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Web 2.0 et Business : VI. Le Search Marketing

Jeudi 2 février 2006

Internet représente un canal d´information de plus en plus utilisé dans notre rapport à la recherche d´information. Aujourd´hui les moteurs de recherches sont un réflexe premier lorsqu´il s´agit de trouver une information. Pour s´en convaincre il suffit de compter combien de fois par jour on entend " as-tu cherché sur Google ? ".

Google est aujourd´hui la plus grande " agence de publicité " au monde agissant comme une plateforme monnayant l´accès à l´information. En effet Google recherche sur Internet les informations qu´on lui demande et distribue ses résultats agrémentés de publicités ciblées sur la recherche en cours. On pourrait dire qu´il s´agit d´une application du " permission marketing ". Les annonces sont présentées de manières non intrusives (sur le côté droit) et sont en rapport avec la demande d´information de l´internaute. S´ouvre alors un marché gigantesque régie par l´offre et la demande de mots-clés.

Comment peut-on acheter sa place sur Google ?
Les marketeurs peuvent aujourd´hui s´assurer une présence sur Internet avec un budget maîtrisé et une grande souplesse. Pour annoncer sur Google il suffit de se connecter au programme Adwords, de définir les mots-clés à cibler et la zone géographique de diffusion des annonces. Le stock d´annonces est mis en concurrence par Google et un système d´enchères et de pertinence des annonces définis la place des annonces sur les pages de résultats proposés.


Comment cela peut-il " booster " les développements commerciaux ?
La présence visible sur Google autour de mots-clés représentant l´activité d´une entreprise génère un trafic récurrent sur le site de l´entreprise. Ce trafic est " qualifié " et le visiteur " potentiellement " intéressé par ce qui est proposé. Le but des annonces sur Google et d´amener ce trafic de qualité sur le site, la conclusion de la visite en une " vente " dépendra ensuite de plusieurs facteurs (le design, l´ergonomie, la crédibilité, les produits…) mais ceci est une autre histoire…

Combien cela coùte-t-il ?
L´entreprise faisait appel à Google pour diffuser ses annonces se soumet principalement au modèle dit CPC (Coùt Par Clic). L´annonceur ne paye que lorsqu´un internaute clique sur son annonce. Le prix est entièrement contrôlable et dépend de la " concurrence " sur les mots-clés. Google annonce que l’enchère minimale est de 0,01euros par clic mais ce n´est pas vrai pour tous les mots-clés, souvent un minimum de 0,05 euros est exigé pour s´assurer de la publication.

Quels mots-clés doit-on acheter ?
Tout dépend de la stratégie commerciale de l´entreprise et du budget consacré à ce canal. Cependant il faut bien garder en tête que les annonces les plus ciblées seront celles qui auront le meilleur retour sur investissement. Le ciblage d´une annonce se fait tout d´abord par le choix de bon mots-clés puis par la définition du texte de l´annonce. Google donne des conseils sur le sujet sur le site d´adwords.

Et à part Google, quelles sont les autres plateformes disponibles ?
Personnellement je pense que la GYM (Google Yahoo MSN) est la base prioritaire pour toute campagne de search marketing. Les concepts proposés sont similaires, les caractéristiques techniques changent un peu. Les différences se feront dans les options de ciblages géographiques, démographiques, dans les prix minimaux pour annoncer, dans l´organisation des campagnes…

Quels seront les nouveaux champs de bataille de la publicité en ligne ?
Je pense que les prochains terrains à investiguer par les marketeurs en ligne seront la publicité ciblée intégrée dans les flux RSS (actuellement en test par Google et Yahoo). Un autre type de modèle économique est actuellement testé par Google, il s´agit du " Cost Per Call ". L´annonce sur le moteur connectera alors directement le chercheur avec un homme prêt à répondre de vive voix à ses sollicitations. Pour finir la publicité dans les podcasts s´annonce aussi comme une zone chaude avec par exemple la plateforme Fruitcast ou encore avec le rachat récemment de dMarc Broadcasting par Google.

Si tu as besoin d´aide ou de conseil dans la mise en place d´une stratégie de search marketing en ligne, n´hésite pas à me contacter. J´ai commencé à faire de la GYM il y a deux ans ;)

Sommaire Web 2.0 et Business :

I. Le Business Networking
II. La Messagerie
III. Le Knowledge Management
IV. La Communication d’Entreprise
V. La Veille sur Internet
VI. Le Search Marketing

Actualité des moteurs de recherches (Décembre et début Janvier)

Dimanche 15 janvier 2006

J’ai enfin pris le temps de dépiler mes flux RSS sur les moteurs de recherches. Voici quelques news qui ont retenues mon attention.

Del.Icio.Us : LE service de bookmark collaboratif le plus célèbre à été racheté par Yahoo.

2 nouveaux blogs pour Google : Google Base Blog et Google Talk About.

1 flux RSS global sur Google : Pour tracker l’actualité des différents Blogs de Google (via WebrankInfo).

Une visualisation des recherches effectuées sur Google sur 24h le 14 aoùt 2003. (via information aesthetics).

Google Mobile Personalized Home : Google propose un page d’accueil personnalisé sur Téléphone Mobile. Il est également possible de consulter ses mails gmail depuis son mobile.

Une nouvelle version de Google Video : Google attaque la vente de vidéos au travers de la nouvelle version de son programme Google Video.

Podzinger : Un moteur de recherche de podcast excellent ! Pour rester branché sur l’actualité audio de la GYM (Google Yahoo MSN), le moteur propose même un flux RSS des podcasts.

Yahoo! Go? « Connected Life : Le pied de Yahoo dans la mobilité (via Search Engine Roundtable)

Et pour terminer Microsoft qui part (lui aussi) en live !
Fremont Live : La Google Base de Microsoft est en ligne.
MSN Live Messenger : La nouvelle version de MSN, j’en dirai plus quand je l’aurai un peu plus utilisé (merci Eric pour l’invite).
Office Live : Qu’est ce que ca va bien pouvoir être ?

Rumeurs sur les nouveaux services web 2.0 de Google

Lundi 28 novembre 2005

Google fait beaucoup parler de lui et génère bon nombre de rumeurs, je vais dresser dans ce post les plus communément relayés par la blogosphère et y ajouterai mes propres commentaires.

Tout d’abord, tu te souviens sùrement de Riya (voir mon ancien post) un logiciel de reconnaissance faciale de photos en ligne. De nombreux bloggueurs on fait savoir que Google serait en train de négocier son acquisition pour 40 millions de dollars. Un bon moyen pour Google de faire une entrée dans le domaine de la photo en ligne et rattraper ainsi son retard par rapport à Yahoo qui a racheté Flickr. Ce logiciel permettrait sùrement aussi à Google d’améliorer son moteur de recherche d’images.
J’ai reçu mon invite pour tester la version alpha de ce logiciel. Je te ferai part des mes commentaires plus tard.

Ensuite beaucoup de rumeurs viennent de la réservation et de l’activation de noms de domaines. Voici une liste des noms de domaines enregistrés par Google : http://blog.searchenginewatch.com/blog/txt/google_dom.html

Dans cette liste voici les domaines qui me semblent important à remarquer :

- Gbrowser : Cela fait maintenant un moment que la rumeur d’un browser made in Google est apparue. Personnellement je ne pense pas que cela soit pour un futur proche dans la mesure où Google est très présent dans le projet Firefox. Pour moi le Google Browser c’est le sidebar du Google Desktop Search.

- Gcalendar : La blogosphère pense que ce projet devrait éclore bientôt car le nom de domaine à été activé très récemment. Une application de calendrier en ligne ne serait pas un mal pour Gmail. Cela inciterai encore plus d´internautes à faire de GMail l’outil principal face à Outlook.

- Gdrive : Un disque dur en ligne ? Google à beaucoup de stockage disponible pour héberger toujours plus de contenus. A noter qu’il existe un plugin pour Windows permettant de se servir de GMail comme d’un répertoire de stockage en ligne. (voir : GMailDrive).

- Gchat : Un service de chat en ligne ? Humm j’en doute pour le moment.

- Googleaccelerator : Probablement pour éviter le squatting de son application Google Web Accelerator. Je n’avais d’ailleurs pas remarqué qu’il était de nouveau disponible. En effet ce logiciel d’accélération de navigation par utilisation des caches de Google avait suscité pas mal de controverses à son lancement initial. Un pas de plus vers sa transformation en " Grand Frère " pour analyser tout ce que « l’on consulte sur Internet ».

- Googlebutton et Googleclips : Alors là j’en sais rien ;)

- Googleregistrar : Google est registrar depuis un moment et fournir un service d’hébergement « gratuit » (enfin sponsorisé) d’hébergement semble une solution pour offrir une option supplémentaire à l’hébergement de contenus chez Google. Une association avec Gdrive + Googleregistrar ça serait puissant ;)

- Googlesms : Un service de SMS gratuit (enfin pas pour tout le monde). Aux États-Unis, il est possible « d’échanger » son numéro pour un compte GMail. Pourquoi ne pas permettre d’envoyer des SMS à partir de GMail.

- Googlemastercard, Googlebuyers, Googlebuy : On a pas mal entendu parler du « GWallet » ou du « système monétaire » de l’économie Google. Je pense que si Google commence à jouer à la banque, beaucoup de choses vont se passer…

Voilà pour mes remarques, toi, qu’est-ce que tu vois ?

Vers la création de Bibliothèques Numériques Mondiales

Dimanche 20 novembre 2005

La vision de Google sur la Bibliothèque Numérique Mondiale

Google a fait couler beaucoup d’encre sur son projet de numérisation des ouvrages des bibliothèques. Google a en effet passé un accord avec les grandes universités américaines afin de numériser pas moins de 15 millions de livres.

Suite à l’annonce de ce projet fin 2004, la Bibliothèque Nationale Française (BNF) mettais en avant les risques culturels d’un tel projet. Son président Jean-Noël Jeanneney évoquait le problème de l’hégémonie de la culture américaine dans la mesure ou seul du contenu en Anglais (provenant des Etats-Unis) serait accessible dans la base de recherche. Il fut par la suite soutenu par Monsieur Chirac qui est intervenu dans le soutien d’un projet concurrent au niveau européen pour numériser le contenu des bibliothèques européennes et mettre le tout accessible en ligne via un moteur de recherche public.

La France n’as pas été la seule à faire part de ses inquiétudes sur le projet. Google est actuellement visé par de nombreuses associations d’éditeurs dans le monde et certains ont même présenté le projet comme étant " la plus grande violation des droits de copyrights de l’histoire ". Peut-être toute cette mauvaise publicité à été un des facteurs qui a poussé Google à changé le nom de son projet « Google Print » en « Google Book Search ». En tout cas c’est sur que le nom est plus explicite. Depuis le début du programme Google a quand même fait évoluer celui ci pour permettre aux éditeurs de faire inclure leurs livres dans la base de données. Le problème de l’hégémonie américaine résolue ? Peut-être…

Alors finalement qu’en est-il finalement de ce moteur de recherche spécialisé ?

Google Book Search

Pour l’utiliser il suffit de taper le titre du livre que l’on recherche ou n’importe quelle phrase que celui-ci contient. Le moteur présente alors une série de résultats avec la photo de la première page du livre accompagné d´une description. Une fois que l’on clique dessus on accède sur la page permettrant d’en savoir plus sur le livre. On dispose de liens vers les pages de couvertures, la table des matières et le copyright. Google propose également des liens pour acheter le livre.

Ce qu’il y a d’intéressant c’est que l’on peut directement rechercher des mots-clés dans le livre et lire les passages concernés. S’il s´agit d’un livre du domaine publique (Google viens d’en ajouter dans sa base) on peut alors lire le livre entièrement à partir de l’interface proposé par Google. S’il s’agit d’un livre avec copyright on ne peut lire que les 6 pages les plus proches du mot clé entré (3 en avant 3 en arrière). Seulement il est possible de lire le livre entièrement en utilisant l’astuce suivante. Arrivé au terme des 3 pages proposées, il suffit de choisir un passage de quelques mots que l’on extrait de la page pour le mettre dans le moteur de recherche sur le livre. Les résultats alors proposés donne la page que l’on était en train de lire et en cliquant dessus on dispose de 3 nouvelles pages. Il me semble cependant avoir vu une limite à cette technique car Google bloque la lecture au bout d’un certains temps (30 pages environ). Enfin on peut recommencer plus tard sans aucun problème.

Les autres projets

Les projets de numérisation de livres à grande échelle ne sont pas limités à Google et à l’Union Européenne. En effet les autres géants du moteur de recherche ne comptent pas laisser Google seul maître à bord. C’est ainsi que Yahoo et MSN se sont joint au groupe nommé Open Content Alliance (OCA) dont le but est sensiblement le même que celui poursuivi par Google. On devrait donc voir apparaître des services Yahoo Books et MSN Books dans le futur.

Dans le domaine du livre en ligne, il y a aussi un acteur incontournable : Amazon. Il propose dès à présent la fonctionnalité « Chercher au Coeur! ». Cette fonction de recherche serait limitée à une seule page de lecture.

Et les abus de copyright dans tout ça ?

Comme je le disais au début de l’article des procédures judiciaires sont déjà en cours pour « contrer » ce genre de projets. Pour moi, cette évolution vers la Bibliothèque Numérique est inéluctable. Il est important qu’éditeur et lecteur y trouvent leur compte mais je ne pense pas que les éditeurs arriveront à stopper ces projets. Cela me rappelle un peu le débat de la musique en ligne. Il était évident que le MP3 allait révolutionner les méthodes de consommations de la musique en ligne et plutôt que de faire appel à des procédures judiciaires, les maisons de disques auraient mieux fait d’employer leur temps et leur argent à s’adapter. Pour moi ici c’est la même chose. Les éditeurs devront s’adapter ou ils mourront à petit feu.

Et demain ? Quelles évolutions sont à prévoir ?

J’ai lu récemment que Google chercherai des moyens de faire de la location de livres en ligne. Amazon doit également penser à cela. Ainsi il deviendra possible de louer un livre sur Internet comme on le ferait à sa bibliothèque locale. Fini les problèmes de disponibilités des livres et vive la sauvegarde de nos forêts. Je vois aussi cela comme une grande opportunité pour les géants de la recherche pour se positionner comme éditeurs de livres numériques. En effet cela ne m’étonnerai pas que Google fasse un lien entre sa « Google Bank » (aka « Google Wallet ») en cours de développement et son programme d’insertion de livres pour les éditeurs. Ainsi, les auteurs numériques pourront mettre à disposition leurs contenus dans la base de données de Google et tirer une contrepartie financière des locations de lectures de ces contenus.

Mise à jour :
En fait c’est pas demain que ca commencera cette histoire de publication numérique car Amazon propose déjà cela depuis aout dernier. Amazon Shorts permet de vendre ses contenus au format numérique uniquement et ceci dès maintenant. Plus d’informations.


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