Archive pour la catégorie ‘Réseaux Sociaux’

Surveiller votre marque sur Internet et étude des comportements des jeunes face aux médias

Vendredi 7 décembre 2007

Hier matin, je suis intervenu à l’évènement « des marques online » organisé par la FIFAS (fédération française des industries du sport et des loisirs). Le thème principal abordé lors de la journée était « Comment entrer dans la conversation ? ». Avant d’entrer dans la conversation, il est à mon sens important d’écouter les conversations qui ont déjà lieu sur le web afin d’intervenir plus intelligemment au sein de celle-ci.

Je vous partage ici le support de la présentation que j’ai faites sur le sujet.

Les marques s’intéressent de plus en plus à la blogosphère et essayent de comprendre ce phénomène de conversations sur Internet ainsi que l’impact que cela peut avoir sur leurs marques. La TNS Sofrès Media Intelligence a présenté quelques résultats d’une étude menée sur les usages et comportements des jeunes de 8/19 ans par rapport aux médias, à l’Internet et aux nouveaux moyens de communications.

J’ai appris des trucs intéressants comme le fait que les jeunes sont globalement très équipé avec 89% des jeunes connectés à Internet. Le taux d’équipement en Internet, mobile, consoles et lecteurs multimédias portables n’a pas cessé d’augmenter ces dernières années. La croissance étant cependant moins importante sur l’équipement en console de jeux avec l’arrivée des jeux en ligne (notamment avec les jeux massivement multijoueurs sur Internet). 86% des jeunes jouent aux jeux vidéos. La plus forte progession en terme d’équipement concerne les lecteurs multimédias depuis 2 à 3 ans (« je veux un mp3 ! ») ;)

Le temps d’exposition des jeunes aux médias est aujourd’hui de 9h32 / jour ! Pendant un tiers de la journée, un adolescent est en contact avec les médias. Les jeunes sont multi-médias. Ils consomment à 83% plusieurs médias en même temps (la majorité d’entre eux en bi-média, le quart en tri-média et seulement 3% avec 4 médias). Au niveau de la répartition, on est quasiment à l’équilibre entre la consommation des nouveaux médias et la consommation des médias plus traditionnels. Chez les 16/19 ans, les consommations multimédias dépassent les consommations médias classiques. En général, la consommation première reste la télé puis viennent le surf sur Internet, la console de jeux, la radio, le téléphone et finalement la presse. Au niveau des médias consultés par les jeunes sur Internet, on retrouve à 30% la radio, à 18% la presse et à 17% la télé. En comparaison les adultes lisent beaucoup plus la presse.

Concernant le mobile, 1 ado sur 5 joue à des jeux sur mobile (27% sur les 16/19 ans), 16% surfent sur Internet via leur mobile. Sur l’Internet mobile, la principale activité reste le mail puis vient le surf. Enfin 3% des jeunes regardent aujourd’hui la télévision sur mobile. Les jeunes ont un esprit collectif. Ils aiment se faire de nouveaux copains. 2/3 d’entre-eux voient Internet comme un moyen de développer de nouvelles relations (des individus hypersociaux ?). MSN est l’outil de prédilections chez les ados de 10 à 17 ans. Après 20 ans, le mail reprend le dessus.

Les jeunes aiment créer et se raconter. 58% des 8-19 ans aiment prendre des initiatives et lancer des idées. 28% créent ou gèrent un blog régulièrement. Le blogueur a généralement entre 11 et 16 ans (61% sont des blogueuses). 11% seulement des 8-19 ans fréquentes des sites communautaires comme myspace et facebook. Les jeunes aiment la pub et de plus en plus ! La publicité affiche la plus forte croissance sur Internet en terme d’investissement bien qu’étant encore la moins importante en volume par rapport à des médias plus traditionnels. Je trouve toutes ces données très intéressantes, elles laissent présager un avenir radieux à ceux qui travaillent dans le marketing sur Internet.

Cet évènement a également été pour moi un moyen de pouvoir échanger avec des responsables marketing sportif et représentant des fédérations sportives qui s’intéressent de prêt à l’univers des marques sur Internet et des blogs. J’espère leur avoir donner quelques clés pour pouvoir mieux écouter avant d’entrer dans l’univers impitoyable des blogs et de leurs opinions ;)

Si vous avez des remarques à faire sur les slides que j’ai présenté, n’hésitez pas à « entrer dans la conversation » en commentaire.

Dîner au Ministère avec Valérie Pécresse

Jeudi 6 décembre 2007

Hier soir, nous avons été invité à participer à un dîner au ministère de l´Enseignement Supérieur et de la Recherche par Madame la Ministre Valérie Pécresse et son équipe. Ce dîner avait pour but d´échanger autour des nouvelles technologies avec quelques blogueurs " connus " de la sphère technophile française (14 pour être exact).

Ce fut donc autour d´une table bien animée que, de manière informelle, nous avons pu discuter de l´Internet en France et des nouvelles technologies. Valérie Pécresse, après avoir exposer rapidement ses experiences politiques autour de l´Internet, nous a invité à nous exprimer sur un certain nombre de sujets.

Taux d´équipement des ménages en France

Il n’est aujourd´hui que de 47% en France. Nous nous sommes posé la question de savoir si l’accès à l´équipement était dù à un problème financier. Nous pensons (Sébastien et moi) qu´il ne s´agit pas forcément de cela mais plutôt de la perception de l´intérêt d’Internet dans un foyer. La ministre nous raconte une anecdote : lors d´une visite dans un collège où elle a demandé aux jeunes à quoi Internet leur sert, ils lui ont répondu " Ben, à jouer le week end !". A cela, j´ai ajouté que les jeunes ont aussi très bien perçu l´utilité d´Internet comme outil de communication communautaire notamment avec le logiciel de messagerie instantanée (MSN, Skype..). Elle a nous raconté également le problème législatif que rencontrent les entreprises et les universités à se débarrasser de leurs matériels amortis sans pouvoir le donner aux élèves/étudiants qui voudraient bien le récupérer. Elle souhaite lever cette contrainte afin d’encourager l’accès à Internet.

L’approche d’Internet :  un problème générationnel.

Nous avons également parler des problèmes liés l’accélération à l’appropriation des nouvelles technologies. Les parents d´aujourd´hui sont très souvent dépassé par l´utilisation de ces nouveaux outils par leurs enfants. Ils n´ont pas forcément la connaissance nécessaire pour pouvoir mieux orienter/contrôler l’utilisation des nouvelles technologies par leurs enfants.

L’Internet d’après c’est quoi ?
Valérie Pécresse nous a posé quelques questions sur ce que serait pour nous le " net 3.0 " Un consensus presque immédiat et unanime s´est fait autour du mobile et de l´accès nomade à Internet. Certains voyent le mobile comme un point d´entrée sur le Web qui pourrait se substituer au PC et d´autres le voyant plutôt comme une extension permettant de réduire la fracture numérique en situation nomade (+1 pour nous) ;)

Internet, vie privée et identité numérique.

Elle nous a également demandé si nous n´avions pas peur pour notre " vie privée " sur Internet. Nous lui avons expliqué que nous avions conscience de notre " identité numérique " sur Internet. Nous avons longuement parler de l´importance de surveiller (voire maîtriser) ce que l´on trouve sur nous dès lors qu´on tape notre nom dans un moteur de recherche. A ce sujet, elle nous disait qu´il serait intéressant d´avoir un " droit à l´oubli " sur Internet pour des choses faites par le passé mais elle a bien conscience de la difficulté de la mise en place de cela à cause des sauvegardes que font les moteurs de recherche, des informations qu´ils indexent. Pour madame Pécresse, l´identité numérique serait presque " d´utilité publique " et elle se demandait s´il n´y avait pas des choses à faire de ce côté-là. Nous avons également fait la distinction entre " données personnelles " (les mails, documents, photos privées) et identité numérique (les traces publiques que l´on laisse partout sur le web) pour en arriver à parler de l´hégémonie de Google sur ces fameuses données.

Universités & Entreprises

Nous avons également parler rapidement de l’intervention possible des entreprises au sein des universités. Sébastien et moi sommes convaincus qu’il s’agit d’une chose intéressante à faire pour dynamiser les universités française. En les liant de plus prêt à un réel contexte économique, on réduit les frontières entre le monde universitaire et le monde professionnel. J’ai pu également témoigner lors de ce dîner de ce modèle mixte puisqu’il est celui qu’à adopter l’école d’ingénieur que nous avons faîtes avec Sébastien. En effet l’ESISAR est une école publique dont une partie des coùts et salaires des intervenants sont soutenus par une structure privée en lien avec les entreprises. Ce partenariat débouche sur la réalisation d’un projet industriel de 6 mois par équipe de 3 où les étudiants réalisent un projet complet (du cahier des charges, à la recette technique) pour le compte d’ entreprises. Ces projets sont hyper-formateur pour les étudiants et aident le développement économique des entreprises tout en augmentant la maturité et l’employabilité des élèves-ingénieurs. Le but n’est pas de préparer un étudiant à un job spécifique dans une entreprise. Tout comme l’école lui fournit un bagage large de connaissances pour démarrer sa vie, l’expérience de l’entreprise doit lui fournir un bagage large de compétences. Ainsi l’étudiant avec un bagage dans chaque main est prêt à entrer dans la vie active ce qui lui permettrait de réduire le temps qui s’écoule entre le début de son contrat et le début de sa réelle efficacité dans l’entreprise.

Déclarations des revenus pour les blogueurs

Enfin Eric de Presse-Citron a réussi à placer l´épineux problème qui concernent la majorité des blogueurs et autres éditeurs de sites qui tirent des revenus de leurs activités d´éditeurs sur Internet et qui ne savent pas comment les déclarer (voir la vidéo à la fin de l´article).

Au final, une rencontre très sympathique avec la Ministre, son équipe et les blogueurs. Nous ne nous attendions pas évidemment à ce que cette rencontre " change le monde ". Cependant, il s´agit d´une expérience intéressante, en espérant qu´il y aura des suites a cela. En tout cas, nous avons été encouragés à faire remonter l´information qui nous semble pertinente au-delà de cette simple prise de contact.
Pour terminer la soirée, nous sommes allés prendre un verre avec la majorité des blogueurs afin de continuer à discuter et de profiter du rassemblement de passionnés que nous somme ;)

Voici quelques photos/vidéos de ce dîner.

Vous pourrez trouver d’autres retours sur l’évènement chez Romain Colin, Sébastien Billard, Manuel Dorne, Frédéric Cozic, Richard Malterre, Eric Dupin, Gilles Klein

L’art du Schmoozing (networking efficace)

Lundi 3 décembre 2007

« L’important ce n’est pas le savoir ni les gens que vous connaîssez, mais qui vous connais. » Susan Roane[bb].

La théorie de Guy Kawasaki à propos du schmoozing version 1.0 était tout simplement : « essayer de connaître les gens que vous devez connaître pour une raison spécifique ». C’était à court terme et très ciblé. La version 2.0 est beaucoup plus ouverte. Cela a coùté vingt ans à Guy pour conclure qu’il est plus facile de faire de la vente, entretenir un partenariat, co-créer des entreprises avec les gens que vous connaîssez déjà qu’avec ceux que vous venez de rencontrer.

reseau

La clef est de créer une relation avant que vous n’ayez besoin d’elle. Et c’est pour cette raison que j’aimerais vous partager l’art du Schmoozing.

Comprendre le but
Darcy Rezac dans son livre The Frog and the Prince[bb] (La Grenouille et Le Prince) , a écrit la meilleure définition au monde du schmoozing : « Découvrez de ce que vous pouvez faire pour quelqu’un d’autre. » C’est là où se trouve 80% de la bataille, les grands Schmoozers veulent savoir ce qu’ils peuvent faire pour vous, pas ce que vous pouvez faire pour eux. Si vous comprenez cela, le reste n’est qu’une question de mécanique.

Sortez
Le Schmoozing est un sport de contact analogique. Vous ne pouvez pas le faire tout seul, depuis votre bureau ou même par le biais du téléphone ou d’un ordinateur. Vous pouvez ne pas  les aimer ça mais forcez vous à vous rendre à des évènements, conventions, soirées et séminaires. Il est peu probable que vous signez un gros contrat avec quelqu’un que vous avez rencontré en ligne sur MySpace ou via Skype. Sortez, rencontrez vos contacts en chair et en os !

sortie

Posez les bonnes questions et n’en dites pas plus.
La spécificité d’une personne efficace dans l’art de la conversation n’est pas de beaucoup parler. La spécificité de celle-ci est de faire en sorte que les autres parlent beaucoup. Donc les bons schmoozers sont des personnes qui savent bien écouter et pas bien parler. Posez des questions simples comme, « Que faites vous? » « D’où venez-vous? » « Qu’est ce qui vous a amené ici? » Et juste après, vous n’aurez qu’à écouter c’est tout. Ironiquement, vous serez reconnu comme une personne forte intéressante.

Dévoilez vos passions.
Parler travail, business est assez monotone. Les bons schmoozers parlent de leurs passions dès qu’ils ont appris à vous connaître. Les grands schmoozers, mettent en avant leurs passions. Vos passions vous transforment en une personne intéressante — vous allez vous démarquer de toute la bande car vous serez la seule à ne pas parler de puces 802.11 dans de nombreuses conférences. Personnellement, j’aime bien les femmes, le snowboard, le volley, le roller et la philosophie.

Surf

Lisez de manière vorace.
Pour être un bon schmoozer, vous devez lire beaucoup (pas que des magazines du genre, PC inpact, PC magazine, et Le Monde). Vous devez voir une base assez large de connaissances ce qui fait que vous aurez accès à un espace d’informations conséquent pendant vos conversations. Même si vous êtes une personne pathétique et qui ne possède pas de passions, vous pouvez entretenir des discussions sur tout un tas de sujets.

Faites un suivi.
Durant sa carrière, Guy Kawasaki a distribué des milliers de cartes de visites. A un tel point, qu’il pensais être cinglé parce que si tout ce beau monde parvenait à l’appeler ou même a lui envoyer des e-mails il ne pourrais rien faire en ce qui concerne son boulot. Le plus drôle c’est que presque personne a donné suite à ces rencontres. Franchement, je ne sais pas pourquoi les gens vous demandent des cartes de visites s’ils ne veulent pas vous rencontrer après. Les grands shmoozers donnent suite à la rencontre juste après 24 heures–histoire d’un simple e-mail qui vous dit: « c’est un plaisir de vous connaître . J’espère que nous pourrons entreprendre quelque chose ensemble dans un avenir proche. J’espère que votre blog se porte bien. J’aime beaucoup apprécié notre discution. J’ai deux invitations pour tel évènement si vous êtes interessé pour y aller. » Insérez au moins un élément qui montre à la personne qu’elle ne reçoit pas un email en bois. Vous pouvez bien sùr connectez la personne sur les réseaux sociaux en même temps que vous envoyé ce message (Ziki, Linkedin/Viadeo, Facebook), par contre évitez de faire les trois d’un coup (Ca me donne l’impression d’être un produit de consommation).

Connect

Faites que ce soit facile de rester en contact.
La plupart des gens qui veulent devenir de grands schmoozers, ironiquement, ne font rien pour que ce soit facile de rester en contact avec eux. Ils n’ont pas de cartes de visites, ou leurs cartes de visites ne possèdent pas de numéros de téléphone ou d’adresses e-mails. Même s’ils donnent ce genre d’information, elles sont souvent en caractères gris ridiculement petits. Cela convient si vous cherchez à rencontrer des adolescents, mais si vous recherchez des gens expérimentés, riches, connus, et puissants à appeler et emailer, vous feriez mieux d’utiliser des caractères de tailles importantes. (Ce sont les mêmes gens qui ont besoin de caractère de taille 30 – 10/20/30 Rule of PowerPoint.)

Faites des faveurs.
L’un de mes plus grands plaisirs dans la vie est d’aider les autres; Guy Kawasaki crois qu’il existe un tableau cosmique dans le ciel sur lequel sont noté nos actions. Dieu enregistre toutes vos bonnes actions et cela lui fait particulièrement plaisir quand vous faites des faveurs aux autres sans rien attendre en retour. Ceci est toujours payant à la fin. Vous pouvez aussi deviner que je crois fortement qu’il faille retourner les faveurs aux gens qui vous ont aidés.

Demandez que l’on vous retourne les faveurs que vous avez faites.
Les bons schmoozers font des faveurs. Les bons schmoozers retournent aussi les faveurs. Quoiqu’il en soit, les grands schmoozers demandent ce que l’on leur retournent leurs faveurs consenties. Vous pouvez trouver cela embarrassant mais: n’est ce pas mieux d’avoir des gens qui vous sont redevables? La réponse est non parce que laisser une personne vous êtes redevable n’est pas forcément bien pour votre relation. Une personne décente se sent tout le temps coupable et redevable. En demandant puis en recevant des faveurs en retour vous clarifiez le tout, lachez de la pression, et finalement recommencez un nouveau cycle  « donner et recevoir ». Après seulement quelques cycles, vous êtes les meilleurs amis et vous avez maitriser l’art du schmoozing.

Cet article est une adapation (source) où j’ai rajouté quelques phrases, illustrations et adaptation culturelles et/ou personnelles.

Revue du web du 19 au 25 novembre 2007

Dimanche 25 novembre 2007

Voici l’actualité des services et des informations du web qui ont retenus notre attention cette semaine.

Surveiller vos gains Adsense sous forme graphique avec CSV Adstats 4.0

Paypal lance sa e-cartebleue ou comment vous pourrez achetez sur n’importe quel site avec paypal. Paypal c’est LA banque en ligne (via 2803)

Nokia lance un service assez futuriste qui vous renvoie une description de ce que vous lui envoyez en photo.

Google serait en discussion avec ebay pour racheter Skype. Si cela s’avère vrai, que va devenir Gtalk (et est-ce qu’on pourrait chercher dans l’historique des conversations Skype avec Gmail :-)   ?) ?

Facebook dément vouloir acheter le réseau social chinois Zanzhuo (pourtant MySpace, concurrent principal de Facebook est de plus en plus présent sur le marché chinois)

Vous allez maintenant pouvoir faire des screencasts de qualité car Camtasia Studio 3 est maintenant gratuit (via Descary.com)

NewsCorp (le plus gros groupe de médias au monde) qui lorgnerait sur LinkedIn.

Un service web générateur de fichier .HTACCESS.

MyMileMarker est un service qui gère l’historique des distances parcourues avec votre véhicule ainsi que la consommation associée.  La saisie des données peut se faire depuis le site web (version mobile ou standard) mais aussi via twitter.

Google Android, ou comment le géant du web débarque dans vos mobiles

Lundi 19 novembre 2007

Google a récemment initié l’OpenHandset Alliance, consortium de 34 entreprises à l’heure où cet article est écrit, dont le but est de développer des standards libres pour les appareils mobiles.

Alors que des rumeurs concernant un éventuel G-Phone allaient bon train, une annonce a été faite concernant le développement d’un futur système d’exploitation, répondant au doux nom d’Android. Celui-ci devrait arriver vers la fin du premier semestre 2008. Google va donc proposer une plate forme logicielle ouverte (et gratuite) pour mobiles aux constructeurs. Celle-ci sera-t-elle capable de rivaliser avec les concurrentes (IPhone, Symbian, Windows Mobile, BlackBerry) présentes sur le marché ?

  • Le SDK d’Android

Ce lundi, Google a officiellement lancé lundi le SDK (Software Development Kit) de ce système, permettant ainsi à tout le monde de venir l’enrichir de ses propres applications. Pour le coup, la réponse ne se situe pas que dans les locaux de Mountain View puisque tout un chacun (pourvu toutefois de solides connaissances JAVA) a la possibilité d’apporter son application et ainsi l’amélioration de l’ensemble. En plus de la page principale d’Android, qui contient une FAQ assez dense, un groupe et un blog Google ont été créés pour les développeurs.

  • Comment Google dynamise la communauté

Un challenge en deux phases (une avant la sortie d’Android, l’autre après) lancé par Google récompensera les 50 meilleures applications, où un pactole d’un total de 10 millions de dollars sera distribué dans des prix allant de 25000 à 275000 $. Des récompenses inhabituelles dans le monde communautaire et également de la part de Google qui montrent la volonté du géant Californien de booster les contributions, voire même de pénétrer vite et fort sur le marché, avec le poncif désormais très Web 2.0 du « boost viral » en période bêta avant le lancement définitif.

Voici une démo officielle :

  • Les possibilités offertes par le kit de développement (SDK) :

Le kit est à télécharger depuis cette page. Divers environnements de développement sont suggérés, avec la fourniture d’un plug-in pour Eclipse (Environnement de Développement Intégré open source très utilisé). Le kit contient plusieurs ‘samples’, dont une démonstration permettant de se familiariser avec les méthodes pour exploiter les différentes APIs, mais aussi deux applications concrètes. L’architecture d’Android et ses différentes couches ont été rendues publiques par Google.

  • La sauce web 2.0 et sociale inévitable d’Android

La possibilité de créer soi-même ses propres applications/extensions et aussi (surtout :-) ) de bénéficier de celles qui seront créées par la communauté d’utilisateurs rendra à coup sùr l’utilisation plus conviviale et personnalisable. Cette approche pourrait se rapprocher de ce qui se fait à l’heure actuelle avec Mozilla Firefox. A l’aide de l’émulateur fourni avec le SDK, nous avons déjà un léger aperçu de ce qu’il sera possible de faire avec Android. On peut penser que la convergence et la centralisation des diverses informations disponibles dans les différents services Google (contacts exploitables sous Gmail, Gmaps, les évènements avec Gcalendar, les flux RSS avec Greader, Picasa, Notes, IGoogle … ) sera acquise.

Gageons également que le mobile deviendra peu à peu une vraie alternative au PC pour aller sur internet avec des services de plus en plus mobiles. Une des choses les plus contraignantes avec un mobile est de devoir considérer les données étant dessus comme prisonnières de cet environnement et que chaque évolution ne soit pas centralisée, ni répercuté sur d’autres lieux de stockage personnels des données. De plus en plus de constructeurs proposent des outils permettant de synchroniser les données avec le PC, et par là même de visualiser, modifier contacts, sms, évènements du calendrier, favoris, tâches et autres informations. Nous pouvons citer par exemple la plate-forme Windows mobile, la synchronisation des divers éléments avec le PC de l’utilisateur et la possibilité de propager cela grâce à un serveur Exchange. Une gestion optimisée et avancée des contacts est apparue très récemment sous Gmail et si avant les groupes d’adresses email n’étaient qu’une fonctionnalité permettant de gagner du temps, on peut penser que les possibilités pourraient désormais être étendues à celle d’un groupe sous Facebook.

Mais ce serait sous-estimer Google que de ne pas imaginer que les acquisitions dans le domaine du ‘micro-blogging’ et du social networking (je pense notamment à Jaiku et DodgeBall) ne vont pas donner des petits sous Android, notamment avec des capacités de communication enrichies par rapport aux sms, et la possibilité d’être (automatiquement ?) localisé géographiquement.

Le réseau social apparait alors en tant que support (et non comme domaine à part entière, ce qu’il ne se destine pas à rester selon un article), ayant à sa disposition suffisamment de données pour imaginer les croisements les plus fous :
- Exemple 1 : je passe dans telle ville à l’occasion et mon téléphone me prévient qu’à moins de 20m de moi se trouve un ancien camarade de promo, qui désormais travaille chez l’entreprise machin et qu’il organise une soirée demain soir, mon téléphone me propose donc de lui envoyer un message instantané et m’affiche la photo de son profil.
- Exemple 2 : je consulte mon trajet sous Google Maps, en disant que je souhaite aller chez tel ami (le trajet se fait donc automatiquement, puisque l’adresse de mon ami est enregistrée), et le lendemain matin, Gmaps ‘option Météo’ me prévient qu’il va pleuvoir chez mon ami (avec éventuellement une publicité pour le marchand de parapluies sur le chemin)

Le téléphone mobile va devenir un moyen important d’accès au web dans les années à venir, Google voit donc juste en prenant les devants sur ce domaine, et en lançant des initiatives ouvertes pour exploiter les nouvelles possibilités offertes par ces terminaux. Le terminal mobile contient ainsi les données et les outils pour devenir le support du réseau social de l’utilisateur, véritable répertoire de services (avec, toujours disponible, la possibilité de téléphoner :-) ).

Si les outils pour mobiles vous intéressent, n’hésitez pas à jeter un oeil sur le blog mobile de webdeux.info, dont c’est la spécialité. Deux blogs spécialisés viennent par ailleurs d’ouvrir et permettent de suivre toute l’actu d’Android, le premier est AndroidFrance et le second Android After All (tenu par deux ingénieurs de l’ECE).

Les dernières news de Ziki.com

Lundi 29 octobre 2007

Cela faisait un moment que je n´avais pas parlé de Ziki sur ce blog, étant plutôt occupé à bloguer sur le blog officiel de Ziki. Je vous propose avec cet article une petite séance de rattrapage.

L´API Ziki et ses bébés
Nous avons mis à disposition des développeurs une API permettant d´exploiter certaines données de Ziki pour créer des mashup autour du service (voir l´annonce officielle). Ce qui a donné par la suite naissance à des plugins Ziki pour wordpress et dotclear, les deux plateformes de blog open source les plus utilisées aujourd´hui sur le marché (en savoir plus). Philippe Granet a même fait un module pour netvibes (en savoir plus). Cela a également donné naissance à une version mobile de Ziki (en savoir plus). En effet, vous pouvez dorénavant accéder à Ziki depuis votre mobile avec l´adresse : ziki.2k5.info

Module d´importation/invitation de contacts
Il existait déjà un module d´invitation simple sur Ziki qui fonctionnait avec votre liste de contact que vous copiez collez dans le champ de saisie afin d´inviter vos contacts sur ziki. Celui-ci a été améliorer avec un module d´importation de contact Gmail, Yahoo, MSN, Linkedin (en savoir plus).

Petite étude démographique des Zikinautes Français
Je me suis amusé à faire une extraction de donnée de notre google analytics afin d´en savoir un peu plus sur la provenance des Zikinautes en France, sans surprise on voit que la majorité sont parisiens (en savoir plus).

Ziki et son espace de feedback
Nous avons ouvert un espace pour recueillir vos différentes suggestions à propos de Ziki. Pour y participer c´est par ici : http://feedback.ziki.com/

Monétiser ses contenus sur Ziki
Il est dorénavant possible de renseigner son code adsense sur Ziki afin de monétiser ses contenus sur la plateforme (en savoir plus).
Si vous n´êtes pas encore inscrit, 
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Ziki propose maintenant une VCARD
Pratique pour télécharger les informations de contacts sur votre PC ou votre téléphone portable (en savoir plus).

Rester connecté avec ses Zikinautes favoris
Sur le tableau de bord de Ziki, vous pouvez maintenant retrouver un récapitulatif en temps réel de l´activité de votre réseau. Qui bookmark qui ? Qui publie quoi ? Pratique pour ne rien manquer de l´activité de son réseau de favoris ziki (en savoir plus). Vous êtes également notifié des anniversaires des membres de votre réseau pour le jour même et jusqu’à 7 jours à l´avance. Parfait pour préparer une petite surprise à ses Zikinautes favoris (en savoir plus).

Mettre des widgets sur son Ziki
C´est maintenant facile d´ajouter n´importe quel widget dans la sidebar de son Ziki. Dès a présent, vous pouvez mettre de la musique, des fichiers, des images, … compilés dans des widgets issus de vos services en ligne préférés (en savoir plus).

Ziki et l´OpenSearch
Saviez-vous que vous pouviez maintenant utiliser le moteur Ziki directement dans votre navigateur internet ? En effet avec le support de Ziki d´OpenSearch, cela devient très facile d´intégrer le moteur de recherche de personnes de ziki directement dans votre firefox (en savoir plus en vidéo).

Ziki, le CV et les Microformats
Il existe maintenant un formulaire vous permettant de saisir votre CV sur votre Ziki. Une fois celui-ci créé, votre CV sera présenté avec des microformats pour une ouverture des données vers d´autres services tiers. Si vous avez déjà un profil Linkedin que vous tenez à jour, il vous suffira de renseigner son adresse pour que Ziki récupère les données et les présente pour vous sur votre Ziki de manière automatique (en savoir plus en vidéo).

Ziki et la presse traditionnelle
Ziki continue à faire couler de l´encre et récemment s´est retrouvé dans les publications du magazine Capital et Challenges (en savoir plus). Tout récemment, Ziki est dans le livre blanc écrit par Eric Herschkorn et Patrick Barrabé à propos des réseaux sociaux (liens vers le téléchargement).

Voilà vous êtes maintenant à peu près à jour concernant Ziki ;) Comme vous pouvez le voir on ne chôme pas et on continue d´améliorer notre plateforme de jour en jour. Ziki compte aujourd´hui 22751 personnes + sociétés. Et vous ? Êtes-vous Ziki ?

Installez le plugin Flash pour voir l’animation : Cliquez ici pour le télécharger

5 raisons pour lesquelles je blogue aujourd’hui

Mercredi 24 octobre 2007

Avec beaucoup de retard, je réponds avec ce post à l´invitation de Jean-Marie Le Ray à propos de mes 5 motivations principales pour tenir un blog. Les voici donc exposées et commentées ci-après.

1. Partager de l´information qui me semble pertinente
J´ai commencé ce blog pour gagner du temps dans la communication de mes trouvailles web auprès de mes amis. En effet je passais pas mal de temps à redire les même choses à plusieurs personnes via messagerie instantanée et j´ai donc décidé de faire une compilation de mes notes en un seul endroit pour communiquer ensuite cette adresse à ceux qui était intéressé par mes découvertes et analyses sur le phénomène naissant du Web 2.0. Je continue à ce jour à partager avec mes lecteurs les services ou les personnes qui me semblent intéressantes de noter dans l´écosystème actuel du web.

2. Structurer ma pensée et recevoir des commentaires
Avant de partager cette information, il me faut la créer. Très souvent je mets plusieurs jours voir plusieurs mois avant de sortir un article d´analyse, le fait de tenir un blog me permet de structurer ma pensée sous forme d´article et ensuite de la publier pour récolter des commentaires afin de faire mùrir ma réflexion initiale. Sur ce point je reste encore sur ma faim car très souvent les personnes qui lisent un blog ne prennent pas forcément le temps d´y réagir et quand ils le font c´est très souvent très succint par rapport au temps passé à la réflexion initiale.

3. Pour me connecter et développer mon réseau de relations
Depuis que je blogue, je n´ai jamais autant rencontré de personnes " intéressantes ". En effet quand on blogue, on partage souvent ses passions et centres d´intérêts et ceux qui vous lisent partagent ceux-ci. J´ai développé ces notions de sociabilité dans la série d´article : l´Internaute 2.0 est-il un être social ?. Pour la petite info, je ne serai pas DG de Ziki si je n´avais pas ouvert ce blog car je n´aurai surement pas rencontré Patrick et Olivier en décembre 2005. Aujourd´hui encore je continue à rencontrer quotidiennement des personnes qui gravitent plus ou moins dans mes sphères d´intérêts et avec qui je prends beaucoup de plaisir à discuter.

4. Pour développer mon identité numérique et mon capital social en ligne
Le blog est un très bon moyen de se référencer sur Internet et de contrôler en quelque sorte ce que les gens vont trouver sur moi dès lors qu´il tape mon nom sur un moteur de recherche. En écrivant des articles de qualité, j´augmente mon capital social en ligne et je crée des opportunités nouvelles. Plusieurs fois, il m´est arrivé de recevoir des propositions de consulting, de partenariats et d´interventions en école (ECE, Sciences Po…) ou lors de tables rondes organisées par des agences de PR (text100 sur les « peer médias »). Seulement aujourd´hui, je n´ai pas qu´un seul blog et je préfère centraliser toutes mes activités web en un seul point (mon ziki).

5. Pour générer des revenus complémentaires
Quand un blog commence à être connu et visité par plusieurs de personnes chaque jour, il devient alors intéressant de positionner de la publicité sur ce dernier afin de générer des revenus complémentaires à son activité principale. Plus vous publiez, plus vous générez de visites et donc plus vous gagnez de l´argent. Et oui ! Bloguer est une activité assez consommatrice de temps et donc il est normal de pouvoir en tirer des revenus même si ce n´est pas l´objectif initial. Le blog peut également être un moyen de montrer ses compétences et d´obtenir des sollicitations pour des missions comme l´explique si bien Cédric dans son bilan de l´année pour son entreprise Chouingmedia.

Voilà les 5 raisons pour lesquels je continue à bloguer avec plaisir aujourd´hui et qui font que je continuerai surement encore pendant un moment. Jean-Marie a réalisé une étude impressionnante sur cette chaine qui expose les raisons majeures pour lesquelles les personnes bloguent aujourd´hui. Je vous invite à en consulter les résultats qui permettent d´en savoir un peu plus sur la question. Finalement mes raisons de bloguer n´ont rien d´original au vue de cette étude après chacun en tire des expériences qui lui sont propres et qui le poussent ou non à continuer l´aventure du blogging.

Interview de Laurent Nicolas de Alenty.com
La mesure d’audience 2.0

Mardi 16 octobre 2007

laurent-nicolas 
Bonjour Laurent,
Pourrais-tu commencer par te présenter en quelques lignes ?
Bonjour, je m’appelle Laurent NICOLAS (les majuscules sont importantes, vous verrez pourquoi), et avec mon associé Nicolas THOMAS (vous voyez ?), nous sommes les cofondateurs de la société Alenty. Ingénieur (ENSTA 94), j’ai fait mes armes deux ans dans une SSII, et j’ai rejoint NetValue en 1998. NetValue était une société de mesure d’audience Internet dans laquelle j’ai créé la base de données et les méthodes d’analyse statistique. C’était aussi une période incroyable d’effervescence, puisque NetValue est entrée en bourse en 2000, avant d’être rachetée en 2002 par NetRatings, concurrent américain toujours leader aujourd’hui. Nicolas THOMAS a rejoint NetValue en 1999 pour s’occuper du logiciel de mesure de l’activité des internautes (logiciel installé sur un échantillon de volontaires). J’ai aussi fait un MBA à l’ESCP-EAP en parallèle de mon travail (2004-2005) pour acquérir les connaissances indispensables à la création d’une entreprise. Nous avons quitté NetRatings début 2006 pour nous lancer immédiatement dans l’aventure Alenty.

Alenty, c´est quoi ?
Alenty
Alenty est une société qui développe les outils marketing du web 2.0. Le web 2.0 se caractérise (tes lecteurs le savent bien !) d’un côté par des aspects communautaires (échange d’information entre les visiteurs), et de l’autre par des aspects techniques (raffraichissement partiel d’une page en ajax). Ces deux caractéristiques ne sont pas prises en compte par les outils du marché. Alenty apporte des informations utiles aux gestionnaires de sites, qui leur permettent de tirer le meilleur de leur communauté.

Quels sont aujourd´hui les problématiques liées à la mesure d´audience dans le contexte internet actuel ?
L’internet s’est longtemps développé sur la notion de page vue. A l’heure du web 2.0, cette notion n’a plus vraiment de sens. Les sites font de plus en plus appel aux technologies ajax, et les pages se raffraichissent moins, voire plus du tout ! NetVibes n’est constitué que d’une seule page, par exemple !

Si on se focalise sur les pages vues, on perd aussi toute la dimension collaborative. Un visiteur qui apporte des remarques intéressantes a beaucoup plus de valeur que le nombre de pages qu’il a lui-même lues sur le site, parce que ses contributions vont être lues des milliers de fois !

On sort donc aussi de la mesure d’audience pour s’approcher du CRM (gestion de la relation client), car ce visiteur doit être « bichonné » si l’on veut qu’il continue de participer.

Comment Alenty souhaite apporter une solution à ces différentes problématiques ?
Nous avons choisi le temps passé comme base de notre système. Pour cela, il a fallu considérablement améliorer la mesure du temps passé. On a importé notre expertise de NetValue/NetRatings pour ne compter que le temps réellement actif sur un site (le visiteur utilise son ordinateur et le contenu est visible). Maintenant, le temps est devenu une notion suffisamment fiable pour remplacer les pages vues (que l’on mesure aussi, évidemment).

Nous avons aussi la capacité d’entrer dans la structure des pages d’un site. Par exemple, certains d’entre vous lisent cet article dans la « Home Page » de Webdeux, d’autres, directement dans la page de l’article. En analysant la structure de la « Home »  de Webdeux, on peut savoir que c’est le même article qui est lu. Ainsi, on fournit une mesure d’audience d’un point de vue éditorial (tous les lecteurs d’un article, quelque soit le support), et non d’un point de vue technique (au niveau de la page).

Enfin, nous avons mis en place toute une méthode pour mesurer l’impact des contributions dans une communauté. Non seulement, on peut maintenant mesurer la propension des visiteurs à participer (ce qu’on appelle parfois leur engagement), mais aussi l’efficacité de ces participations.

Quels sont les clients potentiels de vos solutions ?
Nous nous adressons à un public de professionnels. D’un côté nous avons un produit clé en main pour les blogs, Who’s Hot. D’autre part, nous apportons des solutions à des sites web 2.0 dans les domaines suivants : média, ecommerce, sites de marque. Le seul critère de ciblage de nos clients est leur caractère « 2.0″, qu’il soit communautaire ou technique (ajax). Pour les sites, média, nous les aidons à améliorer leur qualité éditoriale, car dès qu’ils donnent la possibilité de laisser un commentaire, il y a du bon et du mauvais. Notre moteur de détection d’expertise (pour lequel nous avons déposé une demande de brevet) leur permet de mettre en avant certaines contributions plutôt que d’autres. Pour des sites de e-commerce, nous leur permettons de corréler les recommandations d’achat avec les ventes, de renforcer la confiance des acheteurs dans les avis qu’ils lisent. D’autres sites sont  simplement demandeurs d’une mesure de fréquentation fiable qu’ils n’ont pas par ailleurs si leur site est plus ou moins « ajaxisé ».

Who´s Hot est sorti très récemment, de quoi s´agit-il exactement ?
Who’s Hot est un widget pour blogs qui fait plusieurs choses en même temps. Il analyse automatiquement les échanges entre les membres de la communauté, et calcule une température pour chaque visiteur. Cette température correspond à son importance pour la communauté. Il affiche le nom, la photo et la température des membres les plus « chauds ». Il contient aussi un système de filtrage des commentaires, et bien d’autres choses très bientôt !

Comment allez vous convaincre les blogueurs à installer Who´s Hot ?
Who’s hot leur permettra de connaître leurs visiteurs, et de mesurer objectivement leur valeur pour leur blog. Un membre qui vient régulièrement, lit vos articles, écrit des commentaires que les autres visiteurs lisent, commentent, etc., est très important pour vous, car une partie de la vitalité de votre blog dépend de lui. Si on voulait faire ça « à la main », cela prendrait du temps, et on ne serait même pas sùr de reconnaître un visiteur s’il ne s’identifie pas avec le même nom ! Avec sa température, il est mis en avant par rapport aux autres, ce qui le valorise. Si ce visiteur a lui-même un blog, en installant Who’s Hot, chaque visiteur de son propre blog lui apportera « un peu de chaleur » (c’est beau, non ?)… En effet, on est chaud sur les thèmes des communautés auxquelles on appartient. On peut être brulant sur le thème « web 2.0″, et glacial sur le thème de la cuisine. Donc, Who’s Hot, c’est cool et c’est utile !

Quelles sont les prochaines innovations prévues pour ce produit ?
La prochaine étape de Who’s Hot est de fournir au gestionnaire du site des analyses statistiques de sa communauté. En plus des indicateurs classiques (visiteurs, temps passé…), Who’s Hot fournira des informations indispensables pour comprendre sa communauté, et que ne fournissent pas les outils d’audience. Par exemple, on pourra connaître l’engagement de ses membres, l’efficacité des contributions, savoir quels sont les sources de visites les plus valables, etc.

Avec qui travailles-tu au quotidien dans cette aventure ?
Nous sommes cinq dans l’équipe. Autour de Nicolas THOMAS (toujours les majuscules !) qui s’occupe de la technologie, il y a trois ingénieurs. Petite particularité, ils sont bretons, fiers de l’être, et basés à Quimper ! Pour ma part, je suis en charge de trouver des sous (financements, clients), et je suis à Paris.

Vous avez trouvé un financement ? Pourrais-tu nous en dire plus ?
La recherche de financements est un exercice extrêmement intéressant. Nous nous sommes adressés à des Business Angels, et c’est en train de se boucler, donc je ne peux pas donner de détails aujourd’hui. Mais ce qu’il faut noter, c’est que la France est un super endroit pour monter des start-ups innovantes. Il y a de nombreuses structures qui aident les entrepreneurs, et il commence à y avoir des financements privés. C’est le bon moment (il y a une émulation incroyable pour créer des entreprises, et le web tient enfin les promesses de 2000).

Si tu devais donner 3 conseils aux entrepreneurs qui souhaiteraient se lancer, ca serait lesquels ?
Ne partez pas en Californie ! Restez ici, vous aurez un accompagnement, une sécurité sociale et moins de brouillard qu’à San Francisco, sauf peut-être à Quimper :-)

Les ingénieurs français sont excellents, et souvent, on perd plus en efficacité à délocaliser des développements qu’on y gagne en coùts.

Les Business Angels sont des gens étonnants, intéressants, souvent avec une forte personnalité, et on en connaît plus qu’on ne croit !

Quels sont tes besoins aujourd´hui pour Alenty ?
Faire connaître ce que nous faisons, multiplier les clients. Nous rencontrons souvent des personnes qui avaient laissé tomber certains problèmes parce qu’ils les croyaient impossibles à résoudre. Si je n’ai qu’un mot à faire passer, c’est : « la mesure du web 2.0 n’est plus un problème ! ». Dites-nous ce que vous voulez faire !

Un mot pour la fin ?
Who’s Hot ? Toi, moi, vous ! Tout le monde est « hot » sur un sujet donné ! Et vous, sur quel sujet êtes-vous « hot » ?

Bonne chance à toi et à ton équipe pour la suite des évènements. J’ai 50 invitations pour la beta privée de who’s hot, si vous souhaitez tester, laissez moi un commentaire.

Interview de Pierre-Eric Jacoupy à propos de Soundtribes (Orange Labs)

Vendredi 12 octobre 2007

pierre-eric-jacoupy 
Bonjour Pierre-Eric,
Tu nous en dis un peu plus sur toi pour commencer ?
Je suis Pierre-Eric Jacoupy, j’ai 32 ans et je suis actuellement directeur du projet SoundTribes chez Next.Com au sein du marketing stratégique groupe chez Orange.  Passionné de musique et d’internet web 2.0, je joins l’utile à l’agréable dans mon métier. Après 1 an aux Etats-Unis (Los Angeles) en maison de disque, j’ai commencé ma carrière chez CaraMail (jeune startup à l’époque) et passé 6 ans chez Lycos Europe (dir. mkting mail & mobile). Après un bref passage en agence de pub (FullSix) j’ai finalement rejoint le groupe Orange il y a 1 an et demi.

En dehors de tout ça, je suis un passionné de voitures de collections, heureux possesseur d’une belle américaine et passe certains week-ends sous le capot :)

SoundTribes, c’est quoi ?
soundtribes

SoundTribes est un site communautaire qui s’adresse à deux populations : les artistes autoproduits & les « chasseurs de sons ». Grâce à SoundTribes, les artistes disposent d’outils pour diffuser, promouvoir et bientôt vendre leur musique. Les « chasseurs de sons » quant à eux partagent leurs découvertes musicales, se créént des playlists et soutiennent les artistes SoundTribes. Ouvert au grand public depuis septembre, SoundTribes est disponible en anglais, français et espagnol.

Pourquoi avoir créé ce service ? Y a-t-il une demande du marché ?
SoundTribes a été conçu à l’origine pour soutenir la création musicale. De nombreux focus group organisés avec des artistes autoproduits ont montré qu’il est de plus en plus difficile de percer grâce à Internet, noyé dans la masse de grands sites communautaires tel que MySpace ou déçu de sites de compétition de jeunes talents. Il y a un véritable créneau à prendre sur un site 100% musical et dédié aux artistes en développement. De plus, la stratégie de SoundTribes est de se concentrer sur  la possibilité de jouer en live (ce que recherche en premier les groupes) ainsi que d’ouvrir le marché des sonneries aux artistes autoproduits (marché jusqu’à présent réservé aux majors du disque).

Attention SoundTribes est là pour donner des outils d’accompagnement pro aux artistes, ce n’est pas une maison de disque virtuelle ou un label.

Comment pensez-vous réussir à pénétrer ce marché des " jeunes talents " de la musique ?
Par une stratégie de proximité, un service en mode beta perpétuelle, la viralité du service… et la passion de notre équipe.

Quelle est le " business model " de ce service ?
Le business model principal de SoundTribes sera le partage de revenu avec les artistes sur la vente de sonneries et de mp3. Les premiers acheteurs de ces pistes seront bien évidemment les fans du groupe.

Combien êtes-vous aujourd’hui à développer le produit ?
SoundTribes est une équipe d’environ 20 personnes, dont 4 au marketing, 12 en développement (R&D France Telecom) et 4 pour la gestion de la plateforme.

Orange innove pas mal ces derniers temps, peux-tu nous en dire plus sur l’environnement dans lequel ses produits sont développés ?
SoundTribes est issu de l’équipe Next.Com (à l’origine de Pikeo, Bubbletop, etc)… une équipe marketing qui travaille dans un esprit start-up. Notre rôle est de prouver un concept par l’exemple avec une logique de portefeuille de services.

Quelles sont ou vont être les interactions entre SoundTribes et les autres applications Web 2.0 d’Orange ?
SoundTribes innove dans les domaines liés à la gestion de contenu musical (tracking, reporting, respect des ayant droits) et bénéficie de l’expérience et parfois de la technologie d’autres initiatives.

Est-ce que vous recrutez ?
Après le lapin, le loup et le lion… on est à la recherche d’un ours ;-) .
Plus sérieusement, on est toujours à la recherche de talents, en particulier en développement ajax/dojo/mysql.

Pour revenir à SoundTribes, quelles sont les innovations à venir ?
Le principe de SoundTribes sera d’orienter les évolutions en fonction des retours utilisateurs – et puis on aime pas tout dévoiler comme ça.
Cependant la possibilité de vendre la musique sous forme de sonneries et de mp3 est une étape majeure du service pour début 2008.

Merci Pierre-Eric et bonne chance pour la suite de ce projet.

Point-Triple : Association de Professionnels du Web

Lundi 1 octobre 2007

point-triple 
Nous avons le plaisir de vous annoncer la création récente d´une association dénommé Point-Triple. Sébastien et moi-même avions lancé l´an dernier une initiative appelée le MillionDollarPodcastLive qui se voulait une communauté ayant pour but de développer des projets web innovants. Cette expérience de " crowdsourcing " (développement communautaire) nous as permis en quelques mois de tisser des liens forts avec d´autres passionnés du web et de faire naître plusieurs projets communautaires. Le premier d´entre eux se nomme La Voix Du Savoir et propose des vocalisations de textes culturels libres, on y retrouve plus d´une centaine de podcast réalisé par une petite équipe d´enthousiastes de la culture. On y retrouvera notamment les très belles réalisations des fables de la fontaine par François.

Puis vint ensuite la création du Wiki Web 2.0 initié par Cédric Motte puis soutenu par la communauté. Ce Wiki présente aujourd´hui une base de connaissances sur de nombreux produits et services " Web 2.0 " ainsi que des tentatives d´explications communautaires des concepts du Web 2.0.
Quelques temps après, la communauté alors composée de blogueurs, de veilleurs et d´entrepreneurs du Web, nous avons très vite identifié le potentiel du produit OriginalSignal que nous avons adapté en français et qui proposent aujourd´hui une source d´information importante pour le domaine du Web 2.0 en France en agrégeant un portail très simple les flux d´informations de plusieurs blogs de qualité dans le domaine.

Au fur et à mesure que la communauté grandissait nous avons échangé de nombreuses idées de créations de projets et avons décidé de les partager sur un document de travail collaboratif qui a donné naissance au projet 365idées. Un blog collaboratif qui tente de présenter régulièrement des idées de créations de services.

Après plusieurs mois de réflexions sur notre identité communautaire et sur les besoins que l´on aurait pour mener l´aventure à l´étape supérieure, nous avons finalement convergé vers la création d´une structure associative basée à Paris. Cette association, nommé Point-Triple comporte aujourd´hui 14 membres issus de différents horizons et partageant tous une passion du web et de ses possibilités ainsi que des valeurs de partage et d´échanges communautaire. Les ojectifs de cette association tel que décrit dans les statuts sont ceux-ci :

" l’agrégation et la mise en réseau de compétences, savoir-faire et expériences autour des technologies de l’information et de la communication en général et de l’Internet en particulier. L’association contribue au développement d’activités et d’initiatives sur cette thématique et participe à l’élaboration de projet et d’action dans cet objectif. "

Il s´agit pour nous d´un formidable laboratoire d´expérimentation de projets et d´initiatives ou l´on échange de nombreuses informations et où il existe une cohésion forte entre les membres qui permet de réaliser des projets communautaires malgré nos emplois du temps chargé. On dit souvent que 1+1=3 alors imaginez ce que 1+1+1+1+1+1+1+1+1+1+1+1+1 vaut ;)

Vous en saurez plus sur les membres de l´association et ses projets en consultant le site de l´association : www.point-triple.com

PS : Au fait savez-vous qu’elle est la définition du Point-Triple ?


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