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7 principes marketing 2.0 selon Google

Jeudi 9 mars 2006

" Results must be trackable " : Les résultats doivent être traçables.
Google semble avoir une obsession pour le tracking de ce que font ses utilisateurs en ligne. Le rachat de Urchin et de MeasureMap (outils de statistiques orienté blogs) sont des constatations du grand intérêt de Google en ce sens. La connaissance de ces statistiques est vitale pour l´amélioration des résultats financiers de Google et de ses partenaires. Le fait d´offrir des outils statistiques permet à ses clients de mieux gérer leurs dépenses marketing sur Google et ainsi d´améliorer la pertinence du système publicitaire global de Google.

" Data. Not Hype " : Données, pas buzz temporaire.
Je pense que Google fait ici une référence à sa politique de jugement des sites webs qu´il indexe. Les conseillers en référencement disent souvent que le " contenu est roi ". L´information est la nourriture de Google, plus on lui en donne, plus il aime ça et vous rend la pareille avec son " google juice " de visiteurs.

" Let others speak for you " : Laisser les autres parler pour vous.
Pour moi il s´agit d´une référence à l´utilisation massive du " marketing viral ". Il s´agit d´un principe où Google excelle. Pour s´en convaincre il suffit de regarder Gmail. Regarde autour de toi combien de personnes ont un compte Gmail alors que le service est en mode " invitation uniquement " (hors US). Un autre exemple serait la communauté Orkut qui compte aujourd´hui 13 982 251 membres. Cela me fait aussi penser à une note interne chez Google qui présentait les règles de communication à ses employés. La première était " tu ne parleras pas de Google, la seconde était " tu ne parleras de Google " ;) (une référence à Fight Club ?)

" You´re smart and your time matters " : Vous êtes intelligent et votre temps compte.
Je vois ici une référence aux interfaces très light des services Google. Chez Google, pas de chichi et d´informations dans tous les sens. Aller à l´essentiel avec des interfaces pensées pour l´utilisateur est un concept du web 2.0 que Google applique à merveille.

" Big ideas move us " : Les grandes idées nous font bouger.
Google aime se lancer des challenges et croire en des projets qui peuvent sembler fou. Google défini sa mission selon ces termes : " Organize the world´s information and make it universally accessible and useful ". L´information mondiale ça doit faire un paquet de bits à ranger et à rendre exploitable ;) . Cela me fait penser au projet de bibliothèque numérique mondiale que Google a lancé (non sans controverses).

" We´re serious. Except when we´re not " : Nous sommes sérieux. A part quand on ne l´est pas.
Les gens trop sérieux ont tendances à être chiant (non ?). Google s´efforce de paraître une entreprise fun et dynamique. Un exemple serait bien le message d´erreur que j´ai relevé dans un précédent post.

" Promote trial " : Faire la promotion des versions de démonstration.
La béta perpetuelle est un concept web 2.0 que Google aime bien. Cela permet de générer du buzz autour de ses nouveaux services, d´avoir des béta testeurs, de faire évoluer le service et ses infrastructures petit à petit. Le dernier exemple de " lancement éphémère " est son service Google Page qui permet à tous de créer une page web à l´aide d´une interface web 2.0 simple.

Voilà mon interprétation des 7 principes marketing qui inspirent Google au quotidien. Et toi comment les comprends-tu ?

Les biblitohèques numériques 2.0, le retour…

Mercredi 23 novembre 2005

Je parlais dans un précédant post des « bibliothèques numériques mondiales ». J’avais commencé par citer Google et bien j’étais un petit peu en avance car ils ont aujourd’hui lancé le projet nommé « Word Digital Library » (WDL) en partenariat avec le congrès américain.

Google est donc le premier à investir dans ce projet à hauteur de 3 millions de dollars et le congrès américain possède déjà plus de 10 000 ressources numériques à inclure dans la base de données. Le congrès à commencé la numérisation de ces oeuvres en 1994 et elles sont d’ores et déjà accessible gratuitement sur ce site. J’ai testé le site et on a effectivement l’impression de revenir en arrière dans l’expérience de navigation web (du pur web 0.9 ;) ). Google mettant son nez (et son argent) dans le projet devrait faire naître un produit WDL à la sauce web 2.0 beaucoup plus intéressant. Pour le moment, l’argent devrait servir à mettre en place des procédures pour numériser des contenus « rares » et potentiellement fragile faisant partie du domaine culturel américain. Google devrait aussi y ajouter les 5000 références du domaine public qu’il a déjà inclus dans son « Google Book Search ».

Comme d’habitude les contenus vont d’abord être ceux des américains mais le but du projet est bien défini par son nom. Il s’agit de créer LA Bibliothèque Numérique Mondiale (BNM) et d’inclure tout contenu écrit et multimédia de valeur culturel mondial. Ainsi les « standards » que veulent créer le gouvernement américain et Google devrait être mis à disposition des autres pays pour permettre l’inclusion de tout matériel culturel.

Beaucoup de bloggeur anglophones ont avoués être désappointé par la décision de participation de Google à ce projet de part le fait qu’il s’agit d’une certaine alternative au projet « Google Book Search » existant. Personnellement c’est très clair. Il s’agit juste de travailler à un projet ouvert ou ils publieront leurs oeuvres du domaine public. Il s’agit aussi de « contrer » le projet « Open Content Alliance » soutenu par Yahoo et MSN et une manière d’imposer au monde les « best practices » Google pour numériser du contenu en collaboration avec le plus puissant gouvernement mondial. Joli coup !

Les détails sur ce projet sont disponible ici : http://www.digitalpreservation.gov/

Pour continuer ce post j’aimerai revenir sur le projet européen. Il se nomme i2010 Digital Libraries et à déjà ouvert sa phase consultative. En effet les commentaires seront reçus jusqu’au 20 janvier prochain et synthétisés dans une proposition d’actions pour examen de la commission européenne en juin 2006. Au programme on retrouve un peu les mêmes choses que le WDL, « best practices » et organisation au niveau européen pour mettre le meilleur de nos oeuvres culturelles patrimoniales en ligne (à l’horizon 2010 comme le suggère le nom du projet ?).
Côté financement, c’est la même chose qu’aux États-Unis les privés et public mettront la main à la poche. Et il est déjà question de plus de 96 millions d’euros : 36 pour la Commission dans un premier temps et 60 par la suite par le programme eContentplus.

Je trouve toute cette agitation autour de la numérisation digitale intéressante dans la mesure ou l’on pourra consulter de chez soi des milliers d’oeuvres issus de toutes cultures mais je trouve dommage qu’un consensus global ne soit pas effectué dès maintenant afin de joindre les forces dans un effort commun pour réellement créer cette « Bibliothèque Numérique Mondiale (BNM) (je devrai déposer ce terme sur la blogosphère ;) ).

Des retours d’analyses ?


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