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Consultant 2.0 : Que puis-je offrir comme services aux entreprises ?

Lundi 15 mai 2006

A l’origine de ce blog, je voulais partager ma vision de ce qu’est le Web 2.0 et de ses applications concrètes. Aujourd’hui après plus de 6 mois de publications je me demande toujours si les entreprises sont prêtes à passer au web 2.0 à l’heure ou on retrouve le 2.0 dans toutes les bouches (Recrutement 2.0, Management 2.0, Politique 2.0, Marketing 2.0…)

Mes domaines de prédilections sont les moteurs de recherches (référencement, positionnement, liens sponsorisés), la veille (technologique et concurentielle), la communication, la gestion de projets, les outils collaboratifs et les réseaux sociaux.

Au niveau des moteurs de recherches et du référencement je crois que ma plus belle référence est sur cette requête : Marketing 2.0 (1er sur 98 900 000 Résultats). Je m’intéresse de près aux moteurs de recherches et suis un grand fan de google comme vous pouvez le constater en cliquant sur mon tag Google.
Dans notre société de l’information, il est à mon avis primordial de bien savoir utiliser les moteurs de recherches autant dans le sens de la récupération d’information que dans celui de la publication. Le métier de référenceur ou de marketeur des moteur de recherches se complexifiant de jours en jours, il devient très difficile pour une entreprise de bien utiliser ce médium de communication qu’est l’Internet sans le support de professionnels.

Pour répondre à cela je me sens capable aujourd’hui d’accompagner les entreprises dans leur positionnement Internet à l’aide d’une combinaison de techniques de référencements, d’utilisation de liens sponsorisés sur les 3 plateformes majeures Adwords (Google), Yahoo Search Marketing et Adcenter (MSN), d’analyses du trafic sur le site et d’optimisation de la structure des sites webs.

Concernant la veille (technologique et concurentielle), je pense que les entreprises ont encore beaucoup à apprendre de l’utilisation des flux RSS, des systèmes de veilles collaboratives (à l’aide par exemple de services de social bookmarking). Pour moi, la veille dans une entreprise doit être transparente dans le sens où les collaborateurs peuvent aujourd’hui qualifier et échanger l’information qu’ils consomment avec une grande simplicité et donc une terrible efficacité.

En terme de communication interne (et/ou externe), je peux accompagner une entreprise dans la création d’espaces de communications internet. Construire une solution adaptée à chaque problématique de communication de l’entreprise me semble un défi intéressant à relever. Concrètement cela peut passer par la mise en place de blogs professionnels (afin de supporter un produit par exemple), de bases de connaissances internes à l’entreprise… Ceci dit le plus difficile n’est pas la création technique de l’espace mais plutot l’accompagnement des Hommes pour une adoption massive par les collaborateurs de l’entreprise.

Pour la gestion de projets, ma préférence va dans les petites équipes (méthodes Google) à l’organisation hierarchique plane. Les outils web 2.0 comme basecamp sont d’une efficacité terrifiante pour faire avancer les choses. J’ai déjà effectué la mise en place de cette solution dans plusieurs environnements et pourrait très certainement le faire dans d’autres cas à l’avenir.

Les outils collaboratifs sont aujourd’hui très nombreux sur le marché, quelle est la solution idéale pour une entreprise pour un projet ? De quoi l’entreprise a-t-elle réellement besoin pour collaborer efficacement ? Comment tirer la meilleure partie des outils de la collaboration en ligne ? Voici des questions qui me semblent primordiale d’aborder et qui quand elles trouvent une réponse nécessite souvent des hommes pour manager la conduite du changement et l’accompagnement dans l’adoption de l’outil.

Enfin j’aime beaucoup mettre à profit les réseaux sociaux tel que LinkedIn (ou Viaduc) pour trouver la perle rare (un collaborateur, un partenaire…), faire du business development ou encore de la recherche d’expertise.

Il y a déjà quelques temps, j’avais fait une série d’article intitulé Web 2.0 et Business qui vous permettra d’approfondir ma vision des choses sur certains de ces points précédents.

Pour terminer, j’aimerai ressortir le schéma sur la stratégie de communication web que j’ai commencé à mettre en place dans un groupe d’activité industriel mexicain l’an dernier (de janvier à aoùt).

Alors, avez-vous besoin d’un consultant 2.0 pour votre entreprise ? Quels sont vos problématiques d’entreprises par rapport à l’internet aujourd’hui ?

Start upeurs web 1.0 et 2.0 ou comment ne pas rater le coche

Mercredi 12 avril 2006

Ce post a été réalisé sous Writely suite à l’invitation à participer à ce blog. Emmanuel Fraysse (EFR) et moi (JFR) avons tenté de résumer notre historique Internet et avons présenté les points importants à considérer pour ne pas « rater le coche » web 2.0.

Comment as-tu vécu le web 1.0 ?
EFR :
J’étais en train de finir mes études. Internet était une passion pour moi depuis plusieurs années. J’en ai fait un métier en suivant un de mes profs Laurent Sorbier qui venait de prendre la tête de Spray.fr à l’époque des start-ups suédoises débarquant en France (Spray.fr, Jobline.fr, …). Ce fut une période complètement excessive et ultra-formatrice. C’était le temps du « funky business« : du business et du fun (et des nuits très courtes). Ensuite, la bulle a explosé et l’ambiance a forcément changé dans un contexte d’assainissement salvateur à moyen terme. J’ai vécu le web 1.0, l’euphorie du web 2.0 me rappelle des souvenirs : nouveaux espoirs et quête du changement de règles du jeu. Sur le 2nd point, je constate chez les start-upeurs 1.0 une certaine inertie par rapport au web 2.0. Avec le web 1.0, ils étaient euphoriques, pleins d’énergie. Maintenant, certains 1.0 se sont updatés totalement (Jérémie Berrebi avec Zlio.com, …), d’autres partiellement et d’autres sont complètement à la traine. A ces derniers, il risque d’arriver la même chose qu’à leurs prédécesseurs : subir le changement plutôt que de l’accompagner. Personnellement, il m’a fallu plusieurs mois pour me remettre plus ou moins à niveau et encore, c’est loin d’être fini.

JFR :
Personnellement je me suis connecté la première fois sur Internet en 1994 au collège (6ème). J’ai ensuite eu ma connexion à domicile en 1996. A l’époque l’Internet était encore un moyen de communication très limité dans la mesure ou tout mon entourage proche ne disposais pas d’une connexion à 3kb/s ! J’ai commencé à utiliser Yahoo car Google n’était pas encore connu en France, je me demande s’il existait d’ailleurs… Le web 1.0 a fait du bruit car il y a eu une prise de conscience que l’Internet était un réseau d’information d’une grande puissance, seulement la pénétration dans les entreprises et les foyers ainsi que les technologies n’étaient pas à la hauteur des ambitions de tout ces entrepreneurs. De plus, de nombreuses personnes étrangères à l’informatique se sont lancées dans le défit de créer des entreprises à vocation internet sans vraiment en connaitre les enjeux. L’éclatement de la bulle internet à été la déception de beaucoup d’entrepreneurs et investisseurs.

Aujourd’hui les technologies Internet et leurs pénétrations dans la vie de tous les jours me semblent ouvrir la porte à de nombreuses opportunitées. De plus on arrive petit à petit à de vrais modèles économique évoluant avec le développement des communautés (le projet FON, skype…). Les consommateurs d’informations du web 1.0 se sont transformés en utilisateur/acteur de l’Internet. Les applications web 2.0 ne sont pas boostés par les grands groupes mais par leurs utilisateurs organisés en communautées.

Selon toi, qu’est ce qu’il est nécessaire de faire pour ne pas « rater le coche » ?
EFR :
1. Adopter une philosophie de remise en cause permanente
Il y a un début d’inertie chez certains start-upeurs web « 1ère vague ». Les habitudes se prennent vite. Accepter de changer ses réflexes n’est pas forcément facile même si l’adoption de ces réflexes est récente (moins de 10 ans). Dans certains domaines d’activité, la remise en question n’est que nécessaire, dans le domaine Internet, elle est vitale. Le web 1996 est bien différent du web 2006 : standards technologiques, taux de pénétration du haut débit et surtout usages nouveaux. Pas de remise en cause sur Internet = aller droit dans le e-mur !

2. S’entourer de la génération web 2.0 (tant en matière de techno qu’en matière d’usage)
Pour gagner du temps face à une course en avant liée au domaine Internet, pas la peine de vouloir tout réapprendre tout seul. La compréhension du web « 2nde vague » née des échanges avec ceux qui n’ont pas connu le web « 1ère vague ». Il faut savoir être flexible et ouvert sur les autres pour tirer les avantages des innovations du web « 2nde vague ».

3. Oubliez tout ce que vous avez appris… mais souvenez-vous en quand même
Plus je discute avec les internautes génération 2.0, plus je me rends compte qu’il faut savoir se détacher du passé (récent) pour comprendre le web 2ème vague. Néanmoins, en même temps, tirer les leçons du web 1.0 permet de ne pas retomber dans les pièges de la nouveauté : certains adeptes du 2.0 sont partis pour faire les mêmes bourdes que la génération 1.0. Comme dirait Yoda, « il faut son calme garder et tête froide conserver ». A mon sens, le web 2.0 n’est pas une révolution mais simplement une évolution. Le web 2.0, c’est bien mais les règles du business sont immuables. Rien ne vaut un bon modèle économique à l’ancienne mais en version updatée. ;o)

4. Etre véloce
Jamais s’arréter de pédaler ! Une innovation chasse l’autre. L’envie d’entreprendre est incontournable pour bénéficier des avancées du web 2nde édition. La notion de vélocité s’entend au sens d’agilité + vitesse + précision + volonté de faire.

5. Réfléchir mais surtout agir
Il y a un temps pour réfléchir (et écrire) mais il y a surtout un temps pour agir. Ce qui se passe actuellement n’est pas dans les bouquins d’où l’importance de tester les projets in vivo avec une vraie approche terrain. Les usages Internet se développent grâce aux initiatives concrètes et continuelles des acteurs du web au plan international. D’ailleurs, va falloir que j’y retourne sur mes projets terrain au lieu de faire le malin là.

JFR:
1. Connaitre son environnement
Avant de créer un produit, un service, il est important de connaitre l’équilibre actuel d’un marché. L’opportunité existe là ou l’on peut identifier un déséquilibre entre le besoin des utilisateurs et les offres actuellement en place. En ce qui concerne l’entreprenariat 2.0, il existe aujourd’hui de nombreux blogueurs web 2.0 (www.web20workgroup.com) qui constitue une formidable ressource pour faire de la veille. Les moteurs de recherches permettent aussi des systèmes d’alertes pour se tenir informé des nouveautés sur certains domaine (à l’aide de mots-clés). Pour ne pas « rater le coche », il me semble important de savoir gérer cet afflux d’information afin d’avoir une visibilité constamment renouvellée sur son environnement.

2. S’adapter en permanence
Les services Web 2.0 permettent aujourd’hui de gagner en efficacité, en réactivité, en coordination… Par exemple, Basecamp est pour moi un outils révolutionnaire en simplicité et efficacité pour la gestion de projets. Une entreprise qui sait faire la part des choses entre ce qui est utile et ce qui ne l’est pas à pour moi un avantage non négligeable. Comprendre les nouveaux outils web 2.0, les nouveaux moyens de consommation de l’information avec les flux RSS me semble indispensable pour ne pas rater le coche.

3. Ecouter ses clients, encourager la participation
Pour entreprendre aujourd’hui il me semble nécessaire d’inclure ses utilisateurs très tôt dans le processus de création et de devéloppement. Les entrepreneurs 2.0 l’ont à mon sens compris en invitant les utilisateurs enthousiastes à participer à la réflexion sur l’évolution d’un produit. Les invitations à participation en version alpha (ou beta) des produits sont une très bonne manière d’évoluer en phase avec ses utilisateurs. Avant les produits était développé en secret et une fois sortie n’évoluait pas énormément.

4. Comprendre les évolutions, identifier les « révolutions »
Pour moi le Web 2.0 est une « révolution » au sens ou l’on voit apparaitre de nouveaux business modèle qui tirent leur force de la communautée d’utilisateurs. Les règles du business ne sont pas immuables, tout comme les technologies, les modèles changent, évoluent. Ceux qui l’auront compris survivront, les autres mourront s’ils ne savent pas s’adapter. Le web 2.0 est une évolution des technologies entrainant une révolution économico-sociale.

Et vous qu’en pensez-vous ? Quels sont vos conseils pour ne pas rater le coche ?


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