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Interview de Katya Thomas de Bmykey
Les petites annonces immobilières 2.0

Jeudi 27 septembre 2007

Bonjour Katya,
Pourrais-tu te présenter en quelques lignes pour commencer ?
Je m’appelle Katya Thomas, j’ai 25 ans. Pour dire quelques mots sur moi, après le Bac, j’ai fais 4 ans d’études supérieures en communication globale sur Paris. Mes expériences professionnelles se sont situées dans l’audiovisuel et la communication.

BmyKey, c´est quoi ?

BmyKey
, qui vient de l’anglais, veut dire « Sois ma clé ». BmyKey est un site immobilier (d’annonces immobilières) avec un service de cartographie. La carte est totalement intégrée aux annonces. C’est à dire qu’avec BmyKey, les personnes recherchant un logement peuvent voir exactement où il se situe. De plus, grâce au service de proximité, ils peuvent accéder à tout ce qui se trouve autour d’une annonce comme les boulangeries, les écoles, les docteurs etc…

Avec qui travailles-tu dans cette aventure ?

Nous sommes deux personnes à avoir créé BmyKey, Pierre Vassard et moi-même. Nous travaillons ensemble sur les nouvelles idées, les fonctionnalités à mettre en place etc…Pierre s’occupe du développement.

D´où t´es venue cette idée ?
L’idée est venue lorsque je recherchais un  appartement. J’aimais bien pouvoir situé l’endroit (d’ailleurs je n’étais pas la seule à le faire). Je faisais des recherches sur divers sites puis j’allais sur Google Maps pour en connaître un peu plus sur le quartier. Cela me prenait pas mal de temps… De plus, avec Pierre nous regardions ce qui se faisait aux Etats-Unis. Les sites commençaient à intégrer la carte. Alors on s’est dit pourquoi pas ?
BmyKey est en ligne depuis Mai 2007. Nous avons commencé à travailler dessus en Novembre 2006.

Comment te positionnes-tu vis-à-vis du marché actuel de l´immobilier sur Internet ?
Aujourd’hui Internet est devenu incontournable pour rechercher son logement. Les études de marchés montrent que de plus en plus de personnes font leur recherche de logement sur internet. Les gens consultent les annonces sur Internet, à partir de chez eux, ou même à partir de leurs téléphones portables. Ils  souhaitent en connaître davantage sur les biens à vendre ou à louer. Ceci est rendu possible grâce aux photos, visites virtuelles et désormais grâce aux vidéos et enfin avec la géolocalisation des annonces.
Avec BmyKey nous souhaitons innover sur tous ces critères en apportant  des fonctionnalités afin de répondre aux besoins des internautes.
La concurrence est rude sur Internet, il existe de nombreux sites d’annonces immobilières. Heureusement pour les internautes, cette concurrence leur est bénéfique. Elle oblige les acteurs à se renouveler.
C’est dans cette optique que nous avons lancé BmyKey.  Innover et faciliter la recherche de logement sont nos principaux objectifs.

Après 5 mois d´existence quels sont les premiers retours ?
Nous sommes satisfaits car BmyKey a été très bien accueilli par les internautes et les professionnels de l’immobilier. Nous recevons de nombreux messages d’encouragements.
Récemment, un article dans le « 20 minutes » a été publié. Ce qui a fait connaître le site à un plus grand nombre de personnes. Depuis ce jour, nous recevons de nombreuses demandes de partenariats etc.
Le nombre d’annonces augmente et le trafic également. Au mois de Septembre nous avons réalisé notre plus gros trafic. Aujourd’hui nous avons un peu plus de 1500 annonces et nous comptons de plus en plus d’agences immobilières de toute la France qui n’hésitent pas à nous faire confiance.

Quelle est l´actualité de BmyKey ?
Nous venons de mettre en place un « widget » qui peut servir aux particuliers ainsi qu’aux agences immobilères. C’est une carte qui géolocalise l’ensemble des biens d’un annonceurs, qu’il soit un particulier ou une agence. Ils peuvent l’insérer facilement sur leur site, leur page personnelle ou encore sur leur blog afin de promouvoir leurs annonces immobilières.
A côté de cela, nous travaillons actuellement sur l’intégration de la vidéo. Les personnes souhaitant vendre ou louer pourront intégrer une vidéo de l’intérieur de l’appartement si ils le souhaitent. Puis d’autres fonctionnalités sont à venir… Je garde le suspense ;)
En terme de volumétrie d’annonces, l’objectif fixé au moment du lancement du site sera atteint avant la fin de l’année.

Quel est le business model de BmyKey ?
C’est un business modèle classique. Les particuliers payeront à l’annonce et les agents immobiliers auront le choix parmi différents forfaits pour publier leurs annonces.

Il est plutôt rare de voir des femmes se lancer dans l´entreprenariat, comment vis-tu ta vie d´entrepreneuse ?
Je vis ma vie d’entrepreneuse plutôt bien ;) Mais c’est vrai qu’on me dit souvent qu’il est rare de voir des femmes se lancer surtout sur Internet. Je pense qu’aujourd’hui de plus en plus de femmes travaillent sur la toile et j’ai d’ailleurs quelques amies pour qui c’est le cas, surtout dans les sites féminins. J’encourage toutes les femmes à monter leur propre société que ce soit sur Internet ou autre.

Si tu avais trois conseils à donner aux entrepreuneuses qui souhaitent se lancer, quels seraient-t-ils ?
Avant tout elles doivent être motivées, croire à fond en leur projet et surtout ne pas se laisser décourager. C’est le plus important.

Et le mot de la fin ?
Un grand merci pour cette interview ainsi que pour ceux qui la liront. N’hésitez pas à me faire part de vos suggestions et de parler à votre entourage de BmyKey ;) . Vous  pouvez aussi suivre l’actualité de l’immobilier sur notre blog.

Merci Katya d´avoir pris le temps de répondre à ces quelques questions. Bonne chance à toi et à Pierre pour la suite de cette aventure entreprenariale. Il y a tellement à faire dans l´immobilier 2.0

Toute la vérité sur Twitter (deuxième partie)

Samedi 21 juillet 2007

Pour continuer ce focus sur Twitter, j’ai convié Laurent à nous faire part de ses lumières sur le service. Voici donc une interview du créateur de TwitDir.com qui vous en dira plus sur le phénomène Twitter.

Hello Laurent, pourrais-tu te présenter en quelques lignes ?
laurent-pantanacce Laurent Pantanacce, 33 ans, tombé dans l’informatique au plus jeune âge (pour mes 9 ans), “addict” d’Internet depuis 1994 ! Je dirige les opérations en France d’un éditeur de software américain, Escalate Retail, leader des solutions multi-canal pour la distribution. Mais ce n’est pas à ce titre que je suis ton invité. C’est plutôt parce qu’à mes heures perdues, j’ai créé TwitDir.com, l’annuaire des utilisateurs Twitter.

Twitter existe depuis combien de temps ?
Twitter était initialement un projet de recherche qui a vu le jour au sein d’Odeo. Odeo éditait un service d’agrégation de podcast qui a été vendu à SonicMountain. Evan Williams (un des co-créateur de Blogger.com), Jack Dorsey et Biz Stone ont ensuite créé Obvious Inc, maison mère de Twitter.
Le service Twitter a vu le jour début 2006, mais c’est en mars 2007 qu’il a explosé et a vraiment commencé à être connu du grand public en gagnant le “SxSW Web Award“. Depuis cette date, Twitter gagne chaque jour un peu plus de terrain.

Comment le définirai-tu de manière simple ?
Pour moi, Twitter est un outil de communication qui se trouve à la frontière entre le blog et la messagerie instantanée. En effet, il permet de publier des notes très courtes (de la taille d’un sms), c’est pourquoi on parle de “micro-blogging”. De plus, le fait de pouvoir gérer un cercle d’amis au sein de Twitter ajoute une dimension sociale au simple outil de communication. Les notes publiées étant très courtes et diffusées à son cercle d’amis (qui a tendance à y répondre) rendent l’outil proche d’une messagerie instantanée à diffusion collective.

Et ça marche ? Quel est le nombre d’utilisateurs et la tendance de croissance ?
Il suffit de rafraîchir la page du “Public Timeline” (la liste des messages publiés) pour réaliser combien le nombre de “Tweets” (messages Twitter) est important. Une autre façon, parfois “addictive”, de s’en rendre compte est de regarder TwitterVision. (Attention, TwitterVision ne prend pas en compte tous les messages).

Je pense que le succès de Twitter est dù à un mix entre la simplicité de son interface, le besoin auquel Twitter répond (envoi de message), la gratuité de l’envoi des sms, et enfin son API qui permet le développement d’applications tierces (dont TwitterVision cité ci-dessus, ou TwitDir.com font parties).

De plus Twitter a été un des premier à se lancer sur ce segment intermédiaire en blog et IM. Et plutôt que de faire de la pub, Twitter a préféré offrir l’envoi de sms, l’effet viral a été immédiat. Comme souvent, Twitter se retrouve avec l’avantage concurrentiel du premier entrant.

Tu me demandes quel est le nombre d’utilisateurs; je ne crois pas qu’il soit possible de dire combien sont les utilisateurs de Twitter, mais je vais te communiquer en exclusivité et c’est une première les statistiques tirées de la base TwitDir. Je peux te dire qu’à ce jour (18 juillet 2007) la base TwitDir recense un peu plus de 340 000 comptes Twitter. Cette base prend en compte tous les utilisateurs ayant créés un compte public (c’est à dire n’ayant pas décidé de rendre leur Tweets privés – une des possibilités offertes par Twitter).

Je crois que ce qui est intéressant c’est le taux de croissance de la création des comptes : il est resté constant au cours du mois passé, alors que les vacances sont déjà là. (cf graphique).  En revanche, j’ai noté une évolution dans l’origine géographique de la création des comptes : début Juin, il y avait énormément de comptes asiatiques créés (Japon, Chine principalement). Depuis le début Juillet, il n’y a presque plus aucune création de comptes dans cette zone. Etonnant !twitter-user As tu des informations sur les usages qu’en font les gens ?
Je ne m’avancerais pas à faire une analyse sociologique des Twitterers et je pense qu’il est difficile de déterminer avec précision les usages. Mais j’aime bien l’analyse de TwitterFact sur les 4 types de Twitterers :

  • Les Lurkers : peu de messages, peu de followers. Tous les débutants passent par là.
  • Les Robots : peu de followers, beaucoup d’updates, souvent peu d’intérêt.
  • Les Influenceurs : peu de messages mais beaucoup de followers.
  • Les Stars : beaucoup d’amis, beaucoup de followers, beaucoup de messages.

Pour moi, il y a aussi une nouvelle catégorie qu’il ne faut pas oublier : les “ultra-followers”; Ils suivent des milliers de Twitterers mais proportionnellement peu les suivent. Les trois plus gros “ultra-followers” sont Louizoot, Springnet et un nouveau twitterer qui monte dans ce classement : FreeH2O. Tous les twitterer ont au moins une fois reçu un message pour leur indiquer qu’un de ces trois twitterers les suivaient ! Certains utilisent même des services (payants) qui vous ajoutent aléatoirement vingt amis d’un coup. C’est un peu le nouveau “far-west” ;-)
J’ai extrait de la base TwitDir.com le nombre de followers, friends, messages (updates), ou favoris nécessaires pour faire partie des top 10, 100 et 1000.

Ainsi pour être dans le Top10 des Twitterers possédant le plus d’amis, il faut en avoir plus de 6676 ! Bon courage ;-)
twitter-top-user 
L’extraction de ces données m’a donné une idée que je t’annonce en exclusivité : Sous peu, les résultats des recherches sur TwitDir intégreront des drapeaux Top10, Top100, Top1000 pour indiquer si le twitterer appartient à l’un de ces catégories.

Et toi quel est ton usage de Twitter ?
A titre personnel, j’utilise Twitter principalement pour les 3 raisons suivantes :

  • Publier des informations courtes : par exemple une adresse que je trouve intéressante, que j’ai envie de conserver quelque part, que j’ai envie de partager.
  • Echanger avec des amis : suivre ce qu’ils font, poser/répondre à des questions…
  • Suivre l’actualité HiTech : je suis les comptes Twitter de certains de mes logiciels préférés (Twitterrific, Adium…), je lis avec beaucoup d’intérêt le Link Blog de Robert Scoble , je suis aussi avec beaucoup d’intérêt les Tweets de l’équipe Twitter, et de certains “influenceurs” américains (je devrais dire “Stars”). Twitter devient dans ce cas un excellent outil de veille.

Twitter m’a aussi permis de faire la connaissance de personnes intéressantes. C’est grâce à Twitter que j’ai rencontré Shamir Ramjan (son twitter), ou Frédéric Cozic (son twitter) qui nous a présenté. Le rôle social virtuel devient réel dans ce cas là. //ou// La virtualité sociale de l’internet devient réelle dans ce cas là.

Au titre de TwitDir, j’utilise Twitter pour publier des mises à jour, pour demander à mes utilisateurs quelles fonctionnalités ils souhaiteraient voir développer. Je me sers aussi de la fonctionnalité “Favoris” pour stocker ce qui est dit sur TwitDir.

Peux-tu nous en dire plus sur TwitDir ?
TwitDir est né d’un constat simple : Twitter ne dispose pas, à ce jour, d’un annuaire des utilisateurs. En lisant un tweet d’Ouriel Ohayon, il m’est venu l’idée de développer un annuaire des utilisateurs en attendant que Twitter crée le sien.

A mes heures perdues, j’ai écrit quelques lignes de code qui utilisent l’API de Twitter, j’ai remplis mes bases de données en quelques jours, fait quelques test et lancé le site début juin. Chaque heure, sont ajoutés en base les nouveaux comptes créés (au rythme moyen de 2000 nouveaux comptes par jour).

Depuis le début juin, près de 30 000 recherches ont été effectués par près de 10 000 visiteurs uniques. Ils se connectent majoritairement des Etats-Unis, suivent ensuite le Japon puis la France.

D’un point de vue développement, j’ai près d’une centaine de modifications/améliorations à réaliser. Si les lecteurs ont des idées d’amélioration qu’ils n’hésitent pas à me les communiquer.

Mes coordonnées sont sur le site TwitDir ou sur mon Ziki !

Twitter est relativement simple à faire, il y a donc déjà de nombreuses copies. Le dernière “clone” en date est pownce, qu’en penses-tu ?
Tu as entièrement raison, il n’y a pas de réelle barrière à l’entrée : Le principe et les fonctionnalités de Twitter sont assez simples. D’ailleurs, il fut créé en 2 semaines. Le plus dur pour Obvious fut d’obtenir un numéro court (aux US) pour envoyer ses updates par sms.

Cette absence de difficulté, la disponibilité sur le net de toutes les briques techniques et le succès assez fulgurant de Twitter ont poussé d’autres développeurs à créer des “Twitter-like”.

Cependant, je pense que Twitter possède deux avantages majeurs :
Tout d’abord, ils ont vraiment été les premiers à se lancer sur ce marché et je persiste à croire qu’il y a une prime au premier entrant. Une rapide consultation des statistiques Statsaholic permet de rapidement comparer l’utilisation de Twitter et de ses deux principaux concurrents (Jaiku & Pownce).

Ensuite, je pense que l’avantage concurrentiel mineur mais effectif de Twitter est l’envoi gratuit de sms. Jaiku, par exemple, possède un design bien plus abouti que celui de Twitter. Ses fonctionnalités générales mais surtout mobiles sont elles aussi bien supérieures. Pourtant Jaiku ne perce pas.

Tu me demandes mon avis sur Pownce ?
Je pense que Pownce, comme Jaiku, est fonctionnellement meilleur que Twitter. Cependant, le nombre de comptes ouverts sur Twitter demeure supérieur et les nouvelles personnes qui s’inscrivent ont tendance à aller sur les réseaux où leurs amis sont présents. Je trouve le design de Pownce superbe et très moderne; les fonctionnalités d’envoi de liens et d’événements sont sympathiques mais n’ont rien de révolutionnaire face à Twitter. Le principal avantage de Pownce demeure aujourd’hui la personnalité et le réseau de son créateur : Kevin Rose, le créateur de Digg !

Cela suffira-t-il a battre Twitter ?

Interview de Franck Rougeau : Spark-Angels.com

Jeudi 19 juillet 2007

franck_rougeau
Bonjour Franck,
Pourrais-tu te présenter rapidement ?
Bonjour, je m’appelle Franck Rougeau, 42 ans, je suis co-fondateur et président de Sparkom éditeur du service SparkAngels

Après quelques années aux USA et en Chine, et quelques séjours chez des grands équipementiers télécoms, je me suis lancé dans l’entreprenariat.
Quelques start-ups plus loin, me voici aujourd’hui concentré sur la consolidation du Web 2.0 au sein du grand public par le partage du savoir-faire entre les internautes.

Mes débuts dans l’internet datent de 87 lorsque j’étais étudiant à IIT, Chicago, sur mon MAC plus. C’était d’ailleurs l’Arpanet à l’époque.

SparkAngels, c’est quoi en quelques phrases ?
SparkAngels c’est la possibilité pour chaque internaute de tourner son écran vers n’importe quel autre internaute connecté sur le net (www.spark-angels.com).

C’est un service qui permet une véritable visite virtuelle à domicile pour accompagner un internaute en difficulté d’usage, pour montrer comment utiliser un service web, pour partager des photos ou des créations ou pour faire des activités collaboratives.

Le service est adapté à un usage grand public (simple clic) et est construit pour favoriser le transfert de la compétence du savoir-faire informatique en laissant à la personne accompagnée le soin de réaliser elle-même l’action (mode par défaut), car c’est dans le cheminement réalisé que l’on apprend.
Le service en java est cross plate-forme et ne demande aucune configuration. Sa simplicité, son ergonomie et sa sécurité en font un service particulièrement apprécié des internautes qu’ils soient débutants ou experts (merci de m’avoir montré les fonctionnalités de Ziki grâce à SparkAngels ;-) ).

Nous avons publié une API qui permet de l’intégrer facilement dans une application web pour simplifier à l’extrême la mise en relation avec le “Click-to-help”.
 
Depuis quand travailles-tu sur ce projet ?
SparkAngelsLe projet a germé au cours de l’année 2004 en observant un différentiel très net entre la vitesse d’accroissement des compétences individuelles et celle d’accroissement de la complexité numérique dans les foyers liée à la pénétration du haut débit. Il était crucial de trouver une solution suffisamment globale pour accélérer la transmission des compétences de ceux qui sont les créateurs des nouveaux services et usages numériques vers ceux qui en sont les spectateurs. La solution nous est rapidement apparue ; utiliser les valeurs du Web 2.0 pour transformer le spectateur en acteur et combler sa relative solitude face à son écran lorsqu’il a un problème d’usage informatique.

Le temps de créer la société, de développer les briques logicielles, nous avons sorti une première version bêta privée pour 300 bloggeurs l’été 2006 afin de valider l’ergonomie, la sécurité, les fonctionnalités.

La version bêta grand public est sortie fin octobre 2006 avec un relais presse impressionnant car chacun a eu un jour besoin de se faire aider ou d’aider un proche dans l’utilisation de son informatique. Et en plus c’est gratuit !

Nous avons publié l’API SparkAngels fin avril 2007 permettant d’intégrer un vrai service “Click-to-help” au sein d’une application web type forum ou blog.

Enfin, nous venons de sortir SparkAngels Pro pour les sociétés d’assistance informatique, de formation à distance, les éditeurs logiciels et de façon générale pour toutes sociétés qui souhaitent faire un usage commercial ou professionnel du service.  SprakAngels Pro c’est un véritable outil de prise de main à distance en marque blanche, sans investissement (coùt uniquement à l’usage) et sans engagement.

Qu’est ce que ça représente en terme d’utilisateurs aujourd’hui ?
sparkbeta SparkAngels rencontre une adhésion très forte du grand public car il répond à un véritable besoin d’efficacité pour les internautes qui dialoguent au sujet d’une manipulation sur un support aussi complexe et riche qu’un écran d’ordinateur. Lorsque vous n’avez que les mots pour décrire, chacun fait appel à son propre vocabulaire et ses propres interprétations et lorsqu’en plus les deux personnes ne partagent pas les mêmes environnements informatiques, la relation devient vite très inefficace. Nous atteignons maintenant des adhésions au rythme de 500 nouveaux utilisateurs par jour et après 8 mois nous en totalisons plus de 70 000.

Mais ce qui est très encourageant c’est le taux d’usage du service. C’est 600 à 700 sessions de 10 à 15 mn par jour que nous observons, soit 150 heures de solidarité numérique par jour. Voilà des chiffres réconfortants quant aux valeurs du Web 2.0.

Avec qui travailles-tu au quotidien ?
En premier lieu, je travaille avec les utilisateurs du service qui nous remontent leurs désirs, leurs suggestions, leurs idées et que nous faisons donc directement participer aux évolutions du service. Les sociétés d’assistance ou de formation informatique sont aussi très instrumentales dans les évolutions de SparkAngels Pro. En interne, nous avons une équipe de développeurs de grande qualité, des vrais passionnés. Tous les développements sont faits en interne ce qui nous permet de maîtriser l’intégralité du service. Bien sur nous avons des partenariats très forts avec Sun car nous poussons les fonctionnalités de Java dans leurs derniers retranchements. Le panorama ne serait pas complet si j’oubliais Darty avec qui nous travaillons depuis le début et qui nous apporte leur connaissance du grand public et leur maîtrise du service.
spark2 
Quels sont les usages “courants” de tes utilisateurs ?
D’après les retours des utilisateurs, nous pouvons observer un fort usage intergénérationnel. Qui n’en a pas fait l’expérience soit même ?

Puis nous notons aussi des usages entre experts pour partager des trouvailles ou des fonctionnalités. Enfin nous observons aussi un usage au sein de forums informatiques où deux membres s’entraident “en live” sur une problématique. La viralité est assez bonne auprès des personnes connectées, merci à toi et à tes collègues bloggeurs pour la propagation ;-) . Mais les plus difficiles à atteindre sont ceux qui pourtant en auraient le plus besoin c’est à dire les plus éloignés de la technologie et là nous comptons sur leurs préconisateurs.

Pour la version SparkAngels Pro, les sociétés d’assistance informatique sont les plus nombreuses. Elles y trouvent un modèle particulièrement bien adapté à leur structure atomisée : le besoin de donner confiance au client , de le fidéliser,  sans investissement, sans  engagement et sous leur propre marque.

Nous avons une nouvelle demande aussi des organismes de formation à distance et de soutien scolaire. Idéal en effet pour suivre et corriger à distance les réalisations des élèves.

Une chose intéressante est la durée moyenne des sessions qui converge vers 10-15mn, juste le temps pour montrer une manipulation et s’assurer de la bonne compréhension de son interlocuteur.

La rentabilité de SparkAngels repose sur quel modèle actuellement ?
La version grand public est gratuite et en télé chargement libre sur www.spark-angels.com/telecharger-1 . La raison est simple : les relations d’entraide numérique créées dans son entourage ou sa communauté sont souvent motivées par l’affectif et la générosité. Il ne nous paraît pas souhaitable d’introduire une valorisation dans cette relation quant bien même nous y introduisons un grand degré d’efficacité. Par contre, pour un usage du service à des fins commerciales ou professionnelles, c’est l’application professionnelle SparkAngels Pro accessible à www.spark-angels.com/pro-service.php qui est utilisée et celle ci est payante à l’usage.
La rentabilité de SparkAngels repose donc sur le service professionnel ou commercial, en bref lorsqu’il y a valorisation du service rendu.

Qu’est ce que tu nous prévois dans les prochains mois ?
Beaucoup de nouveautés comme un nouveau GUI, la version anglaise et … un widget “Click-to-help” pour les bloggeurs ;-) .

Merci Franck de bien avoir voulu te prêter au jeu des questions et d’avoir partagé avec nous les informations concernant ton aventure entreprenariale.

Je suis passé à la télé !

Lundi 2 juillet 2007

J’ai été l’invité de la dernière émission “Les dessous du web” animé par Thierry Bezier, David et Julien de Gaspanik.TV. Voici l’enregistrement.

C’était bien sympa, merci à tous les trois pour l’invitation et l’accueil chaleureux ;)

Interview des fondateurs de Pointscommuns
Le site de rencontre par affinités culturelles.

Samedi 30 juin 2007

Bonjour messieurs, pourriez-vous vous présenter rapidement pour commencer ?

Gilles Brumberg – 45 ans – Co-fondateur de pointscommuns.com 
Co-fondateur de la web agency Iguane Studio, avec Benjamin Bejbaum (Dailymotion). Fondateur Astramgram Société événementiels. Auto-didacte : nombreuses expériences professionnelles : commercial, médias, voyages, etc….

Pascal Pillegand – 46 ans – Co-fondateur de pointscommuns.com
Multi entrepreneur dans les domaines des nouvelles technologies et de l’édition. Fondateur et Directeur général d’ICT, depuis 1989. (SSII, d´expertise logiciel + développement web – clients groupe Snecma, Caisse des Dépôts, Fédération Française de Football, Francenet / Fluxus, CEA…). Actionnaire et directeur technique d´une structure Italienne de déploiement du Minitel en Italie de 1990 à 1994. Expériences diverses en édition (print). Dernier emploi salarié : Ingénieur système, chargé du bureau d´études d´une filiale d´Havas en technologies nouvelles 1987 – 88

Vous passez votre énergie entrepreneuriale sur Points-Communs, qu´est-ce ?

Gilles & Pascal : Pointscommuns.com est à la fois :
- un site de rencontres 2° génération
- un site communautaire web2.0
- un magazine culturel
Le site a ouvert en janvier 2005. Sur pointscommuns chaque membre se définit à travers ses goùts culturels dans 4 univers : Cinéma – Musique – Lecture – Médias.
Les objets culturels (oeuvres et artistes) sont des arguments de matching et donne de la matière pour initialiser les échanges.

Comment en êtes-vous arrivé à vous lancer dans l´aventure ?
Gilles : Une idée assez ancienne en fait, rapprocher les gens à travers leurs goùts en ciné, musique, etc me semblait original et amusant…à une époque ou le seul ticket pour le troisième millénaire semblait être le minitel … sic, et ou mes rapports à l´informatique se limitait dans le meilleur des cas à programmer le réveil de ma montre à quartz. Néanmoins cette idée ne s´est jamais totalement effacée… Internet, l´expérience iguane, la rencontre avec Pascal et de nombreuses visions communes, ont permis l´aboutissement du projet pointscommuns.

Pascal : Nous sommes passionnés par les espaces de mises en relation sur Internet. Lorsque nous avons réfléchi, Gilles et moi, à un site idéal de rencontres à partir de 2003, Nous trouvions que les espaces de rencontres 1ère génération (match dans le monde puis Meetic en europe)
- s’appuyaient sur des critères peu pertinents (est-ce qu’on cherche simplement une personne qui ait les yeux bleus et fasse entre 1,65 et 1,70 m ?)
- proposaient exclusivement à leurs membres des échanges one to one beaucoup trop frontaux.
- constituaient une approche trop “consumériste” de la mise en relation.

Nous pensions
- que nos oeuvres et artistes favoris en disent beaucoup sur nous
- qu’il est plus facile d’initialiser une relation en parlant de ses passions.
- qu’il faut que les Internautes puissent avoir accès à des outils de communication one to one (Message privé et chat) et many to many (commentaires culturels, forum agenda) pour que chacun communique suivant sa sensibilité et son type de recherche (amicale, amoureuse, sortie, partage et plus si affinités)

Pouvez-vous nous communiquer quelques chiffres sur le service ?
Gilles & Pascal : 150 000 membres – 2 millions d’objets culturels – 20 000 visiteurs jour sur notre site – des relations amoureuses et amicales durables – 4,5 M pages vues en mai – de nombreuses soirées et manifestations organisées chaque jour par nos membres. Un fort pourcentage de couples pointscommuns.com restent sur le site après s’être rencontrés du fait de l’esprit communautaire et culturel du site.

Quelles sont aujourd´hui vos ambitions pour Points-Communs ?
Gilles & Pascal : Nous nous plaçons comme l’un des leaders de la rencontre 2ème génération et une véritable alternative aux sites de rencontres 1ère génération.

Nous sommes en train de lever des fonds pour accélérer notre position sur le marché francophone et entrer dans le top 3 des sites de rencontres.
Notre croissance est déjà conséquente et passe par
- le bouche à oreilles
- la masse de contenus et de pages culturelles que nous proposons (+ de 2 millions)
- D’excellents échos dans la presse
- un nombre croissant de sites cultures / portail / médias qui souhaitent tisser un partenariat avec pointscommuns.com (lexpress.fr – technikart.com, et d’autres sites en cours de discussion) afin de proposer une rubrique rencontres originales et attractives à leurs internautes.
- l’organisation d’évènement/jeu liant la culture et la rencontre (nous lançons un concours avec Frederic Beigbeder autour de ses goùts culturels. Le lauréat de ce jeu gagnera sa bibliothèque idéale (100 livres de son choix) + un pot avec F Beigbeder.

Est-ce que le fait de développer un tel service vous a-t-il transformé en individu " hypersocial " ?
Gilles : La sociabilité prend sa source dans son esprit et dans son coeur, superposer les moyens de communication facilite les échanges, mais n´évite pas le volontarisme en la matière.

Pascal : De fait, nous aimons bien la relation à l’autre et avançons avec une équipe (à ce jour environ 10 personnes) très soudée. Notre soucis est de permettre aux relations virtuelles de déboucher assez rapidement sur des relations concrètes. Ceci à travers les nombreuses manifestations proposées par les membres de la communauté. Il y a sur Paris, très fréquemment des soirées qui réunissent souvent pas mal de monde. Nous participons parfois à ces réunions chaleureuses et très gratifiantes pour nous. C’est même parfois gênant d’être identifié par les participants comme faisant parti de l’équipe du site. En tous cas, nous avons plein de souvenirs sympas comme le réveillon 2006, un concert organisé par des membres de pointscommuns dans un café à Paris. Il y avait environ 200 personnes très différentes qui chantaient, dansaient, communiaient avec beaucoup de chaleur.

Un petit mot pour la fin ?
Gilles & Pascal : Avec plaisir ! Nous offrons 50 abonnements d’un mois gratuit pour les lecteurs de webdeux.info.
JFR : Oh cool ! Allez je les distribue aux 50 premiers qui laissent commentaires à cet article.

Merci à vous pour cet interview et pour les invitations ! Bonne continuation dans le développement du service.

Interview Exclusive des fondateurs d’Amiz.fr

Jeudi 21 juin 2007

Bonjour Messieurs,

Pouvez-vous vous présenter en quelques lignes pour commencer ?
Sébastien Moeys, 18 ans, néerlandais, je suis un passionné d’informatique depuis de nombreuses années. Je crée des sites depuis longtemps. J’aime beaucoup la France et le français que je pratique tous les jours grâce à Amiz. Je m’occupe de la communication avec les membres d’Amiz et du développement « commercial » du site (entre autres).

Tijmen Crone, 19 ans, néerlandais, également passionné d’informatique depuis très longtemps. Je m’intéresse plus au développement des sites. Je suis le développeur d’Amiz, je passe mon temps à développer les nouvelles fonctionnalités du site et à améliorer le site actuel.

Néerlandais ? Comment en êtes-vous arrivé à développer un site en français ?
Sébastien : Comme je l’ai dit nous aimons tout particulièrement la france pour y avoir passer beaucoup de nos vacances depuis plusieurs années. En fait au départ Amiz était un site que nous avions développé pour rester en contact avec les amis que nous nous étions fait durant les vacances et pour développer de nouvelles amitiés pour nos futures venues en France. L’été dernier, nous avons donc entrepris la création de ce site avec Tijmen. Je devais m’occuper du ‘français’ et Tijmen devait s’occuper de programmer le site.

Tijmen : Nous avions en effet crée le site pour maintenir le contact avec nos amis et étendre notre communauté autour du service. En recherchant un peu sur le web français nous nous sommes aussi rendu compte qu’il n’existait pas de site qui correspondait à nos attentes. Donc on s’est mis à développer notre propre outils en nous inspirant de ces fonctionnalités phares des sites de réseaux sociaux sur Internet.

Votre lancement en juillet 2006 a été fulgurant, quelles sont les raisons de cette croissance ?
Sébastien : Quand nous avons lancé le site, nous avons invité nos amis français à s’inscrire sur le service. La dernière étape d’inscription au service consistait à convier leurs propres amis à s’inscrire sur le site. Sans le savoir, nous avions créer ici une boucle d’invitation virale à s’inscrire sur le service. En quelques jours des centaines de milliers de mails étaient partis !

Tijmen : Nous avons lancé le site un matin à 9H et le soir même à 18h nous étions en train de commander de nouveaux serveurs pour supporter le trafic croissant sur le site. Nous n’avons pas beaucoup dormi les jours suivant le lancement. Malgré nos effort pour supporter la charge très forte sur les serveurs, le site à crashé. Blackout total pendant 1 jour et demi puis nous avons réussi à remettre tout en marche. En quelques semaines nous avions déjà atteint plus d’un million de membres…

Impressionnant en effet. Que s’est-il passé ensuite ?
Sébastien : Nous sommes arrivé à l’apogée du lancement et avions beaucoup de retours d’utilisateurs qui nous remontaient les bugs que nous n’avions pas identifié. Le site n’était pas prêt à recevoir une telle charge, il n’était pas prêt en termes de fonctionnalités, il comptait encore trop de bugs. La boucle d’invitation virale touchant à sa fin, notre trafic a commencer à décroître pour se stabiliser autour des 50 000 visiteurs uniques / jour.

Tijmen : Je pense en effet que nous avions encore beaucoup de travail a réaliser et que nous avons été un peu dépassé par l’énorme trafic que nous subissions. Je pense que le trafic sur le site s’est stabilisé à partir du moment ou il devenait difficile de trouver de nouveaux bugs sur le service de base. A partir de là, nous avons pu développer la suite des fonctionnalités que nous avions en tête et ainsi croître de manière plus modéré et plus saine pour nous et nos utilisateurs.

Avez-vous continué vos études en parallèle de cette aventure ?
Sébastien : Voyant le potentiel du site, nous avons décidé de mettre une pause à nos études. Nous avons donc consacré notre temps depuis septembre au développement du site et de sa communauté. Maintenant que la croissance du site est mieux maitrisé, je pense pour ma part continuer mes études en 2008.

Tijmen : Il n’aurait pas été humainement possible de concilier les études et le développement du site. Nous avons fait ce choix en voyant le succès rencontré lors du lancement et par le nombre important d’utilisateur régulier du service. Cela n’a pas été facile mais aujourd’hui nous sommes beaucoup plus à l’aise avec le maintien et le développement du site.

Et au niveau revenus générés par le site, je n’ai vu que des publicités adsense. Cela vous permet-il de dégager des bénéfices à ce jour ?
Sébastien : Oui, nous générons actuellement 300 à 400$ / jour. Nous sommes en plein travail d’optimisation de ces revenus publicitaires car rien n’as été fait dans ce sens. D’ailleurs s’il y a parmi tes lecteurs des pros de la monétisation de contenus web ou encore des régies publicitaires qui serait intéressé par la monétisation de gros volumes, qu’ils n’hésitent pas à me contacter.

Tijmen : C’est Sébastien qui gère ces aspects là ;)

Aujourd’hui avez-vous des statistiques sur le profil type de vos utilisateurs et sur l’usage qu’ils font de la plateforme ?
Sébastien : Nos membres utilisent le site pour garder le contact avec leur amis sur Internet. Ils y partagent leurs commentaires, photos et vidéos préférés. Mais ils y font également de nouvelles rencontres et de nouveaux amis en explorant les profils des autres membres. Nous avons également des groupes qui leurs permettent d’échanger autour d’une thématique particulière. Et récemment ils se sont mis à « chatter » au travers de la dernière fonctionnalité que nous avons implémenté pour envoyer un micro message (type sms) à l’ensemble de la communauté…

Tijmen : Pour ce qui est des statistiques voici ce que j’ai pu extraire. Nos utilisateurs sont majoritairement jeune (85% ont entre 15 et 25 ans). Il y a 52% de femmes et 48% d’hommes. La plupart des membres sont en france mais il y a aussi des membres de Belgique, de la Suisse, du Canada ou encore des Pays du magreb. La passion la plus fréquente est la musique avec les genres favoris suivants : Rap, RnB, Rock et Techno.

Comment faites-vous pour modérer/animer la communauté des utilisateurs ?
Sébastien : Nous avons des modérateurs bénévoles qui nous aident à gérer les plaintes émises par les utilisateurs. Ces modérateurs ont les droits de supprimer des comptes qui ne seraient pas conforme avec les bonnes moeurs du service.

Tijmen : Nous avons en effet lancé une campagne de recrutement de modérateur en affichant un message sur le site pendant 2 jours et avons été contacté par de nombreux utilisateurs actifs et passionnés qui sont aujourd’hui ravis de nous aider à maintenir le site et à le faire vivre.

Quelles sont les nouvelles étapes que vous envisagez pour le développement du site ?
Sébastien : Nous pensons à trouver un partenaire français pour porter plus loin le développement du site. Nous croyons en effet que le fait que nous soyons géographiquement éloigné peut nous empêcher de donner l’impulsion nécessaire au site pour l’asseoir sur le marché français.

Tijmen : De mon côté en terme de fonctionnalités, je pense à implémenter tout ce qui peut nous permettre de proposer un ciblage plus fin de la publicité sur le site en fonction des profils utilisateurs. Je pense aussi à des fonctionnalités de chat et à l’intégration du site amiz plus poussé avec des services comme dailymotion etc…

Merci à vous deux d’avoir bien voulu répondre à ces quelques questions concernant votre aventure entreprenariale et bonne chance pour la suite.

Interviewé par Management à propos de Basecamp

Mardi 5 juin 2007

J´ai été interviewé récemment par un journaliste de Management pour la rédaction d´un article sur Basecamp, le service web de management de projet dont j´ai parlé plusieurs fois sur ce blog. Je trouve ce système très intéressant pour structurer l´échange autour d´un projet et j´ai donc volontiers répondu aux questions qui m´ont été posées.

Je vous invite donc à lire l´article qui se trouve à la page 80, 81 de Management du mois de Juin 2007 et qui s´intitule « Basecamp : un logiciel efficace pour travailler à distance ».

Vous connaissiez ? Vous l´utilisez ?

Interview de Patrice Malaurie : Jobmeeters

Vendredi 23 mars 2007


Bonjour Patrice,

Pour commencer pourrais-tu nous en dire un peu plus sur toi ?

J’ai débuté le recrutement à l’époque où on rangeait les cv dans des boites à chaussures, puis est arrivé l’informatique (je parle de « c:/ »), puis Internet.

Je suis resté durant 12 ans au sein d’un grand groupe de travail temporaire, après le travail en agence j’ai eu des fonctions régionales puis nationales d’animation des recruteurs et enfin à la DRH où j’ai travaillé sur les problématiques de discrimination, illettrisme et VAE.

Ensuite j’ai été consultant RH pendant 2 ans auprès d’un réseau de distribution automobile.

En 2005, dans le cadre d’une recherche d’emploi (eh oui, ça arrive même aux recruteurs :) je me suis intéressé aux blogs et aux plateformes de réseaux sociaux :

C’est grâce à mon blog que j’ai rencontré mes futurs associés et qu’on a décidé de « refaire le monde » du e-recrutement.


Quel est le service que tu proposes aujourd´hui avec Jobmeeters ?

JobMeeters est aujourd’hui une plateforme de recrutement par cooptation : Nos clients publient des offres d’emploi pour lesquelles ils vous rémunèrent si vous leur trouvez le candidat qu’ils cherchent. Nous apportons à nos recruteurs des dossiers qualifiés par des lettres de recommandation rédigées par nos coopteurs qui mettent en jeu leur réputation (un peu comme dans eBay). Les coopteurs talentueux touchent des primes, n’importe qui peut être coopteur sur JobMeeters (c’est gratuit ;-) . Et les candidats décrochent plus facilement des entretiens car ils sont cooptés. C’est du gagnant / gagnant / gagnant !

Nous commercialisons aussi cette solution de manière privative auprès de sociétés qui souhaitent valoriser le capital relationnel de leurs salariés :  nous configurons la plateforme avec leurs process de recrutement, leurs contenus, leur design et leurs règles d’incentive de programme de cooptation.

Depuis le début de l´entreprise combien de cooptation avez-vous réalisé ?

Nous ne communiquons pas encore sur tous nos chiffres, mais je peux dire que les coopteurs qui « chassent » pour les recruteurs sont aujourd’hui plus de 9000. Pour moitié des femmes, à 75% bac+3 et plus de 60% ont un métier de type « entreprenant » ou « intellectuel ».

Une centaine de recruteurs ont publié des annonces sur JobMeeters avec une moyenne de prime de 600euros

80% des dossiers sont considérés par les recruteurs comme candidature intéressante « à conserver » et 30% sont au moins vus en entretien.

Quelles sont les tendances sur la cooptation en entreprise pour 2007 ?

La cooptation a toujours existé dans le recrutement, JobMeeters la porte sur Internet en la rendant plus efficace, transparente et équitable.

Le marché du recrutement se tend, les entreprises ont plus encore besoin de diversifier leur sourcing tout en fidélisant leurs collaborateurs.

Les structures qui s’équipent de « vrais » programmes de cooptation interne sont de plus en plus nombreuses, il est fini le temps où on poussait un cv sur le bureau des RH et ou il fallait relancer pour savoir si ça avançait…

Les SSII sont les plus actives dans ce domaine et la vague arrive d’outre atlantique…

As-tu une anecdote d´un recrutement via votre réseau à nous raconter ?

Il y a peu de temps, un candidat pour un poste de WebDesigner pour JobMeeters est arrivé recommandé par 2 personnes distinctes !
Ca donne vraiment envie ! Malheureusement, techniquement je ne peux pas l’embaucher tout de suite mais il est en super short list dès que possible et il travaille sur un projet en freelance pour nous…

Avec qui travailles-tu au quotidien ?

L’équipe actuelle est composée de David dit « Big Boss » notre Président adoré ;-) , Gianluca dit « insomnomaniac » notre DSI, Joël dit « her Doctor » notre master of R&D accompagné de Vincent « Petit Scarabé », Guillaume dit « Kaneel » notre musical développeur et Fabrice « Karaté Kid » qui doit nous rejoindre bientôt.

Et nous recrutons encore sur des fonctions Marketing, commerciales et développement. (Voir les offres sur JobMeeters.com)

Sur quoi travaillez-vous en ce moment ?

Outre les projets et déploiements de plateformes privatives pour nos clients, c’est la future version de JobMeeters qui nous occupe beaucoup actuellement.

Elle sera très différente de la version actuelle, tant dans le design que pour les fonctionnalités.

Il me faut rester encore très discret mais je peux dire que, après bousculer les codes établis des sites emploi, nous allons continuer en revisitant la CVthèque… à la manière de JobMeeters.

Merci pour ces quelques précisions. Bonne continuation à toi et ton équipe pour le développement du service et félicitations pour votre récente levée de fonds.

Pour en savoir plus :
La démo vidéo du service : http://www.leblogdebezier.com/?p=48
L´interview vidéo : http://www.leblogdebezier.com/?p=51

Interview de Stéphane Soler créateur de Bahut.com

Dimanche 14 janvier 2007

Bonjour Stéphane

Pourrais-tu te présenter en quelques lignes ?
Stéphane Soler, 22ans, fondateur de Bahut.com.
Etudiant à l’EPITA, j’ai eu la chance de pouvoir prendre une année pour lancer mon projet. Je suis donc redescendu sur Marseille pour m’y consacrer à plein temps.

Bahut.com c’est quoi ?
Bahut.com est un site communautaire récent qui a pour ambition de rassembler tous les étudiants francophones. Créé par des étudiants, pour les étudiants, son but est de tisser des liens entre tous les lycées, les universités, les écoles de commerce, les écoles d´ingénieurs, les grandes écoles et toutes les autres structures accueillant des étudiants en France et bientôt en Europe dans une logique de proximité. Chaque bahut y a son propre blog pour les élèves avec News, Forums, Photos, Chat, Dédicaces, Sondages, Livre d’or…

Pourquoi t’être lancé maintenant ?
Bahut est un projet auquel je me consacre depuis 4ans maintenant. Il a beaucoup évolué depuis. A ses débuts, c’était juste un site consacré aux élèves de mon lycée. Quelques semaines plus tard des étudiants de lycées
voisins sont apparus sur Bahut me réclamant leur site à eux-aussi. Pendant deux ans, cette demande s’est étendue à tous les lycées d’Aix-en-Provence. Avec mes propres études, je n’ai pu y répondre avant cet été. J’ai donc redéveloppé le site sous cette nouvelle forme et bien entendu, les géants américains comme MySpace et Facebook ont permis de convaincre mon entourage.

Avec combien de personnes développes-tu ce service ?
L’équipe actuelle est composée de 4 étudiants:
Mélanie Tassi, 18 ans, notre responsable communication
Fabien Guiraud, 22 ans, notre responsable serveur et sécurité
Albin Garrigue, 24 ans, notre responsable évènements
et moi même, le developpeur, designeur.
Etant tous étudiants, nous connaissons et comprenons les attentes de nos membres.

Comment as tu identifié tes relais de communications dans les lycées et écoles ? Comment les as tu motivés ?
Chaque blog de bahut est géré par un animateur. Celui-ci est choisi en fonction de son implication sur le site. Pour promouvoir alors Bahut, l’idée est simple: promouvoir chaque blog dans son propre bahut. Nous nous chargons d’envoyer à chaque animateur des flyers afin qu’il fasse la promotion de son blog. C’est à la fois une responsabilité mais aussi une fierté pour lui que d’animer son bahut.

Quels sont aujourd’hui tes leviers d’inscriptions ?
Bahut s’inscrit dans les réseaux sociaux du web 2.0 fortement animés par le bouche à oreille. Notre stratégie repose aussi sur nos campagnes flyers opérées dans les différents bahuts. D’ici quelques semaines, nous passons à la vitesse supérieure avec la mise en place de soirées étudiantes afin de toucher notamment les étudiants post-bac. Bien entendu, la blogosphère reste notre vitrine pour les professionnels.

Comment comptes tu dégager des bénéfices de bahut.com ?
Comme tu peux le voir sur Bahut il n’y a aucune publicité ce qui est vraiment très apprécié par les membres. Nous allons donc poursuivre dans cette optique. Le business model de Bahut repose sur les futurs services que nous allons intégrer: une vitrine musicale comme sur MySpace mais surtout un nouveau systeme de blog tout en flash assez prometteur et en totale rupture avec ce qui se fait actuellement. Certains membres privilégiés ont pu voir une version béta de ces blogs et sont prets à débourser quelques euros par an pour en bénéficier.

Quels sont tes besoins aujourd’hui pour le développement de ton service ?
Pour développer Bahut nous misons sur notre campagne marketing. Celle-ci a un coùt en effet. Nous l’avons évalué à 300 000 euros sur 8 mois pour toucher 60% des bahuts français ce qui represente 2000 bahuts soit environ 1 millions de membres.

Quels sont tes plans pour cette année ?
En 2007 on va tout faire pour devenir LE réseau social des étudiants. Bahut est un projet dans lequel mon équipe et moi donnons le maximum de notre énergie afin de créer un vrai service pour les étudiants. 2007 sera aussi la préparation de l’expansion de bahut à d’autres pays francophone voire européen.

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Je pense également qu’il y a une place pour un acteur web dans ce monde estudiantin et que bahut est une réalisation intéressante à suivre. Bon courage à toi Stéphane et à ton équipe pour le développement de bahut.

Le Blog de Bezier : Mon interview Vidéo

Mercredi 6 décembre 2006

Le 15 novembre dernier, j’ai rencontré Thierry à Paris dans le jardin des tuileries à Paris. Ce fut l’occasion de se prêter à une séance de questions-réponses filmées afin d’enrichir la bibliothèque des interviews proposé par Thierry. Très heureux de rejoindre son palmarès d’entrepreneurs web interviewés et de parler un peu plus de ce qu’est Ziki.

N’hésitez pas à aller jeter un coup d’oeil et à me laisser vos commentaires sur cette interview.

Vous pourez également trouver sur le blog un screencast (vidéo tutorial) qui fait un tour d’horizon sur les possibilités du service.


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