Archive pour le mot-clef ‘LinkedIn’

Réussir avec les réseaux sociaux

Vendredi 19 août 2011

Lors de la précédente édition de W2C (Webdeux.Connect), nous avons présenté un concept dans lequel je crois beaucoup. Il s’agit du groupe "Mastermind".

L’idée est de s’entourer des bonnes personnes et de se voir régulièrement pour échanger et avancer ensemble.

Lors de l’évènement, nous avons créé de nombreux groupes pour les participants. Suite a l’évènement, j’ai démarré un groupe avec 15 personnes.

La mission de ce groupe était de créer le meilleur ouvrage jamais écrit sur les réseaux sociaux. Pour mener à bien, cette mission nous avons décidé de nous voir 1 fois par semaine.

33 séances plus tard le livre était prêt !

bouquin-reseaux-sociauxNos séances du lundi soir nous ont permis de discuter et d’enrichir le contenu. Durant cette période, nous ne sommes pas vu physiquement. Nous avons utilisé une solution de webconférence (Adobe Connect Pro) et avons commencé le livre sous Google wave, pour le terminer sur Google docs (suite a l’annonce de l’arrêt de Google wave).

C’est grâce à cette structure et à la qualité des contributeurs que nous avons, je pense, réussi notre pari.

En début d’année, j’ai été approché par plusieurs éditeurs. J’ai choisi finalement de travailler avec le groupe L’EXPRESS. Étant parmi les meilleurs éditeurs français, le livre sera disponible dans toutes les bonnes librairies dès le 8 septembre.

D’ici là vous le trouverez en pré-commande sur Amazon (avec une vidéo qui vous en dévoilera le contenu). A l’heure où j’écris ces lignes, le livre est d’ailleurs déjà en tête dans la catégorie des livres parlant d’Internet.

Avec tous les contributeurs du livre, nous ne souhaitons pas en rester là et avons décidé d’ouvrir un blog collaboratif sur le thème des réseaux sociaux.

Vous en saurez plus sur le livre, son contenu, ses contributeurs et les réseaux sociaux en vous rendant a cette adresse :
http://www.reseaux-sociaux.net

Bonne lecture !

Les 7 plus gros mensonges sur les réseaux sociaux

Mercredi 21 juillet 2010

emotion
En 2003 je démarrais mon expérimentation de LinkedIn, le premier réseau social professionnel au monde. Le problème à l’époque c’est qu’il y avait vraiment peu de personnes dessus dans mon entourage.

En train de faire mes études, j’ai commencé par tenter de rassembler les gens de ma promo dessus, puis ceux de mon école pour ensuite supporter la première initiative au niveau de l’INPG.

En parallèle, j’ai tenté d’établir de nouveaux contacts au travers de ces plateformes. J’ai été impressionné par la qualité des contacts. Je pouvais avoir accès à des dizaines de milliers de professionnels en activité de par le monde simplement en tapant quelques mots-clés dans le moteur de recherche.

linkedin-logoUne révolution était en marche, Google permettait déjà de trouver tout le contenu que vous souhaitiez, et maintenant LinkedIn pour trouver et contacter des professionnels de part le monde.

Je me souviens avoir tenté des dizaines et des dizaines d’approches pour développer le nombre de mes contacts. Difficile quand on est encore étudiant qu’on a un réseau à l’état embryonnaire. Rien à apporter, rien à vendre, besoin de stage … J’ai eu des centaines de demandes de mises en relation sans réponse (ou refusées).

OK ! Mais j’ai aussi eu quelques réussites dans mes tentatives. Les plus fructueuses se sont avérées être les demandes de connexion autour des sujets qui me passionnaient particulièrement à l’époque : les moteurs de recherches, les outils collaboratifs et l’e-learning.

Je n’avais toujours rien à vendre, besoin de stage mais j’étais en train de devenir une ressource pour plusieurs personnes travaillant dans des entreprises qui m’intéressaient.

A force de m’exercer, j’avais considérablement augmenté le nombre de mes contacts. C’était pour moi une sorte de jeu que j’avais lancé avec des collègues de promo. Nous étions de vrais chasseurs ;)

Mon réseau grossissait, j’expérimentais également Viadeo pour le marché français. J’avais dans mon réseau les profils les plus connectés à l’époque comme Thomas Power qui avait plus de 5000 contacts et qui me donnait donc accès à plus de 10 millions de professionnels de part le monde (à 1 degré de séparation de 4) !

Je pouvais alors en un instant trouver des contacts pertinents partout dans le monde. Je me souviens avoir organisé un road trip au Japon pour mes boss durant mon stage de fin d’étude.

Ils se demandaient comment ils allaient pouvoir s’implanter là-bas, devraient-ils faire les grandes conférences, demander aux antennes locales du pays ?

Je leur ai dit, "donnez moi 2H je vous short list 25 personnes que vous devriez rencontrer en allant la bas". 2h plus tard je revenais avec les personnes. Ils en choisirent 10 et on a réussi à en booker 5 pour leur voyage en moins de 2 jours.

Mais tout cela ne me satisfait pas, comment pouvais-je développer mon réseau au niveau supérieur ?

Comment pouvais-je inverser la tendance en mettant un système en place qui amènerait les personnes à moi plutôt que d’être sans arrêt dans une démarche active ?

Comment capitaliser sur mon réseau existant et renforcer mes liens ?

Comment en arrivez à ça :
viadeo-dash
 

Avant de rentrer plus en détails dans ces questions, j’ai décidé de partager ce que j’ai appris au cours de ces années de pratique sur les réseaux sociaux.

Je dévoile gratuitement les 7 plus gros mensonges qui sont véhiculés à propos de réseaux sociaux sur le site : http://reseaux-sociaux.net

Voici les titres des mails que vous recevrez de ma part :

1. Avoir un gros réseau est la clé de tout !
2. Networker prends trop de temps !
3. Tout se passe en ligne et à distance ?
4. Meilleurs leviers pour trouver des clients ?
5. Meilleurs endroits pour trouver un emploi ?
6. Etre présent partout améliore sa visibilité ?
7. Traiter tous ses contacts à l’identique ?

Entrez simplement votre prénom et votre email sur le site et nous creuserons la question ensemble : http://reseaux-sociaux.net

PS : Je réponds à TOUS mes commentaires sur cet article, si cela vous parle, branchez le mode interactif, je serai ravi d’échanger.

Viadeo et l’APEC se rapprochent en France

Mardi 22 décembre 2009

J’ai eu l’occasion d’assister à la première collaboration de l’APEC avec le réseau social professionnel Linkedin.

Apparemment, cette collaboration n’a pas abouti à la satisfaction des 2 parties comme en témoigne cet article sur The Economist.

L’APEC s’est maintenant rapproché de Viadeo pour essayer de pousser un cran de plus l’intégration entre les 2 services.

Le fruit de ce travail sera visible début 2010. D’ici là voici quelques aperçus sur les interfaces utilisateurs de ce que vous verrez prochainement en ligne.

L’APEC propose à ses adhérents de mettre en évidence les personnes connus dans 1 entreprise quand celui-ci consulte une offre.

apec-viadeo

De son coté, Viadeo présente les évènements de l’APEC et les offres d´emplois (voir captures d´écrans ci-dessous).

event-apec-viadeo

jobs-apec-viadeo

La complémentarité des 2 acteurs donnent encore plus sens aux 2 services. Cette collaboration a pour ambition de booster les usages des réseaux sociaux dans une démarche d’accès à l’emploi.

Par exemple viadeo diffusera sur votre tableau de bord les contenus les contenus emplois créés par les consultants spécialisés de l´APEC.

apec-news-viadeo 

Au final, cette entente entre 2 leaders sur leur marché respectif ne peut être que bénéfique pour soutenir l’emploi en France. Cocorico !

Développer sa marque personnelle simplement et gratuitement avec les pipelines sociaux

Lundi 21 décembre 2009

Article co-écrit avec Vincent Mazenod (à suivre sur http://blog.mazenod.fr et @mazenovi).

Développer sa marque personnelle, ou tout simplement son identité numérique peut s’avérer être une activité extrêmement chronophage. Bien utiliser les réseaux sociaux peut alors se révéler crucial. Ils peuvent agir comme des catalyseurs dans la diffusion de l’information.

Dans un contexte plutôt francophone, ce post propose une série d’outils et de services gratuits qui, bien configurés entre eux, facilitent l’animation de chaque réseau.

En France, le réseau social le plus utilisé est sans aucun doute Facebook avec plus de 14 000 000 d’utilisateurs. Twitter est l’autre réseau social qui fait parler de lui et sur lequel il fait bon avoir un compte ces derniers temps. Il est donc tentant, dans un premier temps, d’essayer de synchroniser ses tweets et ses status facebook. Il se trouve que Twitter est beaucoup plus bavard que Facebook, et qu’il possède quelques syntaxes qui lui sont propre (les RT, les @ pour citer un utilisateur et les #hashtags).

Ainsi mettre à jour systématiquement son statut Facebook avec ses tweets revient à négliger son auditoire sur Facebook. En effet, le dialogue entre utilisateur, sur Facebook, s’établit via les commentaires mais une réponse publique ou un retweet sur twitter équivaut à une mise à jour de statut.

De plus, si Facebook est désormais mainstream, Twitter est encore réservé à un public relativement technophile. Il y a donc fort à parier que tout ce qui se dit dans une timeline Twitter ne soit pas suceptible de faire l’objet d’une mise à jour de statut Facebook.

Cette réflexion vaut également, à mon sens, pour la synchronisaion de son statut linkedIn avec ses tweets même s’il est désormais possible de le faire.

C’est là que le service ping.fm est pertinent, il permet d’avoir un point d’entrée unique pour la mise à jour de beaucoup de réseaux sociaux: twitter, facebook (compte et page), mais aussi tumblr, MySpace, Gtalk, LinkedIn, FriendFeed, Delicious,Flickr. HelloTxt est également une solution intéressante à tester, notamment avec son extension Firefox hellotxtbar. Cette réflexion vaut également, à mon sens, pour la synchronisaion de son statut linkedIn avec ses tweets même s’il est désormais possible de le faire.C’est là que le service ping.fm est pertinent, il permet d’avoir un point d’entrée unique pour la mise à jour de beaucoup de réseaux sociaux: twitter, facebook (compte et page), mais aussi tumblr, MySpace, Gtalk, LinkedIn, FriendFeed, Delicious,Flickr. HelloTxt est également une solution intéressante à tester, notamment avec son extension Firefox hellotxtbar.

socialpipeline

C’est en centralisant le point d’entrée des mises à jour de status, qu’on voit apparaître la notion de pipeline social. Tel qu’elle est présentée elle est assez simpliste et peut être améliorée.

Tumblr et FriendFeed sont utilisés essentiellement comme répétiteurs. Ils présentent l’avantage d’être moins volatiles, que Twitter (donc plus simple à linker, donc mieux référençables). Il paraît donc préférable de ne pas les alimenter via ping mais via twitter, ce qui aura pour effet de maximiser le volume de posts sur chacun de ces réseaux.

La même logique peut être adoptée pour l’alimentation de Delicious. Il peut être en effet intéressant de bookmarker systématiquement tous les liens que vous twittez. Tweecious est une extension firefox qui permet de déverser toutes les urls twittées dans un compte delicious.

L’effet mémoire de cette petite astuce va plus loin, puisque comme vous le savez sans doute, twitter et ping.fm utilisent massivement les raccourciceurs d’url, or les liens raccourcis délivrés par ses services ont une durée de vie limité! Tweecious, en stockant l’url réelle et non l’url raccourci, vous permettra de conserver vos liens de manière durables, en taggant automatiquement chaque lien avec le contenu et les hashtags de chaque tweet il vous permettra de classer automatiquement chaque lien tweeté.

Ce genre de diffusion dans les services de bookmarking social ont également des vertues en référencement. Les outils tel que SocialMarker permettent d’alimenter rapidement ces services.

Enfin pour optimiser l’alimentation du pipeline que nous venons de monter, je vous propose le service Hootsuite, ce service permet de mettre à jour vos status via plusieurs comptes twitters , facebook, linkedIn et ping. Mieux Hootsuite permet également de planifier ces mises à jour de statuts: idéal pour ciblé votre auditoire par tranche horaire, et par réseau. Autre atout de Hootsuite, il permet de sauvegarder des recherches Twitter à la manière des applications desktop (seesmic, tweetdeck, …), ce qui rend ces recherches et vos timelines accessibles de n’importe où sur le net. Pour compléter le service vous trouverez une extension firefox, ainsi qu’une application iPhone très bien faites.

N.B si vous êtes à la recherche d’un environnement portable d’administration de vos comptes sociaux, je vous recommande vivement firefox en version portable (i.e. installé sur une clé USB) avec les extensions pour le community managerment.

La seule chose qu’Hootsuite ne fait pas dans sa version gratuite c’est publier un flux rss via ping ….

Cette fonctionnalité est particulièrment intéressante si vous animez un blog. C’est exactement ce que fait le plugin wordpress WordPress 2 Ping.fm.

Afin d’affiner la connaissance de votre auditoire je vous conseille également de vous créer un compe sur bit.ly et de l’utiliser autant que faire ce peut comme raccourciceur d’url, vous pourrez ainsi tracker les clics sur chacun des liens que vous publiez.

Etre Internaute Mobile, Qu’est ce que ça change ?

Vendredi 27 novembre 2009

Cela va faire environ 2 ans que je participe au programme Ambassadeur d’Orange Business Services.

Je fais parti de la petite dizaine de blogueurs sélectionnés pour tester les nouveaux outils de la mobilité de l’offre de service professionnelle d’Orange.

Après 2 ans d’usages intensif. Je pense qu’il est intéressant de prendre du recul par rapport à mes usages et de partager avec vous ce que cela change.

Imaginez que vous avez tout le temps dans votre poche un objet communiquant doté de capacité multimédia et d’une connexion internet. Imaginez que vous puissiez vous en servir de manière illimité pour vous informer et communiquer avec votre environnement sans que cela vous ruine.

Une sorte d’ADSL du mobile en moins rapide (pour le moment). Imaginez la révolution qu’apporte ce petit objet à votre système d’information et de communication.

Vers un monde où tout est connecté, tout le temps.

matrix 

Les terminaux mobile permettent aujourd’hui de rester connecté en situation de mobilité. Il devient alors facile de continuer a traiter l’information entrante pendant les transports en commun par exemple. Ces technologies de communication permettent de réduire a son minimum la fracture numérique (définis comme étant le temps où l’on est déconnecté).

Oubliez la diffusion Hertzienne et FM, elles sont d’un autre temps. Demain, tous les flux passeront par Internet. Vous ne vous poserez plus la question du téléchargement car tout sera streamé…

Depuis quelques jours, j’écoute par exemple mes playlists sur l’application Deezer sur mon Blackberry Bold.

Avec la géolocalisation, il m’est impossible de me perdre et je ne perds plus de temps à regarder google maps avant de me rendre dans un endroit inconnu.

Ajoutez à cela une pincée de réseaux sociaux et grâce à ce terminal mobile, vous avez accès en temps réel à votre réseau et pouvez solliciter l’intelligence collective de ce réseaux pour vous informer, vous écouter et vous répondre.

La révolution mobile a déjà commencé et est en train de changer radicalement la manière dont les personnes conçoivent et gèrent leur système d’information et de communication.

Depuis maintenant quelques temps déjà, on constate l’apparition d’une statusphère. Cette statusphère est composé de l’ensemble des status mis à jour par les internautes. En france, Facebook et ses (bientôt) 14 millions d’inscrits en représente le coeur. Une minorité de personnes utilisent également Twitter. Les réseaux professionnels s’y mettent également, Linkedin à fait le premier pas, Viadeo va suivre prochainement.

Après en avoir discuté avec beaucoup d’utilisateurs blogueurs, il semblerait que cette statusphère et plus particulièrement twitter représente aujourd’hui la source d’information primaire de beaucoup de travailleurs de l’information. En effet, nous avons réduit la consommation de flux RSS au profit de ces systèmes d’information collaboratif et temps réels.

Vers un Web de plus en plus social et de plus en plus proche des utilisateurs.

socialwebIl est clair que nous allons vers un usage généralisé d’Internet en situation de mobilité. Imaginez ce qui se passera quand tout le parc mobile sera en mode de connexion illimité et permanente.

Le Web en deviendra vivant, car au final il sera ce que les êtres humains en auront fait au coeur de leurs usages de communication.

A ce sujet, je vous invite à consulter la vidéo (en anglais) de Kevin Kelly sur ce qui va se passer dans les 5000 prochains jours.
Passionnant.


Et vous, êtes-vous internaute mobile ? Qu’est ce que cela a changé dans votre vie ? Quel va être l’impact de la généralisation de ces usages ?

Interview de David Fayon : Auteur du livre "Web 2.0 et au-delà"

Dimanche 7 juin 2009

Pourrais-tu te présenter en quelques lignes ?

David Fayon, auteur dernièrement de " Web 2.0 et au-delà " préfacé par Pierre Kosciusko-Morizet. Je suis tombé dans la marmite informatique étant petit en 1981. Mon premier mél envoyé remonte à 1989…Et depuis lors, études puis travail ont été menés parallèlement à une activité de veille intense sur Internet puis le Web qui est une passion. Il est pour moi capital de se maintenir en permanence informé des évolutions technologiques et d´anticiper les conséquences en matière d´applications et d´usages. Mais aussi de partager et d´échanger. Côté professionnel, je suis actuellement Directeur de projets SI à La Poste après avoir occupé différents postes comme Directeur marketing de ColiPoste (2000 à 2003) période pendant laquelle j´ai développé avec mes chefs de produits la gamme Colissimo pour répondre à l´essor pressenti du e-commerce puis responsable de l´outil des contrôleurs de gestion de La Poste jusqu´en 2007. Outre la passion ès Internet, j´aime le sport en général, les raids en équipe en particulier (VTT, course d´orientation, etc.) sauf la natation où je nage péniblement le " chien crawlé ". :-( Pour les autres informations, il suffit de se rendre sur des réseaux sociaux comme LinkedIn, Viadeo ou encore Ziki. ;-)

Oui c´est vrai les mensurations manquent à l´appel (1 m 84 pour 77 kg). Peu de réseaux sociaux les demandent sauf pour certains plus axés sur les rencontres. A noter que pour connaître les tailles des personnalités (de De Gaulle à Nicolas Sarkozy par exemple), on peut se rendre sur http://la-bonne-taille.blog-machine.info.

Pourquoi avoir écrit le livre " Le Web 2.0 et au-delà " ?

Après avoir écrit " Clés pour Internet " et encouragé par le feed-back et les échanges avec les lecteurs, je voulais aller plus loin et décrire les évolutions présentes et à venir du Web comme les applications du Web 3D et du web sémantique tout en donnant des éléments pour être plus efficace sur le Web et améliorer sa visibilité numérique. Le 2.0 n´est pas une mode mais plus un commencement et le véritable déroulement de la révolution immatérielle. C´est ainsi qu´à l´origine le sociologue canadien Marshall Mc Luhan imaginait le réseau des réseaux. Nous avons beaucoup d´écrits sur le sujet – le Web 2.0 ayant généré beaucoup de buzz – mais je n´en ai pas vu/lu qui réalisent un 360 degrés du domaine avec les aspects techniques, économiques, sociologiques, organisationnels et une profondeur historique. Et quand on voit chez beaucoup de politiques la connaissance actuelle du Web 2.0, je crois avoir visé juste pour évangéliser nos élus par exemple. Nous avons du chemin à faire par rapport au débat d´arrière-garde pour HADOPI qui devrait être inapplicable dans les faits, pour expliquer les changements de paradigmes induits par le logiciel libre, les nouveaux modèles économiques du Web 2.0, l´effet longue traîne, etc.

Pour toi, quel est le changement majeur amené par cette vague 2.0 ?

L´augmentation du champ des possibles avec la triple évolution technique (feuilles de style, syndication de contenu, Ajax, etc.), participative (et notamment l´internaute qui est à la fois consommacteur et consommauteur ainsi que l´effet émergence des réseaux sociaux au-delà de Facebook et la redistribution des pouvoirs qui en découlent) et relative aux données collectées et stockées qui sont les trois composantes du nouveau Web. Le caractère même du Web 2.0 est cette course à l´évolution permanente (et le principe de la version Bêta perpétuelle) avec chaque jour de nouveaux outils et le combat de titans que se livrent Google et Microsoft. On l´a vu ces derniers jours avec les annonces de Google Wave et Microsoft Bing. Chacun essaie aussi d´investir le terrain du concurrent, c´est une partie de Go ou d´échecs à laquelle nous assistons. Google tente d´imposer son navigateur Chrome qu´il peine à faire décoller. Microsoft essaie de donner un regain à Explorer qui a du mal à respect les standards du Web (tests Acid 2, 3, 4 notamment). Alors que Firefox, Opera et Safari sont déjà de très bons navigateurs.

Economiquement, la vague 2.0 rend le positionnement des acteurs instables et nous assistons à des évolutions permanentes des positionnements (Apple avec l´iPhone et les services développés autour pour lesquels il prélève une triple dîme, Orange qui avec son Orange Labs a plusieurs projets dans ses cartons y compris pour concurrencer Google – on l´a vu avec 24 24 Actu par exemple). Dans les usages, la vague 2.0 modifie les comportements. Certains internautes délaissent le mél au profit des messageries internes à leurs réseaux sociaux comme Facebook.

Quels nouveaux usages as-tu adopté récemment qui ont changé ta vie ?

Je ne dirai pas que ces usages pour quelqu´un qui baigne dans la marmite numérique depuis petit ont changé ma vie, néanmoins ils ont soit simplifié soit modifié certains comportements, plutôt en ajoutant des outils les uns aux autres (en sus du site, du blog et des réseaux sociaux). Le micro-blogging en constitue un exemple. J´ai adopté Twitter (http://twitter.com/fayon) qui est complémentaire aux autres réseaux sociaux, plus dans l´instantanéité. Il nécessite néanmoins de mettre des limites notamment quant à la cyberdépendance générée car on peut malgré la simplicité de l´outil vite devenir accro d´une part et au droit à la déconnexion d´autre part. Le bon usage des outils du Web 2.0 demande d´examiner la valeur ajoutée apportée par chacun de ces outils et de vivre une complémentarité entre monde physique et monde virtuel.

Quels sont pour toi les usages de demain ?

Sans être Madame Soleil, on peut raisonnablement penser que nous nous orientons vers la combinaison de techniques déjà présentes, la valeur ajoutée résidant dans l´assemblage de deux ou plusieurs outils (les mashups où un service est associé avec Google Maps par exemple) mais aussi les architectures SOA et le développement des widgets pour que chacun personnalise son environnement de travail, le tout davantage vers des solutions de type à la demande (SaaS) où l´on pourra consulter ses applications et données de n´importe où mais qui demanderont une sécurité accrue. Ces nouveaux usages seront liés à la mobilité et son corollaire la géolocalisation avec le GPS. Nous allons entrer dans un cycle d´innovation qui va s´accélérer. Il conviendra d´avoir du flair pour les concepteurs mais aussi pour les utilisateurs pour dénicher les applications gratuites ou payantes qui apporteront outre des fonctionnalités nouvelles un gain de temps. La notion de développement durable avec le Green IT émergera ainsi que les nouvelles formes de travail à distance.

Dans ce sens, l´action de notre ministre NKM pour le développement du numérique va dans le bon sens avec des chantiers tout azimuts (social games en entreprise, etc.). Il reste cependant à être vigilant quant à la lutte contre la fracture numérique (équipement des foyers, formation de ceux-ci, politique en faveur du haut et très haut débit sur l´ensemble du territoire). Mais elle gagnerait à être concertée au niveau européen pour ne pas partir en ordre dispersé face aux Etats-Unis et avoir une taille critique : nous avons plus d´internautes en Europe qu´aux Etats-Unis, un parc de téléphone mobile supérieur, des revenus par abonnés importants. Le TOP 5 du Web est entièrement américain (Microsoft, Google, Yahoo, Amazon, eBay) sans même compter les autres acteurs de l´informatique : Cisco, IBM, Oracle, HP, Apple et la liste est longue ! Et à côté de cette nouvelle frontière numérique européenne des initiatives privées comme la Startup Academy qui surfe sur l´effet sociologique de télé réalité sont à encourager.

Quel impact va avoir la révolution mobile (qui se prépare) sur nos manières de communiquer et de collaborer entre êtres humains ?

Un mot, comme on dit en sport : Ce sera " énorme ". Quand on sait que le parc de téléphone mobile est 3 fois supérieur à celui des PC… Déjà nous avons des réflexes pavloviens. Le syndrome du " T´es où ? " avec le téléphone portable ou du " Qu´est-ce que tu fais ?" du micro-blogging modifie notre rapport au temps, à l´action, à l´espace. Avant même de demander à une personne comment elle va, on souhaite savoir où elle se trouve. En outre les frontières vie professionnelle / vie privée vont s´étioler. Il appartiendra à chacun de mettre des limites, de définir des sphères de contact (famille, amis, travail, associations, etc.) et d´interagir avec ses bulles de connaissances. La tendance collaborative du Web 2.0 sera prolongée avec surtout une kyrielle d´applications marchandes grâce aux recommandations faites par ses amis qui ont un impact fort sur l´acte d´achat.

La révolution mobile sera également capitale pour les pays en voie de développement, en Afrique majoritairement où la culture de l´oralité est très forte. Certains pays (Par exemple le Kenya avec Safaricom) passent directement en phase mobile en shuntant l´étape PC avec les stratégies de micro-paiements. Tout ceci représente des opportunités de collaboration et de croissance chez nous mais aussi une redistribution des pouvoirs.

Et au-delà, Qu´imagines-tu pour 2015 ?

Nous aurons migré d´IP à IPv6, la pénurie d´adresse IP sera derrière nous. Nous vivrons le Web 3.0 sous deux dimensions, la première l´internet des objets avec une multitude d´objets communicants reliés à Internet et une kyrielle de puces RFID. La seconde, le Web sémantique avec des outils intelligents qui anticiperont les souhaits des internautes. Nous serons bien au-delà du moteur de recherche sémantique actuel Wolfram Alpha.

Nous vivrons de plein pied l´ubiquité nomade où chacun devra mettre des limites quant à la géolocalisation et basculer de temps à autre en mode " déconnecté ". On voit déjà apparaître des sites comme Aki Aka, un réseau social qui permet de géolocaliser ses contacts. Les risques de " big brotherisation " accentuée matinée de " minority report ", pointés par exemple par la CNIL, ne sont pas à exclure et il conviendra à chaque citoyen de se tenir informé pour vivre intelligemment dans les deux univers complémentaires, physique et virtuel. Et d’assurer un certain contre-pouvoir pour éviter qu’un Gouvernement totalitaire et liberticide, quel que soit sa forme, n’émerge

Merci pour tes réponses. A quand le prochain livre ?

Je souhaite d´abord une deuxième édition PARTICIPATIVE de " Web 2.0 et au-delà " où j´intégrerai les remarques pertinentes des lecteurs que je remercierai au passage. C´est aussi ça le Web 2, le tout doit devenir supérieur à la somme des parties. Et chacun peut aussi apporter sa pierre à l´édifice. La notion d´intelligence collective prend tout son sens.

Mon intervention à la table ronde sur les réseaux sociaux à l’université d’été du MEDEF

Vendredi 29 août 2008

Ce matin, j’ai eu l’honneur de participer en tant qu’intervenant sur la table ronde des réseaux sociaux à l’université d’été du Medef au côté de Olivier Marcheteau, Isabelle Juppé, Orianne Garcia, Jean-Louis Constanza, Olivier Iteanu et Guy Rider le tout animé par Jean-Michel Billaut.

Je vous livre ici un petit résumé de mon intervention.

J’ai commencé à m’intéresser aux réseaux sociaux en 2003 avec la découverte de Linkedin. J’ai tout de suite commencé à capitaliser mes contacts INPG ESISAR (mon école d’ingénieur) sur ce réseau puis quelques mois plus tard sur Viaduc (nouvellement Viadeo).

Que sont les réseaux sociaux professionnels ?

Les réseaux professionnels sont pour moi une gigantesque base de CVs dynamiques couplée à des millions de carnets d’adresses interconnectés entre eux.

Quels sont leurs potentiels ?

Le potentiel de ces réseaux est énorme pour peu que l’on prenne le temps d’agréger nos contacts sur ces derniers au fur et à mesure des rencontres. L’idée est d’envoyer/de connecter son carnet d’adresses pour bénéficier des relations de ses relations. Ces réseaux deviennent très utiles quand vous avez capitalisé beaucoup de contacts dessus. Cela vous donne accès à plusieurs millions de personnes seulement avec un degré de séparation de 3 (le carnet d’adresse d’une relation d’une de mes relations).

C’est également une mine d’or quand vous recherchez un profil bien particulier ou un contact ciblé directement à l’intérieur d’une entreprise. Cependant, cela a ses limites et les concepteurs de réseaux sociaux l’ont bien compris. Au départ, Linkedin donnait 4 degrés de profondeur pour faire passer ses requêtes de contact. Viadeo en avait même mis 5 si je ne m’abuse. On dit souvent "les amis de mes amis sont mes amis". Mais qu’en est-il du lien avec les amis de mes amis de mes amis ?

Quels sont leurs limites ?

Je dois avoir capitalisé aujourd’hui plus de 1500 contacts sur linkedin mais dans un contexte d’affaire, ce réseau est un peu trop statique à mon goût. Il n’est pas évident de maintenir une présence active et cela devient vite consommateur de temps si vous souhaitez y développer un réseau de contact actifs.

En quoi le blog est complémentaire d’un réseau social ?

Le web est un puissant catalyseur de relations sociales dès lors qu’on sait l’utiliser à bon escient. Google joue très souvent l’entremetteur en permettant aux uns d’afficher leurs pensées publiquement et aux autres de les trouver et de se connecter avec leurs auteurs. C’est pourquoi, j’ai ouvert ce blog en novembre 2005 (1er en france entièrement dédié au web 2.0) pour pouvoir aller plus loin dans l’établissement d’un réseau social actif autour des thématiques qui me passionnent.

A partir de là, mon réseau social n’a cessé de grandir et les relations sociales n’ont cessé de se renforcer. 1 mois après avoir ouvert ce blog, je m’installais sur Paris et je rencontrai mes associés actuels sur Ziki.com. Nous parlions déjà d’identité numérique, de gestion de contenus en ligne, de mise en relation et de l’impact que toutes ces choses auraient sur nos vies.

Vers une identité "active" en ligne ?

Notre vision était qu’à terme la mise en relation de base entre les membres d’un réseau social grand public serait directe et gratuite avec comme contrainte la génération de contenus. Nous avons donc construit le premier aggrégateur d’identité en ligne en permettant aux blogueurs et producteurs de contenus de rassembler leur présence en ligne en un seul point, facilitant ainsi la prise de contact directe avec nos membres. Afin de transformer leur identité, en identité active ou se mèle des contacts & des contenus entre personne et société.

Et l’international ?

Nous avons très rapidement acquis une base de contact à l’international et aujourd’hui nous avons des membres dans plus de 152 pays. Cela nous a été utile pour faire la promotion du service à l’international et nous as permis d’identifier des potentiels partenaires, clients, fournisseurs dans le monde entier.

Quelles méthodes pour développer son réseau social ?

Pour moi, il existe 2 approches du networking en ligne:

  • une démarche de contact active et
  • une un peu plus passive via la création de contenu.

Je me suis déjà exprimé à ce sujet ici et . Aujourd’hui, ma présence sur le web me permet de bénéficier de mises en relations ciblées. Je ne fais que très peu de recherche active de contacts. J’ai simplement à dépiler les mails et traiter les requêtes que l’on m’envoie.

La déferlante facebook !

L’année dernière, Facebook a fait une entrée fulgurante sur le paysage des réseaux sociaux français alors même qu’il n’était pas localisé (and i thought that our english level is sooo bad) ! Comme nous l’avions pressenti sur ziki,

  • la mise en relation sur facebook est directe et gratuite,
  • il s’agit d’un réseau dynamique où l’on peut partager de nombreux contenus et en faire des usages qui vont du dating à l’échange professionnel.

Cette confusion des genres donnent d’ailleurs lieu à d’interminables débats passionnant entre pudeur et impudeur. La pénétration de facebook est telle qu’aujourd’hui qu’il est fréquent que j’aille chercher le CV qu’il me faut sur linkedin et que je passe ensuite sur facebook pour contacter la personne en direct. Avec la profusion actuelle des outils 2.0, il faut savoir composer pour les rendre réellement profitables.

Ma stratégie de networking en ligne

Personnellement aujourd’hui, j’utilise majoritairement mes blogs et mon micro-blog (twitter) pour étendre mon réseau. Ces contenus sont ensuite automatiquement synchronisés avec mon Ziki et mon statut facebook qui ont alors le rôle de diffuseur de contenus.

C’est très puissant. J’ai un besoin, une question, je le « twitt » (140 caractères) et je reçois des réponses via twitter instantanément mais aussi via mon profil Ziki ou mon profil via Facebook avec plus de 1600 contacts. Donc oui les réseaux sociaux permettent d’avoir un carnet d’adresse mondial mais pour moi ce n’est pas le plus intéressant. Aujourd’hui ce qui m’intéresse c’est plutôt d’étendre mon réseau social « actif » : celui avec lequel j’interagis au quotidien. J’aime créer des liens en son sein, rendre service afin de pouvoir à mon tour bénéficier des faveurs de mon réseau actif et ceci quelque soit sa langue ou sa localisation.

Voilà le témoignage de  ce matin (vous avez eu la version extended). J’ai continué le débat en interview sur l’aspect recrutement 2.0 avec miss Mathilde Cristiani de l’atelier.


Puis au stand Medef TV pour un super trio avec Hervé Bloch et Frédéric-Michel Chevalier (sera publié très prochainement je pense). Et qui ont encore continué en discussion privée jusqu’en début d’aprem.

Une journée complète à nourrir ma réflexion sur les réseaux sociaux au contact des autres dans l’environnement de polytechnique. J’aime pas, J’adore ! Merci au MEDEF de m’avoir invité, je reviendrai avec plaisir ;)

Personal Branding et Création de Contenus

Samedi 17 mai 2008

Dans le précédent article nous nous sommes intéressés aux bases du personal branding qui pourrait se résumer à définir les bons objectifs personnels et s’assurer que l’on va nous trouver quand on nous recherchera (ou quand on cherchera quelqu’un avec une compétence donnée). Maintenant qu’on vous trouve, il va falloir enrichir votre présence sur le Web.

Le CV, la base de tout
Dans une optique de marque personnelle professionnelle, le cv reste encore aujourd’hui un incontournable et permet d’avoir un tour d’horizon rapide des compétences et expériences d’une personne. Il convient donc de mettre son CV en ligne sur une plateforme et de le soigner un minimum. Souvent on trouve des profils/cv Linkedin peu bavards et cela n’inspire pas confiance, la première étape me semble donc être de passer du temps à soigner son CV. Une fois celui-ci rempli sur Linkedin (par exemple) vous pouvez l’ajouter sur votre Ziki et celui-ci sera synchronisé automatiquement.

Informez-vous, restez au courant de ce qu’il se passe
Pour aller au-delà du simple CV et rentrer dans une vrai stratégie de création de contenu autour de sa marque personnelle, il faut commencer par s’informer sur la niche (thématique) dans laquelle on souhaite se faire remarquer, se faire connaître puis reconnaître. Vous devrez donc mettre en place une veille efficace vous permettant d’être au courant de ce qu’il se passe, se dit ou se pense dans votre environnement. Je vous invite a lire l’article que j’ai intitulé :  « La veille l’arme secrète du blogueur » pour aller plus loin sur ce sujet. Attention cependant à ne pas tomber dans l’excès de sources d’informations car c’est bien connu « trop d’information, tue l’information » et surtout cela ne vous laisse plus le temps pour la capitaliser en la retravaillant, l’analysant pour ensuite y réagir et y apporter sa contribution personnelle.

Identifiez les influents et contribuez chez eux
Lors de votre veille sur les blogs, vous devrez apprendre à identifier les blogueurs qui comptent dans votre niche. Il y a plusieurs manières d’évaluer cela, le nombre d’abonnés sur le blog (feedburner), le nombre de fois ou celui-ci à été lié en référence (technorati, wikio), le nombre de commentaires, les sites ou blogs bien référencé dans votre thématique. Participer ensuite à leurs écrits et à leurs réflexions en apportant des commentaires à valeur ajouté. Cela vous permettra de vous faire (re)connaitre comme quelqu’un de pertinent sur le sujet.

Ouvrez un carnet personnel (un blog) pour y consolider du contenu
Une fois que vous vous sentez prêt, et que vous avez des choses intéressantes à dire et à partager sur la thématique de votre choix, il convient d’ouvrir un espace de publication dédié à recueillir vos écrits qui seront directement liés à votre marque personnelle. Vous pouvez par exemple poser vos premiers articles dans l’outil de publication de Ziki, mais très vite celui-ci se verra limitant dans votre expérience de blogueur et vous aurez à ouvrir un blog sur une plateforme de blog dédiée et clé en main (overblog, wordpress.com). Si vous souhaitez aller plus loin je vous conseille de lire les 14 étapes pour créer son blog dans les règles de l’art.

Publiez 80% de contenu de qualité !
Une fois les détails techniques de votre expansion numérique réglés, vous pouvez commencer à rédiger vos premiers articles. Prenez le temps de bien analyser ce qui manque dans votre niche et ce que vous pouvez lui apporter avec le partage de vos réflexions via votre nouveau blog. Mieux vaut publier moins mais de grande qualité que publier beaucoup de moins bonne qualité (au début en tout cas ;) ). Essayer de ne pas dépasser les 20% d’articles à faible valeur ajoutée sans pour autant dénigrer les petits billets légers qui sont souvent indispensables pour donner de l’oxygène à votre lectorat ;)

Construire sa marque avec une audience (de confiance) prends du temps, beaucoup de temps. N’espérez donc pas attirer des millions de lecteurs qui voudront lire votre prose du jour au lendemain. Jour à jour vous allez étendre la portée de vos écrits et de votre marque personnelle.

La dernière partie de cette réflexion concernera les moyens de contrôler sa réputation numérique, de tracker au jour le jour sa marque personnelle. On explorera aussi la dimension des réseaux sociaux afin de voir comment ils peuvent être utilisés dans une stratégie de personal branding.

Personal Branding : Introduction au Marketing Personnel

Mercredi 7 mai 2008

Dans un précédent article, nous nous étions intéressés à établir une carte mentale autour du Personal Branding. Dans cet article, je vais commencer par essayer d´en donner une définition et de présenter les bases à connaître pour un personal branding efficace via Internet.

Définition du Personal Branding
Dans Personal Branding, il y a la notion de personne et de marque. Le Personal Branding serait donc l´action de promouvoir sa marque personnelle. Sa marque personnelle est avant tout notre nom de naissance et ceci tout au long de notre vie (à part bien sur si on vient à changer de nom civil). On nait avec, on vit avec, cependant ce n´est pas pour autant que l´on s´attache à développer celle-ci. Parfois on préférera même créer des pseudonymes, des avatars, des noms de scènes afin de développer une marque personnelle dans une sphère donnée. Je pense notamment aux artistes qui n’utilisent que rarement leur nom civil. Je vais m´intéresser dans cet article uniquement à la notion de promotion de sa marque personnelle de naissance (son nom civil) dans un cadre que je qualifierai de professionnel.

Objectifs du Personal Branding
En effet comme dans toute opération marketing organisée, le personal branding a plusieurs objectifs. Le premier objectif évident qui vient à l´esprit est l´amélioration de son employabilité. En effet, toute personne devant trouver un emploi doit savoir se vendre pour être recrutée. Il doit faire son marketing personnel afin de convaincre un futur employeur qu´il est LA personne qu´il lui faut. Cela peut commencer par la rédaction de son CV, la diffusion de celui-ci, l´utilisation de sa notoriété pour se faire chasser… Tout dépend l´état d´avancement de votre carrière et de vos objectifs d´emploi mais tout au long de votre carrière il va falloir soigner votre CV et votre marque personnelle. Ensuite, il peut y avoir des objectifs de développement (de son réseau) social. Il peut être pratique d´avoir une marque personnelle bien positionnée pour être (re)trouvé par ses anciens camarades d´écoles mais également (et surtout) pour être trouvé par de potentiels partenaires, fournisseurs et clients. Dans ce cas, l´objectif est plutôt de développer la renommée de sa marque personnelle dans une ou plusieurs sphères d´intérêts afin de bénéficier de la force des recommandations sociales dans les schémas décisionnels qui régissent le business.

Par où commencer ?
Tout dépend de vos objectifs mais la plupart du temps il faut savoir ce que vous allez " brander ". Allez-vous pousser une marque personnelle basée sur votre nom civil ? Allez-vous créer une marque pour adresser une niche particulière ? Dans tous les cas, un bon point de départ c´est de s´assurer une présence sur son nom. En pratique vous pouvez faire les choses suivantes :

Réserver son nom de domaine
- Voir Ajaxwhois.com pour gérer la disponibilité
- Acheter son nom de domaine chez godaddy.com / gandi.net 
Créer son Ziki (bon référencement naturel)
Achetez son nom sur Google en lien sponsorisé
- Directement sur Google Adwords
- ou plus simplement via Ziki.com
Créer des profils sur les réseaux sociaux
- Facebook : Pro & Perso
- Linkedin / Viadeo : Pro
- Myspace : Artistique

L´idée de ce point de départ est d´assurer que lorsque l’on vous cherche sur Internet sous votre marque personnelle, on vous trouve et sous la forme que vous souhaitez mettre en avant, le meilleur de vous-même dans l´objectif de marketing personnel que vous vous êtes fixés.

L´étape d´après c´est la mise en place d´une stratégie de développement de contenus autour de votre marque pour augmenter sa diffusion, sa notoriété et son positionnement dans une plusieurs niches identifiées. (A suivre donc …)

L’APEC signe un partenariat historique avec Linkedin

Vendredi 7 mars 2008

apec-linkedin
J’ai été invité ce midi à un déjeuner par l’équipe de l’Apec et quelques amis blogueurs pour une avant première sur le fruit de leur collaboration avec Linkedin (merci !).

En effet cela fait maintenant plus d’un an que l’APEC s’est entendue avec LinkedIn pour travailler ensemble à la mise en place d’une passerelle entre les deux services. Après avoir fait le tour des acteurs des réseaux sociaux professionnels, l’équipe a finalement souhaité (et réussi) à travailler avec le premier acteur des réseaux sociaux professionnels en ligne LinkedIn. C’est donc deux acteurs majeurs qui se sont " mariés " pour fournir un service supplémentaire aux cadres français en recherche d’emploi.

C’est donc durant la nuit du 11 mars 2008 que sera déployée sur le site de l’APEC une nouvelle version du site qui intégrera une partie communautaire en partenariat avec Linkedin. Concrètement, il suffira aux inscrits sur l’Apec de relier leur compte Linkedin à leur compte Apec pour bénéficier des nouvelles fonctionnalités. Une fois les deux comptes liés, les offres d’emploi seront accompagnées de résultats sociaux issus de linkedin qui vous indiqueront qui dans votre réseau direct et étendu travaillent pour cette société. Il y aura également un onglet communauté qui permettra d’exploiter les résultats de linkedin directement depuis l’interface (en français) de l’Apec.

En terme d’usage, je pense que cela est intéressant de savoir que telle ou telle personne de son réseau travaille ou connaît quelqu’un qui travaille dans une société. Cela peut permettre d’avoir un avis interne sur la société, son fonctionnement, ses équipes, ses valeurs etc mais également d’utiliser un contact en interne pour porter une candidature auprès des ressources humaines ou tout du moins pour vous aider à faire la meilleure candidature possible. Bon ce n’est pas non plus révolutionnaire pour ceux qui étaient déjà sur linkedin et l’utilisaient régulièrement mais c’est un pas de plus vers la rapidité d’accès à l’information et surtout ça permettra à ceux qui ne connaissent pas encore Linkedin de pouvoir se créer un profil.

Ce qui est aussi intéressant dans ce partenariat c’est que ce sont des français qui ont poussé les américains à développer leur API afin de pouvoir interfacer les deux services (cocorrico !). L’APEC est le premier service emploi au monde à utiliser l’API de Linkedin. Cela présage également de l’arrivée prochaine de la version française de Linkedin. Viadeo, le plus connu des réseaux sociaux professionnels français, a du souci à se faire… A moins que Monster ne s’allie avec eux ? Je sais qu’ils sont en train de voir comment se positionner de ce côté-là (racheter, intégrer un partenaire, développer eux-mêmes ?)… Ce qui est sùr c’est qu’en 2008 la bataille des réseaux sociaux va encore faire couler de l’encre (cf mon article Les réseaux s ociaux en pleine (r)évolution publié tout début janvier).

Voici quelques photos de ce repas (volé à Richard ;) ) et des captures d’écran de la prochaine version de l’APEC.


  • Catégories


  • Liens