, de zaoza etc…). Outre le marketing direct, les partenariats, je crois aussi beaucoup au travail sur le marketing viral mobile. Je vous invite d’ailleurs à regarder ma présentation à ce sujet sur Slideshare.

Prochaines étapes aussi, le lancement dans plusieurs langues et pays (à date de lancement nous sommes en anglais et français), à commencer par des pays européens, et ensuite…  

Il va sans dire aussi que nous allons régulièrement augmenter les goojets, ainsi que les fonctionalités générales du service.

En dehors de Goojet, quels sont les services mobiles que tu utilises ?

Normalement c’est là qu’il faudrait que j’explique que je n’utilise que Goojet, mais ce serait faux. Même si Goojet permet maintenant d’accèder à n’importe quel site mobile, il y a des services qui se suffisent a eux mêmes : les applications google mobile sont très pratiques je trouve (google maps notamment), ainsi que, pour des téléphones wifi, les applications d’appel VOIP (Fring par exemple). J’ai aussi utilisé des services de synchronisation d’agenda ou de carnet d’adresses, mais ce genre de fontions est dans la roadmap de Goojet.

Selon toi, qu’est ce que va changer la pénétration de l’internet mobile dans les usages de communication des français ?

Whaou, en voilà une bonne question pour finir cette interview ! Si je veux faire dans le discours facile, je vais dire que le web mobile a un potentiel de pénétration plus important que sur le web, que c’est l’avenir du marketing blablabla…

Mais, la vérité, selon moi, c’est que le mobile (dans son ensemble, pas uniquement le web mobile) est un nouveau média, qui va cannibaliser une certaine partie des medias précédents (on le voit avec la télé, la musique ou maintenant l’internet) mais que la vraie réussite sera dans la convergence et dans le 360° entre tous les médias.

Le mobile est certainement le media le plus puissant par ses fonctionalités intrinseques (personnel, toujours allumé, toujours présent) donc il va permettree de grandes possbilites d’interaction avec la vie de tous les jours. Le web mobile étant une partie de l’ensemble des fonctionalités du téléphone, et devant intéragir avec (et en cela il est différent du web sur pc).

Ce que ça va changer donc, c’est une rapidité d’accès ou de diffusion d’une information grâce au mobile, ce qui peut changer beaucoup de choses, aussi dans notre façon de consommer…

Merci Cédric et bonne continuation dans cette aventure. On se fera un plaisir de tester en détails Goojet pour le blog Mobile 2.0 (dès qu’on trouve un peu de temps ;) )

Interviewé par Management à propos de Basecamp

Mardi 5 juin 2007

J´ai été interviewé récemment par un journaliste de Management pour la rédaction d´un article sur Basecamp, le service web de management de projet dont j´ai parlé plusieurs fois sur ce blog. Je trouve ce système très intéressant pour structurer l´échange autour d´un projet et j´ai donc volontiers répondu aux questions qui m´ont été posées.

Je vous invite donc à lire l´article qui se trouve à la page 80, 81 de Management du mois de Juin 2007 et qui s´intitule « Basecamp : un logiciel efficace pour travailler à distance ».

Vous connaissiez ? Vous l´utilisez ?


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