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Rendez-vous au Webdeux.Connect Pro ce soir

Lundi 23 juin 2008

Je suis resté scotché par les produits Connectnow et ConnectPro réalisés par Adobe sur Acrobat.com avec sa dernière technologie AIR. Ce service permet de créer un espace de collaboration en ligne très rapidement sur une adresse web personnelle. Les participants peuvent échanger par partage d’écran, voix, webcam, chat, notes partagées…  Le tout dans une interface se paramétrant à la volée en un clic de souris. C’est une révolution ;)

La version gratuite ConnectNow permet jusqu’à 3 participants simultanés et n’est pas encore tout à fait au point au niveau de la voix. Une bonne conférence Skype en parallèle et c’est très bien.

Je suis en train d’explorer la version professionnelle de cette suite de services. ConnectPro est une solution complète d’organisation d’évènements en ligne et de meetings professionnels qui peut supporter jusqu’à plusieurs centaines de participants simultanément.

Aussi, je profite de la sortie des services professionnels de Ziki pour vous inviter à tester tout ça. Alors je vous donne 2 rendez-vous. Un premier rendez-vous ce soir pour tester rapidemment l’organisation d’évènements en ligne ConnectPro de 19H à 20H (cliquez ici pour y accéder). Un deuxième évènement demain soir soit le mardi 25 juin de 21h à 22H pour discuter de référencement, de gestion d’identité numérique, de professional branding et de présence en ligne pour les personnes et sociétés.

Informations pratique :
Adresse de connexion : http://connectpro33128648.emea.acrobat.com/webdeux/event/registration.html
Date et Horaire : Mardi 24 juin 2008 de 21h à 22H
Nombre de places :  50 personnes
Thèmes abordés :  Optimiser sa communication professionnelle en ligne avec les services Ziki et les outils webs associés (blogs, médias, profils sociaux, tags, rss, référencement…).

Si vous souhaitez intervenir lors de l’évènement en tant qu’orateur (partage écran ou voix) sur un sujet en particulier. Merci de me contacter et/ou de venir en discuter ce soir ;)

Interview de Cédric Giorgi : Responsable Marketing de Goojet

Jeudi 5 juin 2008

Bonjour Cédric,
Pourrais-tu te présenter en quelques lignes ?
Cedric-Giorgi 
Bonjour Jeff, je m’appelle donc Cédric Giorgi et je travaille pour un projet nommé Goojet. Si je m’occupe principalement de marketing, le fait d’avoir rejoint les deux co-fondateurs au tout début de l’aventure me permet d’avoir une vision et un action globale sur le projet (partenariats, investisseurs, stratégie etc…). Avant de rejoindre Goojet, je me suis occupé du lancement de Vente-du-diable.com, marque de la société Pckado. Avant cela, j’ai des expériences techniques chez Airbus et Giesecke et Devrient (cartes a puce), puisque je possède un diplôme d’ingénieur en plus d’un mastère spécialisé en marketing et communication.

Je blogue depuis 3 ans sur www.cedricgiorgi.com sur des thématiques liées aux nouvelles tendances du web et du mobile, au marketing et à l’international. C’est d’ailleurs via mon blog que j’ai pu me créer un joli réseau (et que j’ai trouvé ma position chez Goojet).

Je suis intervenant en écoles de commerce et d’ingénieur aussi à mes temps perdus ;) , ainsi que co-initiateur de rencontres sur Toulouse comme Blog sur Garonne, ou Déjeuner sur Web.

Ah, et plus tard je veux être entrepreneur social !

Goojet c’est quoi ?

Goojet c’est une solution qui permet à l’utiliateur de décrouvrir, sélectionner, créer et partager des services et du contenu web, à base de widgets qui sont accessibles sur web et pc. Du côté du pc, un portail web sur www.goojet.com qui permet la configuration de l’espace par sélection, création, découverte et partage de services web, ainsi que son utilisation. Du côté du mobile, une application en java qui donne accès à l’espace Goojet configuré (l’appli est supportée par plus de 300 téléphones, et d’autres versions spécifiques, comme pour l’iphone sont à venir) Plusieurs centaines de services sont disponibles et sont de plusieurs sortes : sites mobiles, widgets applicatifs, services de télécommunications etc… Le coeur de Goojet réside dans la partie sociale et évènementielle : notifications de messages, de nouveaux goojets, de goojets envoyés par les amis etc… Goojet c’est " Move your web ", c’est à dire du pc vers le mobile, mais aussi de mon utilisation perso vers une utilisation à plusieurs. 

Comment utilises tu à titre perso Goojet ?

Nous sortons en ce moment même de notre beta privé avec une nouvelle version en public donc les usages évoluent sans cesse mais ceux que je préfère pour une utilisation pratique perso sont par exemple : la consultation des stations Velib avec velos ou places disponibles (valable aussi pour Velo’Toulouse, Velo’v et d’autres), la sauvegarde d’itineraires, d’adresses lorsque je suis en déplacement. Et ensuite, sur des moments d’attente, j’aime bien avoir quelques news à lire, quelques sites mobiles sympas à visiter, ou même une webcam à surveiller (celle des locaux toulousains de Goojet par exemple). 

Et je travaille à motiver mon amie pour que nous partagions nos liste de tâches, liste de courses via Goojet, mais elle a peur que du coup je lui demande plein de trucs. Mais ceci est une autre histoire…

Vous sortez ce soir en version publique. Peux-tu nous faire un rapide historique du chemin parcouru jusque là ?

Comme je le disais juste avant, nous venons de lancer aujourd’hui même la nouvelle version de Goojet avec ouverture publique. C’est près de 1 an et demi après le début de l’histoire qui eut lieu fin 2006 entre les deux co-fondateurs, entrepreneurs expérimentés Marc Rougier et Ludovic Le Moan. Ce sont eux qui ont travaillé sur l’idée et qui début 2007, ont commencé à travailler le projet, le développement pouvait commencer, grâce à des ingénieurs de l’ancienne société de Ludovic (Anyware Technology, revendu a Wavecom début 2008). C’est à ce moment là que j’ai rejoint les deux co-fondateurs pour commencer à monter une équipe. Tout est allé ensuite très vite, puisque fin 2007 nous étions 15 et lancions la beta-privée à l’occasion de la conférence Le Web 3, qui vu d’aujourd’hui était plus une démo qu’une réelle première version. Mais nous avons quand même obtenus quelques reconnaissances du marché comme le prix de la meilleure start-up à Le Web 3 et d’autres. C’est fin 2007 que nous avons aussi annoncé notre levée de fonds, tour d’amorçage de 2,3 millions d’euros auprès de fonds d’investissement expérimentés que sont Partech International, Elaia Partners et IRDI-ICSO (nous avons aussi des business angels au board). Depuis lors, nous travaillons sur cette beta publique dont beaucoup des avancés ont été possibles grâce au feedbacks des premiers utilisateurs. Et la voici donc aujourd’hui, pour notre plus grande excitation comme on peut l’imaginer.

Avec qui travailles-tu au quotidien dans cette aventure ?

Il faut d’abord préciser que nous sommes bi-localisés entre Paris et Toulouse. Le développement se fait avec le soleil toulousain et le marketing avec le speed parisien, nous sommes ainsi près de 20 personnes travaillant sur le projet. A noter qu’a côté des fondateurs précédemment cités (Marc est Président, Ludovic COO) nous avons deux autres personnes de haute expérience qui nous ont rejoint : Guillaume Decugis (précemment COO de Musiwave) est CEO et Sylvain Wallez (ancien VP de la fondation Apache) est notre CTO. L’équipe se compose ensuite de personnes passionées par l’aventure, spécialisés soit dans le mobile, soit dans le web.

Quelles sont les prochaines étapes de votre développement ?

La prochaine étape, c’est déjà de voir comment se passe ce lancement et les premiers retours. Il nous faudra ensuite " digérer " tout cela pour être au plus vite encore plus fonctionnel et compréhensible. Le but est en effet d’augmenter très rapidement le nombre d’utilisateurs, et surtout de sortir de la sphère " geeks et early-adopters " pour aller toucher un public beaucoup plus large. Ce sera compliqué, puisque nous voulons aller en direct vers les consommateurs, mais nous bénéficions d’un environnement favorable où les gens commencent à se dire que des choses sont possibles (on profite de l’effet iphone, de zaoza etc…). Outre le marketing direct, les partenariats, je crois aussi beaucoup au travail sur le marketing viral mobile. Je vous invite d’ailleurs à regarder ma présentation à ce sujet sur Slideshare.

Prochaines étapes aussi, le lancement dans plusieurs langues et pays (à date de lancement nous sommes en anglais et français), à commencer par des pays européens, et ensuite…  

Il va sans dire aussi que nous allons régulièrement augmenter les goojets, ainsi que les fonctionalités générales du service.

En dehors de Goojet, quels sont les services mobiles que tu utilises ?

Normalement c’est là qu’il faudrait que j’explique que je n’utilise que Goojet, mais ce serait faux. Même si Goojet permet maintenant d’accèder à n’importe quel site mobile, il y a des services qui se suffisent a eux mêmes : les applications google mobile sont très pratiques je trouve (google maps notamment), ainsi que, pour des téléphones wifi, les applications d’appel VOIP (Fring par exemple). J’ai aussi utilisé des services de synchronisation d’agenda ou de carnet d’adresses, mais ce genre de fontions est dans la roadmap de Goojet.

Selon toi, qu’est ce que va changer la pénétration de l’internet mobile dans les usages de communication des français ?

Whaou, en voilà une bonne question pour finir cette interview ! Si je veux faire dans le discours facile, je vais dire que le web mobile a un potentiel de pénétration plus important que sur le web, que c’est l’avenir du marketing blablabla…

Mais, la vérité, selon moi, c’est que le mobile (dans son ensemble, pas uniquement le web mobile) est un nouveau média, qui va cannibaliser une certaine partie des medias précédents (on le voit avec la télé, la musique ou maintenant l’internet) mais que la vraie réussite sera dans la convergence et dans le 360° entre tous les médias.

Le mobile est certainement le media le plus puissant par ses fonctionalités intrinseques (personnel, toujours allumé, toujours présent) donc il va permettree de grandes possbilites d’interaction avec la vie de tous les jours. Le web mobile étant une partie de l’ensemble des fonctionalités du téléphone, et devant intéragir avec (et en cela il est différent du web sur pc).

Ce que ça va changer donc, c’est une rapidité d’accès ou de diffusion d’une information grâce au mobile, ce qui peut changer beaucoup de choses, aussi dans notre façon de consommer…

Merci Cédric et bonne continuation dans cette aventure. On se fera un plaisir de tester en détails Goojet pour le blog Mobile 2.0 (dès qu’on trouve un peu de temps ;) )

Les places de marché ou le paradigme de la masse critique

Vendredi 9 mai 2008

L’article suivant est un "White Paper" rédigé par Thibaud Elzière. Thibaud était présent lors du Webdeux.Connect et a animé une session sur les places de marché en faisant bénéficier son audience de son expérience en la matière avec Fotolia puis Zilok. Il vient de terminer la rédaction d’un document de référence que vous pouvez lire ci-dessous. Vous pouvez également télécharger le fruit de son travail ici.

Préambule

Il y a quelques mois on m’a proposé d’animer une table ronde sur les places de marché suite à mon expérience pratique sur le sujet. Pris au dépourvu, j’ai du improviser en relatant les expériences que j’avais pu rencontrer sur Fotolia ces dernières années et que je redécouvrais avec Zilok. Les concepts et les exemples étaient là, le tout manquant de coordination et le sujet m’intéressant, j’ai décidé de coucher sur le papier les quelques idées qui étaient ressorties en m’appuyant aussi souvent que possible sur des cas concrets et des expériences vécues.

Introduction

Une place de marché est définie sur Internet comme une plateforme (un site web) permettant la mise en relation d’une offre et d’une demande. Les personnes proposant l’offre sont appelées des fournisseurs (ou des contributeurs) et la demande est constituée par les clients. Les fournisseurs proposent aux clients des biens (matériels ou immatériels) ou une prestation contre une rémunération. Une place de marché Internet liste les biens ou les services proposés, permet la mise en relation des clients avec les fournisseurs et éventuellement facilite les transactions entre les parties.

La plus célèbre place de marché est Ebay qui met en relation des vendeurs (l’offre) et des acheteurs (la demande). Ebay n’est pas la seule place de marché, beaucoup de nouveau concept émergent comme les places de marché de l’artisanat (Etsy), de la photo (Fotolia), du prêt (Prosper), de la location (Zilok), du service (Freelance), de l’emploi (Monster) et dans biens d’autres domaines encore.

Les sites de partage de contenu comme Youtube pour la vidéo ou Flickr pour la photo par exemple, même s’ils ne sont pas orientés vers un modèle transactionnel peuvent être assimilé à des places de marché, les contributeurs constituant l’offre, les visiteurs la demande.

Notion de Masse critique

La masse critique correspond à la taille nécessaire que doit obtenir une place de marché pour être, d’une part, efficace, c’est-à-dire apporter un double bénéfice pour l’offre et pour la demande, d’autre part créer un avantage concurrentiel. La masse critique est l’élément fondamental de la place de marché, elle traduit la viabilité de son concept et constitue un élément fondateur de sa pérennité.

Pourquoi Ebay n’a pas été détrôné depuis des années et pourquoi personne n’ose, encore aujourd’hui, s’attaquer à Ebay de manière frontale ?

Car Ebay, avec ses dizaines de millions de membres, a largement atteint une masse critique d’utilisateurs permettant d’assurer à un vendeur la plus grande chance de vendre son bien et à un acheteur de combler son besoin de manière optimale. Il ne serait pas raisonnable d’aller acheter autre part ou d’aller vendre ailleurs.

Le même raisonnement peut être appliqué aux sites de partages de vidéos par exemple comme Youtube ou Dailymotion. Une masse critique d’utilisateurs garantit d’une part à un contributeur que la visibilité de sa vidéo sera maximale et, maximise d’autre part les chances pour un visiteur de trouver la vidéo qu’il recherche.

Le dilemme de l’œuf et de la poule ?

Qui de la poule ou de l’œuf est venu le premier ? Qui de l’offre ou de la demande doit venir la première, c’est le dilemme de la masse critique. Tant que l’offre n’est pas présente, la demande n’est pas satisfaite, tant que la demande n’est pas présente, l’offre n’est pas satisfaite.

Pour prendre l’exemple concret de notre site de location, Zilok, il nous faut un minimum de biens disponibles à la location afin que les locataires trouvent ce qu’ils cherchent et un minimum de locataires pour inciter les propriétaires à mettre leurs biens à louer afin de leur assurer un revenu acceptable.

Contrairement à la célèbre question ici la réponse est plus claire, il faut commencer par l’offre car, si on peut imaginer une offre sans demande, le contraire n’est pas concevable. Le défi sera donc la recherche du juste équilibre, du point critique où l’on décidera que l’offre étant suffisante, c’est vers la demande qu’il faut se tourner.

Le cas Fotolia est intéressant à ce sujet. En tant que banque d’images généraliste, nous nous demandions quel était le nombre d’images nécessaires avant de pouvoir sérieusement envisager une communication vers les clients. Nous avons jugé, empiriquement, que 100 000 images étaient le cap à atteindre afin de ne pas frustrer les acheteurs. C’est seulement à partir de ce point que nous avons décidé de communiquer vers nos clients. Il a fallu plusieurs mois avant de franchir cette étape et, plus tard, nous avons découvert qu’étant donné l’environnement concurrentiel, ce nombre ne serait pas suffisant. Il fallait continuer une stratégie d’acquisition agressive.

Nous nous concentrerons davantage sur la formation de l’offre dans cet article même si celle-ci est conditionnée, comme nous l’avons dit, par le volume de la demande. En effet, la constitution de la demande correspond plus aux formes traditionnelles du marketing et de la communication. Remplir ou créer un besoin, apporter un réel avantage compétitif, communiquer vers le plus grand nombre, fidéliser, innover doivent constituer les piliers forts de votre stratégie. La création de l’offre sans le soutient d’une demande existante constitue, quant à elle, de nouveaux enjeux.

Obtention de la masse critique

La question de l’obtention de cette masse critique est décisive puisqu’elle va conditionner le succès du site d’après le cercle vertueux dont nous avons précédemment parlé. Le point critique étant dépassé, il n’est plus nécessaire véritablement de se concentrer sur l’acquisition l’ensemble des ressources doit être orienté vers la demande.

Il n’existe pas de solutions miracles pour atteindre une taille critique, c’est une réunion de facteurs comme l’intérêt du concept, son originalité, le timing. Cependant pour atteindre une taille critique sur Internet, il faut savoir être opportuniste sans quoi la tâche devient difficile.

Partir d’une base ou d’un réseau existant

La façon la plus simple d’obtenir une masse critique rapidement est de partir d’une base de données existante, tirée du monde physique ou bien par acquisition d’une base existante. Cette solution permet de déclencher le levier de la demande tout en disposant d’une collection minimale de produits permettant de crédibiliser le concept aux yeux des nouveaux contributeurs et de les inciter à participer.

Certains concurrents de Fotolia par exemple sont partis directement d’une base d’images existantes soit par numérisation de fonds photographiques soit par achat d’une petite banque d’images indépendante. Il est aussi certainement probable dans le domaine de l’emploi que les sites émergeants démarrent avec un fichier de profil récupérés par différents moyens.

Augmenter rapidement la taille de son offre en se basant sur un réseau existant est la stratégie que nous avons élaborée avec Zilok. Si la location entre particuliers est inexistante dans le monde physique, il en est pas de même de la location professionnelle qui représente un énorme marché de plus de 22 milliards en France et plus du triple aux Etats-Unis. De gros acteurs du marché professionnels possèdent déjà des infrastructures lourdes et un maillage géographique impressionnant. Il est donc possible par exemple via un partenariat avec un gros loueur professionnel d’enrichir sa base de plusieurs centaines de milliers d’objets à louer en quelques semaines.

Il faut souligner cependant que l’acquisition d’une base existante ou l’appropriation d’un réseau à des coûts notamment liés à l’achat de l’information, son traitement et son intégration et nécessite donc un investissement préalable.

Réduire les barrières

Le processus de soumission est généralement consommateur de temps pour un contributeur. Toute mesure qui viendrait perturber l’exécution de ce processus est critique. Les frais d’insertion même s’ils font partie intégrante de la politique tarifaire, sont à proscrire. La barrière psychologique du payant et l’acte de paiement en lui-même peuvent créer des freins significatifs. Il est conseillé de rendre gratuite la soumission des offres au moins pendant la formation de la masse critique au risque de ne pas pouvoir réellement juger la propension de l’offre à se construire. Il peut même être intéressant de motiver financièrement les contributeurs à fournir du contenu pour dynamiser ou accélérer la constitution de la masse critique.

Sur Fotolia, un an après le lancement nous commencions à obtenir une masse critique nous permettant d’offrir à nos clients un éventail intéressant d’images. Mais au regard de nos concurrents, implantés depuis plus longtemps sur le marché, notre banque d’image était encore trop réduite pour rivaliser. Nous avons donc décidé pendant quelques mois de rémunérer les contributeurs, les effets escomptés se sont produits, en quelques semaines nous avions rejoint le peloton de tête et obtenu les quelques centaines de milliers d’images qui nous assuraient une visibilité sur le marché. Il aurait été bien plus cher de payer les frais de communication/marketing nécessaires pour obtenir les mêmes résultats.

Simplifier les processus

Il est évident que plus les processus d’acquisition seront optimisés et rapides, plus faible sera la résistance des utilisateurs à contribuer. Les internautes sont pressés et extrêmement sollicités donc tous les moyens mis en œuvre pour simplifier et accélérer la mise en ligne des produits contribueront à augmenter les chances d’atteindre rapidement la masse critique. Des formulaires clairs et concis comme ceux de Digg.com, des outils automatiques comme la lecture de code barre chez Priceminister.fr qui remplit le détail d’un produit à votre place ou l’outils d’invitation de Facebook qui envoie à vos contacts des invitations ont été à l’origine ou plus modestement ont contribué au succès de ces services.

Sur Fotolia, nous avons très rapidement mis en place la possibilité pour les photographes d’une part d’envoyer directement un batch de photos via FTP, d’autre part d’intégrer directement les informations d’indexation dans leurs images (IPTC) afin de leur simplifier l’étape fastidieuse de l’indexation. Après la mise en ligne de ce processus, nous avons vu rapidement le nombre d’images déposées par jour s’envoler.

Différents types de masse critique

Chaque business est singulier et donc chaque masse critique est un défi nouveau avec ses propres spécificités. Cependant on peut remarquer trois particularités qui font naitre des opportunités ou qui lèvent des barrières.

Masse critique instable

L’offre qui induit la masse critique peut être de deux ordres, une offre permanente ou une offre temporelle. L’offre permanente correspond aux produits dont le contenu est intemporelle (ou quasiment), c’est-à-dire qui n’a pas de date de péremption.

L’offre d’Ebay est temporelle car les enchères sont limitées dans le temps et un objet vendu est retiré du site, l’offre de Monster.com l’est aussi car une offre d’emploi est vacante pendant une durée donnée.

Zilok et Fotolia sont à l’opposé des modèles d’offre permanente. Sur Fotolia nous ne vendons pas les images elles-mêmes mais des licences sur ces images, une fois qu’une image est " vendue " elle reste donc dans la banque d’image. Sur Zilok, lorsqu’une location est effectuée sur un bien celui-ci reste disponible, à l’exclusion des jours de réservation, c’est le principe même de la location.

Cette caractéristique de l’offre à une influence non négligeable sur la formation d’une masse critique. Une masse critique instable, c’est-à-dire associée à une offre temporelle, sera plus complexe à mettre en œuvre car la notion de temps entre en jeu. Le temps d’atteinte de la masse critique devra être inférieur au temps de validité du produit aux risques que l’offre se réduise et que les contributeurs se découragent.

On ne compte plus les fois où un photographe sur Fotolia ou un propriétaire d’un bien sur Zilok nous a contacté pour se plaindre d’un manque d’activité sur le site. Si le produit qu’il avait mis en ligne avait du périmer, il ne nous aurait pas donné une deuxième chance…

Masse critique globale

L’internationalisation d’une place de marché est une étape logique dans la stratégie de déploiement. On distingue alors les places de marchés dont la masse critique est simplement internationalisable et les autres où tout le processus de construction de masse critique doit être renouvelé en partant de zéro. Le second cas est souvent rencontré quand la spécificité de l’offre dépend clairement de la langue, de la culture ou du positionnement géographique. Un site comme Ebay par exemple entre dans la deuxième catégorie dans laquelle la masse critique doit être reconstruite pour chaque nouvelle pénétration dans un nouveau pays. Ainsi Ebay a mise en place une forte stratégie d’acquisition lors de son internationalisation en rachetant systématiquement le ou les acteurs locaux (comme marktplaats.nl aux Pays-bas ou ibazar.fr en France).

Les places de marché proposant une offre constituée de produits dématérialisés à forte valeur créative rentrent souvent dans la première catégorie. L’expansion internationale rapide de Fotolia a été motivée d’ailleurs par cet aspect. Une image est par essence un contenu facilement exportable. Nous n’avons finalement qu’à eu à mettre en place un système de traduction par dictionnaire pour que les images référencées dans une langue soient disponibles directement dans les autres langues. Cette opportunité a été très bénéfique à la création de la première masse critique, pendant les premières années ce sont les contributeurs américains (pays où la photographie d’illustration est plus reconnue) qui ont fourni du contenu à la demande européenne. Aujourd’hui encore lorsque nous lançons un nouveau pays comme dernièrement le Japon, nous concentrons la totalité de notre communication sur la vente plutôt que sur l’acquisition. Cette dernière, importante pour les spécificités locales des images, s’activera sans effort par la popularité du site.

Masse critique locale

Si on l’a vu qu’une masse critique qui n’est pas globalisable pose déjà une barrière à l’internationalisation, une offre de contenu pour laquelle l’emplacement géographique est un facteur important lève de nouvelles barrières. Il va falloir pour un même pays construire des masses critiques de façon locale. Si ce scénario n’était pas envisageable il ya encore quelques années la popularisation de l’Internet rend aujourd’hui la formation de masse critique locale envisageable.

Yelp, un site américain permettant de recommander les hôtels et les restaurants, est un des premiers exemples de mise en place de masse critique locale. Pour relever ce défi, ils ont choisi une approche locale intéressante en commençant par San Francisco puis en s’élargissant progressivement de ville en ville à l’intérieur des Etats-Unis.

Zilok constitue un sacré défi en termes de masse critique locale. Lorsque vous cherchez une perceuse à louer, vous n’êtes pas prêt à vous déplacer de plus de quelques kilomètres. Afin d’obtenir une masse critique il va falloir que chaque zone géographique (de quelques dizaines de kilomètres carrés maximum) propose un éventail de biens couvrant au moins les produits les plus recherchés. Nous comptons sur une forte couverture médiatique et sur une croissance rapide afin de pouvoir réussir ce challenge aussi bien en France par exemple qu’aux Etats-Unis où chaque état fait la taille d’un pays. Le concept de masse critique locale lève d’ailleurs de nouveaux enjeux en terme d’équilibre entre offre et demande, à une offre locale doit répondre une demande locale homogène. Nous avons aujourd’hui des solutions que nous allons implémenter dans les prochains mois à ce niveau.

Le cap de la masse critique

Lorsque la masse critique a été atteinte, le cercle vertueux se met en place. L’offre satisfait la demande, la demande est alors encouragée et augmente pour satisfaire d’autant plus l’offre. La taille critique est atteinte, une augmentation régulière, si non exponentielle, de la base de données apparait.

Les effets pervers

Rapidement vous allez être confronté à une situation nouvelle, un deuxième effet critique intervient. L’offre peut devenir trop importante créant deux effets pervers, la dilution de l’offre si la demande n’évolue pas en conséquence et le coût de l’offre. Il va falloir alors juger si la taille de votre offre ne connait pas une valeur critique à partir de laquelle elle n’apporte plus aucune valeur ajoutée à la demande ou du moins cette valeur ajoutée n’est plus suffisante pour contrebalancer les effets négatifs induits par cette taille trop importante.

Effet de dilution

Si la demande n’évolue plus aussi vite que l’offre, un effet de dilution va intervenir qui va avoir comme principal effet de décourager l’offre, donc de ralentir la croissance de celle-ci et qui pourrait même avoir des effets particulièrement néfaste sur l’équilibre de la place de marché. Un juste dosage est alors nécessaire afin d’aligner la croissance de la demande sur celle de l’offre. Cette opération peut être réalisée en jouant donc sur deux leviers, celui de la demande, en cherchant à l’accroître et celui de l’offre, en cherchant à stabiliser voir à réduire sa croissance.

Sur Fotolia, le dépassement de la masse critique, à peu prés un an après le lancement, s’est soldé par une explosion de l’offre. Le nombre d’images a rapidement augmenté, le nombre de clients aussi mais à une vitesse inférieure, induisant alors une réduction sensible du revenu moyen par contributeur et donc une baisse de motivation chez ceux-ci. Il nous a fallu vite réagir en recentrant l’ensemble de la communication exclusivement sur la vente d’images de manière à freiner la croissance de l’offre et à augmenter celle de la consommation d’images. Nous avions pour objectif (purement psychologique) que le nombre de photos vendues par jour soit au moins égale au nombre de photos reçues. Cette transition s’est faite lentement et ce n’est qu’au bout de la fin de la deuxième année que nous avons atteint puis dépassé notre objectif avec comme contrainte que l’on s’était fixé, celle d’arriver à ce point uniquement en encourageant la vente sans essayer de freiner l’acquisition.

Coût de l’offre

Une croissance ou une taille trop importante de l’offre peut engendrer des coûts supérieurs à la valeur ajoutée induite. Ces coûts peuvent être directs comme des coûts de stockage (hébergement de contenu lourd), des coûts de bande passante (ex : Youtube), des coûts processeurs (taille des bases de données, traitement des informations reçues), des coûts de traitement (lié par exemple à la modération ou au contrôle) ou des coûts indirects liés au risques (augmentation des litiges) ou la médiocratisation du contenu. En effet un des effets pervers d’une base trop importante est de diluer le bon contenu dans du tout venant pouvant créer un effet très grave sur la demande. Pour équilibrer l’offre et la demande, on peut donc comme on l’a dit augmenter la demande via l’ensemble des moyens de communication et de marketing disponible ou chercher à diminuer sensiblement la croissance de l’offre tout en induisant des effets bénéfiques indirects.

Les remèdes
Limiter le dépôt

La solution la plus radicale est certainement la moins conseillé est celle de limiter purement et simplement la contribution en fixant une limite par utilisateur et par une unité de temps. Le concurrent de Fotolia, Istockphoto, a mis en place cette pratique en limitant à quelques dizaines le nombre d’images téléchargeables par un contributeur. Cette politique est dangereuse car elle peut être perçue comme une non capacité à gérer la charge de l’offre mais peut induire des effets positifs en créant une forme de privilèges. En faisant varier cette limite selon les " qualités " du contributeur, cette solution peut aboutir à une bonification de l’offre.

Complexifier les processus

Le processus de soumission doit être limité à son minimum pendant le temps de formation de la masse critique. Après il peut être intéressant, dans une politique de qualification de son offre si il ya création d’un réel avantage pour la demande, de complexifier le processus de soumission en requérant par exemple de manière obligatoire des informations supplémentaires. En ajoutant des obstacles à la soumission on réduit de facto leurs nombres mais cela peut aboutir à une meilleure qualification.

Sur Fotolia par exemple, si dans un premier temps le nombre de mots-clés obligatoires pour décrire une image était de trois minimums nous l’avons forcé à sept dès l’atteinte de la masse critique afin de mieux qualifier le contenu et ainsi d’augmenter la pertinence des recherches aux bénéfices des clients. On a d’ailleurs dans un troisième temps limité ce nombre à 50 pour éviter une déqualification de l’offre à cause du spamdexing.

Installer des barrières

Une stratégie orientée frais d’insertion demande une bonne connaissance de son offre au risque de sérieuses déconvenues. Les frais d’insertion peuvent être envisagés comme une composante nécessaire d’un business model et peuvent avoir pour effet indirect d’améliorer la qualité de l’offre à la fois au niveau de la qualité du contenu qu’à son référencement. Lorsqu’il faut payer pour soumettre un contenu, on fait en sorte qu’il soit adapté à la demande et on mettra tout en œuvre pour qu’il soit vendu.

Sur Zilok, nous avons prévu dans notre business model de facturer des frais d’insertion récurrent dès que l’on jugera que la masse critique a été atteinte. Ces frais d’insertions très faibles ont été notamment considérés pour avoir un contenu qualifié et indirectement pour sécuriser l’ensemble du processus. Une étape de paiement dresse effectivement un obstacle à la fraude.

Qualifier l’offre

Pour limiter l’offre et la bonifier dans le même temps une qualification à priori et posteriori de l’offre peut être envisagé. Une manière de réduire la taille de l’offre est de se confronter à la base existante ou aux nouvelles soumissions en effectuant un tri qualitatif. Ce traitement peut être effectué manuellement ou de façon automatique selon la taille de l’offre et le type de sélection. La modération de l’offre a pour avantage l’éducation des contributeurs et une amélioration à terme de la qualité des contenus. Le risque est de décourager les contributeurs en refusant leurs contenus alors que l’effort de soumission a déjà été effectué. De plus, l’appréciation qualitative restant soit subjective lorsqu’elle est manuelle soit biaisée lorsqu’elle est automatique des tensions peuvent naitre sur la pertinence de la sélection.

Depuis l’origine de Fotolia nous avons mis en place un processus de modération avant publication. Chaque image soumise est contrôlée et les images ne satisfaisant pas les prés-requis légaux ou les critères de qualité sont rejetés. Si le contrôle de l’aspect légal a toujours été draconien, nous avons élevé nos standards de qualité au fur et à mesure de l’étoffement de l’offre pour accroitre la qualité du contenu continuellement.

Imposer l’exclusivité

Lorsque la masse critique est atteinte, il peut être intéressant de qualifier sa base au niveau exclusivité en contraignant le contenu de l’offre a n’être disponible que sur sa place de marché afin de renforcer son avantage compétitif.

Le plus gros concurrent de Fotolia et le leader du marché, Istockphoto, a très tôt mené une politique d’exclusivité afin d’obtenir une base avec du contenu unique et de qualité. Sur Fotolia même si nous avons misé très tôt sur l’exclusivité, notre position de challenger, ne nous a pas permis dans un premier temps de positionner notre stratégie à ce niveau.

Conclusion

Les solutions proposées permettent d’amorcer ou d’accélérer le processus d’obtention de la masse critique mais exigent cependant une croissance organique (naturelle) de l’offre, induite par l’intérêt de votre modèle. Si votre concept ne séduit pas l’offre, il est peu probable, même en mettant en place les systèmes les plus optimisés, que vous atteignez une taille nécessaire pour satisfaire la demande.

Nous avons discuté de la masse critique comme un nombre magique sans jamais donner d’outils pour en calculer la valeur. Il serait intéressant de se pencher sur un modèle de calcul de ce chiffre en n’oubliant jamais que l’approche empirique est souvent la plus adaptée.

Pour blogguer plus, blogguez efficace

Jeudi 8 mai 2008

Tribune par Christophe Logiste du très bon blog Homo Sapiens Internetus.

Ne vous êtes-vous jamais posé la question « mais comment fait cette personne pour gérer autant de choses en parallèle ?« . Cela doit arriver dans tous les domaines bien sùr mais ici nous allons parler des blogs. Ce qui pourra donc se traduire par « mais comment fait ce bloggueur pour avoir autant d’activités en même temps ? ».

La tendance existe depuis longtemps mais depuis quelques mois il est possible de remarquer qu’une partie des bloggueurs francophones multiplie les sources de productions : en lançant de nouveaux blogs ( voir en créant un vrai réseau ), en proposant des outils, en intégrant des équipes déjà en place, …

Est-ce étonnant ? Pas vraiment. Vivre d’un seul blog est difficile, encore plus lorsqu’il est proposé en langue française, et cela reste encore réservé à une poignée. Pourtant, avec un peu d’application et d’huile de doigts, il est possible de générer un revenu non négligeable avec son espace personnel. Celui dont l’objectif est de vivre de son activité blog pourra voir dans le lancement d’une seconde aventure (ou une 3ème, une 4ème, …) une manière d’arriver à ses fins.

Et c’est là que cela se complique un peu. Autant gérer un seul blog reste « simple », autant en gérer 2 en parallèles (ou plus) devient un peu plus problématique ( mais pas impossible pour autant ). Cela dépendra des thématiques de chacun et de la forme donnée aux blogs (blogs de news, articles de fond, tests de produits, …) mais si vous voulez proposer un minimum de qualité et de contenu il n’y a pas de secret, il vous faudra de l’organisation et du temps. Entre la veille à effectuer, les lectures autour du sujet, la mise en place et la maintenance du nouvel espace, la communauté à créer et la promotion à faire, le partage avec vos lecteurs, … cela va se compter en dizaines d’heures de travail, tout en ayant déjà un stock d’heures à gérer sur votre premier blog. Parce que laisser de côté ce dernier n’est pas une solution sur le long terme : que vont penser vos lecteurs si vous n’apportez plus de contenu pendant un bon bout de temps ?

Chaque personne arrivant à gérer ce surplus de travail aura sùrement ses propre petites astuces mais l’une des clés se situe probablement dans le fait de rester focalisé sur ce que l’ont fait (be focus).

Pour beaucoup, la Toile est très accaparante. Rien de plus facile que de passer de sites en sites, de vidéos en vidéos, d’infos en infos … et de ne pas voir le temps passer. Si vous voulez blogguer plus il faut donc éviter de se disperser trop, emmagasiner des infos (aussi intéressantes soient-elles) ne vous servira pas à grand chose si vous n’avez pas le temps de la commenter, l’analyser et la proposer. Et la manière la plus efficace de ne pas se disperser est encore de ne pas être tenté de le faire ;)

* Lors de votre veille apprenez à repérer les meilleures sources d’intérêts, n’ayez pas peur de supprimer l’un ou l’autre flux moins pertinents de temps à autre (quelques minutes de survol gagnées chaque jour cela représente plusieurs heures par mois). Une démarche intéressante (qui fonctionne en ce qui me concerne) est de s’octroyer un temps limite en terme de veille. Je me suis fixé une limite d’1h30 de veille par jour. En agissant de la sorte il m’est facile de voir si je peux me permettre d’ajouter un flux ou pas et si oui lequel de ceux existant va passer à la trappe. Par la même occasion cela m’évite d’office de me retrouver avec 400 flux à suivre.

* Lorsque vous voulez vous inscrire au réseau social à la mode du moment pensez à sa réelle utilité pour vous, y allez-vous « pour faire comme tout le monde » ou vraiment parce qu’il va vous aider dans votre démarche ? Qui n’a jamais lu ou entendu une personne dire qu’après 6 mois sur Facebook elle n’a toujours pas compris ce que cela lui apportait ? Au final cette dernière n’a que l’impression d’avoir perdu son temps et cela aurait surement pu être évité si elle s’était posé la question.

* Evitez de trop regarder vos statistiques, quelles quelles soient. Combien les visionnent chaque jour, voir plusieurs fois par jour ? C’est tout simplement inutile, rien ne se construit ou ne se calcule sur une seule journée. Vous changez de thème ? Vous ne connaitrez pas les retours sur une journée. Vous lancez un concours ? Vous ne pourrez pas savoir ce qu’il génère sur une seule journée. Vous voulez chercher des annonceurs ? Ils voudront des stats plus large qu’une seule très bonne journée chez vous, etc … La seule chose que vous allez y gagner c’est de vous « stresser » parce que vous avez eu des stats toutes pourries le jour précédent, que votre compteur Feedburner vient de chuter subitement, …

* Lorsque vous écrivez un billet il n’y a rien de pire que d’être interrompu toutes les 2 minutes. Que ce soit par n’importe quel type de sollicitations externe : alertes twitter, arrivée d’un nouveau mail, réseaux sociaux, aggrégateur de flux, messageries instantanée, téléphone, … coupez tout ! Restez focalisé sur l’écriture de votre article. Créez vous une bulle. Sans interruptions vous organiserez mieux vos idées, vous n’en perdrez pas en cours de route parce que machin vous à annoncé sur Msn qu’il venait de trouver 1 euros sous son tapis de souris et que vous avez entamé une grande discussion avec lui.

* Soyez présent pour répondre aux commentaires afin de montrer à la communauté que vous êtes à leur écoute et que vous tenez à partager avec eux, mais ne sautez pas sur chaque intervention pour autant. Non seulement cela vous demandera du temps mais si vous n’apportez rien au débat vous risquez de « casser » la discussion. « Ton article est intéressant » suivit d’un « Merci Bidule » de votre part est très efficace … pour freiner les autres. Or les opinions exprimées dans les commentaires sont régulièrement aussi intéressantes (voir plus) que le billet en lui-même et apportent une plu-value à votre blog qui n’est pas à négliger.

Ce ne sont là que quelques idées sur la question parmi tant d’autres, je suis certain que vous en aurez bien d’autres à proposer dans les commentaires de ce billet (et on en revient à mon point précédent, c’est bien fait hein ? ;) )

Merci à Jean-François pour cette tribune sur Révolution Web 2.0.

Deezer.com : LE jukebox internet français devient une plateforme communautaire

Vendredi 28 mars 2008

deezer
La dernière version de Deezer a fait son apparition il y a quelques jours. Au programme de cette nouvelle version un dimension communautaire remaniée des plus intéressantes. Je suis vraiment fan de ce service depuis la première heure et je trouve que cette nouvelle mouture apporte un vrai plus au service. Non Deezer ne s’est pas transformé en réseau social de la musique mais il intègre à présent une dynamique qui va permettre l’échange direct et gratuit entre ses membres pour toujours plus de découverte musicale.

Je vous livre ici un petit screencast de découverte de ce nouvel onglet communauté.

N’hésitez pas à m’ajouter en tant qu’ami afin que l’on puisse partager quelques playlists et découvertes musicales.

Viddler.com : Le meilleur service pour héberger et diffuser ses vidéos en ligne ?

Mercredi 14 novembre 2007

Si vous avez déjà fait un peu de vidéo et que vous avez cherché une plateforme pour stocker vos vidéos vous avez sùrement du vous posez la question suivante :
Quelle plateforme choisir pour stocker mes vidéos, Youtube, Dailymotion, une autre … ?

Récemment, j´ai testé Viddler (sur les conseils de Thierry Bezier de Intruders.tv) et je l´ai adopté ! Je stocke maintenant tous mes screencasts là bas afin de les insérer dans mes posts sur ce blog et de bénéficier des fonctionnalités avancées de Viddler.

Le seul bémol de ce service, c’est que l’infrastructure ne semble pas suffisamment solide ce qui fait que le service est encore un peu trop souvent innaccessible à mon goùt.

Voici une petite démonstration en vidéo du service.

Cliquez sur " Menu " puis sur l´icône tout en haut à droite pour passer en plein écran et profiter pleinement de la qualité vidéo de ce screencast.

Petite précision : la taille maximale d’un fichier à uploader est de 500mb

5 raisons pour lesquelles je blogue aujourd’hui

Mercredi 24 octobre 2007

Avec beaucoup de retard, je réponds avec ce post à l´invitation de Jean-Marie Le Ray à propos de mes 5 motivations principales pour tenir un blog. Les voici donc exposées et commentées ci-après.

1. Partager de l´information qui me semble pertinente
J´ai commencé ce blog pour gagner du temps dans la communication de mes trouvailles web auprès de mes amis. En effet je passais pas mal de temps à redire les même choses à plusieurs personnes via messagerie instantanée et j´ai donc décidé de faire une compilation de mes notes en un seul endroit pour communiquer ensuite cette adresse à ceux qui était intéressé par mes découvertes et analyses sur le phénomène naissant du Web 2.0. Je continue à ce jour à partager avec mes lecteurs les services ou les personnes qui me semblent intéressantes de noter dans l´écosystème actuel du web.

2. Structurer ma pensée et recevoir des commentaires
Avant de partager cette information, il me faut la créer. Très souvent je mets plusieurs jours voir plusieurs mois avant de sortir un article d´analyse, le fait de tenir un blog me permet de structurer ma pensée sous forme d´article et ensuite de la publier pour récolter des commentaires afin de faire mùrir ma réflexion initiale. Sur ce point je reste encore sur ma faim car très souvent les personnes qui lisent un blog ne prennent pas forcément le temps d´y réagir et quand ils le font c´est très souvent très succint par rapport au temps passé à la réflexion initiale.

3. Pour me connecter et développer mon réseau de relations
Depuis que je blogue, je n´ai jamais autant rencontré de personnes " intéressantes ". En effet quand on blogue, on partage souvent ses passions et centres d´intérêts et ceux qui vous lisent partagent ceux-ci. J´ai développé ces notions de sociabilité dans la série d´article : l´Internaute 2.0 est-il un être social ?. Pour la petite info, je ne serai pas DG de Ziki si je n´avais pas ouvert ce blog car je n´aurai surement pas rencontré Patrick et Olivier en décembre 2005. Aujourd´hui encore je continue à rencontrer quotidiennement des personnes qui gravitent plus ou moins dans mes sphères d´intérêts et avec qui je prends beaucoup de plaisir à discuter.

4. Pour développer mon identité numérique et mon capital social en ligne
Le blog est un très bon moyen de se référencer sur Internet et de contrôler en quelque sorte ce que les gens vont trouver sur moi dès lors qu´il tape mon nom sur un moteur de recherche. En écrivant des articles de qualité, j´augmente mon capital social en ligne et je crée des opportunités nouvelles. Plusieurs fois, il m´est arrivé de recevoir des propositions de consulting, de partenariats et d´interventions en école (ECE, Sciences Po…) ou lors de tables rondes organisées par des agences de PR (text100 sur les « peer médias »). Seulement aujourd´hui, je n´ai pas qu´un seul blog et je préfère centraliser toutes mes activités web en un seul point (mon ziki).

5. Pour générer des revenus complémentaires
Quand un blog commence à être connu et visité par plusieurs de personnes chaque jour, il devient alors intéressant de positionner de la publicité sur ce dernier afin de générer des revenus complémentaires à son activité principale. Plus vous publiez, plus vous générez de visites et donc plus vous gagnez de l´argent. Et oui ! Bloguer est une activité assez consommatrice de temps et donc il est normal de pouvoir en tirer des revenus même si ce n´est pas l´objectif initial. Le blog peut également être un moyen de montrer ses compétences et d´obtenir des sollicitations pour des missions comme l´explique si bien Cédric dans son bilan de l´année pour son entreprise Chouingmedia.

Voilà les 5 raisons pour lesquels je continue à bloguer avec plaisir aujourd´hui et qui font que je continuerai surement encore pendant un moment. Jean-Marie a réalisé une étude impressionnante sur cette chaine qui expose les raisons majeures pour lesquelles les personnes bloguent aujourd´hui. Je vous invite à en consulter les résultats qui permettent d´en savoir un peu plus sur la question. Finalement mes raisons de bloguer n´ont rien d´original au vue de cette étude après chacun en tire des expériences qui lui sont propres et qui le poussent ou non à continuer l´aventure du blogging.


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