Archive pour le mot-clef ‘innovation’

Interview de Christophe Bosquet : Effiliation

Vendredi 10 octobre 2008

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Bonjour  Christophe,

Pourrais-tu te présenter en quelques lignes ?
Christophe Bosquet, 32 ans.
Fondateur d’Effiliation en 1999 à la sortie de l’Ecole Centrale d’Electronique (ECE).

Passage chez Devoteam et FullSix entre 2002 et 2005 pendant une phase creuse de l’affiliation en France.

Effiliation, c’est quoi ?
Effiliation est une agence de marketing à la performance sur le marché depuis 1999.

Nous proposons différents outils et services comme, le coeur de notre métier, la plate-forme d’affiliation : affilies.biz, une agence de SEO & SEM : EffiSearch, un service de gestion de sa présence sur les moteurs de shopping : EffiCompare, un service de Buzz en partenariat avec EBuzzing : EffiBuzz et le dernier né, notre plate-forme de widgets monétisés : Effidget.

Quel volume d’affaire représente aujourd’hui chaque division ?
Nous ne communiquons pas sur nos chiffres.

En quoi vous différenciez-vous aujourd’hui par rapport aux autres acteurs de la monétisation des blogs et sites webs ?
Notre différence tiens à notre expérience dans le secteur de la monétisation, nous y travaillons depuis 1999.

Plus concrètement, cette expérience nous a permis d’analyser les problématiques dans la monétisation des blogs et de proposer la 1ère plate-forme de widgets monétisés.

Ceci est un vrai + pour les blogs et les sites thématiques en terme d’espaces publicitaires plus performants.

Aujourd’hui de combien de blogs et sites web se compose le réseau d’éditeurs d’effiliation  ?
Aujourd’hui, nous travaillons avec un réseau de 13 000 éditeurs, ce qui représente 45 000 sites affiliés.

Notre force de frappe aujourd’hui est de 1 Milliard d’affichages par mois sur un réseau à la performance.

Quelle est la typlogie de vos éditeurs ?
Nos éditeurs vont être organisés en différentes typologies :

- Les moteurs de shopping;
- Les Keyworders;
- Les Emaileurs;
- Les E-couponeurs;
- Les sites de cash-back;
- Les Régies Ad-Servers;
- Les sites de jeux/concours;
- Les Blogs et sites thématiques.

Le détail sur cette segmentation est donné sur notre blogs : http://www.effiblog.com/archives/la-segmentation-des-affilies

Quels sont les formats publicitaires que vous proposer aujourd’hui ?
Nous proposons tout les formats publicitaires possibles d’internet.

Le dernier est le widget qui nous paraît être une suite logique pour être mieux présent chez les affiliés.

Nous présentons les différents formats sur notre blog : http://www.effiblog.com/archives/les-supports-dun-programme-daffiliation-111

Quels sont aujourd’hui les annonceurs qui vous font confiance ?
Nous avons aujourd’hui sur la plate-forme plus de 150 programmes.

Nos principaux annonceurs sont : PriceMinister, CAMIF, Cetelem, Mercedes, RueduCommerce … Nous avons des annonceurs dans les différents secteurs d’activités.

Avec qui travailles-tu au quotidien dans cette aventure ?
Effiliation / EffiSearch est composé d’une équipe de 27 personnes, très dynamique.

Ces personnes vont se répartir entre les pôles de direction clientèle, d’affiliate Manager, de développements R&D, de comptables et de commerciaux.

Le pôle comptable est très important pour nous car nous effectuons des milliers de virements tous les mois, il faut donc un vrai suivi des commissions Affiliés.

Nous donnons beaucoup d’importance au pôle développement R&D également car nous essayons de toujours innover sur les supports et les outils proposés à nos affiliés et à nos clients.

Quelles sont les prochaines étapes ? Quelles ambitions pour 2009 ?
La prochaine étape importante concerne surtout notre gros projets d’ouverture d’API.

L’API aura pour objectif de permettre aux affiliés d’accéder facilement aux données produits de nos annonceurs mais également à différents services, comme la box Effidget. Les deux ensembles permettront aux affiliés de construire eux mêmes les widgets, mais également de faire des supports, de la marque blanche selon leur besoin.

Merci Christophe. On se voit le 11 octobre pour le Webdeux.Connect afin que tu puisses nous en dire plus sur la session monétisation.

Interview Collective des Connecteurs du Webdeux.Connect du 11 octobre 2008

Vendredi 10 octobre 2008

Bonjour à vous,

Voici une rapide introduction des personnes qui joueront le rôle de connecteur durant la journée du 11 octobre prochain pour le Webdeux.Connect.

Elodie Jacquemond / Directrice @ e-nuage / Blogueuse @ Miss Hello
Connectée 16 heures par jour, je découvre des talents sur la toile à longueur de journées et surtout sur Le Nuage des Filles.

Hervé Bloch / Manager @ Emailvision
Hervé Bloch travaille dans l’Internet depuis plus de 10 ans. Après avoir été Directeur des ventes d’Emailvision France, Hervé est promu Directeur Général d’Emailvision pour la Suisse et l’Europe de l’Est en avril 2008. Avant de rejoindre Emailvision Hervé était Directeur Associé d’une start-up dans le domaine de l’internet et Manager Commercial d’une filiale d’IBM Global Services spécialisée dans le e-business.

Eric Tenin / Rédacteur en chef adjoint de Courrier Cadres et chef de projet web de www.courriercadres.com.
Mon premier "PC" avait 4 Ko de Ram, un magnéto cassette en guise de disque dur et il fallait faire les logiciels soi-même… C’était en 1981 et depuis le virus de la high-tech ne m’a jamais quitté. Dans la vie je suis journaliste, mais en vrai je suis un entrepreneur refoulé. Ah oui, pour le fun je tiens aussi un blog sur Paris (www.parisdailyphoto.com) une passion très time consuming qui a donné naissance à une communauté dévorante (www.citydailyphoto.com). Signe particulier : ne s’épanouit que lorsqu’il est charrette déborded !

Laure DESSAUX / Chef de projet web @ Logomotion / Blogueuse sur blogsnco.fr et sur blogdebourgogne.wordpress.com.
Après avoir été conseillère TIC pour les entreprises à la CCI Dijon où j’animais notamment une communauté d’entreprises autour des usages des TIC en entreprise, je suis passé du côté business au sein d’une agence web. Passionnée par le web et ses usages, je fais partie des quelques initiateurs d’un groupe de blogueurs bourguignons, (Blog de Bourgogne) qui aujourd’hui compte une bonne trentaine de blogueurs, et des organisateurs des Barcamps Dijon !

Eric Barilland / Directeur Médias Electroniques @ Orange

Sophie Mahéo / Ingénieur en Technologie @ Université Paris Descartes
Entre blogs et réseaux de l’université Paris Descartes ou d’ailleurs, j’aime connecter personnes et projets, diffuser les savoirs et construire ensemble ;-) Ingénieur en technologie de la formation, je suis animatrice du réseau social de l’université dans lequel je blogue bien sûr…

Jean-François Ruiz : Co-Fondateur @ PowerOn et Directeur Général @ Ziki.com
Tombé dans le Web étant petit, j’aime aujourd’hui créer du lien autour de moi avec les moyens modernes de communications ;)
Au plaisir de vous connecter le 11/10.

Caroline Brugier : Responsable des relations bloggers et online communities @ Orange
Ultra-connectée de part mes activités et ma curiosité aiguisée (!), les TIC et réseaux sociaux font naturellement partie de mon quotidien!
Impatiente d’être votre "twitter-like" off-line le 11 Octobre pour le Webdeux Connect 2! :-)

Sébastien Rousset : Co-Fondateur @ PowerOn / Blogueur @ Webdeux.info
Génération AMSTRAD CPC464, Internet, ICQ… Pour tisser du lien, j’ai organisé des LanParties, des périples aventures, des rencontres golfiques et maintenant Webdeux.Connect.

Charles Liebert : Responsable du Marketing Digital et Interactif @ Orange Vallée (Orange group).
Bon samaritain et Future Shaper, Online et Offline, j’oeuvre pour garder le Web Propre et Innovant. / je Blogue (entre autre) sur Charles Liebert

Martine Bertrand : Fondatrice @ MINE d’ART productions
Actuellement Directrice de Clientèle chez Sqli Agency (cf. www.lamachinecreative.com) après avoir créé MINE d’ART productions (agence de communication plurimédia), j’aime trouver de nouvelles idées de communication pour recolorier le monde et tenter de le rendre plus agréable à vivre. Des idées pour changer les couleurs du monde?!? Oui, choisir des tonalités plus lumineuses, rajouter du vert (de la nature, c’est nécessaire), du rose (de la féminité, du bien-être), du bleu (de la paix, de la spiritualité), du rouge (de l’amour!!), du orange (de l’intelligence relationnelle ;-) )…Bref, le monde est un vaste tableau et la communication est, me semble-t-il, le meilleur pinceau que nous ayons à disposition. Je retourne donc à mes pinceaux en attendant de vous connecter le 11/10!

Jeremy Dumont / directeur de pourquoi tu cours (l’agence des idées)

Jennifer Laurent / Blogueuse @ Littlegirl
Active dans la blogosphère française depuis 3 ans, a assisté au dernier webdeux.Conect avec beaucoup d’intérêt, je prépare un Master de Communication Numérique mention Conduite de Projets et Veille Stratégique, comme beaucoup passionnée par le Web 2… Travaille à temps partiel chez France Telecom et peut-être tout prochainement dans un agence de Communication en contrat de professionnalisation. Curieuse et très sociable, j’apprécie tout particulièrement les nouvelles rencontres de personnes passionnées pour enrichir mon réseau !

Cédric Giorgi : Responsable Marketing @ Goojet & blogueur sur Cedric Giorgi
Toulousain expatrié sur Paris en pour développer plus facilement le marketing et la communication autour de Goojet (start-up du mobile), je reste organisateur de différents évènements sur Toulouse (Blog sur Garonne, Ecomcamp, Déjeuner sur Web…). Je suis blogueur depuis 3ans sur www.cedricgiorgi.com sur des thématiques liées au web, au mobile, à l’international et au marketing.

Fadhila Brahimi: DG du cabinet FB-Associés, coach d’Entreprises certifié de l’ICF (International Coach Federation).FB-Associés est un réseau d’experts dans le Management du capital humain et les Techniques d’Information et de Communication (TIC) en France et dans les pays du Magrheb.
Conférencière, animatrice de réseaux et blogueuse depuis 2004: elle est considérée comme l’une des spécialistes du Web Social, de l’animation de communauté et du Personal Branding.

Richard Menneveux / Fondateur @ Moovement / Animateur du Réseau French Web / Blogger
Frappé par la foudre internet en 95, je participe à la création de Club Internet, et crée ma startup Moovement en 2006. Mac user, passionné de musique et de photo, j’essai de m’impliquer dans le développement de l’écosysteme internet français au travers de l’Open Coffee Club et de Frenchweb.org. Entrepreneurs de tous les pays unissez vous!

PS : Interview Collaborative réalisé (en partie) sur Google Docs ;)

Interview de Julien Braun : Blogbang

Mardi 7 octobre 2008

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Bonjour Julien,
Pourrais-tu te présenter en quelques lignes ?

Julien Braun, 33 ans, j’ai fait tout le début de ma carrière dans la Publicité, d’abord en m’occupant du développement des activités interactives (essentiellement des webs agencies) pour le groupe Publicis, puis en tant que directeur de Clientèle chez Publicis.Net, et enfin en tant qu’assistant du Président du groupe Maurice Lévy. Puis je suis parti 2 ans au Etats-Unis à San Francisco ou j’étais planneur stratégique notamment pour Hewlett Packard et où j’ai pu observer notamment l’envol de YouTube,  Facebook, Myspace etc. Je suis rentré fin 2006 pour créer BlogBang que nous avons lancé en juin 2007.

Blogbang c’est quoi ?
BlogBang c’est aujourd’hui la première régie communautaire qui agrège toutes sortes de blogs et de médias personnels et qui commercialise un format d’image et de buzz (bouche à oreile). C’est aussi une plateforme de création publicitaire user generated. Demain (avant la fin de l’année), nous allons étendre notre offre et commercialiser tous les formats du marché (text ads, pavé, video Ads) afin de permettre a nos affiliés de mieux monétiser. Nous avons aussi pour vocation de mettre en valeur nos affiliés ; Ce que nous allons faire en leur apportant du trafic grâce a un nouveau site BlogBang.com et a des contenus qui vont attirer plus de trafic vers les blogs affiliés. Avec ce nouveau portail média, BlogBang proposera donc, en plus de la régie que l’on connaît aujourd’hui, une mise en avant éditoriale de ses affiliés et de leurs meilleures contributions… ils seront bien évidemment rémunérés pour cela.

En quoi vous différenciez-vous aujourd’hui par rapport aux autres acteurs de la monétisation des blogs et sites webs ?
Nous avons fait le choix de placer le blogueur au coeur de notre dispositif en lui donnant 100% de contrôle sur les campagnes qu’il souhaite diffuser. Nous avons également été les premiers à convaincre des marques à très forte valeur d’image à investir dans la blogosphère grâce à un format innovant qui nous a permis d’être compétitifs par rapport aux autres médias et aujourd’hui avec plus de 130 campagnes pour 70 marques dès la première année, ce pari est en passe d’être gagné.

Aujourd’hui de combien de blogs et sites web se compose le réseau d’éditeurs de BlogBang ?
Aujourd’hui, avec 3600 blogs affiliés, le réseau BlogBang touche selon Nielsen NetRatings 9,1 millions de visiteurs uniques… Nous faisons donc partie dès la première année des principaux réseaux publicitaires français devant de très nombreuses acteurs. Cela prouve que la blogosphère est un vrai média de masse et que BlogBang permet a des annonceurs d’y investir. 

Quels sont aujourd’hui les annonceurs qui vous font confiance ? Est-ce difficile de convaincre les acheteurs médias de faire des campagnes sur les blogs ?
Nous avons débuté avec le cinéma, l’automobile a suivi, et aujourd’hui les marques de produits de grande consommation nous rejoignent chaque jour. Cela dit, au quotidien nous devons convaincre que pour une marque ce n’est pas dangereux d’investir sur la blogosphère et de l’autre nous mettons en place des systemes et des filtres afin d’encourager les affiliés BlogBang à rendre leur blog compatible avec certains annonceurs.

Avec qui travailles-tu au quotidien dans cette aventure ?
Aujourd’hui nous sommes 11 chez BlogBang. Il y a la technique avec Arnauld (directeur technique), Cyril (développeur) et Maryam (web designer/intégrateur). Il y a également le commercial avec David (directeur commercial) Cedric (planneur strategique) Tim (directeur de clientèle) Ludovic (chef de projet) et Flora (chef de pub). Enfin il y a le pôle produit avec Claire (chef de produit) Lucie (community manager) Rodolphe (talent manager) qui gère la communauté des créatifs.  

Vous avez maintenant un peu plus d’un an d’existence, quel bilan pouvez-vous dresser de cette première année ?
BlogBang est un succès. D’abord parce que les chiffres sont en ligne voire supérieurs à ce que nous avions imaginé (trafic et chiffre d’affaire). Enfin parce que l’entreprise a franchi le seuil ou elle est devenue économiquement viable ce dont nous sommes assez fiers. Cela dit, nous allons continuer à innover et à améliorer notre produit pour faire jeu égal avec les grand noms des médias et de la publicité sur Internet.

Quelles sont les prochaines étapes ? Quelles ambitions pour 2009 ?
Continuer d’améliorer le système publicitaire, faire de BlogBang une marque référente des médias communautaire et enfin exporter le modèle à l’international.

Merci Julien et bonne chance à toi et à ton équipe dans la réalisation de vos projets. On se voit le 11 octobre pour le webdeux.connect.

Les places de marché ou le paradigme de la masse critique

Vendredi 9 mai 2008

L’article suivant est un "White Paper" rédigé par Thibaud Elzière. Thibaud était présent lors du Webdeux.Connect et a animé une session sur les places de marché en faisant bénéficier son audience de son expérience en la matière avec Fotolia puis Zilok. Il vient de terminer la rédaction d’un document de référence que vous pouvez lire ci-dessous. Vous pouvez également télécharger le fruit de son travail ici.

Préambule

Il y a quelques mois on m’a proposé d’animer une table ronde sur les places de marché suite à mon expérience pratique sur le sujet. Pris au dépourvu, j’ai du improviser en relatant les expériences que j’avais pu rencontrer sur Fotolia ces dernières années et que je redécouvrais avec Zilok. Les concepts et les exemples étaient là, le tout manquant de coordination et le sujet m’intéressant, j’ai décidé de coucher sur le papier les quelques idées qui étaient ressorties en m’appuyant aussi souvent que possible sur des cas concrets et des expériences vécues.

Introduction

Une place de marché est définie sur Internet comme une plateforme (un site web) permettant la mise en relation d’une offre et d’une demande. Les personnes proposant l’offre sont appelées des fournisseurs (ou des contributeurs) et la demande est constituée par les clients. Les fournisseurs proposent aux clients des biens (matériels ou immatériels) ou une prestation contre une rémunération. Une place de marché Internet liste les biens ou les services proposés, permet la mise en relation des clients avec les fournisseurs et éventuellement facilite les transactions entre les parties.

La plus célèbre place de marché est Ebay qui met en relation des vendeurs (l’offre) et des acheteurs (la demande). Ebay n’est pas la seule place de marché, beaucoup de nouveau concept émergent comme les places de marché de l’artisanat (Etsy), de la photo (Fotolia), du prêt (Prosper), de la location (Zilok), du service (Freelance), de l’emploi (Monster) et dans biens d’autres domaines encore.

Les sites de partage de contenu comme Youtube pour la vidéo ou Flickr pour la photo par exemple, même s’ils ne sont pas orientés vers un modèle transactionnel peuvent être assimilé à des places de marché, les contributeurs constituant l’offre, les visiteurs la demande.

Notion de Masse critique

La masse critique correspond à la taille nécessaire que doit obtenir une place de marché pour être, d’une part, efficace, c’est-à-dire apporter un double bénéfice pour l’offre et pour la demande, d’autre part créer un avantage concurrentiel. La masse critique est l’élément fondamental de la place de marché, elle traduit la viabilité de son concept et constitue un élément fondateur de sa pérennité.

Pourquoi Ebay n’a pas été détrôné depuis des années et pourquoi personne n’ose, encore aujourd’hui, s’attaquer à Ebay de manière frontale ?

Car Ebay, avec ses dizaines de millions de membres, a largement atteint une masse critique d’utilisateurs permettant d’assurer à un vendeur la plus grande chance de vendre son bien et à un acheteur de combler son besoin de manière optimale. Il ne serait pas raisonnable d’aller acheter autre part ou d’aller vendre ailleurs.

Le même raisonnement peut être appliqué aux sites de partages de vidéos par exemple comme Youtube ou Dailymotion. Une masse critique d’utilisateurs garantit d’une part à un contributeur que la visibilité de sa vidéo sera maximale et, maximise d’autre part les chances pour un visiteur de trouver la vidéo qu’il recherche.

Le dilemme de l’œuf et de la poule ?

Qui de la poule ou de l’œuf est venu le premier ? Qui de l’offre ou de la demande doit venir la première, c’est le dilemme de la masse critique. Tant que l’offre n’est pas présente, la demande n’est pas satisfaite, tant que la demande n’est pas présente, l’offre n’est pas satisfaite.

Pour prendre l’exemple concret de notre site de location, Zilok, il nous faut un minimum de biens disponibles à la location afin que les locataires trouvent ce qu’ils cherchent et un minimum de locataires pour inciter les propriétaires à mettre leurs biens à louer afin de leur assurer un revenu acceptable.

Contrairement à la célèbre question ici la réponse est plus claire, il faut commencer par l’offre car, si on peut imaginer une offre sans demande, le contraire n’est pas concevable. Le défi sera donc la recherche du juste équilibre, du point critique où l’on décidera que l’offre étant suffisante, c’est vers la demande qu’il faut se tourner.

Le cas Fotolia est intéressant à ce sujet. En tant que banque d’images généraliste, nous nous demandions quel était le nombre d’images nécessaires avant de pouvoir sérieusement envisager une communication vers les clients. Nous avons jugé, empiriquement, que 100 000 images étaient le cap à atteindre afin de ne pas frustrer les acheteurs. C’est seulement à partir de ce point que nous avons décidé de communiquer vers nos clients. Il a fallu plusieurs mois avant de franchir cette étape et, plus tard, nous avons découvert qu’étant donné l’environnement concurrentiel, ce nombre ne serait pas suffisant. Il fallait continuer une stratégie d’acquisition agressive.

Nous nous concentrerons davantage sur la formation de l’offre dans cet article même si celle-ci est conditionnée, comme nous l’avons dit, par le volume de la demande. En effet, la constitution de la demande correspond plus aux formes traditionnelles du marketing et de la communication. Remplir ou créer un besoin, apporter un réel avantage compétitif, communiquer vers le plus grand nombre, fidéliser, innover doivent constituer les piliers forts de votre stratégie. La création de l’offre sans le soutient d’une demande existante constitue, quant à elle, de nouveaux enjeux.

Obtention de la masse critique

La question de l’obtention de cette masse critique est décisive puisqu’elle va conditionner le succès du site d’après le cercle vertueux dont nous avons précédemment parlé. Le point critique étant dépassé, il n’est plus nécessaire véritablement de se concentrer sur l’acquisition l’ensemble des ressources doit être orienté vers la demande.

Il n’existe pas de solutions miracles pour atteindre une taille critique, c’est une réunion de facteurs comme l’intérêt du concept, son originalité, le timing. Cependant pour atteindre une taille critique sur Internet, il faut savoir être opportuniste sans quoi la tâche devient difficile.

Partir d’une base ou d’un réseau existant

La façon la plus simple d’obtenir une masse critique rapidement est de partir d’une base de données existante, tirée du monde physique ou bien par acquisition d’une base existante. Cette solution permet de déclencher le levier de la demande tout en disposant d’une collection minimale de produits permettant de crédibiliser le concept aux yeux des nouveaux contributeurs et de les inciter à participer.

Certains concurrents de Fotolia par exemple sont partis directement d’une base d’images existantes soit par numérisation de fonds photographiques soit par achat d’une petite banque d’images indépendante. Il est aussi certainement probable dans le domaine de l’emploi que les sites émergeants démarrent avec un fichier de profil récupérés par différents moyens.

Augmenter rapidement la taille de son offre en se basant sur un réseau existant est la stratégie que nous avons élaborée avec Zilok. Si la location entre particuliers est inexistante dans le monde physique, il en est pas de même de la location professionnelle qui représente un énorme marché de plus de 22 milliards en France et plus du triple aux Etats-Unis. De gros acteurs du marché professionnels possèdent déjà des infrastructures lourdes et un maillage géographique impressionnant. Il est donc possible par exemple via un partenariat avec un gros loueur professionnel d’enrichir sa base de plusieurs centaines de milliers d’objets à louer en quelques semaines.

Il faut souligner cependant que l’acquisition d’une base existante ou l’appropriation d’un réseau à des coûts notamment liés à l’achat de l’information, son traitement et son intégration et nécessite donc un investissement préalable.

Réduire les barrières

Le processus de soumission est généralement consommateur de temps pour un contributeur. Toute mesure qui viendrait perturber l’exécution de ce processus est critique. Les frais d’insertion même s’ils font partie intégrante de la politique tarifaire, sont à proscrire. La barrière psychologique du payant et l’acte de paiement en lui-même peuvent créer des freins significatifs. Il est conseillé de rendre gratuite la soumission des offres au moins pendant la formation de la masse critique au risque de ne pas pouvoir réellement juger la propension de l’offre à se construire. Il peut même être intéressant de motiver financièrement les contributeurs à fournir du contenu pour dynamiser ou accélérer la constitution de la masse critique.

Sur Fotolia, un an après le lancement nous commencions à obtenir une masse critique nous permettant d’offrir à nos clients un éventail intéressant d’images. Mais au regard de nos concurrents, implantés depuis plus longtemps sur le marché, notre banque d’image était encore trop réduite pour rivaliser. Nous avons donc décidé pendant quelques mois de rémunérer les contributeurs, les effets escomptés se sont produits, en quelques semaines nous avions rejoint le peloton de tête et obtenu les quelques centaines de milliers d’images qui nous assuraient une visibilité sur le marché. Il aurait été bien plus cher de payer les frais de communication/marketing nécessaires pour obtenir les mêmes résultats.

Simplifier les processus

Il est évident que plus les processus d’acquisition seront optimisés et rapides, plus faible sera la résistance des utilisateurs à contribuer. Les internautes sont pressés et extrêmement sollicités donc tous les moyens mis en œuvre pour simplifier et accélérer la mise en ligne des produits contribueront à augmenter les chances d’atteindre rapidement la masse critique. Des formulaires clairs et concis comme ceux de Digg.com, des outils automatiques comme la lecture de code barre chez Priceminister.fr qui remplit le détail d’un produit à votre place ou l’outils d’invitation de Facebook qui envoie à vos contacts des invitations ont été à l’origine ou plus modestement ont contribué au succès de ces services.

Sur Fotolia, nous avons très rapidement mis en place la possibilité pour les photographes d’une part d’envoyer directement un batch de photos via FTP, d’autre part d’intégrer directement les informations d’indexation dans leurs images (IPTC) afin de leur simplifier l’étape fastidieuse de l’indexation. Après la mise en ligne de ce processus, nous avons vu rapidement le nombre d’images déposées par jour s’envoler.

Différents types de masse critique

Chaque business est singulier et donc chaque masse critique est un défi nouveau avec ses propres spécificités. Cependant on peut remarquer trois particularités qui font naitre des opportunités ou qui lèvent des barrières.

Masse critique instable

L’offre qui induit la masse critique peut être de deux ordres, une offre permanente ou une offre temporelle. L’offre permanente correspond aux produits dont le contenu est intemporelle (ou quasiment), c’est-à-dire qui n’a pas de date de péremption.

L’offre d’Ebay est temporelle car les enchères sont limitées dans le temps et un objet vendu est retiré du site, l’offre de Monster.com l’est aussi car une offre d’emploi est vacante pendant une durée donnée.

Zilok et Fotolia sont à l’opposé des modèles d’offre permanente. Sur Fotolia nous ne vendons pas les images elles-mêmes mais des licences sur ces images, une fois qu’une image est " vendue " elle reste donc dans la banque d’image. Sur Zilok, lorsqu’une location est effectuée sur un bien celui-ci reste disponible, à l’exclusion des jours de réservation, c’est le principe même de la location.

Cette caractéristique de l’offre à une influence non négligeable sur la formation d’une masse critique. Une masse critique instable, c’est-à-dire associée à une offre temporelle, sera plus complexe à mettre en œuvre car la notion de temps entre en jeu. Le temps d’atteinte de la masse critique devra être inférieur au temps de validité du produit aux risques que l’offre se réduise et que les contributeurs se découragent.

On ne compte plus les fois où un photographe sur Fotolia ou un propriétaire d’un bien sur Zilok nous a contacté pour se plaindre d’un manque d’activité sur le site. Si le produit qu’il avait mis en ligne avait du périmer, il ne nous aurait pas donné une deuxième chance…

Masse critique globale

L’internationalisation d’une place de marché est une étape logique dans la stratégie de déploiement. On distingue alors les places de marchés dont la masse critique est simplement internationalisable et les autres où tout le processus de construction de masse critique doit être renouvelé en partant de zéro. Le second cas est souvent rencontré quand la spécificité de l’offre dépend clairement de la langue, de la culture ou du positionnement géographique. Un site comme Ebay par exemple entre dans la deuxième catégorie dans laquelle la masse critique doit être reconstruite pour chaque nouvelle pénétration dans un nouveau pays. Ainsi Ebay a mise en place une forte stratégie d’acquisition lors de son internationalisation en rachetant systématiquement le ou les acteurs locaux (comme marktplaats.nl aux Pays-bas ou ibazar.fr en France).

Les places de marché proposant une offre constituée de produits dématérialisés à forte valeur créative rentrent souvent dans la première catégorie. L’expansion internationale rapide de Fotolia a été motivée d’ailleurs par cet aspect. Une image est par essence un contenu facilement exportable. Nous n’avons finalement qu’à eu à mettre en place un système de traduction par dictionnaire pour que les images référencées dans une langue soient disponibles directement dans les autres langues. Cette opportunité a été très bénéfique à la création de la première masse critique, pendant les premières années ce sont les contributeurs américains (pays où la photographie d’illustration est plus reconnue) qui ont fourni du contenu à la demande européenne. Aujourd’hui encore lorsque nous lançons un nouveau pays comme dernièrement le Japon, nous concentrons la totalité de notre communication sur la vente plutôt que sur l’acquisition. Cette dernière, importante pour les spécificités locales des images, s’activera sans effort par la popularité du site.

Masse critique locale

Si on l’a vu qu’une masse critique qui n’est pas globalisable pose déjà une barrière à l’internationalisation, une offre de contenu pour laquelle l’emplacement géographique est un facteur important lève de nouvelles barrières. Il va falloir pour un même pays construire des masses critiques de façon locale. Si ce scénario n’était pas envisageable il ya encore quelques années la popularisation de l’Internet rend aujourd’hui la formation de masse critique locale envisageable.

Yelp, un site américain permettant de recommander les hôtels et les restaurants, est un des premiers exemples de mise en place de masse critique locale. Pour relever ce défi, ils ont choisi une approche locale intéressante en commençant par San Francisco puis en s’élargissant progressivement de ville en ville à l’intérieur des Etats-Unis.

Zilok constitue un sacré défi en termes de masse critique locale. Lorsque vous cherchez une perceuse à louer, vous n’êtes pas prêt à vous déplacer de plus de quelques kilomètres. Afin d’obtenir une masse critique il va falloir que chaque zone géographique (de quelques dizaines de kilomètres carrés maximum) propose un éventail de biens couvrant au moins les produits les plus recherchés. Nous comptons sur une forte couverture médiatique et sur une croissance rapide afin de pouvoir réussir ce challenge aussi bien en France par exemple qu’aux Etats-Unis où chaque état fait la taille d’un pays. Le concept de masse critique locale lève d’ailleurs de nouveaux enjeux en terme d’équilibre entre offre et demande, à une offre locale doit répondre une demande locale homogène. Nous avons aujourd’hui des solutions que nous allons implémenter dans les prochains mois à ce niveau.

Le cap de la masse critique

Lorsque la masse critique a été atteinte, le cercle vertueux se met en place. L’offre satisfait la demande, la demande est alors encouragée et augmente pour satisfaire d’autant plus l’offre. La taille critique est atteinte, une augmentation régulière, si non exponentielle, de la base de données apparait.

Les effets pervers

Rapidement vous allez être confronté à une situation nouvelle, un deuxième effet critique intervient. L’offre peut devenir trop importante créant deux effets pervers, la dilution de l’offre si la demande n’évolue pas en conséquence et le coût de l’offre. Il va falloir alors juger si la taille de votre offre ne connait pas une valeur critique à partir de laquelle elle n’apporte plus aucune valeur ajoutée à la demande ou du moins cette valeur ajoutée n’est plus suffisante pour contrebalancer les effets négatifs induits par cette taille trop importante.

Effet de dilution

Si la demande n’évolue plus aussi vite que l’offre, un effet de dilution va intervenir qui va avoir comme principal effet de décourager l’offre, donc de ralentir la croissance de celle-ci et qui pourrait même avoir des effets particulièrement néfaste sur l’équilibre de la place de marché. Un juste dosage est alors nécessaire afin d’aligner la croissance de la demande sur celle de l’offre. Cette opération peut être réalisée en jouant donc sur deux leviers, celui de la demande, en cherchant à l’accroître et celui de l’offre, en cherchant à stabiliser voir à réduire sa croissance.

Sur Fotolia, le dépassement de la masse critique, à peu prés un an après le lancement, s’est soldé par une explosion de l’offre. Le nombre d’images a rapidement augmenté, le nombre de clients aussi mais à une vitesse inférieure, induisant alors une réduction sensible du revenu moyen par contributeur et donc une baisse de motivation chez ceux-ci. Il nous a fallu vite réagir en recentrant l’ensemble de la communication exclusivement sur la vente d’images de manière à freiner la croissance de l’offre et à augmenter celle de la consommation d’images. Nous avions pour objectif (purement psychologique) que le nombre de photos vendues par jour soit au moins égale au nombre de photos reçues. Cette transition s’est faite lentement et ce n’est qu’au bout de la fin de la deuxième année que nous avons atteint puis dépassé notre objectif avec comme contrainte que l’on s’était fixé, celle d’arriver à ce point uniquement en encourageant la vente sans essayer de freiner l’acquisition.

Coût de l’offre

Une croissance ou une taille trop importante de l’offre peut engendrer des coûts supérieurs à la valeur ajoutée induite. Ces coûts peuvent être directs comme des coûts de stockage (hébergement de contenu lourd), des coûts de bande passante (ex : Youtube), des coûts processeurs (taille des bases de données, traitement des informations reçues), des coûts de traitement (lié par exemple à la modération ou au contrôle) ou des coûts indirects liés au risques (augmentation des litiges) ou la médiocratisation du contenu. En effet un des effets pervers d’une base trop importante est de diluer le bon contenu dans du tout venant pouvant créer un effet très grave sur la demande. Pour équilibrer l’offre et la demande, on peut donc comme on l’a dit augmenter la demande via l’ensemble des moyens de communication et de marketing disponible ou chercher à diminuer sensiblement la croissance de l’offre tout en induisant des effets bénéfiques indirects.

Les remèdes
Limiter le dépôt

La solution la plus radicale est certainement la moins conseillé est celle de limiter purement et simplement la contribution en fixant une limite par utilisateur et par une unité de temps. Le concurrent de Fotolia, Istockphoto, a mis en place cette pratique en limitant à quelques dizaines le nombre d’images téléchargeables par un contributeur. Cette politique est dangereuse car elle peut être perçue comme une non capacité à gérer la charge de l’offre mais peut induire des effets positifs en créant une forme de privilèges. En faisant varier cette limite selon les " qualités " du contributeur, cette solution peut aboutir à une bonification de l’offre.

Complexifier les processus

Le processus de soumission doit être limité à son minimum pendant le temps de formation de la masse critique. Après il peut être intéressant, dans une politique de qualification de son offre si il ya création d’un réel avantage pour la demande, de complexifier le processus de soumission en requérant par exemple de manière obligatoire des informations supplémentaires. En ajoutant des obstacles à la soumission on réduit de facto leurs nombres mais cela peut aboutir à une meilleure qualification.

Sur Fotolia par exemple, si dans un premier temps le nombre de mots-clés obligatoires pour décrire une image était de trois minimums nous l’avons forcé à sept dès l’atteinte de la masse critique afin de mieux qualifier le contenu et ainsi d’augmenter la pertinence des recherches aux bénéfices des clients. On a d’ailleurs dans un troisième temps limité ce nombre à 50 pour éviter une déqualification de l’offre à cause du spamdexing.

Installer des barrières

Une stratégie orientée frais d’insertion demande une bonne connaissance de son offre au risque de sérieuses déconvenues. Les frais d’insertion peuvent être envisagés comme une composante nécessaire d’un business model et peuvent avoir pour effet indirect d’améliorer la qualité de l’offre à la fois au niveau de la qualité du contenu qu’à son référencement. Lorsqu’il faut payer pour soumettre un contenu, on fait en sorte qu’il soit adapté à la demande et on mettra tout en œuvre pour qu’il soit vendu.

Sur Zilok, nous avons prévu dans notre business model de facturer des frais d’insertion récurrent dès que l’on jugera que la masse critique a été atteinte. Ces frais d’insertions très faibles ont été notamment considérés pour avoir un contenu qualifié et indirectement pour sécuriser l’ensemble du processus. Une étape de paiement dresse effectivement un obstacle à la fraude.

Qualifier l’offre

Pour limiter l’offre et la bonifier dans le même temps une qualification à priori et posteriori de l’offre peut être envisagé. Une manière de réduire la taille de l’offre est de se confronter à la base existante ou aux nouvelles soumissions en effectuant un tri qualitatif. Ce traitement peut être effectué manuellement ou de façon automatique selon la taille de l’offre et le type de sélection. La modération de l’offre a pour avantage l’éducation des contributeurs et une amélioration à terme de la qualité des contenus. Le risque est de décourager les contributeurs en refusant leurs contenus alors que l’effort de soumission a déjà été effectué. De plus, l’appréciation qualitative restant soit subjective lorsqu’elle est manuelle soit biaisée lorsqu’elle est automatique des tensions peuvent naitre sur la pertinence de la sélection.

Depuis l’origine de Fotolia nous avons mis en place un processus de modération avant publication. Chaque image soumise est contrôlée et les images ne satisfaisant pas les prés-requis légaux ou les critères de qualité sont rejetés. Si le contrôle de l’aspect légal a toujours été draconien, nous avons élevé nos standards de qualité au fur et à mesure de l’étoffement de l’offre pour accroitre la qualité du contenu continuellement.

Imposer l’exclusivité

Lorsque la masse critique est atteinte, il peut être intéressant de qualifier sa base au niveau exclusivité en contraignant le contenu de l’offre a n’être disponible que sur sa place de marché afin de renforcer son avantage compétitif.

Le plus gros concurrent de Fotolia et le leader du marché, Istockphoto, a très tôt mené une politique d’exclusivité afin d’obtenir une base avec du contenu unique et de qualité. Sur Fotolia même si nous avons misé très tôt sur l’exclusivité, notre position de challenger, ne nous a pas permis dans un premier temps de positionner notre stratégie à ce niveau.

Conclusion

Les solutions proposées permettent d’amorcer ou d’accélérer le processus d’obtention de la masse critique mais exigent cependant une croissance organique (naturelle) de l’offre, induite par l’intérêt de votre modèle. Si votre concept ne séduit pas l’offre, il est peu probable, même en mettant en place les systèmes les plus optimisés, que vous atteignez une taille nécessaire pour satisfaire la demande.

Nous avons discuté de la masse critique comme un nombre magique sans jamais donner d’outils pour en calculer la valeur. Il serait intéressant de se pencher sur un modèle de calcul de ce chiffre en n’oubliant jamais que l’approche empirique est souvent la plus adaptée.

Orange Partner Camp : un évènement pas comme les autres !

Mardi 29 avril 2008

image Du 14 au 16 avril, Orange a organisé l’Orange Partner Camp à Faro au Portugal.

Orange a invité Webdeux.info du moins une partie de l’équipe… en gros moi ;) Jeff est resté sous la grisaille parisienne.

Lors de cet évènement, j’ai écris des articles pour Orange dans lesquels j’ai pu écrire en TOUTE liberté ce que je ressentais. Je fus une très belle expérience.

Petit rappel : Orange Partner Camp, c’est quoi ?

A peu près 2 fois par an, Orange organise un Camp qui rassemble fournisseurs d´applications mobiles, de solutions de convergence, éditeurs et revendeurs, des intégrateurs de systèmes et éditeurs de logiciels indépendants. Bref une quantité de professionnels qui gravitent autour d’Orange. Si je ne trompe pas je crois que cette année à Faro, il y avait 500 personnes.

Vous vous dites que cet évènement est un comme un autre évènement professionnel. Détrompez vous !!!

« L’Orange Partner Camp est à l’image des colonies de vacances mais est ,bien évidemment, destiné aux professionnels. Cela n’empêche pas de retrouver les mêmes ambiances et ingrédients qui font le succès des colonies de vacances : des concours, des moments de rencontres, des ateliers qui facilitent la mise en relation non seulement entre Orange et les professionnels partenaires ou futurs partenaire mais aussi entre les partenaires eux mêmes. »

Extrait de mon premier article publié sur OrangePartner : Vous souvenez vous des colonies de vacances ?

En gros, l’ambiance est très différentes des autres évènements. je dirais que l’ambiance était proche de Webdeux.Connect que nous avions organisé en janvier. Networking, networking, networking…. détendu & pleine d’énergie positive…..

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Le soir c’était plus détendu : comme par exemple avec le cocktail organisé par Sony Ericsson

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ou encore la démonstration de Capoeira accompagnée de cracheur/jongleur de feu.

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Que faut il retenir de cet évènement ?

Bien que je vous montre le coté détendu de l’évènement, il ne faut pas oublié que cet évènement a été l’occasion pour Orange de montrer qu’ils s’investissent très fortement pour devenir un fournisseur de services. Ils veulent remonter la chaîne de valeur et ainsi ne plus être une simple société de télécommunication. Ils le font savoir en proposant à des tiers d’intégrer des services Orange via des APIs mais aussi en exprimant leurs besoins de co-innover avec les start-ups. c’est FOUUUU ça !! Un opérateur qui parle ouvertement… les autres devraient en prendre de la graine…

Orange APIs

Lors de l’Orange Partner Camp, Orange a annoncé l’ouverture d’une série importante d’API qui permet à des tiers de bénéficier/intégrer dans ses services/produits des services hébergés par Orange comme des APIs pour envoyer/recevoir des SMS, pour intégrer l’authentification des clients Orange dans sa propre appli, pour créer des conférences multimédia, pour récupérer le profil, le calendrier, les messages, d’un utilisateur Orange,des info bubbletop, des photos pikeo …. pour…… bref pour faire des tonnes de choses. Allez découvrir les APIs Orange.

Je vous invite fortement à lire mon deuxième article publié sur Orange pour connaitre les avantages à utiliser des APIs dans ces services/produits et comment avoir son application « Powered By Orange » ceci est très important pour gagner la confiance de ses clients: Don’t worry – Be API !

We can do things better together

Le dernier article que j’ai écris et publié sur le site d’Orange ( Le Futur ? C’est maintenant !! ) relate très bien comment Orange m’a surpris lors cet évènement. Orange communiquait haut et fort qu’ils veulent co-innover avec d’autres et, pour se faire, des sessions d’expression de besoin en projets innovants étaient organisées par thème comme le mobile, la fibre, l’ IPTv …

Jamais je n’avais entendu un opérateur exprimer ses besoins. J’ai été bouche bée pendant un long moment. Ils ont pris à contre pied tous les autres opérateurs.

Il y avait aussi des sessions de speeddating pro pour présenter ses projets innovants à des personnes de chez Orange en vue de feedbacks, voir plus loin ensemble avec Orange voire discuter d’une potentielle commercialisation de vos projets via Orange.

En résumé je ne vous cache pas que ses quelques jours furent intenses de discussions, de découvertes, de rencontres. J’espère que j’aurais l’occasion de participer à la prochaine édition. Dd’ici là, je vais essayer de publier des interviews de personnes que j’ai pu rencontré lors de cet évènement. Je ferais bientôt aussi quelques focus sur des sociétés, des produits et services qui m’ont beaucoup plu.

Avez vous déjà participé à un Orange Partner Camp ?

lien : Orange Partner Camp

Ajoutez un peu de Sérendipité à votre vie !

Vendredi 28 décembre 2007

Vous connaissez cette sensation:

  • Vous parcourez des liens de blogs d’une manière proche de l’aléatoire et tombez sur une discussion qui résoud un de vos problèmes.
  • Vous lisez aléatoirement un livre de physique et trouvez le fil conducteur de votre présentation de la semaine prochaine.
  • Vous faites vos emplettes au rayon alimentaire pour chien et vous trouvez votre âme sœur.

C’est le charme puissant du mode Shuffle (aléatoire) d’un iPod ("Comment il a su que c’était la chanson que je voulais entendre à ce moment là ?…"). C’est la sérendipité. Et peut-être que nous devrions multiplier les occasions pour qu’elle se produise dans nos produits, nos services et nos vies…

serendipitycurve 

En conception d’expérience utilisateur, nous travaillons souvent comme des malades pour enlever l’imprévisibilité. C’est une très bonne chose dans la majorité des cas. Une interface qui fait ce vous espérez, disparaît pour que vous puissiez vous focaliser sur ce qui doit être accompli avec le produit. Alors que nous affirmons que cet aspect aléatoire joue un très grand rôle dans les jeux, nous faisons de notre mieux pour l’enlever des produits et services "sérieux". Mais il existe de nombreuses manières pour conserver l’expérience d’un utilisateur constante tout en intégrant le caractère aléatoire. Ce qui est aléatoire est délicieux, étonnant, sexy, gratifiant, inspirant, addictif…

Quand l’iPod Shuffle est sorti, les publicités étaient basées sur le thème : "La vie est aléatoire." Je pensais que c’était un des pires coups marketing jamais réalisé. J’imaginais les réunions marketing du produit : "Transformons l’absence d’écran en une fonctionnalité. Oui, voilà c’est ça. Nous allons vendre l’incapacité de choisir vos musiques comme un avantage !"

Mais je faisais erreur. À peine quelques semaines après la sortie du Shuffle, l’effet du caractère aléatoire de l’iPod Shuffle commençait. Il était possible d’entendre : "Oh mon dieu! C’était la chanson parfaite pour cela!" ou encore "Sérieusement. Cela ne peut pas être aléatoire. C’est le fait de mettre les chansons ensemble qui…marche*".  L’iPod Shuffle invitait les personnes à écouter autre chose que simplement leur playlist vieillissante. Il les exposait à des musiques qu’ils avaient mises sur leur iPod Shuffle sans jamais avoir été les musiques favorites. Pensez-y. Pensez à toutes les musiques sur votre (non-Shuffle) iPod, ordinateur, ou vos CDs. Maintenant pensez aux playlists de musiques que vous écoutez trop souvent. Pour la plupart d’entre nous, c’est un ensemble pathétiquement petit. En forçant, littéralement, les gens à écouter à des chansons choisies aléatoirement, le Shuffle était constamment surprenant, enchanteur, addictif. Et les utilisateurs adoraient ça.

Les filtres conduisent à un plus grand besoin d’aléatoire aujourd’hui.
Nous sommes tous en surcharge d’information et les filtres sont les meilleurs antidotes à cela. Que ce soit technique ou politique comme Techmeme ou Memeorandum, un blog à sujet spécifique/les sites d’informations en ligne comme Slashdot ou Engadget, ou notre propre page d’informations faite maison comme My Yahoo, Netvibes ou xfruits, nous sommes tous en train de chercher des solutions pour réduire le bruit. Même un site de vente en ligne à moitié intelligent comme Amazon devient un filtre en nous recommandant les produits qui pourraient nous intéresser, et même en nous laissant le configurer pour que la recommandation soit plus précise. Mais tous ces filtrages, toutes ces configurations nous maintiennent coincés! Nous finissons par voir seulement ce que nous pensons vouloir voir — ce avec quoi nous sommes déjà famillier — et coupe nos chances pour la découverte aléatoire. Cela veut dire également couper notre habilité à créer et innover, voire même notre capacité à être vraiment surpris et émerveillés par quelque chose.

Comment pouvons-nous faciliter la sérendipité dans nos produits, services, et même dans nos vies ?
Evidemment cela dépend grandement du produit, avec un concept basé sur l’aléatoire (comme le Shuffle) c’est effectivement très facile. Mais voici quelques exemples (aléatoirement choisi ;) ):

1) La sélection du Jour/Semaine/Mois par l’équipe
Les « meilleures ventes » reflètent la popularité par la vente à plusieurs personnes. Le "recommandé pour vous" met en avant ce que les personnes qui vous ressemblent ont achetés. Ces deux filtres réduisent les choix d’exploration, mais la sélection de l’équipe peut introduire quelque chose de nouveau, spécialement quand elle sélectionne des choses un peu en dehors du champ habituel et peut ainsi vous faire découvrir des contenus/articles intéressants que vous auriez pu rater autrement.

2) Encourager les utilisateurs à partager les usages détournés qu’ils font du produit
Ne montrer pas simplement des exemples de comment le produit peut être utilisé dans son usage normal/initial. Amenez les utilisateurs à vous raconter des histoires, à vous envoyer des photos, exemples, etc. des manières qu’ils utilisent le produit pour faire quelque chose que personne (ni même vous) n’avait pu imaginer.

3) Introduire aléatoirement des choses complètement hors sujet
Par exemple, si vous aggrégez les news sur le bricolage, ayez un endroit ou vous introduisez aléatoirement des articles (de très haute qualité) qui n’ont rien à voir avec le bricolage.

4) Utiliser des cartes d’idées aléatoires
L’idée est simple: sélectionner une carte au hasard dans un jeu de cartes de solutions et essayer d’appliquer cette idée à votre problème courant comme si celle-ci était directement en rapport.

Quelques Ressources:

5) La vieille méthode de veille: s’inscrire à des magazines dont le sujet est étranger à ce que vous lisez habituellement
Marchez vers un kiosque de journaux et regarder les sections que vous évitez habituellement. Vous ne pouvez pas imaginer que l’Usine Nouvelle aura la réponse parfaite à votre problème de développement. Vous pouvez également aller au delà des kiosques à journaux et passer à travers les journaux professionnels que vous trouvez dans la maison d’un ami ou d’un partenaire d’affaires (ou encore dans la salle d’attente de votre dentiste). Qui sait combien de fois nous avons réinventé la roue simplement parce que le problème n’a jamais était résolu dans notre monde alors qu’il existe une tonne de solutions dans un autre champ de connaissances.

6) Trouver QUELQUES moyens pour ajouter de l’aléatoire (ou du peudo-aléatoire) directement dans vos produits ou services
L’astuce (aléatoire) du jour est une possibilité souvent exploitée. Et ce n’est pas parce que c’est souvent mal fait, ennuyant et désagréable que cela ne signifie pas que cela doit être systématiquement comme ça. Il y a probablement beaucoup d’autres manières d’introduire quelques touches d’aléatoire ou de peudo-aléatoire (avec une option utilisateur par exemple).

  • Les batteries (et autre matériel électronique et/ou logiciel pour faire de la musique midi) vous permettent parfois de choisir d’insérer automatiquement, un peu au hasard de la musique (des samples) pour la rendre juste un peu moins « parfaite »…
  • Google a un bouton "J’ai de la chance" qui vous envoye directement sur le premier résultat de la recherche. Il n’y a donc pas de hasard. Cette fonction utile (qui coûterait à Google quelques 110 millions de dollars par an) pourrait être également accompagné d’un bouton "Je m’ennuie" qui vous enverrait directement au 42ème résultat. Une sorte de fonction random comme celle qui a l’air de ravir les nombreuses personnes inscrites sur stumbleupon.
  • Photoshop a une sorte de fonctionnalité de transformation d’image qui bien que n’étant pas aléatoire, vous permet instantanément de modifier votre image avec une varieté d’ajustements de couleurs différentes. Peut être qu’ils pourraient ajouter un menu "appliquer un filtre aléatoire" et vous permettre de voir l’image après quelques réglages aléatoire. Vous n’auriez jamais pensé que l’effet « Pellicule de plastique » est exactement ce que vous cherchiez à faire avec la photo de votre ex avant de la mettre en ligne pour la montrer au monde entier.

Un des problèmes avec les e-books…
Un autre endroit ou l’aspect d’aléatoire pourrait être intéressant c’est dans les e-books. L’un des regrets des amateurs de livres face au ebook est de ne pas pouvoir parcourir les pages, feuilleter aléatoirement le contenu du livre. Mais ce n’est pas le son ou la sensation tactile de la page qui changeront l’affaire… c’est la serendipité que vous allez perdre quand vous ne pourrez pas facilement et aléatoirement parcourir les pages ! Combien de fois avez vous parcouru un livre jusqu’à une page au hasard – et voila!– comme par magie, vous avez trouvé quelquechose dont vous aviez besoin sans que vous le sachiez avant de tomber sur cette page?
pageflipping
 
Il y a, cependant, un moyen assez simple, que j’ai vu dans des vieux prototypes expérimentaux, mais je n’ai aucune idée de si elles sont mises en oeuvre actuellement sur les lecteurs d’e-books: un bouton aléatoire "feuilleter les pages". Mais cela ne peut pas être quelque chose d’immédiat du style, j’appuie sur un bouton et VOILA C’EST LA PAGE 267. Il y a besoin d’avoir un effet visuel (comme la navigation des albums à la façon Apple sur les derniers iphones / ipod) qui permettent d’apercevoir quelque chose d’intéressant. En d’autres mots, c’est le hasard de la découverte simple d’un contenu qui doit être conservé comme lorsque nous feuilletons un livre.

Finalement…

Peut être que la meilleure façon pour nous tous d’augmenter nos chances de sérendipité est de cultiver la diversité, tout du moins chaque fois que nous le pouvons. Comme je l’ai dit plus tôt à propos des filtres, le côté éclairé de l’efficacité et de la concentration vient du côté obscur de notre vision étroite. La bonne nouvelle ? Se rappeler de garder un flux d’information un peu au hasard (ou au moins semi-aléatoire) pour vous accompagner dans la distance. Pensez aux implications. Voulez-vous que vos enfants pensent que vos goûts musicaux sont dépassés (ou potentiellement stagnant)  qu’ils éprouvent la même chose que vous quand vous étiez petit quand vos parents écoutaient sans arrêt la musique qu’ils écoutaient à l’école. Sérieusement ! Qui sait qui connait le groupe d’aujourd’hui qui sera le « The Police » de demain… donc ne restez pas bloqué.

La publicité originale de l’ipod Shuffle d’Apple disait "La vie est aléatoire", ce qui semble être une évidence. Peut être qu’un meilleur slogan serait, "Le hasard c’est la vie." Nous pourrions tous ajouter un peu plus de hasard dans nos produits et si nous pouvons présenter aux utilisateurs un peu plus de chance pour la sérendipité, nous leur offrons un merveilleux cadeau.

Liens Bonus complémentaires (en anglais) :

Le mode aléatoire de l’iPod Shuffle a donné lieu a de vifs débats (incluant les difficultés inhérentes à l’aléatoire en informatique mais pas que ça). Vous en saurez plus ici, ici, et si vous êtes un mathématiciens/statisques geek

L’ aléatoire, l’intelligence artificielle, et l’art

Un essai merveilleux de Maggie Boden sur l’imprévisibilité et la créativité
… Dont voici un extrait :
"Avec l’aide de cette discipline mentale, même les erreurs et accidents peuvent être pris en compte pour un usage créatif. Oliver Sacks rapporte le cas d’un batteur de jazz qui souffrait du syndrôme de la Tourette 24. Il est soumit a de soudain tics musculaire incontrôlable. Cela survient, bien qu’à une fréquence réduite, aussi quand il joue de la batterie. En conséquence, ces baguettes de batterie faisaient parfois des bruits inattendus. Mais sa qualité musicale est si bonne qu’il est capable d’insérer ces sons à la musique qu’il accompagne. Au pire, il arriverait tout de même  à les cacher et au mieux, il put les faire passer comme des improvisations inhabituelles qu’il n’aurait pas pu imaginer. (des remarques similaires s’applique au musiciens de jazz qui utilisent le programme Hodgson pour aider à avoir des idées musicales intéréssantes, ou à des artistes et dessinateurs qui utilisent les systèmes informatiques dit « évolutif » en développant des idées qu’ils n’auraient jamais pu penser eux mêmes.)"

L’avenir du livre

Des questions à se poser aléatoirement

Disclaimer :
Cet article est une traduction/adaptation de l’excellent article de Kathy Sierra (please Kathy come back !)

Donc… qu’est ce que vous faites pour garder un peu d’aléatoire dans votre vie et/ou dans les vies de vos utilisateurs?


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