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Interview de Julien Braun : Blogbang

Lundi 2 novembre 2009

Bonjour Julien,
Nous avions déjà eu l´occasion de t´interviewer sur ce blog, il y a un an environ. Comment avancent les choses du côté de Blogbang ?

julien-braunMême si l’année a été compliquée pour le marché de la publicité en général, 2009 a été pour BlogBang une année de consolidation. Après avoir été attaqué, notre modèle de diffusion de vidéo publicitaire à la performance basé sur un coùt à l’interaction est en train de s’imposer face aux models d’exposition de display classiques. Il permet notamment de réconcilier Branding et ROI, ce qui est au coeur de la problématique des investissements publicitaires. Notre réseau a par ailleurs continué à se développer et fait désormais parti des 10 premiers réseaux publicitaires Internet en France en terme de couverture avec près de 20 millions de visiteurs uniques exposés selon les chiffres de Nielsen Net Ratings. C’est le premier sur le format vidéo. Cela prouve que les médias sociaux et le blog en particulier sont des médias de masse; de plus un certain nombre d’applications Facebook incorporent notre widget publicitaire et représentent une part grandissant de notre trafic ce qui renforce l’attractivité de notre réseau auprès des annonceurs. Enfin nous avons vu en 2009 un grand nombre d’opérations de communication à partir de vidéo publicitaires et de toutes sortes de contenu viraux dont certaines ont prouvé leur efficacité et leur retour sur investissement ce qui encouragera d’autres annonceurs à utiliser notre réseau à l’avenir.

blogbang

Vous avez évolué de plus en plus vers la création d´un portail communautaire de news à partir des flux de vos éditeurs. Pourquoi ?

Lorsque nous avons lancé BlogBang nous avons fait deux promesses à la blogosphère. Une promesse de nature économique qui nous engageait créer un produit publicitaire pour que les annonceurs puissent investir efficacement sur les blogs et une promesse de visibilité qui a pour but de mettre en relief la richesse éditoriale et créative des blogs affiliés a notre réseau. Autant nous avons largement tenu notre première promesse auprès des annonceurs autant la seconde a besoin que nous y investissions encore un peu de temps; c’est l’objet de ce portail communautaire qui n’en est encore qu’a ses balbutiements. Néanmoins avoir une vitrine de notre réseau sur notre site permet de mettre en avant des blogs qui n’ont pas forcément encore beaucoup de visibilité et de mieux convaincre certains annonceurs qui peuvent voir la richesse de notre réseau de façon plus concrète. 

portail-contenu-blogbang

Quels sont les dernières évolutions de la plateforme ? Sur quelles innovations travaillez-vous aujourd´hui ?

D’abord nous avons beaucoup travaillé sur la monté en charge, l’efficacité et la fiabilité de notre plate-forme. L’adserving et la gestion des publicités est beaucoup plus efficace que l’année dernière ainsi que la qualité des vidéos délivrées. Nous avons également fluidifié notre plate-forme, le système de paiement de blogueurs, et introduit plus de souplesse dans la gestion des formats publicitaires. Nous évitons de trop communiquer sur les prochaines innovations car nous avons beaucoup été copié cette année mais de nouveaux services ne vont pas tarder à voir le jour toujours pour permettre aux annonceurs d’être présent efficacement sur les blogs et aux blogueurs de valoriser leur audience et leur influence.

Aujourd´hui quel est l´ecpm moyen que fournit blogbang à ses éditeurs pour l´insertion de bannière ?
Les choses sont aujourd’hui stabilisées. Comme nous sommes un système ouvert, nous ne fixons pas les prix. Nous gérons simplement un équilibre entre l’offre et la demande,  et justement , je crois que nous pouvons aujourd’hui parler d’équilibre. Nous observons en moyenne que lorsque nous reversons plus de 30cts d’eCPM notre réseau croit et quand nous sommes en dessous il stagne. Comme vous pouvez le constater notre réseau s’est étoffé cette année ce qui signifie que nous avons reversé plus d’argent dans la blogosphère.

Pourquoi avez-vous souhaité être partenaire du WebdeuxConnect cette année encore ?

Nous sommes un outil communautaire au service des blogueurs et des annonceurs. Nous avons donc à coeur d’entretenir d’étroites relations avec la communauté du Webdeux.Connect afin de mieux saisir les tendance et les évolutions  du web afin de rester innovant et proactif pour améliorer notre service et faire vivre les communautés. 

Quelles sont vos ambitions pour les prochains mois ?
Devenir la plate-forme de diffusion vidéo publicitaire incontournable des médias sociaux.

Merci Julien, a très bientôt !

Boostez votre site avec WidgetBooster.com

Mardi 21 juillet 2009

Depuis maintenant pas loin d’un an, nous avons entamé le développement d’un service à destination des éditeurs de sites web/blogs afin de leur facilité la tâche dans la gestion de leurs partenariats dans l’objectif de faire croître leur audience. Nous avons identifié ce besoin car nous sommes éditeurs de sites et de blogs. Nous voulons développer notre audience et nous avions constaté qu’il était difficile de réaliser des échanges équitables entre sites sans parler du temps énorme nécessaire à trouver, discuter, négocier et mettre en place des partenariats avec des sites dans la même thématique. Bref des heures de perdues alors que nous préférons nous concentrer sur l’essentiel soit l’écriture d’articles/contenus de qualité sur nos sites/blogs. 

Pour bien comprendre notre projet, nous avons réalisé la petite BD suivante :

Nous avons ouvert le projet fin mai afin de commencer à accueillir au compte goutte les premiers inscrits au sein de notre réseau de webmasteur. Aujourd’hui, le réseau rassemble déjà 407 éditeurs et a réalisé 13,7 millions d’impressions pour 103 326 clics échangés principalement sur les 3 univers thématiques de base couvertes par le réseau : High Tech (geekbooster), Femmes (girlsbooster), Jeux (gamesbooster).

Nous sommes maintenant en mesure d’ouvrir notre réseau à d’autres webmasteurs avec la mise en place de nouveaux univers thématiques dont le sport (sportbooster), la cuisine (cookbooster), la BD (comicsbooster), l’écologie et de le développement durable (ecolobooster) et travaillons à l’élargissement à de nouvelles thématiques.

Nous pensons que les éléments clés de réussite sur ce projet résident dans la véritable simplification de la gestion des échanges de visibilité entre les webmasteurs en se basant sur un dispositif de widget affichant des bannières. Les tailles des différents widgets ont été définis en fonction des standard publicitaire du marché à savoir : 120×600, 125×125, 300×250, 468×60, 728×90. Vous trouverez les formats 300×250 et 125×125 dans la sidebar de ce blog par exemple.

Suite à la pré-ouverture du service, nous avons reçu de nombreux feedbacks intéressants d’éditeurs de sites qui confirment que nous n’étions pas les seuls à avoir besoin d’un service qui permet de facilement créer des partenariats équitables avec d’autres webmasteurs afin de développer leur audience.

Au cours des prochaines semaines, nous vous tiendrons au courant des évolutions du service. Mais surtout, les membres des réseaux d’échanges booster recevront des infos (trucs & astuces) pour améliorer leur visibilité au sein de leur communauté respective.

Nous travaillons tout cela ensemble afin d’être prêt à vous en parler mieux lors de notre prochain évènement en préparation le 10/10 : Webdeux.Connect09

Un bonus de 5000 crédits sera offert aux 20 prochains webmasteurs rejoignant le réseau.

Alors n’attendez-plus, rejoignez-nous ici : WidgetBooster.com.

53 conseils et idées pour mieux utiliser Twitter

Jeudi 16 juillet 2009

Twitter.com est un service de Micro-Blogging qui est en train d’exploser si l’on en crois sa courbe de croissance Alexa ci-dessous.

twitter-traffic

Twitter serait le 13ème site mondial aujourd’hui. Que de chemin parcouru depuis nos premiers articles à ce sujet en juillet 2007 (voir ici et ).

Aujourd’hui après plus de 2 ans d’expérimentations, voici une compilation des quelques conseils d’usages que nous vous préconisons pour améliorer votre propre expérience du service.

Soyez Généreux

  1. Faites la promotion d’autres personnes et de leurs contenus plus que votre propre promotion.
  2. Retweeter le contenu de qualité que vous trouvez chez les autres (en citant la source évidemment)
  3. Mais retweeter modéremment et de manière sélective. Vous serez connu (et reconnu) par le contenu de vos tweets. Donc n’envoyer que du contenu de qualité dans le but d’apporter de la valeur à vos followers.
  4. Participez au #followfriday pour dire à vos followers qui sont les twitters de qualité.
  5. Soyez selectif dans les recommendations que vous faites pour le #followfriday.
  6. Remercier ceux qui vous ont retweeté et ceux qui vous recommandent dans le #followfriday.
  7. Soyez un véritable “ami”. Complimentez les autres pour leurs travaux et leurs contenus de qualité.
  8. Lisez les twits et les blogs de vos contacts. Vous pouvez marquer beaucoup de points en démontrant que vous avez lu un contenu publié et en y ajoutant de la valeur.
  9. Quand vous identifiez une connexion entre 2 personnes qui peut avoir du sens, mettez-les en relation. Faites l’entremetteur !
  10. En twittant et retwittant le contenu des autres vous êtes sur le bon chemin pour développer vos relations mais n’oubliez pas de contribuer vous aussi avec du contenu original de qualité.
  11. Occasionnellement, parlez d’une personne de qualité que vous suivez et qui apporte beaucoup de valeur ajoutée avec ses tweets. Appliquez-vous à expliquer pourquoi vous recommandez spécifiquement cette personne. Contrairement au #followfriday, c’est une manière inattendue de faire un acte de bonté qui surprendra la personne que vous citez et qui apportera de la valeur croisée dans votre réseau de followers.
  12. Soyez une ressource

    idea_bulb

  13. Cherchez et diffusez de la valeur informative dans vos tweets.
  14. Souscrivez à des Alertes Googles pour rester informé sur les sujets et les mots clés qui vous intéressent et qui intéressent vos followers.
  15. Utilisez Youtube comme moteur de recherche de tutoriaux. Ces vidéos peuvent être des contenus à forte valeur ajoutée à envoyer à vos followers. Au passage, vous découvrirez des personnes créant des contenus intéressants sur vos centres d’intérêts.
  16. Quand vous trouvez quelqu’un qui crée du contenu de qualité, regardez dans ses archives pour trouver les perles à partager avec vos followers.
  17. Un moyen de trouver en permanence de nouvelles sources de contenus est de souscrire aux RSS de un ou plusieurs mots-clés sur google blog search (et/ou technorati).
  18. Vous créerez votre marque personnelle sur le contenu que vous créez et distribuez. Plus vous donnez de contenus intéressants, plus on vous identifiera comme une ressource. 
  19. Demandez à être retwetté (en disant s’il vous plait). Cela augmentera votre retweetabilité drastiquement.
  20. Evidemment si vous ne retweetez jamais personne ne vous étonnez pas si personne ne vous retweete.
  21. Attention cependant à ne pas le faire trop souvent et pas pour n’importe quoi. Réservez ce genre de demande uniquement pour du contenu de très haute qualité.
  22. Utilisez Tweetburner.com pour raccourcir vos URLs. Tweetburner vous permet de traquer le nombre de fois où votre lien raccourci a été ouvert.
  23. Créez des videos (et/ou screencast) informative et tweetez les. De cette manière, vous enrichirez votre présence et permettrez à votre audience de se rapprocher de vous à partir d’une contenu exclusif riche et original.
  24. Utilisez des titres de tweets qui attirent l’attention pour augmenter leur ouverture. Les listes d’articles comme « 7 moyens de …” ou “Comment faire… “ sont toujours très populaires et génère plus de clics que des titres standards.
  25. Utilisez un bon client Twitter

    twitter-client

  26. Tweetdeck.com est vraiment mon client tweeter préféré du moment.
  27. Créez une colonne pour votre TOP liste des membres twitters à suivre. Cette liste sera composée des incontournables qui ajoutent toujours du contenu de qualité et vous permettra de les faire ressortir par rapport à la masse des gens qui « twitte pour tout et pour rien ».
  28. Cependant, jetez quand même un oeil à ceux qui sont en dehors de cette liste car à tout moment ils peuvent devenir de nouvelles sources de contenus et se qualifier pour la topliste.
  29. Vous pouvez créer des colonnes additionnelles pour tous les groupes d’intérêt qui vous entoure et que vous souhaitez suivre en particulier.
  30. Tweetdeck vous permet également de poster vos messages directement sur facebook (si vous n’avez pas déjà synchronisé votre statut avec l’application twitter sur facebook).
  31. Creer également d’autres colonnes pour suivre les mots clés qui vous intéresse.
  32. Vendez via Twitter

    twitter-sales

  33. Donnez plus que ce que vous espérez recevoir. Envoyez au moins 3 ou 4 tweets informatifs à propos de contenus créés / discutés par les autres pour chaque tweet que vous envoyez pour votre promotion personnelle.
  34. Ne spammez pas sur Twitter. Vos followers peuvent vous lâcher à tout moment (et ils le feront). Ils peuvent également vous bloquer, ce qui peut se terminer en un bannissement pur et simple de Twitter.
  35. Twitter est un outil très intéressant pour faire de “l’avant vente”. Renvoyez plutôt vos followers sur une page qui explique pourquoi vous avez choisi / vous recommandez un produit plutôt que sur la page de produit et d’achat directe.
  36. Si vous ne faites pas ce qui est dit précédemment, vos followers verront sûrement ça comme du spam.
  37. Networkez sur Twitter

    about_tweetnetworking_twitter

  38. Mettez votre URL twitter sur votre blog, sur votre page facebook, linkedin, dans votre signature email et sur votre carte de visite Partout où l’on peut vouloir rentrer en contact plus suivi avec vous. 
  39. Essayez de croiser vos réseaux et de les synchroniser. Tentez de fidéliser vos followers en tant qu’abonné à votre blog, connectez vos contacts twitter sur vos réseaux sociaux (facebook, linkedin, viadeo…).
  40. Profitez au maximum des occasions de rencontrer vos followers IRL (In Real Life). Il existe les TweetUps, les nouvelles soirées Paris-Twitte-t-il, les Soirées Connect où encore les Webdeux.Connect.
  41. Trouvez des utilisateurs twitters locaux en utilisant la recherché géographique de twitter où encore avec http://www.twellow.com/twellowhood/.
  42. Twellow.com est aussi un site intéressant pour trouver des utilisateurs ciblés par rapport à vos centres d’intérêts.
  43. Votre objectif en étant sur twitter (où sur n’importe quelle plateforme de media social) est de créer des conversations. Vous ne pouvez atteindre cet objectif si vos tweets sont simplement des tweets marketing que vous envoyez à tous indifféremment. 
  44. Essayez de trouvez les personnes qui partagent un centre d’intérêt communs. Utilisez search.twitter.com en entrant vos mots clés et en vous abonnant aux flux rss proposés sur la recherche. Suivez les, il est possible qu’ils vous suivent en retour. Si vous tweetez du contenu de qualité vous aurez plus de réciprocité et ils pourront même retweeter vos contenus ce qui vous apportera probablement de nouveaux followers.
  45. Trouvez les "influents" dans votre zone d’intérêt sur Twitter et suivez-les. Ils ne vous suivront peut-être pas directement en retour mais si vous twettez à propos d’eux, vous leur répondez ou réagissez sur leurs contenus de manière pertinente vous allez attire leur attention.
  46. Quand vous trouvez des “influents” dans votre sphère, jetez un oeil aux personnes qu’ils suivent afin de trouver d’autres personnes d’intérêts. Si vous créer des connexions avec leur réseau, ils seront plus à meme d’établir une nouvelle connexion avec vous.
  47. Twitter est un outil de plus que vous devez intégrer dans vos schémas de distribution de contenus. Synchronisez par exemple la diffusion de vos contenus sur facebook en utilisant l’application twitter pour étendre la diffusion de vos contenus. 
  48. Pensez à retwetter d’anciens articles à vous. Les articles de fonds peuvent être intéressant à ressortir quand vous identifiez une discussion relatives.
  49. Créez un arrière plan professionnel pour votre profil twitter. Soit vous le faîtes vous même soit vous pouvez faire appel à un service comme http://Twitbacks.com.
  50. Tweetez souvent. Plus vous tweetez plus vous augmentez les chances que l’on vous trouve et que l’on vous suive. Attention cependant à ne pas tomber dans le travers de tweeter pour tweeter sans apporter de vraies valeurs ajoutées.
  51. Apprenez à écouter sur twitter afin de savoir ce que les autres peuvent raconteur sur twitter. C’est un excellent moyen de saisir les tendances avant tout le monde. Depuis peu twitter présente les mots-clés les plus cités dans la sidebar des pages.
  52. N’abandonnez pas Twitter trop vite. De nombreuses personnes ne voient pas l’intérêt de l’outils et l’associent très souvent à une perte de temps. Voici un secret : personne ne capte tout de suite la puissance de l’outil mais après quelques temps de pratique Twitter vous offre un avantage énorme dans votre marché.
  53. Ecoutez et apprenez. Si vous tweetez plus que vous lisez et cliquez sur des contenus apportés par les autres, vous ratez surement quelque chose. Twitter peut devenir la meilleure expérience d’apprentissage et de découverte de contenus de votre vie. 
  54. Rappelez-vous que quand vous utilisez Twitter, vous êtes en train de réseauter comme vous le feriez en étant déconnecté. Les règles restent les mêmes. Soyez généreux, créez de la valeur, faites vous des amis et donnez toujours plus que ce que vous espérez recevoir.
  55. Veillez à garder un ratio followings / followers inférieur ou égal à 1. Avoir beaucoup de followers est en général un gage de qualité sauf si la personne suit beaucoup plus de personnes qui ne l’a suivent en retour. Veillez donc à avoir toujours plus de followers que le nombre de personnes que vous suivez.
  56. Suivez beaucoup de monde. Je vous ai déjà conseillé d’être sélectif dans les personnes que vous suivez en partant de vos propres centres d’intérêts. Maintenant je vous conseille d’étendre votre sphère au-delà de votre niche habituelle et de suivre des personnes avec des centres d’intérêts divers et variés. Pourquoi ? Parce que cela enrichira votre vie et vous apprendrez des choses que vous n’auriez peut-être jamais découvertes autrement (sérendipité vous avez dit ?). Et vous apprendrez peut-être des choses que vous pourrez appliquer dans votre propre sphère d’intérêt.

En avez vous d’autres pour compléter cette liste ?

Interview d’Emmanuel Vivier : BuzzParadise

Jeudi 9 octobre 2008

Logo_BuzzParadise2008

Bonjour Emmanuel,
Pourrais-tu te présenter en quelques lignes ?
Emmanuel Vivier, 31 ans, cofondateur du groupe de communication Vanksen et de BuzzParadise, notre plateforme internationale de mise en relations des marques et des blogueurs influents.
Diplômé de l’ESC Marseille et d’un MBA à Mc Master University (Canada), j’ai eu la chance de débuter ma carrière chez B2L BBDO avec Loic Lemeur.

Après un break de 6 mois sac au dos en Amérique du Sud, j’ai travaillé un an dans une agence à Luxembourg avant de lancer mon agence en 2002. Cela fait plus de 8 ans que je m’intéresse au marketing du bouche à oreille. Cette année je suis intervenu à plus de 40 conférences et séminaires dans le monde à propos du marketing 2.0, du buzz marketing,… Parfois il me reste encore un peu de temps pour blogger sur www.culture-buzz.fr, le blog de Vanksen que nous animons depuis 5 ans.

BuzzParadise c’est quoi exactement ?
BuzzParadise n’est pas une agence (pour l’agence de buzz marketing et de communication, c’est Vanksen|Culture-Buzz).
- C’est une plateforme (ou régie) de mise en relation des marques et des bloggers influents.
- BuzzParadise a été créé il y a 3 ans déjà, réunit plus de 7000 bloggers influents sur 12 pays. Nous avons organisé plus de 150 campagnes en France mais aussi surtout à l’international jusqu’à 10 pays dont la Corée, la Chine, le Japon ou les USA pour certains d’elles. Notre équipe comprenant 11 nationalités nous permet en effet d’avoir une vraie capacité multiculturelle et multilingue ainsi qu’une connaissance précise de la blogosphère de chaque pays.
- Au niveau clients nous travaillons essentiellement pour des grandes marques telles que : Nokia, Sony, LG, L’Oréal, Thierry Mugler, Guerlain, Kenzo, Escada, Elisabeth Arden, LVMH, Roxy, Passionata, Symantec, Citroen, Ford, Absolut, Passoa, BIC, P&G, Nestlé

Nous avons 4 métiers :
- Les RP2.0 : Aider les marques à identifier et créer une relation avec les bloggers leaders d’opinions dans leurs domaines pour faire évoluer leur perception
- La création de recommandation positives et l’amélioration du référencement : via le seeding de produits ou l’invitation à un évènement des bloggers de BuzzParadise
- La diffusion de contenus viraux (vidéos, widgets, jeux,…) via les bloggers contre rémunérations : permettre aux marques une diffusion de leurs vidéos de manière contrôler sur les blogs
- Le buzz monitoring : suivre et évaluer le buzz autour d’une marque en général ou lié à une campagne de marketing d’influence

Vous allez prochainement demander à vos éditeurs blogueurs de positionner un tag Xiti sur leur page, pourquoi ?
Attention il s’agit de proposer et non d’imposer!

En effet dans le cadre des nouveaux types de campagnes avec rémunération à la performance que BuzzParadise s’apprête à lancer, nous allons baser la rémunération sur un calcul synthétisant l’audience du blog, sa qualité rédactionnelle, son design, mais aussi la qualité de sa participation aux campagnes.

Il devient donc primordial pour assurer une évaluation juste et objective d’avoir un seul outil de mesure qui soit indépendant et reconnu. De manière pratique cela évitera aux bloggers de devoir déclarer de manière régulière leur audience (en risquant de la voir sous estimée après quelques mois) et cela devient indispensable quand vous commencer à gérer plus de 7000 blogs. Les bloggers auront un accès gratuit à leurs statistiques XITI et seront assurés d’une rémunération juste de la visibilité qu’ils offrent (et pas subjective selon la popularité des uns ou des autres).

Pour les clients cela garantira une mesure fiable des résultats de la campagne. C’est vraiment important d’offrir des metrics de plus en plus fiables et précis si l’on veut que les grandes marques continuent d’investir sur les média sociaux. On voit beaucoup d’estimations farfelues dans le milieu. Si les blogs veulent attirer les annonceurs de façon durable et avec des budgets importants, nous nous devons de professionnaliser la mesure de performance et d’impact pour eux. On est encore loin du GRP en TV mais nous y travaillons. C’est aussi important que les agences d’achat d’espace puissent accéder à des indicateurs fiables et intelligibles pour pouvoir recommander du « blog marketing » à leurs clients.

Mais en parallèle nous continuerons de faire des campagnes RP2.0 (qui ne nécessiteront pas de tags).

Parlons monétisation ;) Que prévoyez-vous à ce sujet pour les prochains mois ?
Ce n’est pas aux annonceurs et aux agences media de s’adapter à nous mais aux plateformes et agences de mettre en place des modes de rémunérations correspondant aux standards de l’industrie en matière d’achat d’espace.

Tout dépend de l’interlocuteur chez l’annonceur : RP & Communication ou Marketing & Media. C’est pour cela que nous avons différents type de campagnes du RP2.0 basée sur l’influence à la création de billets sponsorisés ou la diffusion de contenus contre rémunération.

Il faut proposer des offres simples à comprendre et scalables. Nous proposons donc des packs aux CPMs et aux CPV mais qui seront pondérés en fonction de la qualité et de l’influence des blogs (leur audience ne sera donc pas le seul critère pris en compte en matière de rémunération).

En terme de tarif les campagnes avec rémunération seront accessibles dès 8000 euros pour les annonceurs. Le but est de trouver un tarif juste pour rémunérer correctement les bloggers (en tenant compte de la valeur supérieur d’un billet vs une simple banner) tout en restant cohérent et compétitif avec les tarifs pratiqués dans le domaine du display, de l’affiliation, du marketing viral ou par google, youtube ou dailymotion.

Côté légal comment tout ceci va-t-il se passer ?
Comme l’ensemble des activités réalisées sur Internet, l’application des lois en vigueur est problématique : l’outil internet n’est pas pris en compte. Tous les jours nous voyons de nouvelles affaires, et de nouvelles décisions, qui augmentent plus le nombre de question que ne donnent de solutions.

Concernant la monétisation, nous nous trouvons confrontés à de multiples questions : quel est le statut de ce blogueur ? fait-il de la publicité ? du simple journalisme ? un simple exercice de sa liberté d’expression ? de la location d’espace média ? quel type de rémunération reçoit-il ? sous quelle qualité : auteur, free-lance, particulier ? y a-t-il des taxes à payer ? sans parler des questions d’applications des lois selon les nationalités.

En l’absence de solution juridique « prête à être appliquée », voir pour certains la présence d’un vide juridique, nous avons choisi de suivre les débats publics sur ces questions de fond et de trouver nos propres solutions tournées vers les blogueurs.

Nous avons donc appliqué un fondamental en droit : la loi est neutre de toute technologie, c’est-à-dire qu’elle doit s’appliquer quelque soit les moyens utilisés.

Ainsi nous avons pris note que nos campagnes pouvaient être qualifiées de publicité (même si cela peut être discuté), et avons comparé les règles applicables aux actions et comportements des blogueurs (membres et non-membres).

Il en ressort :
-      La monétisation doit être une possibilité non une obligation
-      La présence d’un « disclaimer » obligatoire, pour assurer le respect de la transparence en matière de publicité
-      La traduction pratique auprès des blogueurs de toute difficulté liée aux problématiques de la publicité
-      Sur le plan purement juridique, des conditions d’adhésions mises à jour
-      Une prise en compte de l’ensemble des statuts blogueurs possibles, pour adapter l’offre

Et en ce qui concerne la rémunération même :
-      L’utilisation de l’outil Paypal, pour simplifier et sécuriser le paiement lui-même
-      La mise en place de process de campagnes plus précis, pour assurer une objectivité du paiement
-      L’établissement de « certificat de paiement » / « facture »
-      La mise en place d’un système d’échange entre Buzzparadise et ses membres concernant notamment toutes obligations de déclarations qu’ils seraient dans l’obligation de réaliser.

En ce qui concerne les relations mêmes avec les annonceurs, l’application des relations classiques ne pose pas de difficulté.

En notre qualité de gestionnaire d’une communauté nous avons suivi les principes qui en découlent : donner les orientations et directives aux membres nécessaires pour leur permettre d’exercer leur activité dans les meilleures conditions, et apporter un minimum de support.

Pour finir, dans cette situation de flou juridique lié au Web 2.0, nous souhaitons pouvoir engager avec nos membres, voir des tiers, des échanges sur les problématiques rencontrées afin d’optimiser le contexte actuel, en prenant toujours en compte les règles en place et les activités des blogueurs.

Vous êtes aujourd’hui une des seules agences marketing communautaire en ligne à travailler avec des clients à l’échelle européenne. Pourrais-tu nous en dire plus sur VANKSEN Group ?

Aujourd’hui VanksenGroup rassemble une centaine de collaborateurs de 14 nationalités à travers le monde :
Nous sommes présents à Paris (15 personnes), Luxembourg (70 personnes), Genève (3 personnes), Hong Kong (1 personne), NY (3 personnes), Milan (1 personne), Hambourg (4 personnes). Un partenariat avec une agence de à Dubaï nous permet aussi d’être opérationnel sur tout le Moyen Orient. Nous opérons aussi sur la Corée, le Japon et l’Espagne grâce à des personnes de l’équipe originaires de ces pays sans avoir encore de bureau là-bas.

L’organisation assez unique de l’agence nous permet de déployer des dispositifs à l’international de manière très efficace. En effet nous n’avons pas une agence par pays mais UNE seule agence présente dans plusieurs pays. Toutes les campagnes sont systématiquement coordonnées entre le pays (équipe commerciale et conseil) et le siège à Luxembourg qui rassemble les équipes de production, nos plateformes et les équipes projets. Cela facilite une grande réactivité, et la coordination de campagne paneuropéenne ou mondiale avec un coût optimal pour nos clients.

La localisation du siège à Luxembourg nous permet d’avoir des collaborateurs de nombreux horizons parlant jusqu’à 5 langues et une vraie sensibilité aux différentes cultures (plus de la moitié des habitants du Grand Duché viennent d’un autre pays).

Nous avons beaucoup travaillé les 2 années passées pour des grandes marques de luxe dans le parfum et la joaillerie sur des campagnes pouvant couvrir plus de 10 pays dont les Etats-Unis et l’Asie. Nous avons par exemple déployé des campagnes paneuropéennes ou internationales pour la marque de lingerie Passionata, pour le jeu Priston Tale (Gaming Society), LG (KG800), Bugaboo,… Nous lançons aussi beaucoup de campagnes uniquement sur un pays comme en Italie pour les parfums  Jean Paul Gaultier, Escada en Belgique, Sony Ericsson en Italie, Absolut en Espagne, Pfizer en Belgique et Hollande,…

Pourrais-tu nous en dire plus sur la maturité des marchés voisins ? Les blogs et le marketing communautaire sont-ils en plein développement aussi ?
L’adoption du marketing viral, des réseaux sociaux et l’importance de la blogosphère sont très différentes d’un pays à l’autre. La France, les Etats-Unis ou la Corée sont clairement en avance. Si la blogosphère allemande est importante, elle est encore souvent opposée aux actions marketing (surtout chez les hommes). L’Allemagne est aussi un des pays où le marketing viral (vidéo virale,…) a le plus de mal à se lancer en Europe.

La Scandinavie, la Hollande sont aussi assez actives. Le Royaume Uni est assez pauvre en blogs mais là bas ce sont les réseaux sociaux qui explosent avec Bebo et Facebook. Depuis un an on voit un très grand dynamisme de l’Espagne avec une blogosphère en forte croissance et une demande importante des annonceurs.

L’Italie s’y met aussi mais part de loin avec moins d’1% du marketing mix des annonceurs sur le online. Nous avons tout de même mené plus de 20 campagnes entre l’Espagne et l’Italie cette année avec BuzzParadise.

La Chine est aussi un territoire notable. En un an le nombre d’internautes est passée de 125 millions à 250 millions. Le nombre de bloggers atteint déjà 30 millions! Nous avons vu une marque de vin faire une opération de seeding avec plus de 10.000 bloggers impliqués l’an passé! Beaucoup de personnes en Asie ont cependant souvent un blog privé uniquement ouvert à leurs amis, leur famille, leurs collègues.

Mais clairement le phénomène des blogs et des media sociaux est plus fort que jamais et montre définitivement que ce n’est pas une mode passagère. Les pays qui sont le plus en retard sont aussi souvent ceux ou le haut débit n’est pas encore présent. Ce qui ne saurait tarder. L’audience représentée par Facebook, Myspace, Bebo,… et les blogs ne cesse de croitre au détriment des grands portails et sites Internet traditionnels. Pas étonnant donc de voir les grandes marques s’intéresser de plus en plus à ce media et à intégrer un vrai volet RP et media 2.0 dans leur plan global de communication. BuzzParadise à multiplié son CA par 3 cette année par exemple.

Avec qui travailles-tu au quotidien dans cette aventure ?
L’équipe BuzzParadise réunit une vingtaine de personnes menées par Célina Barahona, notre COO. Elle aidée de Grégory Pouy (qui tient aussi le 1er blog marketing Français) pour la communication, Gonzague Dambricourt pour le community management en France, Luca Conti (2ème blogger italien) pour l’Italie ainsi que de nombreux talents en gestion de projets, conseil et de community management. Il en faut pas non plus oublier une très solide équipes technique menée par Alain Rouen (CTO de VanksenGroup) qui travaille sur les prochaines évolutions de la plateforme.

Qu’est ce que vous nous préparer avant la fin de l’année ?
Lancé il y a 3 ans déjà la plateforme BuzzParadise a déjà régulièrement évolué mais ce n’est rien par rapport aux changements que nous préparons pour la fin d’année. En dehors d’une refonte cosmétique du site public (en cours), la plateforme membre va fortement évoluer pour mieux répondre aux besoins des bloggers et de nos clients. En effet nous écoutons constamment les demandes des « buzzangels » ainsi que des marques qui nous font confiance. C’était entre autre le but de la dernière rencontre à Paris avec quelques-uns de nos membres il y a 2 mois.

L’idée est de pouvoir proposer plus de choix dans le type de campagnes afin de pouvoir permettre à plus de blogs de participer et pour ceux qui le souhaitent de pouvoir monétiser une partie de leur audience. Côté annonceurs la nouvelle version permettra de lancer 3 types d’actions (qui pourront être menées ensemble dans une campagne) :

- Une action RP avec les blogs les plus influents : invitation à un évènement,, rencontre avec la marque,…
- Une action de recommandation : seeding et test de produits
- Une action media pour assurer plus de puissance : diffusion de contenus viraux (vidéos, widgets, jeux, applications,…) ou billet sponsorisés (clairement identifiés dans les 2 cas) contre rémunération (au CPV ou CPM).

Nous pourrons ainsi travailler sur la crédibilité et la notoriété des marques en agrégeant l’influence et l’audience d’un nombre plus grand de blogs.

Mais je ne peux pas encore vous dévoiler tous les détails de ce que prépare l’équipe BuzzParadise ;)

Merci Emmanuel pour ces réponses détaillés. On se voit donc Samedi avec une partie de l’équipe ;)

Interview de Frédéric Montagnon : Overblog

Mercredi 8 octobre 2008


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Pourrais-tu te présenter en quelques lignes ?
Je m’appelle Frédéric Montagnon, j’ai 32 ans, de formation ingénieur. En 2000 je faisais de la microéléctronique dans les telecoms. En 2004 j’ai co-fondé codanova qui concoit en France et fabrique au Vietnam des périphériques pour les DJ et VJ. En 2005 j’ai cofondé overblog, et en 2007 j’ai cofondé nomao.com.

Overblog c’est quoi exactement ?
Overblog est un outil de blogging hébérgé gratuit et un portail d’information réalisé à partir des publications de 800 000 blogs. Notre succès vient de notre particularité: nous partageons les revenus de l’activité avec nos utilisateurs que nous rémunérons sous forme de droits d’auteur. Overblog est fréquenté par 6 millions de français chaque mois (source Nielsen)

J’ai vu que vous proposez depuis peu un système permettant de faire remonter les posts les plus pertinents pour la communauté en page d’accueil du site. Pourrais-tu nous en dire plus ?
Depuis plus de 3 ans nous travaillons au développement d’algorithmes capables d’identifier les contenus qui génèrent l’audience la plus qualitative à partir de données statistiques, et des systèmes sémantiques de qualification de contenus

Overblog devient donc une sorte de portail d’information maintenant alors. Qu’en est-il des blogs externes à overblog ?
Aujourd’hui notre portail ne référence que les blogs que nous hébergeons. Après plusieurs mois de développement, nous sommes maintenant prêt à accueillir des blogs externes avec pour objectif de mieux servir nos visiteurs en proposant de découvrir tous les meilleurs blogs de la blogosphère.

Comment faut-il faire pour y inscrire son blog ? Quelles retombées trafic peut-on espérer d’une apparition en page d’accueil ?
Nous n’indexerons que les blogs qui le souhaitent, pour ça nous donnerons la possibilité de s’inscrire sur le portail avant mi novembre. Les retombées dépendent énormément de la thématique des articles et de l’actualité… mais la page d’accueil a été consultée par 1 900 000 personnes en septembre, je pense qu’il y a un vrai intérêt pour les blogueurs à y apparaître :-)

Parlons monétisation ;) Vous proposez aujourd’hui à vos membres premiums de monétiser leurs espaces, comment ca marche ?
Les blogueurs qui le souhaitent sont rémunérés en fonction de la qualité de leur audience, et de notre performance à vendre de la publicité. En étant adossé à la régie TF1 et en ayant une audience incontournable, nous intéressons tous les annonceurs puisque nous sommes capable de proposer un ciblage très fin pour les annonceurs qui souhaitent adresser une niche, et une puissance importante pour des annonceurs très "large public". Le résultat pour le blogueur est d’avoir une grande stabilité de revenu dans le temps et de ne pas être victime de la saisonnalité de certains marchés.

En plus de cette offre, nous réalisons en permanence des opérations spéciales avec les blogueurs qui le souhaitent. En particulier, impliquer des blogueurs et leur permettre de faire des reportage rémunérés est devenu un classique chez nous (avant-premières, backstage avec des stars, présence sur des événements spéciaux et des courses etc…). Les annonceurs sont particulièrement séduit par ces dispositifs.

Quel est le bénéfice moyen mensuel généré par vos 10 meilleurs éditeurs ?
Chez overblog, nous parlons d’auteurs, car nous rémunérons le travail de création sous forme de droits d’auteur. La réponse précise est : 2 200€ net. 

Quelles sont les prochaines évolutions prévue pour overblog ?
Nous avons trois chantiers:

- ouvrir petit à petit notre système de rémunération en droits d’auteur aux blogueurs qui ne sont pas hébergé sur nos serveur.

- travailler sur le portail overblog avec la ferme intention d’être le premier portail d’actualité en France en terme d’audience d’ici 18 mois.

- la présence d’overblog sur le mobile et les nouveaux supports du web.

Comment allez-vous faire pour gérer plus d’inventaire publicitaire au sein de overblog ?
Depuis maintenant 4 ans nous créons des offres originales pour que les annonceurs viennent de plus en plus nombreux sur la blogosphère pour communiquer avec une réelle efficacité. Il est plus difficile de vendre un petit inventaire qu’un inventaire très large car la notoriété est essentielle pour une commercialisation efficace. L’audience d’overblog est de plus en plus importante, et notre offre est de plus en plus connue des annonceurs, c’est un cercle vertueux.

As tu un mot à ajouter ?
Merci à toi, aux 20 personnes qui participent quotidiennement au développement d’overblog, et aux 1 154 841 personnes qui ont visité la plate-forme hier :-)

Merci à toi ! On se voit Samedi IRL ;)

Webdeux.Connect : Le Programme des sessions contenus de la journée du 11 octobre 2008

Mardi 23 septembre 2008

Voici le programme non définitif de ce que nous vous préparons pour l’évènement à venir.

N’oubliez pas de réserver votre place sur le site de l’évènement ici :
http://fr.amiando.com/webdeux-connect.html

Les blogs et communautés : Animé par JF Ruiz
A la rencontre des différentes sphères de blogs et de leurs usages.

Avec la participation de :

Delphine Desneiges (Deedee)
Yannick Lejeune (Festival des blogs bds)
Caroline de Surany (Caroline Daily)
Elodie Jacquemond (lenuagedesfilles.com )
Alban Martin (Co Auteur du livre "Facebook : On s’y retrouve")
Nicolas Maziere (Le blog vidéo de Luciano )
Elodie Gerberon (La Méchante)
Eric Dupin (Blogueur Pro sur Presse-Citron)…

Les participants se présenteront et nous raconteront ce que le blog a changé dans leur vie privé/pro et dans leur rapport à leur communauté. Petite exploration des mœurs et usages de la sphère geek, bds, filles et vidéos pour commencer la journée…

La monétisation des blogs
et des sites internet : Animé par Frédéric Cozic de Monetiweb.com

Avec la participation de :

Amaury Lecomte (Ebuzzing)
Frédéric Montagnon (Overblog)
Ludovic Levy (Orange Régie : Audience et Publicité)
Emmanuel Vivier (Buzz Paradise)
Christophe Bosquet (Effiliation)
Laurent Nicolas (Alenty)

Comment rentabiliser une publication web ? Quelles sont les stratégies pour monétiser efficacement? CPC ? CPM? Publi-rédactionnel? Post Sponsorisé? Affiliation? Buzz? Piges & Presse ?…

Financement des entreprises
, Animé par Jean Rognetta (Journaliste Financier @ Les Echos).
Quelles sont les possibilités pour financer une startup en france ?

Avec la participation de :

Ronan Amicel (Agoranov)
Jérôme Poiraud (Orange)
France-Angels (Association de Business Angels)
Olivier Cahané (Fondateur de Koeos)
Gilles Le Cocguen (OSEO Capital Pme)
Olivier Sichel (Partner dans la société de capital risque Sofinnova).

La mobilité et les usages, animé par Sébastien Rousset

Avec la participation de :

Jean-Luc Gemo (RabbitCast)
Philippe Lefessant (JapPresse)
Simon Dawlat (iToonz)
Christophe Romei (ServicesMobiles.Fr)
Mung-Ki Woo (Orange NFC)
+ d’autres personnes à confirmer prochainement

Pensez-vous encore que votre téléphone peut seulement vous permettre de lire vos emails, sms, vidéos, prendre des photos, des vidéos ou encore écouter de la musique ? Il est temps d’intéragir avec son environnement technologique proche ou distant, avec des amis (réseaux sociaux mobile…)  Science fiction ou pas, le téléphone mobile est une extension de soi.

Personal Branding & Gestion de la réputation en ligne 
animé par Dominique Cardon (auteur de la cartographie de l’identité en ligne).

Avec la participation de :

Olivier Iteanu (Auteur de l’Identité numérique en question)
Edouard Fillias (Image & Stratégie)
Jacques Froissant (Chasseur de tête 2.0)
Fadhila Brahimi (coach d’entreprises société FB-Associés)
JF Ruiz (à confirmer)

Qu’est ce qu’une marque personnelle ? Comment gérer sa réputation en ligne ? Quels sont les  enjeux de la visibilité pour développer ses relations et ses affaires ?

Les places de marché :
Pascal Gauthier (a confirmer)
Le dilemme de la poule et de l’oeuf, comment le résoudre et créer/exploiter une place de marché en ligne. Quels nouvelles places de marchés ? Quels nouveaux marchés à exploiter ?

Avec la participation de :
Guillaume Le Bleis (Fotolia)
Patrick Chassany (Ziki)
Eric Charpentier (Dweho)
Franck Rougeau (SparkAngels)

La musique 2.0, le point avec Borey Sok et les acteurs français de la musique en ligne

Avec la participation de :
Simon Istolanien (MyMajorCompany)
Sébastien Boudot (MyGroovyPod)
Jonathan Benassaya (Deezer) (a confirmer)
(Encore en construction)

Le casual gaming ou jeu en ligne
: Animé par Gabriel Mamou-Mani (Advergame.fr & Virtuadz)

A la découverte des business des mini jeux et du divertissement en ligne.

Avec la participation de :

Chloé Le Dref (WhoseGame)
Warhammer (a confirmer)
(Encore en construction)

N’oubliez pas de réserver votre place sur le site de l’évènement ici :
http://fr.amiando.com/webdeux-connect.html

Microsoft Adcenter Labs : Pour en savoir plus sur votre audience

Lundi 7 juillet 2008

ms-adcenter 
Microsoft vient de sortir une suite d’outils originaux pour avoir plus de détails sur un site web et son audience. On retrouvera le détecteur d’intention commerciale pour analyser le type de trafic drainé par un site. Si celui-ci est plutôt de type informationnel ou plutôt commercial. Par exemple, sur webdeux.info, on aurait 74% des visiteurs qui viendraient chercher de l’information non commerciale et 22% qui viendraient directement pour de l’information commerciale (influence commerciale d’un blog ?).

Un autre outil intéressant, basé sur les données récoltées par MSN Search, est celui donnant la répartition démographique de l’audience. Voici les résultats pour ce blog.
webdeux-demographics 
On peut également utiliser ces outils sur des mots-clés pour voir les typologies d’internautes sur certains sujets/produits. Il y a également d’autres outils pour faire des recherches de mots-clés qui devraient servir aux webmarketeux pour augmenter leur présence sur les thématiques de leurs choix.

Au final, je dirai que cet outil est intéressant mais les résultats sont quand même à prendre avec des pincettes car le taux d’erreur peut atteindre 50%… Enfin si vous aimez les statistiques, je vous invite tout de même à y jeter un œil.

Personal Branding et Création de Contenus

Samedi 17 mai 2008

Dans le précédent article nous nous sommes intéressés aux bases du personal branding qui pourrait se résumer à définir les bons objectifs personnels et s’assurer que l’on va nous trouver quand on nous recherchera (ou quand on cherchera quelqu’un avec une compétence donnée). Maintenant qu’on vous trouve, il va falloir enrichir votre présence sur le Web.

Le CV, la base de tout
Dans une optique de marque personnelle professionnelle, le cv reste encore aujourd’hui un incontournable et permet d’avoir un tour d’horizon rapide des compétences et expériences d’une personne. Il convient donc de mettre son CV en ligne sur une plateforme et de le soigner un minimum. Souvent on trouve des profils/cv Linkedin peu bavards et cela n’inspire pas confiance, la première étape me semble donc être de passer du temps à soigner son CV. Une fois celui-ci rempli sur Linkedin (par exemple) vous pouvez l’ajouter sur votre Ziki et celui-ci sera synchronisé automatiquement.

Informez-vous, restez au courant de ce qu’il se passe
Pour aller au-delà du simple CV et rentrer dans une vrai stratégie de création de contenu autour de sa marque personnelle, il faut commencer par s’informer sur la niche (thématique) dans laquelle on souhaite se faire remarquer, se faire connaître puis reconnaître. Vous devrez donc mettre en place une veille efficace vous permettant d’être au courant de ce qu’il se passe, se dit ou se pense dans votre environnement. Je vous invite a lire l’article que j’ai intitulé :  « La veille l’arme secrète du blogueur » pour aller plus loin sur ce sujet. Attention cependant à ne pas tomber dans l’excès de sources d’informations car c’est bien connu « trop d’information, tue l’information » et surtout cela ne vous laisse plus le temps pour la capitaliser en la retravaillant, l’analysant pour ensuite y réagir et y apporter sa contribution personnelle.

Identifiez les influents et contribuez chez eux
Lors de votre veille sur les blogs, vous devrez apprendre à identifier les blogueurs qui comptent dans votre niche. Il y a plusieurs manières d’évaluer cela, le nombre d’abonnés sur le blog (feedburner), le nombre de fois ou celui-ci à été lié en référence (technorati, wikio), le nombre de commentaires, les sites ou blogs bien référencé dans votre thématique. Participer ensuite à leurs écrits et à leurs réflexions en apportant des commentaires à valeur ajouté. Cela vous permettra de vous faire (re)connaitre comme quelqu’un de pertinent sur le sujet.

Ouvrez un carnet personnel (un blog) pour y consolider du contenu
Une fois que vous vous sentez prêt, et que vous avez des choses intéressantes à dire et à partager sur la thématique de votre choix, il convient d’ouvrir un espace de publication dédié à recueillir vos écrits qui seront directement liés à votre marque personnelle. Vous pouvez par exemple poser vos premiers articles dans l’outil de publication de Ziki, mais très vite celui-ci se verra limitant dans votre expérience de blogueur et vous aurez à ouvrir un blog sur une plateforme de blog dédiée et clé en main (overblog, wordpress.com). Si vous souhaitez aller plus loin je vous conseille de lire les 14 étapes pour créer son blog dans les règles de l’art.

Publiez 80% de contenu de qualité !
Une fois les détails techniques de votre expansion numérique réglés, vous pouvez commencer à rédiger vos premiers articles. Prenez le temps de bien analyser ce qui manque dans votre niche et ce que vous pouvez lui apporter avec le partage de vos réflexions via votre nouveau blog. Mieux vaut publier moins mais de grande qualité que publier beaucoup de moins bonne qualité (au début en tout cas ;) ). Essayer de ne pas dépasser les 20% d’articles à faible valeur ajoutée sans pour autant dénigrer les petits billets légers qui sont souvent indispensables pour donner de l’oxygène à votre lectorat ;)

Construire sa marque avec une audience (de confiance) prends du temps, beaucoup de temps. N’espérez donc pas attirer des millions de lecteurs qui voudront lire votre prose du jour au lendemain. Jour à jour vous allez étendre la portée de vos écrits et de votre marque personnelle.

La dernière partie de cette réflexion concernera les moyens de contrôler sa réputation numérique, de tracker au jour le jour sa marque personnelle. On explorera aussi la dimension des réseaux sociaux afin de voir comment ils peuvent être utilisés dans une stratégie de personal branding.

Les places de marché ou le paradigme de la masse critique

Vendredi 9 mai 2008

L’article suivant est un "White Paper" rédigé par Thibaud Elzière. Thibaud était présent lors du Webdeux.Connect et a animé une session sur les places de marché en faisant bénéficier son audience de son expérience en la matière avec Fotolia puis Zilok. Il vient de terminer la rédaction d’un document de référence que vous pouvez lire ci-dessous. Vous pouvez également télécharger le fruit de son travail ici.

Préambule

Il y a quelques mois on m’a proposé d’animer une table ronde sur les places de marché suite à mon expérience pratique sur le sujet. Pris au dépourvu, j’ai du improviser en relatant les expériences que j’avais pu rencontrer sur Fotolia ces dernières années et que je redécouvrais avec Zilok. Les concepts et les exemples étaient là, le tout manquant de coordination et le sujet m’intéressant, j’ai décidé de coucher sur le papier les quelques idées qui étaient ressorties en m’appuyant aussi souvent que possible sur des cas concrets et des expériences vécues.

Introduction

Une place de marché est définie sur Internet comme une plateforme (un site web) permettant la mise en relation d’une offre et d’une demande. Les personnes proposant l’offre sont appelées des fournisseurs (ou des contributeurs) et la demande est constituée par les clients. Les fournisseurs proposent aux clients des biens (matériels ou immatériels) ou une prestation contre une rémunération. Une place de marché Internet liste les biens ou les services proposés, permet la mise en relation des clients avec les fournisseurs et éventuellement facilite les transactions entre les parties.

La plus célèbre place de marché est Ebay qui met en relation des vendeurs (l’offre) et des acheteurs (la demande). Ebay n’est pas la seule place de marché, beaucoup de nouveau concept émergent comme les places de marché de l’artisanat (Etsy), de la photo (Fotolia), du prêt (Prosper), de la location (Zilok), du service (Freelance), de l’emploi (Monster) et dans biens d’autres domaines encore.

Les sites de partage de contenu comme Youtube pour la vidéo ou Flickr pour la photo par exemple, même s’ils ne sont pas orientés vers un modèle transactionnel peuvent être assimilé à des places de marché, les contributeurs constituant l’offre, les visiteurs la demande.

Notion de Masse critique

La masse critique correspond à la taille nécessaire que doit obtenir une place de marché pour être, d’une part, efficace, c’est-à-dire apporter un double bénéfice pour l’offre et pour la demande, d’autre part créer un avantage concurrentiel. La masse critique est l’élément fondamental de la place de marché, elle traduit la viabilité de son concept et constitue un élément fondateur de sa pérennité.

Pourquoi Ebay n’a pas été détrôné depuis des années et pourquoi personne n’ose, encore aujourd’hui, s’attaquer à Ebay de manière frontale ?

Car Ebay, avec ses dizaines de millions de membres, a largement atteint une masse critique d’utilisateurs permettant d’assurer à un vendeur la plus grande chance de vendre son bien et à un acheteur de combler son besoin de manière optimale. Il ne serait pas raisonnable d’aller acheter autre part ou d’aller vendre ailleurs.

Le même raisonnement peut être appliqué aux sites de partages de vidéos par exemple comme Youtube ou Dailymotion. Une masse critique d’utilisateurs garantit d’une part à un contributeur que la visibilité de sa vidéo sera maximale et, maximise d’autre part les chances pour un visiteur de trouver la vidéo qu’il recherche.

Le dilemme de l’œuf et de la poule ?

Qui de la poule ou de l’œuf est venu le premier ? Qui de l’offre ou de la demande doit venir la première, c’est le dilemme de la masse critique. Tant que l’offre n’est pas présente, la demande n’est pas satisfaite, tant que la demande n’est pas présente, l’offre n’est pas satisfaite.

Pour prendre l’exemple concret de notre site de location, Zilok, il nous faut un minimum de biens disponibles à la location afin que les locataires trouvent ce qu’ils cherchent et un minimum de locataires pour inciter les propriétaires à mettre leurs biens à louer afin de leur assurer un revenu acceptable.

Contrairement à la célèbre question ici la réponse est plus claire, il faut commencer par l’offre car, si on peut imaginer une offre sans demande, le contraire n’est pas concevable. Le défi sera donc la recherche du juste équilibre, du point critique où l’on décidera que l’offre étant suffisante, c’est vers la demande qu’il faut se tourner.

Le cas Fotolia est intéressant à ce sujet. En tant que banque d’images généraliste, nous nous demandions quel était le nombre d’images nécessaires avant de pouvoir sérieusement envisager une communication vers les clients. Nous avons jugé, empiriquement, que 100 000 images étaient le cap à atteindre afin de ne pas frustrer les acheteurs. C’est seulement à partir de ce point que nous avons décidé de communiquer vers nos clients. Il a fallu plusieurs mois avant de franchir cette étape et, plus tard, nous avons découvert qu’étant donné l’environnement concurrentiel, ce nombre ne serait pas suffisant. Il fallait continuer une stratégie d’acquisition agressive.

Nous nous concentrerons davantage sur la formation de l’offre dans cet article même si celle-ci est conditionnée, comme nous l’avons dit, par le volume de la demande. En effet, la constitution de la demande correspond plus aux formes traditionnelles du marketing et de la communication. Remplir ou créer un besoin, apporter un réel avantage compétitif, communiquer vers le plus grand nombre, fidéliser, innover doivent constituer les piliers forts de votre stratégie. La création de l’offre sans le soutient d’une demande existante constitue, quant à elle, de nouveaux enjeux.

Obtention de la masse critique

La question de l’obtention de cette masse critique est décisive puisqu’elle va conditionner le succès du site d’après le cercle vertueux dont nous avons précédemment parlé. Le point critique étant dépassé, il n’est plus nécessaire véritablement de se concentrer sur l’acquisition l’ensemble des ressources doit être orienté vers la demande.

Il n’existe pas de solutions miracles pour atteindre une taille critique, c’est une réunion de facteurs comme l’intérêt du concept, son originalité, le timing. Cependant pour atteindre une taille critique sur Internet, il faut savoir être opportuniste sans quoi la tâche devient difficile.

Partir d’une base ou d’un réseau existant

La façon la plus simple d’obtenir une masse critique rapidement est de partir d’une base de données existante, tirée du monde physique ou bien par acquisition d’une base existante. Cette solution permet de déclencher le levier de la demande tout en disposant d’une collection minimale de produits permettant de crédibiliser le concept aux yeux des nouveaux contributeurs et de les inciter à participer.

Certains concurrents de Fotolia par exemple sont partis directement d’une base d’images existantes soit par numérisation de fonds photographiques soit par achat d’une petite banque d’images indépendante. Il est aussi certainement probable dans le domaine de l’emploi que les sites émergeants démarrent avec un fichier de profil récupérés par différents moyens.

Augmenter rapidement la taille de son offre en se basant sur un réseau existant est la stratégie que nous avons élaborée avec Zilok. Si la location entre particuliers est inexistante dans le monde physique, il en est pas de même de la location professionnelle qui représente un énorme marché de plus de 22 milliards en France et plus du triple aux Etats-Unis. De gros acteurs du marché professionnels possèdent déjà des infrastructures lourdes et un maillage géographique impressionnant. Il est donc possible par exemple via un partenariat avec un gros loueur professionnel d’enrichir sa base de plusieurs centaines de milliers d’objets à louer en quelques semaines.

Il faut souligner cependant que l’acquisition d’une base existante ou l’appropriation d’un réseau à des coûts notamment liés à l’achat de l’information, son traitement et son intégration et nécessite donc un investissement préalable.

Réduire les barrières

Le processus de soumission est généralement consommateur de temps pour un contributeur. Toute mesure qui viendrait perturber l’exécution de ce processus est critique. Les frais d’insertion même s’ils font partie intégrante de la politique tarifaire, sont à proscrire. La barrière psychologique du payant et l’acte de paiement en lui-même peuvent créer des freins significatifs. Il est conseillé de rendre gratuite la soumission des offres au moins pendant la formation de la masse critique au risque de ne pas pouvoir réellement juger la propension de l’offre à se construire. Il peut même être intéressant de motiver financièrement les contributeurs à fournir du contenu pour dynamiser ou accélérer la constitution de la masse critique.

Sur Fotolia, un an après le lancement nous commencions à obtenir une masse critique nous permettant d’offrir à nos clients un éventail intéressant d’images. Mais au regard de nos concurrents, implantés depuis plus longtemps sur le marché, notre banque d’image était encore trop réduite pour rivaliser. Nous avons donc décidé pendant quelques mois de rémunérer les contributeurs, les effets escomptés se sont produits, en quelques semaines nous avions rejoint le peloton de tête et obtenu les quelques centaines de milliers d’images qui nous assuraient une visibilité sur le marché. Il aurait été bien plus cher de payer les frais de communication/marketing nécessaires pour obtenir les mêmes résultats.

Simplifier les processus

Il est évident que plus les processus d’acquisition seront optimisés et rapides, plus faible sera la résistance des utilisateurs à contribuer. Les internautes sont pressés et extrêmement sollicités donc tous les moyens mis en œuvre pour simplifier et accélérer la mise en ligne des produits contribueront à augmenter les chances d’atteindre rapidement la masse critique. Des formulaires clairs et concis comme ceux de Digg.com, des outils automatiques comme la lecture de code barre chez Priceminister.fr qui remplit le détail d’un produit à votre place ou l’outils d’invitation de Facebook qui envoie à vos contacts des invitations ont été à l’origine ou plus modestement ont contribué au succès de ces services.

Sur Fotolia, nous avons très rapidement mis en place la possibilité pour les photographes d’une part d’envoyer directement un batch de photos via FTP, d’autre part d’intégrer directement les informations d’indexation dans leurs images (IPTC) afin de leur simplifier l’étape fastidieuse de l’indexation. Après la mise en ligne de ce processus, nous avons vu rapidement le nombre d’images déposées par jour s’envoler.

Différents types de masse critique

Chaque business est singulier et donc chaque masse critique est un défi nouveau avec ses propres spécificités. Cependant on peut remarquer trois particularités qui font naitre des opportunités ou qui lèvent des barrières.

Masse critique instable

L’offre qui induit la masse critique peut être de deux ordres, une offre permanente ou une offre temporelle. L’offre permanente correspond aux produits dont le contenu est intemporelle (ou quasiment), c’est-à-dire qui n’a pas de date de péremption.

L’offre d’Ebay est temporelle car les enchères sont limitées dans le temps et un objet vendu est retiré du site, l’offre de Monster.com l’est aussi car une offre d’emploi est vacante pendant une durée donnée.

Zilok et Fotolia sont à l’opposé des modèles d’offre permanente. Sur Fotolia nous ne vendons pas les images elles-mêmes mais des licences sur ces images, une fois qu’une image est " vendue " elle reste donc dans la banque d’image. Sur Zilok, lorsqu’une location est effectuée sur un bien celui-ci reste disponible, à l’exclusion des jours de réservation, c’est le principe même de la location.

Cette caractéristique de l’offre à une influence non négligeable sur la formation d’une masse critique. Une masse critique instable, c’est-à-dire associée à une offre temporelle, sera plus complexe à mettre en œuvre car la notion de temps entre en jeu. Le temps d’atteinte de la masse critique devra être inférieur au temps de validité du produit aux risques que l’offre se réduise et que les contributeurs se découragent.

On ne compte plus les fois où un photographe sur Fotolia ou un propriétaire d’un bien sur Zilok nous a contacté pour se plaindre d’un manque d’activité sur le site. Si le produit qu’il avait mis en ligne avait du périmer, il ne nous aurait pas donné une deuxième chance…

Masse critique globale

L’internationalisation d’une place de marché est une étape logique dans la stratégie de déploiement. On distingue alors les places de marchés dont la masse critique est simplement internationalisable et les autres où tout le processus de construction de masse critique doit être renouvelé en partant de zéro. Le second cas est souvent rencontré quand la spécificité de l’offre dépend clairement de la langue, de la culture ou du positionnement géographique. Un site comme Ebay par exemple entre dans la deuxième catégorie dans laquelle la masse critique doit être reconstruite pour chaque nouvelle pénétration dans un nouveau pays. Ainsi Ebay a mise en place une forte stratégie d’acquisition lors de son internationalisation en rachetant systématiquement le ou les acteurs locaux (comme marktplaats.nl aux Pays-bas ou ibazar.fr en France).

Les places de marché proposant une offre constituée de produits dématérialisés à forte valeur créative rentrent souvent dans la première catégorie. L’expansion internationale rapide de Fotolia a été motivée d’ailleurs par cet aspect. Une image est par essence un contenu facilement exportable. Nous n’avons finalement qu’à eu à mettre en place un système de traduction par dictionnaire pour que les images référencées dans une langue soient disponibles directement dans les autres langues. Cette opportunité a été très bénéfique à la création de la première masse critique, pendant les premières années ce sont les contributeurs américains (pays où la photographie d’illustration est plus reconnue) qui ont fourni du contenu à la demande européenne. Aujourd’hui encore lorsque nous lançons un nouveau pays comme dernièrement le Japon, nous concentrons la totalité de notre communication sur la vente plutôt que sur l’acquisition. Cette dernière, importante pour les spécificités locales des images, s’activera sans effort par la popularité du site.

Masse critique locale

Si on l’a vu qu’une masse critique qui n’est pas globalisable pose déjà une barrière à l’internationalisation, une offre de contenu pour laquelle l’emplacement géographique est un facteur important lève de nouvelles barrières. Il va falloir pour un même pays construire des masses critiques de façon locale. Si ce scénario n’était pas envisageable il ya encore quelques années la popularisation de l’Internet rend aujourd’hui la formation de masse critique locale envisageable.

Yelp, un site américain permettant de recommander les hôtels et les restaurants, est un des premiers exemples de mise en place de masse critique locale. Pour relever ce défi, ils ont choisi une approche locale intéressante en commençant par San Francisco puis en s’élargissant progressivement de ville en ville à l’intérieur des Etats-Unis.

Zilok constitue un sacré défi en termes de masse critique locale. Lorsque vous cherchez une perceuse à louer, vous n’êtes pas prêt à vous déplacer de plus de quelques kilomètres. Afin d’obtenir une masse critique il va falloir que chaque zone géographique (de quelques dizaines de kilomètres carrés maximum) propose un éventail de biens couvrant au moins les produits les plus recherchés. Nous comptons sur une forte couverture médiatique et sur une croissance rapide afin de pouvoir réussir ce challenge aussi bien en France par exemple qu’aux Etats-Unis où chaque état fait la taille d’un pays. Le concept de masse critique locale lève d’ailleurs de nouveaux enjeux en terme d’équilibre entre offre et demande, à une offre locale doit répondre une demande locale homogène. Nous avons aujourd’hui des solutions que nous allons implémenter dans les prochains mois à ce niveau.

Le cap de la masse critique

Lorsque la masse critique a été atteinte, le cercle vertueux se met en place. L’offre satisfait la demande, la demande est alors encouragée et augmente pour satisfaire d’autant plus l’offre. La taille critique est atteinte, une augmentation régulière, si non exponentielle, de la base de données apparait.

Les effets pervers

Rapidement vous allez être confronté à une situation nouvelle, un deuxième effet critique intervient. L’offre peut devenir trop importante créant deux effets pervers, la dilution de l’offre si la demande n’évolue pas en conséquence et le coût de l’offre. Il va falloir alors juger si la taille de votre offre ne connait pas une valeur critique à partir de laquelle elle n’apporte plus aucune valeur ajoutée à la demande ou du moins cette valeur ajoutée n’est plus suffisante pour contrebalancer les effets négatifs induits par cette taille trop importante.

Effet de dilution

Si la demande n’évolue plus aussi vite que l’offre, un effet de dilution va intervenir qui va avoir comme principal effet de décourager l’offre, donc de ralentir la croissance de celle-ci et qui pourrait même avoir des effets particulièrement néfaste sur l’équilibre de la place de marché. Un juste dosage est alors nécessaire afin d’aligner la croissance de la demande sur celle de l’offre. Cette opération peut être réalisée en jouant donc sur deux leviers, celui de la demande, en cherchant à l’accroître et celui de l’offre, en cherchant à stabiliser voir à réduire sa croissance.

Sur Fotolia, le dépassement de la masse critique, à peu prés un an après le lancement, s’est soldé par une explosion de l’offre. Le nombre d’images a rapidement augmenté, le nombre de clients aussi mais à une vitesse inférieure, induisant alors une réduction sensible du revenu moyen par contributeur et donc une baisse de motivation chez ceux-ci. Il nous a fallu vite réagir en recentrant l’ensemble de la communication exclusivement sur la vente d’images de manière à freiner la croissance de l’offre et à augmenter celle de la consommation d’images. Nous avions pour objectif (purement psychologique) que le nombre de photos vendues par jour soit au moins égale au nombre de photos reçues. Cette transition s’est faite lentement et ce n’est qu’au bout de la fin de la deuxième année que nous avons atteint puis dépassé notre objectif avec comme contrainte que l’on s’était fixé, celle d’arriver à ce point uniquement en encourageant la vente sans essayer de freiner l’acquisition.

Coût de l’offre

Une croissance ou une taille trop importante de l’offre peut engendrer des coûts supérieurs à la valeur ajoutée induite. Ces coûts peuvent être directs comme des coûts de stockage (hébergement de contenu lourd), des coûts de bande passante (ex : Youtube), des coûts processeurs (taille des bases de données, traitement des informations reçues), des coûts de traitement (lié par exemple à la modération ou au contrôle) ou des coûts indirects liés au risques (augmentation des litiges) ou la médiocratisation du contenu. En effet un des effets pervers d’une base trop importante est de diluer le bon contenu dans du tout venant pouvant créer un effet très grave sur la demande. Pour équilibrer l’offre et la demande, on peut donc comme on l’a dit augmenter la demande via l’ensemble des moyens de communication et de marketing disponible ou chercher à diminuer sensiblement la croissance de l’offre tout en induisant des effets bénéfiques indirects.

Les remèdes
Limiter le dépôt

La solution la plus radicale est certainement la moins conseillé est celle de limiter purement et simplement la contribution en fixant une limite par utilisateur et par une unité de temps. Le concurrent de Fotolia, Istockphoto, a mis en place cette pratique en limitant à quelques dizaines le nombre d’images téléchargeables par un contributeur. Cette politique est dangereuse car elle peut être perçue comme une non capacité à gérer la charge de l’offre mais peut induire des effets positifs en créant une forme de privilèges. En faisant varier cette limite selon les " qualités " du contributeur, cette solution peut aboutir à une bonification de l’offre.

Complexifier les processus

Le processus de soumission doit être limité à son minimum pendant le temps de formation de la masse critique. Après il peut être intéressant, dans une politique de qualification de son offre si il ya création d’un réel avantage pour la demande, de complexifier le processus de soumission en requérant par exemple de manière obligatoire des informations supplémentaires. En ajoutant des obstacles à la soumission on réduit de facto leurs nombres mais cela peut aboutir à une meilleure qualification.

Sur Fotolia par exemple, si dans un premier temps le nombre de mots-clés obligatoires pour décrire une image était de trois minimums nous l’avons forcé à sept dès l’atteinte de la masse critique afin de mieux qualifier le contenu et ainsi d’augmenter la pertinence des recherches aux bénéfices des clients. On a d’ailleurs dans un troisième temps limité ce nombre à 50 pour éviter une déqualification de l’offre à cause du spamdexing.

Installer des barrières

Une stratégie orientée frais d’insertion demande une bonne connaissance de son offre au risque de sérieuses déconvenues. Les frais d’insertion peuvent être envisagés comme une composante nécessaire d’un business model et peuvent avoir pour effet indirect d’améliorer la qualité de l’offre à la fois au niveau de la qualité du contenu qu’à son référencement. Lorsqu’il faut payer pour soumettre un contenu, on fait en sorte qu’il soit adapté à la demande et on mettra tout en œuvre pour qu’il soit vendu.

Sur Zilok, nous avons prévu dans notre business model de facturer des frais d’insertion récurrent dès que l’on jugera que la masse critique a été atteinte. Ces frais d’insertions très faibles ont été notamment considérés pour avoir un contenu qualifié et indirectement pour sécuriser l’ensemble du processus. Une étape de paiement dresse effectivement un obstacle à la fraude.

Qualifier l’offre

Pour limiter l’offre et la bonifier dans le même temps une qualification à priori et posteriori de l’offre peut être envisagé. Une manière de réduire la taille de l’offre est de se confronter à la base existante ou aux nouvelles soumissions en effectuant un tri qualitatif. Ce traitement peut être effectué manuellement ou de façon automatique selon la taille de l’offre et le type de sélection. La modération de l’offre a pour avantage l’éducation des contributeurs et une amélioration à terme de la qualité des contenus. Le risque est de décourager les contributeurs en refusant leurs contenus alors que l’effort de soumission a déjà été effectué. De plus, l’appréciation qualitative restant soit subjective lorsqu’elle est manuelle soit biaisée lorsqu’elle est automatique des tensions peuvent naitre sur la pertinence de la sélection.

Depuis l’origine de Fotolia nous avons mis en place un processus de modération avant publication. Chaque image soumise est contrôlée et les images ne satisfaisant pas les prés-requis légaux ou les critères de qualité sont rejetés. Si le contrôle de l’aspect légal a toujours été draconien, nous avons élevé nos standards de qualité au fur et à mesure de l’étoffement de l’offre pour accroitre la qualité du contenu continuellement.

Imposer l’exclusivité

Lorsque la masse critique est atteinte, il peut être intéressant de qualifier sa base au niveau exclusivité en contraignant le contenu de l’offre a n’être disponible que sur sa place de marché afin de renforcer son avantage compétitif.

Le plus gros concurrent de Fotolia et le leader du marché, Istockphoto, a très tôt mené une politique d’exclusivité afin d’obtenir une base avec du contenu unique et de qualité. Sur Fotolia même si nous avons misé très tôt sur l’exclusivité, notre position de challenger, ne nous a pas permis dans un premier temps de positionner notre stratégie à ce niveau.

Conclusion

Les solutions proposées permettent d’amorcer ou d’accélérer le processus d’obtention de la masse critique mais exigent cependant une croissance organique (naturelle) de l’offre, induite par l’intérêt de votre modèle. Si votre concept ne séduit pas l’offre, il est peu probable, même en mettant en place les systèmes les plus optimisés, que vous atteignez une taille nécessaire pour satisfaire la demande.

Nous avons discuté de la masse critique comme un nombre magique sans jamais donner d’outils pour en calculer la valeur. Il serait intéressant de se pencher sur un modèle de calcul de ce chiffre en n’oubliant jamais que l’approche empirique est souvent la plus adaptée.

Interview de Laurent Nicolas de Alenty.com
La mesure d’audience 2.0

Mardi 16 octobre 2007

laurent-nicolas 
Bonjour Laurent,
Pourrais-tu commencer par te présenter en quelques lignes ?
Bonjour, je m’appelle Laurent NICOLAS (les majuscules sont importantes, vous verrez pourquoi), et avec mon associé Nicolas THOMAS (vous voyez ?), nous sommes les cofondateurs de la société Alenty. Ingénieur (ENSTA 94), j’ai fait mes armes deux ans dans une SSII, et j’ai rejoint NetValue en 1998. NetValue était une société de mesure d’audience Internet dans laquelle j’ai créé la base de données et les méthodes d’analyse statistique. C’était aussi une période incroyable d’effervescence, puisque NetValue est entrée en bourse en 2000, avant d’être rachetée en 2002 par NetRatings, concurrent américain toujours leader aujourd’hui. Nicolas THOMAS a rejoint NetValue en 1999 pour s’occuper du logiciel de mesure de l’activité des internautes (logiciel installé sur un échantillon de volontaires). J’ai aussi fait un MBA à l’ESCP-EAP en parallèle de mon travail (2004-2005) pour acquérir les connaissances indispensables à la création d’une entreprise. Nous avons quitté NetRatings début 2006 pour nous lancer immédiatement dans l’aventure Alenty.

Alenty, c´est quoi ?
Alenty
Alenty est une société qui développe les outils marketing du web 2.0. Le web 2.0 se caractérise (tes lecteurs le savent bien !) d’un côté par des aspects communautaires (échange d’information entre les visiteurs), et de l’autre par des aspects techniques (raffraichissement partiel d’une page en ajax). Ces deux caractéristiques ne sont pas prises en compte par les outils du marché. Alenty apporte des informations utiles aux gestionnaires de sites, qui leur permettent de tirer le meilleur de leur communauté.

Quels sont aujourd´hui les problématiques liées à la mesure d´audience dans le contexte internet actuel ?
L’internet s’est longtemps développé sur la notion de page vue. A l’heure du web 2.0, cette notion n’a plus vraiment de sens. Les sites font de plus en plus appel aux technologies ajax, et les pages se raffraichissent moins, voire plus du tout ! NetVibes n’est constitué que d’une seule page, par exemple !

Si on se focalise sur les pages vues, on perd aussi toute la dimension collaborative. Un visiteur qui apporte des remarques intéressantes a beaucoup plus de valeur que le nombre de pages qu’il a lui-même lues sur le site, parce que ses contributions vont être lues des milliers de fois !

On sort donc aussi de la mesure d’audience pour s’approcher du CRM (gestion de la relation client), car ce visiteur doit être « bichonné » si l’on veut qu’il continue de participer.

Comment Alenty souhaite apporter une solution à ces différentes problématiques ?
Nous avons choisi le temps passé comme base de notre système. Pour cela, il a fallu considérablement améliorer la mesure du temps passé. On a importé notre expertise de NetValue/NetRatings pour ne compter que le temps réellement actif sur un site (le visiteur utilise son ordinateur et le contenu est visible). Maintenant, le temps est devenu une notion suffisamment fiable pour remplacer les pages vues (que l’on mesure aussi, évidemment).

Nous avons aussi la capacité d’entrer dans la structure des pages d’un site. Par exemple, certains d’entre vous lisent cet article dans la « Home Page » de Webdeux, d’autres, directement dans la page de l’article. En analysant la structure de la « Home »  de Webdeux, on peut savoir que c’est le même article qui est lu. Ainsi, on fournit une mesure d’audience d’un point de vue éditorial (tous les lecteurs d’un article, quelque soit le support), et non d’un point de vue technique (au niveau de la page).

Enfin, nous avons mis en place toute une méthode pour mesurer l’impact des contributions dans une communauté. Non seulement, on peut maintenant mesurer la propension des visiteurs à participer (ce qu’on appelle parfois leur engagement), mais aussi l’efficacité de ces participations.

Quels sont les clients potentiels de vos solutions ?
Nous nous adressons à un public de professionnels. D’un côté nous avons un produit clé en main pour les blogs, Who’s Hot. D’autre part, nous apportons des solutions à des sites web 2.0 dans les domaines suivants : média, ecommerce, sites de marque. Le seul critère de ciblage de nos clients est leur caractère « 2.0″, qu’il soit communautaire ou technique (ajax). Pour les sites, média, nous les aidons à améliorer leur qualité éditoriale, car dès qu’ils donnent la possibilité de laisser un commentaire, il y a du bon et du mauvais. Notre moteur de détection d’expertise (pour lequel nous avons déposé une demande de brevet) leur permet de mettre en avant certaines contributions plutôt que d’autres. Pour des sites de e-commerce, nous leur permettons de corréler les recommandations d’achat avec les ventes, de renforcer la confiance des acheteurs dans les avis qu’ils lisent. D’autres sites sont  simplement demandeurs d’une mesure de fréquentation fiable qu’ils n’ont pas par ailleurs si leur site est plus ou moins « ajaxisé ».

Who´s Hot est sorti très récemment, de quoi s´agit-il exactement ?
Who’s Hot est un widget pour blogs qui fait plusieurs choses en même temps. Il analyse automatiquement les échanges entre les membres de la communauté, et calcule une température pour chaque visiteur. Cette température correspond à son importance pour la communauté. Il affiche le nom, la photo et la température des membres les plus « chauds ». Il contient aussi un système de filtrage des commentaires, et bien d’autres choses très bientôt !

Comment allez vous convaincre les blogueurs à installer Who´s Hot ?
Who’s hot leur permettra de connaître leurs visiteurs, et de mesurer objectivement leur valeur pour leur blog. Un membre qui vient régulièrement, lit vos articles, écrit des commentaires que les autres visiteurs lisent, commentent, etc., est très important pour vous, car une partie de la vitalité de votre blog dépend de lui. Si on voulait faire ça « à la main », cela prendrait du temps, et on ne serait même pas sùr de reconnaître un visiteur s’il ne s’identifie pas avec le même nom ! Avec sa température, il est mis en avant par rapport aux autres, ce qui le valorise. Si ce visiteur a lui-même un blog, en installant Who’s Hot, chaque visiteur de son propre blog lui apportera « un peu de chaleur » (c’est beau, non ?)… En effet, on est chaud sur les thèmes des communautés auxquelles on appartient. On peut être brulant sur le thème « web 2.0″, et glacial sur le thème de la cuisine. Donc, Who’s Hot, c’est cool et c’est utile !

Quelles sont les prochaines innovations prévues pour ce produit ?
La prochaine étape de Who’s Hot est de fournir au gestionnaire du site des analyses statistiques de sa communauté. En plus des indicateurs classiques (visiteurs, temps passé…), Who’s Hot fournira des informations indispensables pour comprendre sa communauté, et que ne fournissent pas les outils d’audience. Par exemple, on pourra connaître l’engagement de ses membres, l’efficacité des contributions, savoir quels sont les sources de visites les plus valables, etc.

Avec qui travailles-tu au quotidien dans cette aventure ?
Nous sommes cinq dans l’équipe. Autour de Nicolas THOMAS (toujours les majuscules !) qui s’occupe de la technologie, il y a trois ingénieurs. Petite particularité, ils sont bretons, fiers de l’être, et basés à Quimper ! Pour ma part, je suis en charge de trouver des sous (financements, clients), et je suis à Paris.

Vous avez trouvé un financement ? Pourrais-tu nous en dire plus ?
La recherche de financements est un exercice extrêmement intéressant. Nous nous sommes adressés à des Business Angels, et c’est en train de se boucler, donc je ne peux pas donner de détails aujourd’hui. Mais ce qu’il faut noter, c’est que la France est un super endroit pour monter des start-ups innovantes. Il y a de nombreuses structures qui aident les entrepreneurs, et il commence à y avoir des financements privés. C’est le bon moment (il y a une émulation incroyable pour créer des entreprises, et le web tient enfin les promesses de 2000).

Si tu devais donner 3 conseils aux entrepreneurs qui souhaiteraient se lancer, ca serait lesquels ?
Ne partez pas en Californie ! Restez ici, vous aurez un accompagnement, une sécurité sociale et moins de brouillard qu’à San Francisco, sauf peut-être à Quimper :-)

Les ingénieurs français sont excellents, et souvent, on perd plus en efficacité à délocaliser des développements qu’on y gagne en coùts.

Les Business Angels sont des gens étonnants, intéressants, souvent avec une forte personnalité, et on en connaît plus qu’on ne croit !

Quels sont tes besoins aujourd´hui pour Alenty ?
Faire connaître ce que nous faisons, multiplier les clients. Nous rencontrons souvent des personnes qui avaient laissé tomber certains problèmes parce qu’ils les croyaient impossibles à résoudre. Si je n’ai qu’un mot à faire passer, c’est : « la mesure du web 2.0 n’est plus un problème ! ». Dites-nous ce que vous voulez faire !

Un mot pour la fin ?
Who’s Hot ? Toi, moi, vous ! Tout le monde est « hot » sur un sujet donné ! Et vous, sur quel sujet êtes-vous « hot » ?

Bonne chance à toi et à ton équipe pour la suite des évènements. J’ai 50 invitations pour la beta privée de who’s hot, si vous souhaitez tester, laissez moi un commentaire.


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