Archive pour la catégorie ‘Réseaux Sociaux’

Start upeurs web 1.0 et 2.0 ou comment ne pas rater le coche

Mercredi 12 avril 2006

Ce post a été réalisé sous Writely suite à l’invitation à participer à ce blog. Emmanuel Fraysse (EFR) et moi (JFR) avons tenté de résumer notre historique Internet et avons présenté les points importants à considérer pour ne pas « rater le coche » web 2.0.

Comment as-tu vécu le web 1.0 ?
EFR :
J’étais en train de finir mes études. Internet était une passion pour moi depuis plusieurs années. J’en ai fait un métier en suivant un de mes profs Laurent Sorbier qui venait de prendre la tête de Spray.fr à l’époque des start-ups suédoises débarquant en France (Spray.fr, Jobline.fr, …). Ce fut une période complètement excessive et ultra-formatrice. C’était le temps du « funky business« : du business et du fun (et des nuits très courtes). Ensuite, la bulle a explosé et l’ambiance a forcément changé dans un contexte d’assainissement salvateur à moyen terme. J’ai vécu le web 1.0, l’euphorie du web 2.0 me rappelle des souvenirs : nouveaux espoirs et quête du changement de règles du jeu. Sur le 2nd point, je constate chez les start-upeurs 1.0 une certaine inertie par rapport au web 2.0. Avec le web 1.0, ils étaient euphoriques, pleins d’énergie. Maintenant, certains 1.0 se sont updatés totalement (Jérémie Berrebi avec Zlio.com, …), d’autres partiellement et d’autres sont complètement à la traine. A ces derniers, il risque d’arriver la même chose qu’à leurs prédécesseurs : subir le changement plutôt que de l’accompagner. Personnellement, il m’a fallu plusieurs mois pour me remettre plus ou moins à niveau et encore, c’est loin d’être fini.

JFR :
Personnellement je me suis connecté la première fois sur Internet en 1994 au collège (6ème). J’ai ensuite eu ma connexion à domicile en 1996. A l’époque l’Internet était encore un moyen de communication très limité dans la mesure ou tout mon entourage proche ne disposais pas d’une connexion à 3kb/s ! J’ai commencé à utiliser Yahoo car Google n’était pas encore connu en France, je me demande s’il existait d’ailleurs… Le web 1.0 a fait du bruit car il y a eu une prise de conscience que l’Internet était un réseau d’information d’une grande puissance, seulement la pénétration dans les entreprises et les foyers ainsi que les technologies n’étaient pas à la hauteur des ambitions de tout ces entrepreneurs. De plus, de nombreuses personnes étrangères à l’informatique se sont lancées dans le défit de créer des entreprises à vocation internet sans vraiment en connaitre les enjeux. L’éclatement de la bulle internet à été la déception de beaucoup d’entrepreneurs et investisseurs.

Aujourd’hui les technologies Internet et leurs pénétrations dans la vie de tous les jours me semblent ouvrir la porte à de nombreuses opportunitées. De plus on arrive petit à petit à de vrais modèles économique évoluant avec le développement des communautés (le projet FON, skype…). Les consommateurs d’informations du web 1.0 se sont transformés en utilisateur/acteur de l’Internet. Les applications web 2.0 ne sont pas boostés par les grands groupes mais par leurs utilisateurs organisés en communautées.

Selon toi, qu’est ce qu’il est nécessaire de faire pour ne pas « rater le coche » ?
EFR :
1. Adopter une philosophie de remise en cause permanente
Il y a un début d’inertie chez certains start-upeurs web « 1ère vague ». Les habitudes se prennent vite. Accepter de changer ses réflexes n’est pas forcément facile même si l’adoption de ces réflexes est récente (moins de 10 ans). Dans certains domaines d’activité, la remise en question n’est que nécessaire, dans le domaine Internet, elle est vitale. Le web 1996 est bien différent du web 2006 : standards technologiques, taux de pénétration du haut débit et surtout usages nouveaux. Pas de remise en cause sur Internet = aller droit dans le e-mur !

2. S’entourer de la génération web 2.0 (tant en matière de techno qu’en matière d’usage)
Pour gagner du temps face à une course en avant liée au domaine Internet, pas la peine de vouloir tout réapprendre tout seul. La compréhension du web « 2nde vague » née des échanges avec ceux qui n’ont pas connu le web « 1ère vague ». Il faut savoir être flexible et ouvert sur les autres pour tirer les avantages des innovations du web « 2nde vague ».

3. Oubliez tout ce que vous avez appris… mais souvenez-vous en quand même
Plus je discute avec les internautes génération 2.0, plus je me rends compte qu’il faut savoir se détacher du passé (récent) pour comprendre le web 2ème vague. Néanmoins, en même temps, tirer les leçons du web 1.0 permet de ne pas retomber dans les pièges de la nouveauté : certains adeptes du 2.0 sont partis pour faire les mêmes bourdes que la génération 1.0. Comme dirait Yoda, « il faut son calme garder et tête froide conserver ». A mon sens, le web 2.0 n’est pas une révolution mais simplement une évolution. Le web 2.0, c’est bien mais les règles du business sont immuables. Rien ne vaut un bon modèle économique à l’ancienne mais en version updatée. ;o)

4. Etre véloce
Jamais s’arréter de pédaler ! Une innovation chasse l’autre. L’envie d’entreprendre est incontournable pour bénéficier des avancées du web 2nde édition. La notion de vélocité s’entend au sens d’agilité + vitesse + précision + volonté de faire.

5. Réfléchir mais surtout agir
Il y a un temps pour réfléchir (et écrire) mais il y a surtout un temps pour agir. Ce qui se passe actuellement n’est pas dans les bouquins d’où l’importance de tester les projets in vivo avec une vraie approche terrain. Les usages Internet se développent grâce aux initiatives concrètes et continuelles des acteurs du web au plan international. D’ailleurs, va falloir que j’y retourne sur mes projets terrain au lieu de faire le malin là.

JFR:
1. Connaitre son environnement
Avant de créer un produit, un service, il est important de connaitre l’équilibre actuel d’un marché. L’opportunité existe là ou l’on peut identifier un déséquilibre entre le besoin des utilisateurs et les offres actuellement en place. En ce qui concerne l’entreprenariat 2.0, il existe aujourd’hui de nombreux blogueurs web 2.0 (www.web20workgroup.com) qui constitue une formidable ressource pour faire de la veille. Les moteurs de recherches permettent aussi des systèmes d’alertes pour se tenir informé des nouveautés sur certains domaine (à l’aide de mots-clés). Pour ne pas « rater le coche », il me semble important de savoir gérer cet afflux d’information afin d’avoir une visibilité constamment renouvellée sur son environnement.

2. S’adapter en permanence
Les services Web 2.0 permettent aujourd’hui de gagner en efficacité, en réactivité, en coordination… Par exemple, Basecamp est pour moi un outils révolutionnaire en simplicité et efficacité pour la gestion de projets. Une entreprise qui sait faire la part des choses entre ce qui est utile et ce qui ne l’est pas à pour moi un avantage non négligeable. Comprendre les nouveaux outils web 2.0, les nouveaux moyens de consommation de l’information avec les flux RSS me semble indispensable pour ne pas rater le coche.

3. Ecouter ses clients, encourager la participation
Pour entreprendre aujourd’hui il me semble nécessaire d’inclure ses utilisateurs très tôt dans le processus de création et de devéloppement. Les entrepreneurs 2.0 l’ont à mon sens compris en invitant les utilisateurs enthousiastes à participer à la réflexion sur l’évolution d’un produit. Les invitations à participation en version alpha (ou beta) des produits sont une très bonne manière d’évoluer en phase avec ses utilisateurs. Avant les produits était développé en secret et une fois sortie n’évoluait pas énormément.

4. Comprendre les évolutions, identifier les « révolutions »
Pour moi le Web 2.0 est une « révolution » au sens ou l’on voit apparaitre de nouveaux business modèle qui tirent leur force de la communautée d’utilisateurs. Les règles du business ne sont pas immuables, tout comme les technologies, les modèles changent, évoluent. Ceux qui l’auront compris survivront, les autres mourront s’ils ne savent pas s’adapter. Le web 2.0 est une évolution des technologies entrainant une révolution économico-sociale.

Et vous qu’en pensez-vous ? Quels sont vos conseils pour ne pas rater le coche ?

Appel à « Business Angel 2.0″ pour développer des services web 2.0 en communauté

Samedi 1 avril 2006

C’est avec plein d’émotions que je viens vous présenter la dernière idée que j’ai développé avec Sébastien Rousset (co-bloggueur sur Radar-Technologies.net) : il s’agit de MillionDollarPodcastLive

Qu’est ce que c’est ?
Le concept de base est largement inspirée de la MillionDollarHomepage crée par Alex Tew qui a vendu 1 000 000 de pixels à 1$. Seulement voilà, il m’as semblé qu’il manquait vraiment quelque chose à ces pixels pour capter l’attention : De la voix ! Nous avons donc créer notre propre page avec 1 000 000 de « pixels parlant » que nous vendons aux annonceurs qui souhaite promouvoir leurs services, blogs, podcasts, produits…

Concrètement comment ça marche ?
C’est très simple, lorsque le visiteur passe sa souris sur les pixels de la page, un fichier son est lancé. Dès que la souris quitte la zone de pixels, le son s’arrête.

Quel est l’intérêt pour un annonceur d’acheter sur MillionDollarPodcastLive ?
Le premier intérêt que l’on peut y voir est la génération de traffic sur les sites des annonceurs et la récupération d’un lien à forte valeur ajouté d’un point de vue du référencement sur les moteurs de recherches. Mais ce n’est pas tout, nous avons souhaité faire de cette page un support à l’expérimentation suivante : La création de la première entreprise web 2.0 fondée par une communauté. En effet, chaque annonceur se verra offrir l’accès à des espaces de collaboration en ligne afin de pouvoir y exprimer ses idées, commenter celle des autres, participer à l’élaboration de produits innovants, être un acteur véritable de l’entreprise afin d’en supporter son développement.

Quels types de produits web 2.0 pourrais-être développé ?
Comme le nom de la page l’indique, le développement des podcasts nous intéresse tout particulièrement. En tant que bloggueurs, nous aimerions par exemple disposer d’un service qui puisse transcrire nos podcasts en texte et inversement vocaliser nos textes en podcasts. Il s’agit ici d’une première idée, mais nous sommes sur que les membres de la communauté en auront d’autres et seront aussi enthousiastes que nous dans le domaine de la communication audio sur Internet.

La communauté sera française uniquement ?
Non, nous souhaitons faire une page par pays et avoir un « partenaire équitable » qui aura la mission d’animer la communauté des acheteurs de son pays et de faire l’interface avec la communauté globale.

Comment participer ?
C’est très simple, il suffit d’aller sur la page MillionDollarPodcastLive France et de cliquer les blocs de pixels que l’on souhaite réserver pour annoncer son blog (podcast, services)… Une fois la page de renseignements remplis vous serez redirigé sur Paypal pour la « cotisation » à l’expérimentation. Après le paiement effectué, il faudra nous envoyer un email avec un lien vers le fichier mp3 que vous souhaitez jouer. Ce fichier mp3 étant hébergé chez vous, vous pouvez le changer à tout moment pour renouveler votre annonce audio. Les « early-adopters » bénéfieront de 75% de réduction dans la limite des 10 000 premiers pixels vendus. Cela signifie que le ticket d’entrée dans la communauté s’élève actuellement à 25 dollars (1 block = 10×10 pixels).

Est-on obligé de participer ?
Non, mais vous serez fortement convié à jouer un rôle actif dans cette expérience Gagnant-Gagnant-Gagnant (je gagne, tu gagnes et la communauté gagne). Même si vous ne participez pas, vos pixels vous ramenerons toujours du traffic sur votre site (Gagnant-Gagnant).

Pour terminer voici la courbe de fréquentation du site en cette semaine de pré-lancement :
Million Dollar Podcast Live Statistiques de lancement

Une belle exponentielle se profile alors qu’on viens tout juste de parler du projet autour de nous, cool !

Google Romance, le poisson d’avril de Google ou une opportunité pour Orkut ?

Samedi 1 avril 2006

Après avoir fait le Google Gulp, cette année Google lance son Google Romance pour faire son poisson d’avril. Cette fois-ci je trouve le « tour » intéressant car c’est plein de petits clins d’oeil à la culture Google.

Cependant en y réfléchissant bien, je trouve qu’au lieu de faire une farce sur la possibilité de trouver un partenaire en ligne, Google pourrait mettre un peu plus d’énergie dans son réseau social Orkut. Je n’en reviens toujours pas que les critères de recherches n´incluent pas un champ pour la ville !! Enfin c’est déjà bien mieux qu’au départ, de nombreux critères sont maintenant présents :

>> photos: uniquement les
membres avec photo

uniquement
les membres avec photo

>> sexe: tout

femme homme

>> lieu: France

de

>> âge: tout

à

>> relation actuelle: tout

célibataire

marié(e)

relation
sérieuse

mariage
ouvert

relation
ouverte

>> type de relation souhaité : tout

amis

partenaires
activités/loisirs

relations
professionnelles

rencontres

>> origine ethnique: tout

aucune réponse

afro-américain
(noir)

asiatique

caucasien
(blanc)

indien (Inde)

hispanique/latino

moyen-oriental

indien
d’Amérique

natif
des îles du Pacifique

multiethnique

autre

>> orientation sexuelle: tout

aucune réponse

hétérosexuel

homosexuel

bisexuel

bi-curieux

>> opinions politiques: tout

aucune réponse

droite

droite
conservatrice

centre

gauche

extrême
gauche

libertaire

anarchiste

extrême
droite

totalitaire

ça dépend

apolitique

>> religion: tout

Agnostique

Athée

Baha’i

Bouddhiste

Cao Dai

Chrétien/Anglican

Chrétien/Autre

Chrétien/Catholique

Chrétien/Mormon

Chrétien/Orthodoxe

Chrétien/Protestant

Hindouiste

Humaniste religieux

Intéressé par la spiritualité,
pas la religion

Jaïn

Juif

Musulman

Néo-païen

Rastafarien

Scientologiste

Shintoïste

Sikh

Taoïste

Tenrikyo

Unitarien universaliste

Zoroastrien

autre

>> tabac: tout

aucune réponse

non

en société

occasionnellement

régulièrement

accro

j’essaie
d’arrêter

j’ai arrêté

>> alcool: tout

aucune réponse

non

en société

occasionnellement

régulièrement

accro

>> animaux: tout

aucune réponse

j’adore
les miens

je les
aime au zoo

je les
aime bien

je
n’aime pas les animaux de compagnie

>> style de vie: tout

seule(e)

en
colocation

avec un(e)
partenaire

avec des
animaux

avec mon/mes
enfant(s)

avec mes
parents

visites
fréquentes d’amis

sortie
chaque soir

>> enfants: tout

aucune réponse

non

oui – vivent
avec moi tout le temps

oui – vivent
avec moi une partie du temps

oui – ne
vivent pas avec moi

>> humour: tout

mauvais
goùt

pince-sans-rire

vif/spontané

amical

loufoque

noir

sexy

>> style vestimentaire: tout

original
décontracté

classique
contemporain

branché minimal

nature aventure

élégant tendances

urbain

>> niveau d’études: tout

aucune réponse

Collège

Lycée

Bac

Bac+ style='mso-ansi-language:EN-GB'>2

Bac+ style='mso-ansi-language:EN-GB'>3

Bac+ style='mso-ansi-language:EN-GB'>4

style='mso-ansi-language:EN-GB'>3e cycle

Autre

>> couleur des yeux: tout

noir bleu

marron gris

vert noisette

>> couleur des cheveux: tout

auburn noir

blond châtain

brun roux

gris poivre et sel

chauve change fréquemment

autre

>> apparence physique: tout

aucune réponse

mince

athlétique

standard

quelques
kilos en trop

corpulent

>> tatouages/piercings: tout

tatouage
à un endroit stratégique

tatouage
visible

oreilles
percées

piercing
de la langue

autre
piercing

anneau
dans le nombril

>> look: tout

aucune réponse

mannequin

très séduisant

séduisant

standard

canon

>> mon principal atout: tout

yeux cheveux

lèvres cou

bras mains

poitrine
nombril

fesses jambes

mollets pieds

hors
liste

>> ce que j’aime: tout)

Avec toutes ses informations on comprend mieux comment Google peut proposer ses nouveaux ciblages démographiques dans Adwords. Tiens d’ailleurs en repensant au poisson d’avril un système adwords dans Orkut ne serait pas si bête. Un CPC pour faire une annonce et obtenir une extra visibilité n’est pas si bête à mon sens (qu’en penses-tu GoogleGuy ?)

« Come on » Google, un petit effort pour faire d’Orkut un outils de recherche sociale locale vraiment efficace grâce à un simple champ « ville ».

Petite statistiques au premier avril : « Vous êtes en relation avec 15 071 397 personnes par l’intermédiaire de 50 ami(s).  » Woaw, c’est trois fois LinkedIn !!

De l’ADN du Web 2.0 à la rupture du Web 3.0 en passant par le Web sémantique, même Dædalus se perdrait dans le Webyrinthe…

Jeudi 30 mars 2006

L’ADN du Web 2.0

Le long de l’évolution qui caractérise Internet depuis le Web 1.0, on attendait le Web sémantique et c’est le Web 2.0 qui est arrivé, en surprenant un peu tout le monde. On en parle beaucoup, mais de quoi parle-t-on ? Très sommairement, en citant la conclusion d’une tentative de définition :

" Le Web 2.0 est avant tout un terme un peu vague qui regroupe le web tel qu’il se dessine en ce moment même. Comme toute évolution, il comporte une part de risques techniques, ergonomiques, financiers et de protection de la vie privée. Au-delà de l’aspect marketing du terme qui irrite les puristes, il traduit un formidable bouillonnement d’idées, de pratiques et de nouvelles utilisations. Le fait même que son contour soit encore flou montre que tout est encore ouvert et que le web continue à faire la part belle aux initiatives personnelles. "

Concrètement, Writely est une application 100% Web 2.0, qui s’exécute directement dans votre navigateur ; à la différence de Word, il ne propose que les fonctionnalités strictement nécessaires et a l’indéniable avantage de pouvoir puiser dans les sources intarissables du Web au fur et à mesure qu’on rédige. Gain de temps et de productivité d’une part, richesse de l’hypertexte et de l’iconographie de l’autre.

Pour autant, dans cette gigantesque Blogopole :
La Blogopole du Web 2.0

Les produits, services et/ou applications « Web 2.0″ ne se comptent plus ! (voir ici, ou , etc.).

Donc, en résumant, selon Brandon Schauer, le Web 2.0 conjugue attributs distinctifs du fondement du Web 1.0 (la valeur de contribution des utilisateurs, la " longue traîne " et l’effet réseau) et caractéristiques propres à l’expérience des utilisateurs (systèmes émergents, co-création, décentralisation, " remixage "), pour démultiplier les potentiels d’innovation du Web et créer des " courants de valeur "
Evolution du Web
dans une continuité qui va, d’après Dan Saffer, du Web structuré (Web 1.0 : sites et pages Web, blogs, sites de communication et de marketing, les grands fournisseurs de contenu, les moteurs de recherche, etc.) au Web semi-structuré (Web 2.0 : migration des traditionnelles applications de bureau vers les applications en ligne, qui exploitent enfin les atouts d’Internet pour la mise en place d’un Web social et communautaire, avec l’agrégation de multiples sources de données, l’accès et la disponibilité des données en temps réel, la publication de contenu de l’individu vers la collectivité, les tags, les floksonomies, etc.) et au Web non structuré (surabondance de nouveaux services, dont beaucoup n’auront même pas de site Web visitable, avec ici et là des parties d’application, de contenu et de données n’ayant qu’une (non-)existence virtuelle, prêtes à être louées, utilisées, réutilisées, réparées, remixées.
The Experience Continuum of Web 2.0

Le seul point où je diffère d’avec ce raisonnement est sur le fait que les traits distinctifs des applications du Web non structuré, bien que leur implémentation soit projetée dans les dix années à venir, sont encore imputables au Web 2.0 selon les auteurs, en dépit de la rupture sociale, technique, économique, ou encore au niveau des applications, des développements, des produits/services, etc. Or pour moi cette rupture a un nom : le Web 3.0.

La rupture du Web 3.0

Dan Saffer reconnaît d’ailleurs que durant la prochaine décennie, les utilisateurs, initialement désorientés, à qui il faudra déjà du temps pour se familiariser avec les expériences semi-structurées disponibles sur le Web, en mettront encore plus à accepter les expériences non structurées. Selon lui, ces expériences seront réalisables grâce à de nouveaux outils plus intelligents que ceux que l’on a aujourd’hui, et notre expérience utilisateur dépendra largement du degré de sophistication de ces outils. Quant aux contenus dont nous aurons besoin, ils se trouveront indépendamment sur nos ordinateurs, sur nos mobiles, sur des capteurs de circulation placés le long de l’autoroute, etc. (sur des automates domotiques, par exemple, c’est moi qui ajoute).

Ce raisonnement sous-entend que la technologie aura résolu 3 des facteurs limitants du Web 2.0 :

1. les communautés isolées d’utilisateurs
2. le manque d’interopérabilité entre les différents services en ligne
3. les limitations liées à l’architecture de l’internet

mais n’aborde pas d’après moi 3 des questions primordiales qui font pendant aux points ci-dessus :

1. la qualité et la pertinence du contenu
2. le traitement des données personnelles et confidentielles dans le respect de la vie privée
3. la transparence du traitement et les garanties vis-à-vis des utilisateurs

Donc, dans ce modèle de communication " everybody to everybody "
Paradigme entre web 1.0 et web 2.0

les deux enjeux majeurs vont être :
- d’affiner le rapport signal/bruit (Less noise, more signal) et d’assurer la portabilité des technologies
- de réussir l’intégration entre les différentes sphères de l’humain


Où l’on reparle du Web sémantique

C’est là où revient en force le Web sémantique, conçu à l’origine par Tim Berners-Lee comme une " extension du Web tel qu’on le connaît aujourd’hui, où l’information fournie donnera un sens bien défini pour permettre le travail coopératif des ordinateurs et des humains ".

Donc mieux faire dialoguer les machines entre elles devrait permettre de solutionner la première partie de l’équation, l’inconnue restant la seconde partie de la proposition.

Que l’on ne résoudra que si l’on parvient, d’une manière générale, à donner du sens à la présence des gens sur le Web, et en particulier, à donner à chacun/chacune un fil d’Ariane pour qu’il ou elle se retrouve dans le dédale de l’Internet.

Cet article à été écrit par Jean-Marie Le Ray en mars 2006 suite au lancement de l’invitation à tester Writely en participant à ce blog.

La toolbar LinkedIn 2.0 Beta pour Outlook

Vendredi 17 février 2006

LinkedIn viens de lancer le programme beta de sa dernière toolbar pour Outlook. La version 2.0 (décidemment c´est à la mode) apporte son lots d´innovations.

LinkedIn a intégré un " dashboard " récapitulant certaines informations sur son compte. On y retrouvera entre autres les dernières modifications des profils des personnes de son réseau, un gestionnaire de " reminders " de prise de contact à effectuer.

Un bouton d´information sur le profil LinkedIn de l´envoyeur est disponible sur chaque mail reçu. Très pratique pour visualiser le profil d´une personne en quelques secondes. Si le contact n´est pas reconnu sous LinkedIn, il est alors possible de l´inviter directement depuis la fenêtre.

La toolbar s´occupe de mettre à jour automatiquement les informations de contact dans l´annuaire Outlook à partir des informations récupérées dans les signatures des mails. L´ajout d´une nouvelle fiche de contact se fait en un simple clic après avoir sélectionné la signature.

Une autre nouvelle fonctionnalité est la proposition de nouveau contacts potentiellement intéressants proposés par la toolbar en fonction de l´historique de ses mails. Je suis curieux de voir ce qu´elle va bien me proposer.

Cette toolbar est un indispensable pour les utilisateurs Outlook qui souhaitent utiliser LinkedIn au maximum de ses possibilités.

Merci à Thibaud Caillet pour m´avoir transmis cette information. Thibaut m´a aussi récemment fait part de la possibilité de rendre son profil LinkedIn public. Ainsi votre profil professionnel sur LinkedIn est accessible aux non membres et aux moteurs de recherches.

Voilà ce que cela donne sur mon profil LinkedIn.

Web 2.0 et Business : IV. La Communication d’Entreprise

Mercredi 11 janvier 2006

De plus en plus d’entreprises disposent de blogs pour communiquer, quels usages peuvent-elles faire des blogs aujourd’hui ?

Je rappellerai avant tout qu’un blog est un site web présenté sous la forme d’un journal électronique auquel on a ajouté la possibilité d’ajouter des commentaires. Un blog est également un journal dont le contenu est " syndicable ", on peut donc y souscrire pour être informé de tout nouveau contenu mais il est également possible de republier le flux d’information sur une autre page web ou même de l’enrichir dans un nouveau flux combiné à partir de plusieurs sources.

Comment l’entreprise peut utiliser ces nouveaux journaux numériques ?

Lancer un nouveau produit :
Une entreprise qui souhaite lancer un produit peut créer un blog pour soutenir le lancement par une communication Internet autour du nouveau produit. De cette manière, une société peut sonder ses utilisateurs et obtenir des retours de la communauté. Un blog permet aux « subscribers » de rester connecté sur les nouvelles concernant le produit. Enfin le blog permettra d’entretenir une communauté d’utilisateur et de communiquer avec eux d’une manière efficace et constructive. Le blog devient alors un lieu de promotion du produit, de sondage des opinions, d’échanges public avec ses consommateurs.

Développer la culture de l’entreprise :
On voit de plus en plus de blog de dirigeants d’entreprises qui se mettent en avant pour parler de leur métier, de leurs entreprises, des tendances économiques relatives… En éditant un blog, le dirigeant, le communicateur principal de l’entreprise peut alors faire partager la perception des choses relatives à son entreprise, à son environnement.

Améliorer la communication interne :
De nombreuses entreprises utilisent également des blogs sur leurs intranets. Ceux-ci leurs permettent d’échanger autour d’un projet et d’en faire un tableau de bord.

Afficher son expertise :
Un blog est également un moyen pour une société de faire valoir son savoir-faire sur Internet. En publiant des articles de qualités sur un sujet précis, les acteurs du domaine d’activité en question peuvent connaître l´entreprise éditrice par ce moyen. Il est également possible que d’autres personnes (ou entreprises) fassent appel à la société éditrice du blog pour solliciter un conseil, une prestation, un échange…

Le blog est maintenant un pilier de la communication Internet pour les entreprises « Web 2.0″ mais je pense que c’est un outil qui est encore méconnu des entreprises. La simplicité d’un tel outil rend la possibilité aux entreprises de s’exprimer par elles-mêmes sans avoir à se soucier de la technique à mettre en oeuvre pour publier sur le " réseau des réseaux ". Un blog c’est « simple et efficace » pour gérer certains flux de communications dans le monde de l’entreprise.

As-tu d´autres applications pratiques en tête ? Que penses-tu de celles-ci ?

Sommaire Web 2.0 et Business :

I. Le Business Networking
II. La Messagerie
III. Le Knowledge Management
IV. La Communication d’Entreprise
V. La Veille sur Internet
VI. Le Search Marketing

Web 2.0 et Business: I. Le Business Networking

Dimanche 1 janvier 2006

Quels problèmes peuvent résoudre les outils Web 2.0 pour les entreprises ? Quelles opportunités nouvelles apparaissent pour les entreprises ?

Voici les questions que je me pose et auxquelles je vais essayer de répondre (en partie) en m´appuyant sur des cas concrets d´entreprises que je présenterai progressivement dans ce blog.

Ce premier post s’interessera au « business networking » sur le web 2.0 et à ce qu’il peut apporter aux entreprises et à leurs collaborateurs.

Localisation de partenaires à l´export

Imaginons une entreprise qui souhaite étendre son offre de produits ou de services à d´autres pays via des partenaires locaux. Une première phase d´observation, de veille, doit permettre de mieux connaître le marché et d´y adapter son offre. Quoi de plus idéal que de trouver un contact local au marché ayant une bonne connaissance dans le domaine professionnel de l´entreprise ?

Aujourd´hui avec un outil comme LinkedIn, il est possible de chercher son expert local en filtrant les 4 millions de personnes inscrites à l´aide de mots-clés, de pays, de société, de domaines d´activités, …

Les résultats de la recherche présentent les personnes répondants à ses critères dans l´ordre que l´on souhaite (par distance, par nombre de connexions…).

Ensuite selon les besoins de l´entreprise, plusieurs schémas d´affinage sont disponibles. En effet, l´entreprise peut vouloir recruter un expert local ou alors établir un partenariat avec une entreprise locale. Pour filtrer les résultats de recherches encore plus précisément on peut également spécifier les personnes dont les intérêts correspondent à ce que l´on recherche. Pour cela il faut regarder à la fin du profil pour savoir ce que recherche la personne.

Etablissement de relations d´affaires avec une société

Imaginons cette fois une entreprise qui aimerait entrer en contact avec une autre entreprise pour démarrer des relations d´affaires. Quoi de mieux que d´avoir les décideurs de l´entreprise cible pour entamer une discussion ?

Une fois de plus LinkedIn peut permettre de trouver des contacts dans le " top management " de nombreuses entreprises. Pour cela on utilise les mots-clés décrivant les domaines et on spécifie les autres options de ciblage. A noter que pour développer des relations avec des entreprises franco-française il ne faut pas oublier de tester les réseaux Viaduc et 6nergies.

Trouver un emploi

Imaginons une personne à la recherche d´un emploi. Cette personne peut rechercher selon de nombreux critères de localisation, de lieux, de domaines d´activités et entrer en contact avec des recruteurs, des experts d´un domaine particulier, des directeurs d´entreprises…


Recruter un collaborateur

Imaginons à l´inverse une entreprise qui cherche une compétence particulière. En quelques secondes elle peut rechercher au travers de son réseau social pour trouver la perle rare. Une lecture du profil que l´on chasse peut donner lieu à un recrutement ciblé.

Cependant pour que ces systèmes fonctionnent bien de manière gratuite il faut avoir un " taux de connectivité " suffisamment important pour avoir les meilleures chances de trouver un contact ciblé. Par exemple sur LinkedIn, mon réseau personnel me permet d´avoir potentiellement accès gratuitement à plus d´un million de personnes sur les 4.4 millions que compte LinkedIn.

Si tu as de l´argent à investir dans le système, il te permettra de contacter directement la personne qui se trouve en dehors de ton réseau. Cependant je doute que le message soit mieux considéré que par un réseau de connaissances professionnelles. A voir…

J´ai présenté quelques exemples pratiques et t´invite à compléter la liste avec tes propres scénarios.

Mise à jour :
Alain Lefebvre à trouvé une ressource intéressante pour approfondir le sujet. Vive le RSS ;)

Sommaire Web 2.0 et Business :

I. Le Business Networking
II. La Messagerie
III. Le Knowledge Management
IV. La Communication d’Entreprise
V. La Veille sur Internet
VI. Le Search Marketing

Zlio : Le modèle « tupperware » sur le web 2.0

Lundi 28 novembre 2005

Zlio est un nouveau service de recommandations sociales de produits sur Internet. Alain Lefebvre (6nergies) à interviewer récemment Jérémie Berrebi. Le principe est simple, l’utilisateur ouvre son Zlio et recommande ses produits préférés. L’utilisateur est réménuré par commissions sur les ventes qu’il génère selon une adaptation du modèle marketing utilisé par « tupperware » (entre autres).

J’ai testé le service et j’ai donc ouvert mon Zlio. L’interface est agréable à utiliser avec un design sobre et efficace. A noter que l’on peut personnaliser son Zlio à l’aide de mise en pages prédéfinies. Le système étant encore en bêta la rémunération n’est pas encore implanté. La liste des produits que l’on peut recommander est impressionnante et l’on retrouve de nombreuses enseignes. Je pense que ce genre de services peut bien fonctionner car les achats ont souvent recours à la sphère sociale pour des recommandations avisées.

La communauté web 2.0 en France

Dimanche 13 novembre 2005

Le web 2.0 est fortement connoté par les communautés sociales. Etant passionné par ce sujet, j’ai entrepris ce matin de faire un tour d’horizon des ressources francophones sur le sujet.

Le projet Phenix est la ressource qui viens de consommer la moitié de mon dimanche. Il s’agit d’un projet visant à créer un annuaire regroupant les acteurs et auteurs du web 2.0 francophone.

Si je devais retenir trois blogs d’intérêt je donnerai la liste suivante.

1. Le blog de Fred Cavazza
2. Le blog de Stephane Lee
3. Le blog de Jérémi Joslin

Une petite liste pour alimenter votre lecteur de RSS favoris ;)

Je terminerai ce post en présentant un blog sympa nommé Ambiance qui permet de podcaster avec un téléphone mobile et de faire partager l’ambiance dans laquelle nous évoluons.

Longue vie à la communauté web 2.0 française !

Un web 2.0 social

Vendredi 11 novembre 2005

Le Web est aujourd’hui devenu une place sociale importante et de nombreux échanges sociaux sont effectués sur Internet.

La messagerie instantannée à envahie les foyers et aujourd’hui il est courant de demander à quelqu’un son adresse MSN (pour n’en citer qu’un) pour établir le contact…

Il existe d’autres plateformes pour établir le contact et élargir son réseau social. On en trouve dans tous les styles : business, friends, rencontres…

Le concept des réseaux business est le suivant. Je dispose de contacts personnels qui disposent eux-mêmes de contacts avec d’autre personnes connues (ou non). L’organisation de ces contacts entre eux génère alors un maillage qui constitue le réseaux social.

De nouvelles plateformes ont vu le jour et dispose de réseaux de plusieurs millions de personnes. L’inscription et les services de base sont en général gratuit, les créateurs tirent leurs bénéfices en vendant des services premiums et en diffusant de la publicitée.

Logo LinkedIn

Le service le plus connu est probablement LinkedIn. Il est particulièrement efficace pour développer son réseau de relations professionnelles afin de trouver un emploi, de recruter, de développer des relations économiques…

Pour trouver le contact de ses rêves, il suffira d’utiliser le moteur de recherche intégré en spécifiant un mot-clé, un pays, une société. Les résultats sont ensuite affiché par proximité, nombre de connexions, nombre de commentaires. Pour établir le contact il faudra écrire une requête et la faire passer par vos contacts direct afin qu’elle arrive au destinataire (ou pas).

Pour mon cas personnel, je dispose d’un réseau de 261 contacts me permettant d’envoyer des requêtes de profondeur 3 auprès de plus de 800 000 personnes. Le réseau plus distant de 4 000 000 de personnes est accessible moyennant abonnement premium (non testé).

Mon profil est consultable à cette adresse : https://www.linkedin.com/profile?viewProfile=&key=1375339.
Si tu es tombé sur mon blog, peut-être a-t-on intérêt de partager nos réseaux, hésite pas à me contacter pour ça.

Il existe d’autres services équivalent plus ou moins à LinkedIn. Parmis ceux là on trouvera Spoke, Open Business Club, Doostang comme plateforme internationale. Les spécialistes français sont Viaduc, 6nergies, Piwie.
Il en existe probablement d’autre mais je pense avoir couvert les principaux.
Si tu penses que ce n’est pas le cas, exprime toi !!!


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