Mon intervention à la table ronde sur les réseaux sociaux à l'université d'été du MEDEF

Publié le 29 août 2008 | par Jean-François Ruiz

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Ce matin, j’ai eu l’honneur de participer en tant qu’intervenant sur la table ronde des réseaux sociaux à l’université d’été du Medef au côté de Olivier Marcheteau, Isabelle Juppé, Orianne Garcia, Jean-Louis Constanza, Olivier Iteanu et Guy Rider le tout animé par Jean-Michel Billaut.

Je vous livre ici un petit résumé de mon intervention.

J’ai commencé à m’intéresser aux réseaux sociaux en 2003 avec la découverte de Linkedin. J’ai tout de suite commencé à capitaliser mes contacts INPG ESISAR (mon école d’ingénieur) sur ce réseau puis quelques mois plus tard sur Viaduc (nouvellement Viadeo).

Que sont les réseaux sociaux professionnels ?

Les réseaux professionnels sont pour moi une gigantesque base de CVs dynamiques couplée à des millions de carnets d’adresses interconnectés entre eux.

Quels sont leurs potentiels ?

Le potentiel de ces réseaux est énorme pour peu que l’on prenne le temps d’agréger nos contacts sur ces derniers au fur et à mesure des rencontres. L’idée est d’envoyer/de connecter son carnet d’adresses pour bénéficier des relations de ses relations. Ces réseaux deviennent très utiles quand vous avez capitalisé beaucoup de contacts dessus. Cela vous donne accès à plusieurs millions de personnes seulement avec un degré de séparation de 3 (le carnet d’adresse d’une relation d’une de mes relations).

C’est également une mine d’or quand vous recherchez un profil bien particulier ou un contact ciblé directement à l’intérieur d’une entreprise. Cependant, cela a ses limites et les concepteurs de réseaux sociaux l’ont bien compris. Au départ, Linkedin donnait 4 degrés de profondeur pour faire passer ses requêtes de contact. Viadeo en avait même mis 5 si je ne m’abuse. On dit souvent "les amis de mes amis sont mes amis". Mais qu’en est-il du lien avec les amis de mes amis de mes amis ?

Quels sont leurs limites ?

Je dois avoir capitalisé aujourd’hui plus de 1500 contacts sur linkedin mais dans un contexte d’affaire, ce réseau est un peu trop statique à mon goût. Il n’est pas évident de maintenir une présence active et cela devient vite consommateur de temps si vous souhaitez y développer un réseau de contact actifs.

En quoi le blog est complémentaire d’un réseau social ?

Le web est un puissant catalyseur de relations sociales dès lors qu’on sait l’utiliser à bon escient. Google joue très souvent l’entremetteur en permettant aux uns d’afficher leurs pensées publiquement et aux autres de les trouver et de se connecter avec leurs auteurs. C’est pourquoi, j’ai ouvert ce blog en novembre 2005 (1er en france entièrement dédié au web 2.0) pour pouvoir aller plus loin dans l’établissement d’un réseau social actif autour des thématiques qui me passionnent.

A partir de là, mon réseau social n’a cessé de grandir et les relations sociales n’ont cessé de se renforcer. 1 mois après avoir ouvert ce blog, je m’installais sur Paris et je rencontrai mes associés actuels sur Ziki.com. Nous parlions déjà d’identité numérique, de gestion de contenus en ligne, de mise en relation et de l’impact que toutes ces choses auraient sur nos vies.

Vers une identité "active" en ligne ?

Notre vision était qu’à terme la mise en relation de base entre les membres d’un réseau social grand public serait directe et gratuite avec comme contrainte la génération de contenus. Nous avons donc construit le premier aggrégateur d’identité en ligne en permettant aux blogueurs et producteurs de contenus de rassembler leur présence en ligne en un seul point, facilitant ainsi la prise de contact directe avec nos membres. Afin de transformer leur identité, en identité active ou se mèle des contacts & des contenus entre personne et société.

Et l’international ?

Nous avons très rapidement acquis une base de contact à l’international et aujourd’hui nous avons des membres dans plus de 152 pays. Cela nous a été utile pour faire la promotion du service à l’international et nous as permis d’identifier des potentiels partenaires, clients, fournisseurs dans le monde entier.

Quelles méthodes pour développer son réseau social ?

Pour moi, il existe 2 approches du networking en ligne:

  • une démarche de contact active et
  • une un peu plus passive via la création de contenu.

Je me suis déjà exprimé à ce sujet ici et . Aujourd’hui, ma présence sur le web me permet de bénéficier de mises en relations ciblées. Je ne fais que très peu de recherche active de contacts. J’ai simplement à dépiler les mails et traiter les requêtes que l’on m’envoie.

La déferlante facebook !

L’année dernière, Facebook a fait une entrée fulgurante sur le paysage des réseaux sociaux français alors même qu’il n’était pas localisé (and i thought that our english level is sooo bad) ! Comme nous l’avions pressenti sur ziki,

  • la mise en relation sur facebook est directe et gratuite,
  • il s’agit d’un réseau dynamique où l’on peut partager de nombreux contenus et en faire des usages qui vont du dating à l’échange professionnel.

Cette confusion des genres donnent d’ailleurs lieu à d’interminables débats passionnant entre pudeur et impudeur. La pénétration de facebook est telle qu’aujourd’hui qu’il est fréquent que j’aille chercher le CV qu’il me faut sur linkedin et que je passe ensuite sur facebook pour contacter la personne en direct. Avec la profusion actuelle des outils 2.0, il faut savoir composer pour les rendre réellement profitables.

Ma stratégie de networking en ligne

Personnellement aujourd’hui, j’utilise majoritairement mes blogs et mon micro-blog (twitter) pour étendre mon réseau. Ces contenus sont ensuite automatiquement synchronisés avec mon Ziki et mon statut facebook qui ont alors le rôle de diffuseur de contenus.

C’est très puissant. J’ai un besoin, une question, je le « twitt » (140 caractères) et je reçois des réponses via twitter instantanément mais aussi via mon profil Ziki ou mon profil via Facebook avec plus de 1600 contacts. Donc oui les réseaux sociaux permettent d’avoir un carnet d’adresse mondial mais pour moi ce n’est pas le plus intéressant. Aujourd’hui ce qui m’intéresse c’est plutôt d’étendre mon réseau social « actif » : celui avec lequel j’interagis au quotidien. J’aime créer des liens en son sein, rendre service afin de pouvoir à mon tour bénéficier des faveurs de mon réseau actif et ceci quelque soit sa langue ou sa localisation.

Voilà le témoignage de  ce matin (vous avez eu la version extended). J’ai continué le débat en interview sur l’aspect recrutement 2.0 avec miss Mathilde Cristiani de l’atelier.

Puis au stand Medef TV pour un super trio avec Hervé Bloch et Frédéric-Michel Chevalier (sera publié très prochainement je pense). Et qui ont encore continué en discussion privée jusqu’en début d’aprem.

Une journée complète à nourrir ma réflexion sur les réseaux sociaux au contact des autres dans l’environnement de polytechnique. J’aime pas, J’adore ! Merci au MEDEF de m’avoir invité, je reviendrai avec plaisir 😉

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5 Responses to Mon intervention à la table ronde sur les réseaux sociaux à l'université d'été du MEDEF

  1. nicos says:

    tu seras à la fête de l’huma ? 😉

  2. Je me suis toujours pas mis à twitter, je dois être nul, je me dis encore un de plus.

    gigantesque base de CV et de contact, je compare souvent les réseaux sociaux à « Kompass » mais vivant et tenu à jour,

    j’utilise beaucoup les réseaux pour diffuser des informations lorsque j’ai un appel d’offre ou une offre à pourvoir d’un réseau du siècle dernier, 😉

    Je n’ai pas eu le plaisir de te croiser ce jour pour échanger 2.0 mots.

  3. Miogui says:

    Ouah, trop la star….

    Merci les dedicasse IBM…..

  4. Jean-François, la synthèse des interventions des participants à ta table-ronde est disponible ici:
    http://tinyurl.com/533n3k

  5. Pingback: Eric Ingargiola's Numeric Moleskine Notebook

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