Archive pour la catégorie ‘Identité Numérique’

Interviewé par le Nouvel Obs à propos du Personal Branding et de l’identité numérique

Mercredi 21 mai 2008

Cette semaine vous pouvez trouver dans le NouvelObs un article de 2 pages intitulé " Ma Vitrine perso sur le web – Pour vivre heureux, vivons montrés ? "

Merci à Jacqueline de Linares qui a fait un beau boulot d’investigation sur le sujet suite à notre discussion à ce sujet.

L’article utilise Eric Maillard et sa marque personnelle pour illustrer ces propos. Jacqueline débute son étude en recherchant sur le Web le nom de notre ami de chez Ogilvy puis tombe sur l’annonce sponsorisé Ziki. Elle explore ensuite l’aspect agrégation proposé par Ziki pour fournir une vitrine personnelle d’Eric sur Internet. Vitrine dans laquelle nous retrouvons ses écrits, ses photos, ses médias et ses réseaux sociaux.

Elle nous parle ensuite de " mutants hyperconnectés " qui utilisent le web pour " se tailler une place dans le monde réel ". J’invite d’ailleurs les lecteurs de ce blog à (re)découvrir la réflexion en 3 articles que j’ai mené sous le titre " l’internaute 2.0 est-il un être social ".

Par la suite, elle explore les différents outils web qu’Eric utilise. Elle fait le bilan de son graphe social et explique le réseau " potentiel " qu’il peut toucher via certains réseaux sociaux. Je dirai que le réseau de niveau 2 est intéressant (les amis de mes amis), au-delà du troisième c’est inexploitable et peut avoir même l’effet inverse. " Tiens je te renvoi une requête de ce type mais je le connais absolument pas, il m’a d’ailleurs l’air un peu à l’ouest "…

L’article continue sur la nécessité pour les personnes de surveiller leur " web réputation " et de réserver son propre nom de domaine avant tout autre chose. Elle poursuit en expliquant que cela concerne tout d’abord les " accros du web, les blogueurs, les milieux high-tech. Mais peu à peu elle gagne d’autres secteurs d’activité ". On trouve l’exemple de Cédric Giorgi qui s’est propulsé directeur marketing de Goojet à la sortie de sa formation grâçe à sa présence de qualité sur les thématiques du web marketing en France.

En effet, les personnes en recherche d’emploi sont très souvent confrontées à cette problématique. La prise de conscience de l’importance de gérer son identité numérique sur Internet commence à se faire sentir. Radio France y a même consacré une émission d’une heure ce matin (merci Arnaud pour le ping).

Enfin, j’ai invité Jacqueline de Linares à contacter Dominique Cardon, sociologue aux Orange Labs, auteur d’une cartographie très intéressante de la visibilité en ligne.

Elle conclut l’article sur l’existence des différentes sphères sociales qui nous entourent et du filtrage des individus, de leurs informations à destination de certaines sphères. " De plus en plus de gens parlent d’eux-mêmes sur le web, mais de plus en plus ne laissent qu’à un nombre de personnes limité l’accès aux différentes informations. Nous allons fonctionner par sphères ".

Personal Branding et Création de Contenus

Samedi 17 mai 2008

Dans le précédent article nous nous sommes intéressés aux bases du personal branding qui pourrait se résumer à définir les bons objectifs personnels et s’assurer que l’on va nous trouver quand on nous recherchera (ou quand on cherchera quelqu’un avec une compétence donnée). Maintenant qu’on vous trouve, il va falloir enrichir votre présence sur le Web.

Le CV, la base de tout
Dans une optique de marque personnelle professionnelle, le cv reste encore aujourd’hui un incontournable et permet d’avoir un tour d’horizon rapide des compétences et expériences d’une personne. Il convient donc de mettre son CV en ligne sur une plateforme et de le soigner un minimum. Souvent on trouve des profils/cv Linkedin peu bavards et cela n’inspire pas confiance, la première étape me semble donc être de passer du temps à soigner son CV. Une fois celui-ci rempli sur Linkedin (par exemple) vous pouvez l’ajouter sur votre Ziki et celui-ci sera synchronisé automatiquement.

Informez-vous, restez au courant de ce qu’il se passe
Pour aller au-delà du simple CV et rentrer dans une vrai stratégie de création de contenu autour de sa marque personnelle, il faut commencer par s’informer sur la niche (thématique) dans laquelle on souhaite se faire remarquer, se faire connaître puis reconnaître. Vous devrez donc mettre en place une veille efficace vous permettant d’être au courant de ce qu’il se passe, se dit ou se pense dans votre environnement. Je vous invite a lire l’article que j’ai intitulé :  « La veille l’arme secrète du blogueur » pour aller plus loin sur ce sujet. Attention cependant à ne pas tomber dans l’excès de sources d’informations car c’est bien connu « trop d’information, tue l’information » et surtout cela ne vous laisse plus le temps pour la capitaliser en la retravaillant, l’analysant pour ensuite y réagir et y apporter sa contribution personnelle.

Identifiez les influents et contribuez chez eux
Lors de votre veille sur les blogs, vous devrez apprendre à identifier les blogueurs qui comptent dans votre niche. Il y a plusieurs manières d’évaluer cela, le nombre d’abonnés sur le blog (feedburner), le nombre de fois ou celui-ci à été lié en référence (technorati, wikio), le nombre de commentaires, les sites ou blogs bien référencé dans votre thématique. Participer ensuite à leurs écrits et à leurs réflexions en apportant des commentaires à valeur ajouté. Cela vous permettra de vous faire (re)connaitre comme quelqu’un de pertinent sur le sujet.

Ouvrez un carnet personnel (un blog) pour y consolider du contenu
Une fois que vous vous sentez prêt, et que vous avez des choses intéressantes à dire et à partager sur la thématique de votre choix, il convient d’ouvrir un espace de publication dédié à recueillir vos écrits qui seront directement liés à votre marque personnelle. Vous pouvez par exemple poser vos premiers articles dans l’outil de publication de Ziki, mais très vite celui-ci se verra limitant dans votre expérience de blogueur et vous aurez à ouvrir un blog sur une plateforme de blog dédiée et clé en main (overblog, wordpress.com). Si vous souhaitez aller plus loin je vous conseille de lire les 14 étapes pour créer son blog dans les règles de l’art.

Publiez 80% de contenu de qualité !
Une fois les détails techniques de votre expansion numérique réglés, vous pouvez commencer à rédiger vos premiers articles. Prenez le temps de bien analyser ce qui manque dans votre niche et ce que vous pouvez lui apporter avec le partage de vos réflexions via votre nouveau blog. Mieux vaut publier moins mais de grande qualité que publier beaucoup de moins bonne qualité (au début en tout cas ;) ). Essayer de ne pas dépasser les 20% d’articles à faible valeur ajoutée sans pour autant dénigrer les petits billets légers qui sont souvent indispensables pour donner de l’oxygène à votre lectorat ;)

Construire sa marque avec une audience (de confiance) prends du temps, beaucoup de temps. N’espérez donc pas attirer des millions de lecteurs qui voudront lire votre prose du jour au lendemain. Jour à jour vous allez étendre la portée de vos écrits et de votre marque personnelle.

La dernière partie de cette réflexion concernera les moyens de contrôler sa réputation numérique, de tracker au jour le jour sa marque personnelle. On explorera aussi la dimension des réseaux sociaux afin de voir comment ils peuvent être utilisés dans une stratégie de personal branding.

Personal Branding : Introduction au Marketing Personnel

Mercredi 7 mai 2008

Dans un précédent article, nous nous étions intéressés à établir une carte mentale autour du Personal Branding. Dans cet article, je vais commencer par essayer d´en donner une définition et de présenter les bases à connaître pour un personal branding efficace via Internet.

Définition du Personal Branding
Dans Personal Branding, il y a la notion de personne et de marque. Le Personal Branding serait donc l´action de promouvoir sa marque personnelle. Sa marque personnelle est avant tout notre nom de naissance et ceci tout au long de notre vie (à part bien sur si on vient à changer de nom civil). On nait avec, on vit avec, cependant ce n´est pas pour autant que l´on s´attache à développer celle-ci. Parfois on préférera même créer des pseudonymes, des avatars, des noms de scènes afin de développer une marque personnelle dans une sphère donnée. Je pense notamment aux artistes qui n’utilisent que rarement leur nom civil. Je vais m´intéresser dans cet article uniquement à la notion de promotion de sa marque personnelle de naissance (son nom civil) dans un cadre que je qualifierai de professionnel.

Objectifs du Personal Branding
En effet comme dans toute opération marketing organisée, le personal branding a plusieurs objectifs. Le premier objectif évident qui vient à l´esprit est l´amélioration de son employabilité. En effet, toute personne devant trouver un emploi doit savoir se vendre pour être recrutée. Il doit faire son marketing personnel afin de convaincre un futur employeur qu´il est LA personne qu´il lui faut. Cela peut commencer par la rédaction de son CV, la diffusion de celui-ci, l´utilisation de sa notoriété pour se faire chasser… Tout dépend l´état d´avancement de votre carrière et de vos objectifs d´emploi mais tout au long de votre carrière il va falloir soigner votre CV et votre marque personnelle. Ensuite, il peut y avoir des objectifs de développement (de son réseau) social. Il peut être pratique d´avoir une marque personnelle bien positionnée pour être (re)trouvé par ses anciens camarades d´écoles mais également (et surtout) pour être trouvé par de potentiels partenaires, fournisseurs et clients. Dans ce cas, l´objectif est plutôt de développer la renommée de sa marque personnelle dans une ou plusieurs sphères d´intérêts afin de bénéficier de la force des recommandations sociales dans les schémas décisionnels qui régissent le business.

Par où commencer ?
Tout dépend de vos objectifs mais la plupart du temps il faut savoir ce que vous allez " brander ". Allez-vous pousser une marque personnelle basée sur votre nom civil ? Allez-vous créer une marque pour adresser une niche particulière ? Dans tous les cas, un bon point de départ c´est de s´assurer une présence sur son nom. En pratique vous pouvez faire les choses suivantes :

Réserver son nom de domaine
- Voir Ajaxwhois.com pour gérer la disponibilité
- Acheter son nom de domaine chez godaddy.com / gandi.net 
Créer son Ziki (bon référencement naturel)
Achetez son nom sur Google en lien sponsorisé
- Directement sur Google Adwords
- ou plus simplement via Ziki.com
Créer des profils sur les réseaux sociaux
- Facebook : Pro & Perso
- Linkedin / Viadeo : Pro
- Myspace : Artistique

L´idée de ce point de départ est d´assurer que lorsque l’on vous cherche sur Internet sous votre marque personnelle, on vous trouve et sous la forme que vous souhaitez mettre en avant, le meilleur de vous-même dans l´objectif de marketing personnel que vous vous êtes fixés.

L´étape d´après c´est la mise en place d´une stratégie de développement de contenus autour de votre marque pour augmenter sa diffusion, sa notoriété et son positionnement dans une plusieurs niches identifiées. (A suivre donc …)

Le retour du barcamp special identité numérique

Lundi 28 avril 2008

Ce week-end s’est déroulé le second Barcamp Parisien dédié à l’identité numérique. Depuis la première édition que j’avais co-organisé avec Yahoo, l’identité numérique est devenu un sujet de plus en plus chaud. La FING avait d’ailleurs profité de ce barcamp pour initier la réflexion avec les différents acteur présent autour du programme nommé Identités Actives alors en préparation et dans le cadre duquel Renaud Francou et Charles Népote nous ont proposés ce nouveau barcamp spécial identité numérique.

Ce qu’il y a d’intéressant dans ce genre de non-conférence, c’est qu’on ne sait jamais vraiment ce que l’on va y découvrir/apprendre. J’ai été convié pour y animer une session et c’est donc le thème du Personal Branding que j’ai décidé d’explorer avec une 15 aine de personnes pendant 1h30. Nous avons cherché à définir ce qu’est le Personal Branding et les notions qui s’y rattachent pour ensuite essayer d’en sortir une certaine méthodologie du comment faire pour développer et exploiter sa marque personnelle.

J’ai pris des notes sous forme d’une carte mentale pendant la session et en voici le résultat à la fin de la session.
Personal Branding
Le débat fut très animé et chaotique au début, puis s’est structuré par la suite petit à petit. Ce chaos exploratoire est vraiment ce qui fait le charme de ces barcamp. On y découvre d’autres point de vues, on y explore ses sujets connexes, on s’y perd pour finalement s’y retrouver. L’expérience est intellectuellement très enrichissante et les débats entre passionnés sont éclairants. Ce qu’il manque par contre à ces barcamp parisiens c’est du sang neuf ! Ce sont très souvent les mêmes personnes qui gravitent autour et qu’on retrouve inscrits sur le Wiki de l’évènement alors qu’ils ne s’y rendent pas forcément (Visibilité à tout prix ? Et qu’en est-il alors de la confiance et de la réputation ?).

Cette réflexion collaborative autour de la notion de Personal Branding m’a inspiré et j’ai continué le travail de réflexion autour de cette carte mentale pour arriver à une version un peu plus structurée que je vous livre ici (à lire dans le sens inverse des aiguilles d’une montre).
Personal Brandingv2(2) 
Dans un très prochain article, je vous livrerai la version développée complètement avec les textes explicatifs associés afin d’en sortir un premier point de repère sur ce qu’est le Personnal Branding et comment concrètement on peut développer et mettre à profit sa marque personnelle.

10 conseils pour amener un blogueur à parler de vous

Mardi 4 mars 2008


C’est fou le nombre de sollicitations que l’on reçoit au fur et à mesure que l’audience de ce blog augmente. Aussi je pense que cet article devrait permettre aux personnes et/ou sociétés de mieux adresser aux blogueurs leur besoins de communications.

Voici donc une compilation de 10 points pour vous permettre de mieux communiquer via les blogueurs :

1. Etre Pertinent / Avoir du sens
N’adresser votre présentation de produit qu’aux blogueurs « compatibles ». Cela ne sert à rien d’envoyer des mails en masse à tous les blogueurs « influents » reconnus sur la blogosphère en leur disant que vous avez révolutionné le web. Tout le monde le fait tous les jours ;)

2. Etre court
Ne faites pas un mail de 45000 lignes, allez droit au but, expliquer votre service en quelques lignes seulement, n’oubliez pas que ces personnes reçoivent énormément de mail par jour (à en casser leur gmail)

3. Préparer le terrain
Si vous êtes encore en développement et que vous préparez un lancement dans quelques semaines, passer un peu de temps à cibler les blogs qui vous semblent pertinent, souscrivez-y et laissez des commentaires pertinents sur les sujets traités sur le blog. Un commentaire est un élément de valeur pour un bloggueur car il permet de faire avancer la réflexion qu’il a initié. Apporter un message intéressant à la discussion d’un bloggueur et celui ci se souviendra (peut être) de votre nom au moment où vous le contacterez pour lui parler de votre projet.

4. Ne pas mentir
Eviter de faire de la lèche en introduction en disant par exemple :  « j’adore votre blog, je suis abonné chez vous et je pense que ceci devrait intéresser vos lecteurs ». Très souvent en creusant un peu on se rend compte que ce n’est pas le cas alors vous perdez toute crédibilité.

5. Demander un avis
Les blogueurs aiment donner leur avis. Il le donne parfois directement sur leur blog parfois ou par retour de mail. Finissez votre mail de présentation de votre produit ou service en sollicitant un avis.

6. Considérer le bloggueur comme une personne et non un média
Un bloggueur sera beaucoup plus sensible à l’intérêt que vous lui porter en tant que personne plutôt qu’en tant que média. Parlez lui donc comme à une personne et non comme à un media de 2500 abonnés.

7. Personnaliser votre message
Faire un message d’envoi massif et le meilleur moyen de récolter l’ignorance. Cibler votre message en fonction de votre interlocuteur, dites lui pourquoi il est la personne dont l’avis vous intéresse.

8. Offrez la news en avant première avec des invitations
Le fait qu’un système soit encore privé est à mon avis un point intéressant pour les blogueurs avides de nouveautés et d’exclusivité pour alimenter leur blog. Donner la primeur de l’accès à votre projet aux blogueurs que vous avez jugé pertinent et assurez vous de leur donner la possibilité de distribuer des invitations… Ils diffuseront autour d’eux s’ils trouvent votre produit intéressant.

9. Offrez des goodies ou de l’argent
Un programme d’affiliation, un forfait pour l’écriture d’un article comme le propose les services comme reviewme & payperpost. Si c’est pour le lancement d’un nouveau produit, envoyer un exemplaire à vos ambassadeurs de la blogosphère (cf l’opération Apple et Nike vu chez LoicLeMeur entre autre).

10. Ne pas utiliser le fait que d’autres blogueurs en ont déjà parlé
Envoyer un mail en disant que l’on devrait parler de ce produit parce que des collègues blogueurs l’ont déjà fait est voué à l’échec.

En voyez-vous d’autres à ajouter ?

Cartographie de l’identité numérique : présence, sociabilité et visibilité en ligne

Jeudi 28 février 2008

Suite à un twitt de Laurent, j´ai découvert un article fort intéressant rédigé par Dominique Cardon, sociologue au sein des labs orange.

Dans cette tentative de cartographie des différentes formes de présence et de visibilité sur Internet, Dominique a réalisé des schémas fort intéressants qui ont bien plu lors de ma présentation sur le web 2.0 que j´ai fait à Toulouse lors de la première des « déjeuners sur Web«    organisée par PetitDeviendraGrand et la mêlée numérique.

On s´était demandé sur ce blog si l´internaute 2.0 était un être hypersocial dans une précédente série d´articles. Le travail réalisé par Dominique me semble assez fondamental dans l´élaboration d´une carte pour bien comprendre les différentes formes de présence en ligne et ce qu´elles induisent pour les individus qui les créent et alimentent.
cardon02
Pour ma part, j´investis la majeure partie de mon temps de présence en ligne dans le cadrant de l´identité agissante de part ma multi-présence sur le web en tant que producteur de contenus, réseauteur professionnel, directeur de ziki…

L´idée initiale de Ziki était de permettre à ses membres d´aggréger leur présence dans le cadre de l´identité agissante en un point identitaire unique structuré et cohérent. En effet on peut être à la fois, blogueur, présent sur différent réseaux sociaux professionnel et sur différents services de partages d´informations et de contenus sur internet (youtube, flickr, del .icio.us, twitter…). A mon sens, il y a un intérêt réel à rassembler toutes ces présences et traces visibles délibérément établies en un seul point qui est celui que les gens trouveront ensuite en premier dès lors qu´ils vous rechercheront sur internet.

Nous sommes encore très peu à évoluer dans ce cadre, à être des individus hypersociaux conscients et à exploiter une identité agissante sur Internet. La majorité des personnes ont (encore) peur aujourd´hui d´être visible sur Internet car elles voient cela comme une atteinte à leur vie privée plutôt que comme un potentiel de développement humain et relationnel. Ca me rapelle il y a quelques années où les personnes avaient peur de faire des achats en ligne alors que maintenant c’est un fait courant. Dans quelques années la majorité des personnes auront une identité agissante et les pionniers profiteront de l’ancienneté de leur présence alors que les nouveaux se battront pour avoir leur place (parmi leurs homonymes et confrères par exemple)…
cardon11
Et vous ? Où êtes-vous sur la carte ? Pratiquez-vous la sérendipité ?

Interviewé de nouveau dans Management

Lundi 14 janvier 2008

C’est ma deuxième apparition dans le magazine Management dans le Guide du manageur (la première était à propos de Basecamp). Cette fois-ci on a fait appel à moi pour répondre à une problématique d’identité sur internet (ou plutôt d’empreinte numérique). Le résultat de l’interview à été publié sous le titre suivant : « Sachez corriger ce que Google dit de vous ». Cet article contient une erreur, je ne suis pas cofondateur de Ziki mais Directeur Général ;)

A noter également dans ce numéro la présence de Delphine Desneiges (alias DeeDee) pour son opération interview de célébrité sponsorisé par Garnier (les fameux deedee cast) et de Laurent Nicolas d’Alenty (cf interview).

Je vous livre ici un petit scan du contenu livré par Management ce mois-ci et vous invite à vous le procurez pour lire le reste de ce numéro qui est tout aussi intéressant. (cliquez sur l’image pour la voir en grand).
ManagementManagement01

Les réseaux sociaux en pleine (r)évolution

Jeudi 3 janvier 2008

Les réseaux sociaux existent maintenant depuis plusieurs années et les plus gros d´entre eux représentent aujourd´hui plusieurs millions de membres. Il en existe de plusieurs sortes et je ne vais parler ici que des réseaux sociaux dit " professionnels ". Les plus grandes références sont aujourd´hui LinkedIn, Viadeo et Xing. Linkedin, acteur historique du réseau social professionnel sur Internet a initié le " networking " sur Internet qui se définit par l´action de développer un réseau de relations sur la toile. En effet, ce dernier a réussi à se développer viralement en répondant à la promesse suivante : " Inscris toi, remplis ton CV et invite tous tes contacts sur le service. Tu pourras ensuite bénéficier du réseau de contact étendu de ton réseau direct ". Ce système a plutôt bien fonctionné en s’immiscant dans le " top management " des entreprises et en aspirant littéralement les millions de contacts des carnets d´adresses de professionnels tout autour du globe. Viadeo lui a emboîté le pas assez rapidement sur le même concept de mise en relations professionnelles sur le marché français. Ces réseaux sociaux sont en réalité d´énormes bases de données de CVs interconnectés entre eux. Le modèle d´affaire principal de ces réseaux est la vente de la mise en relation directe pour les personnes n´ayant pas le réseau suffisant pour faire passer une requête à une personne inscrite sur le service. De ce fait, la " course au réseau " a lieu et les personnes ajoutent le maximum de contacts possible mettant à mal l´efficacité du système de recommandations via un réseau de confiance.

Ces réseaux sont très efficaces dans une recherche de profils ciblés mais ils ont leurs limites. Plus récemment de nouveaux réseaux apparaissent avec des modèles de communications plus ouverts (mise en relation directe et gratuite entre les membres) mettant également à mal les modèles des réseaux cités précédemment. C´est le cas de Facebook qui est en train de pénétrer le marché Français à très grande vitesse en proposant des profils plus personnels et une plateforme très (trop ?) ouverte pour la création d´applications et l´échanges d´informations / interactions entre les membres. En quelques semaines seulement, il va atteindre la taille de Viadeo en France et ne vas sùrement pas s´arrêter là pour devenir LE réseau social grand public.

Face à cela Google riposte en proposant aux acteurs majeurs des réseaux sociaux en ligne un format standard pour l´implémentation d´une API (interface de programmation). Ce projet nommé OpenSocial devrait résoudre à terme le problème de l´échange de données de son profil sur une plateforme vers une autre. D´un côté le géant Facebook, de l´autre l´ensemble des autres réseaux sociaux tiré vers le haut par Google… La lutte s´annonce rude !
puzzle_facebook_opensocial 
Finalement le réseau social est-il une fin en soi ? Ne s´agit-il pas plutôt d´une possibilité que l´on propose sur un service à ces utilisateurs pour qu´ils puissent échanger entre eux ? Sur Ziki.com c´est notre conviction, ce n´est pas le réseau qui est au centre mais plutôt l´individu qui agit au sein de plusieurs réseaux. C´est pourquoi notre démarche est plutôt la construction d´un profil le plus complet possible agrégeant CV, Blogs, Photos, Vidéos, services web, autres profils, flux RSS en tout genre. Ce profil public vous sert alors de présence dynamique et centralisé sur le web et d´identifiant pour vous enregistrer (avec OpenID) sur tous les nouveaux services compatibles du web. Car au final, le Web est un réseau social en lui-même et la majeure partie d´entre nous l´utilise via Google pour trouver des informations mais aussi des personnes. Les profils Ziki se démarquent de ceux des autres réseaux en vous garantissant la première place sur Google, Yahoo et MSN dès lors qu´on tape votre nom sur Internet tout en rassemblant les informations que vous souhaitez voir associer à votre présence. 

Les réseaux sociaux permettent une présence sur le Web. Cette présence peut-être multiple, divisée et potentiellement obsolète. La notion d´" identité en ligne " (ou identité numérique) prend donc tout son sens et la gestion de votre réputation sur Internet sera sùrement un enjeu majeur dans les prochaines années (quelques soient le ou les réseaux sur lesquels vous maintiendrez une présence virtuelle) et aura un impact sur votre vie réelle quotidienne.

Afin d’approfondir les notions de vie numérique, d’identité et de réputation en ligne, je vous conseille vivement la lecture de l’article intitulé « L´impact de notre vie numérique sur notre identité et notre réputation » d’Olivier Zara.

Ajoutez un peu de Sérendipité à votre vie !

Vendredi 28 décembre 2007

Vous connaissez cette sensation:

  • Vous parcourez des liens de blogs d’une manière proche de l’aléatoire et tombez sur une discussion qui résoud un de vos problèmes.
  • Vous lisez aléatoirement un livre de physique et trouvez le fil conducteur de votre présentation de la semaine prochaine.
  • Vous faites vos emplettes au rayon alimentaire pour chien et vous trouvez votre âme sœur.

C’est le charme puissant du mode Shuffle (aléatoire) d’un iPod ("Comment il a su que c’était la chanson que je voulais entendre à ce moment là ?…"). C’est la sérendipité. Et peut-être que nous devrions multiplier les occasions pour qu’elle se produise dans nos produits, nos services et nos vies…

serendipitycurve 

En conception d’expérience utilisateur, nous travaillons souvent comme des malades pour enlever l’imprévisibilité. C’est une très bonne chose dans la majorité des cas. Une interface qui fait ce vous espérez, disparaît pour que vous puissiez vous focaliser sur ce qui doit être accompli avec le produit. Alors que nous affirmons que cet aspect aléatoire joue un très grand rôle dans les jeux, nous faisons de notre mieux pour l’enlever des produits et services "sérieux". Mais il existe de nombreuses manières pour conserver l’expérience d’un utilisateur constante tout en intégrant le caractère aléatoire. Ce qui est aléatoire est délicieux, étonnant, sexy, gratifiant, inspirant, addictif…

Quand l’iPod Shuffle est sorti, les publicités étaient basées sur le thème : "La vie est aléatoire." Je pensais que c’était un des pires coups marketing jamais réalisé. J’imaginais les réunions marketing du produit : "Transformons l’absence d’écran en une fonctionnalité. Oui, voilà c’est ça. Nous allons vendre l’incapacité de choisir vos musiques comme un avantage !"

Mais je faisais erreur. À peine quelques semaines après la sortie du Shuffle, l’effet du caractère aléatoire de l’iPod Shuffle commençait. Il était possible d’entendre : "Oh mon dieu! C’était la chanson parfaite pour cela!" ou encore "Sérieusement. Cela ne peut pas être aléatoire. C’est le fait de mettre les chansons ensemble qui…marche*".  L’iPod Shuffle invitait les personnes à écouter autre chose que simplement leur playlist vieillissante. Il les exposait à des musiques qu’ils avaient mises sur leur iPod Shuffle sans jamais avoir été les musiques favorites. Pensez-y. Pensez à toutes les musiques sur votre (non-Shuffle) iPod, ordinateur, ou vos CDs. Maintenant pensez aux playlists de musiques que vous écoutez trop souvent. Pour la plupart d’entre nous, c’est un ensemble pathétiquement petit. En forçant, littéralement, les gens à écouter à des chansons choisies aléatoirement, le Shuffle était constamment surprenant, enchanteur, addictif. Et les utilisateurs adoraient ça.

Les filtres conduisent à un plus grand besoin d’aléatoire aujourd’hui.
Nous sommes tous en surcharge d’information et les filtres sont les meilleurs antidotes à cela. Que ce soit technique ou politique comme Techmeme ou Memeorandum, un blog à sujet spécifique/les sites d’informations en ligne comme Slashdot ou Engadget, ou notre propre page d’informations faite maison comme My Yahoo, Netvibes ou xfruits, nous sommes tous en train de chercher des solutions pour réduire le bruit. Même un site de vente en ligne à moitié intelligent comme Amazon devient un filtre en nous recommandant les produits qui pourraient nous intéresser, et même en nous laissant le configurer pour que la recommandation soit plus précise. Mais tous ces filtrages, toutes ces configurations nous maintiennent coincés! Nous finissons par voir seulement ce que nous pensons vouloir voir — ce avec quoi nous sommes déjà famillier — et coupe nos chances pour la découverte aléatoire. Cela veut dire également couper notre habilité à créer et innover, voire même notre capacité à être vraiment surpris et émerveillés par quelque chose.

Comment pouvons-nous faciliter la sérendipité dans nos produits, services, et même dans nos vies ?
Evidemment cela dépend grandement du produit, avec un concept basé sur l’aléatoire (comme le Shuffle) c’est effectivement très facile. Mais voici quelques exemples (aléatoirement choisi ;) ):

1) La sélection du Jour/Semaine/Mois par l’équipe
Les « meilleures ventes » reflètent la popularité par la vente à plusieurs personnes. Le "recommandé pour vous" met en avant ce que les personnes qui vous ressemblent ont achetés. Ces deux filtres réduisent les choix d’exploration, mais la sélection de l’équipe peut introduire quelque chose de nouveau, spécialement quand elle sélectionne des choses un peu en dehors du champ habituel et peut ainsi vous faire découvrir des contenus/articles intéressants que vous auriez pu rater autrement.

2) Encourager les utilisateurs à partager les usages détournés qu’ils font du produit
Ne montrer pas simplement des exemples de comment le produit peut être utilisé dans son usage normal/initial. Amenez les utilisateurs à vous raconter des histoires, à vous envoyer des photos, exemples, etc. des manières qu’ils utilisent le produit pour faire quelque chose que personne (ni même vous) n’avait pu imaginer.

3) Introduire aléatoirement des choses complètement hors sujet
Par exemple, si vous aggrégez les news sur le bricolage, ayez un endroit ou vous introduisez aléatoirement des articles (de très haute qualité) qui n’ont rien à voir avec le bricolage.

4) Utiliser des cartes d’idées aléatoires
L’idée est simple: sélectionner une carte au hasard dans un jeu de cartes de solutions et essayer d’appliquer cette idée à votre problème courant comme si celle-ci était directement en rapport.

Quelques Ressources:

5) La vieille méthode de veille: s’inscrire à des magazines dont le sujet est étranger à ce que vous lisez habituellement
Marchez vers un kiosque de journaux et regarder les sections que vous évitez habituellement. Vous ne pouvez pas imaginer que l’Usine Nouvelle aura la réponse parfaite à votre problème de développement. Vous pouvez également aller au delà des kiosques à journaux et passer à travers les journaux professionnels que vous trouvez dans la maison d’un ami ou d’un partenaire d’affaires (ou encore dans la salle d’attente de votre dentiste). Qui sait combien de fois nous avons réinventé la roue simplement parce que le problème n’a jamais était résolu dans notre monde alors qu’il existe une tonne de solutions dans un autre champ de connaissances.

6) Trouver QUELQUES moyens pour ajouter de l’aléatoire (ou du peudo-aléatoire) directement dans vos produits ou services
L’astuce (aléatoire) du jour est une possibilité souvent exploitée. Et ce n’est pas parce que c’est souvent mal fait, ennuyant et désagréable que cela ne signifie pas que cela doit être systématiquement comme ça. Il y a probablement beaucoup d’autres manières d’introduire quelques touches d’aléatoire ou de peudo-aléatoire (avec une option utilisateur par exemple).

  • Les batteries (et autre matériel électronique et/ou logiciel pour faire de la musique midi) vous permettent parfois de choisir d’insérer automatiquement, un peu au hasard de la musique (des samples) pour la rendre juste un peu moins « parfaite »…
  • Google a un bouton "J’ai de la chance" qui vous envoye directement sur le premier résultat de la recherche. Il n’y a donc pas de hasard. Cette fonction utile (qui coûterait à Google quelques 110 millions de dollars par an) pourrait être également accompagné d’un bouton "Je m’ennuie" qui vous enverrait directement au 42ème résultat. Une sorte de fonction random comme celle qui a l’air de ravir les nombreuses personnes inscrites sur stumbleupon.
  • Photoshop a une sorte de fonctionnalité de transformation d’image qui bien que n’étant pas aléatoire, vous permet instantanément de modifier votre image avec une varieté d’ajustements de couleurs différentes. Peut être qu’ils pourraient ajouter un menu "appliquer un filtre aléatoire" et vous permettre de voir l’image après quelques réglages aléatoire. Vous n’auriez jamais pensé que l’effet « Pellicule de plastique » est exactement ce que vous cherchiez à faire avec la photo de votre ex avant de la mettre en ligne pour la montrer au monde entier.

Un des problèmes avec les e-books…
Un autre endroit ou l’aspect d’aléatoire pourrait être intéressant c’est dans les e-books. L’un des regrets des amateurs de livres face au ebook est de ne pas pouvoir parcourir les pages, feuilleter aléatoirement le contenu du livre. Mais ce n’est pas le son ou la sensation tactile de la page qui changeront l’affaire… c’est la serendipité que vous allez perdre quand vous ne pourrez pas facilement et aléatoirement parcourir les pages ! Combien de fois avez vous parcouru un livre jusqu’à une page au hasard – et voila!– comme par magie, vous avez trouvé quelquechose dont vous aviez besoin sans que vous le sachiez avant de tomber sur cette page?
pageflipping
 
Il y a, cependant, un moyen assez simple, que j’ai vu dans des vieux prototypes expérimentaux, mais je n’ai aucune idée de si elles sont mises en oeuvre actuellement sur les lecteurs d’e-books: un bouton aléatoire "feuilleter les pages". Mais cela ne peut pas être quelque chose d’immédiat du style, j’appuie sur un bouton et VOILA C’EST LA PAGE 267. Il y a besoin d’avoir un effet visuel (comme la navigation des albums à la façon Apple sur les derniers iphones / ipod) qui permettent d’apercevoir quelque chose d’intéressant. En d’autres mots, c’est le hasard de la découverte simple d’un contenu qui doit être conservé comme lorsque nous feuilletons un livre.

Finalement…

Peut être que la meilleure façon pour nous tous d’augmenter nos chances de sérendipité est de cultiver la diversité, tout du moins chaque fois que nous le pouvons. Comme je l’ai dit plus tôt à propos des filtres, le côté éclairé de l’efficacité et de la concentration vient du côté obscur de notre vision étroite. La bonne nouvelle ? Se rappeler de garder un flux d’information un peu au hasard (ou au moins semi-aléatoire) pour vous accompagner dans la distance. Pensez aux implications. Voulez-vous que vos enfants pensent que vos goûts musicaux sont dépassés (ou potentiellement stagnant)  qu’ils éprouvent la même chose que vous quand vous étiez petit quand vos parents écoutaient sans arrêt la musique qu’ils écoutaient à l’école. Sérieusement ! Qui sait qui connait le groupe d’aujourd’hui qui sera le « The Police » de demain… donc ne restez pas bloqué.

La publicité originale de l’ipod Shuffle d’Apple disait "La vie est aléatoire", ce qui semble être une évidence. Peut être qu’un meilleur slogan serait, "Le hasard c’est la vie." Nous pourrions tous ajouter un peu plus de hasard dans nos produits et si nous pouvons présenter aux utilisateurs un peu plus de chance pour la sérendipité, nous leur offrons un merveilleux cadeau.

Liens Bonus complémentaires (en anglais) :

Le mode aléatoire de l’iPod Shuffle a donné lieu a de vifs débats (incluant les difficultés inhérentes à l’aléatoire en informatique mais pas que ça). Vous en saurez plus ici, ici, et si vous êtes un mathématiciens/statisques geek

L’ aléatoire, l’intelligence artificielle, et l’art

Un essai merveilleux de Maggie Boden sur l’imprévisibilité et la créativité
… Dont voici un extrait :
"Avec l’aide de cette discipline mentale, même les erreurs et accidents peuvent être pris en compte pour un usage créatif. Oliver Sacks rapporte le cas d’un batteur de jazz qui souffrait du syndrôme de la Tourette 24. Il est soumit a de soudain tics musculaire incontrôlable. Cela survient, bien qu’à une fréquence réduite, aussi quand il joue de la batterie. En conséquence, ces baguettes de batterie faisaient parfois des bruits inattendus. Mais sa qualité musicale est si bonne qu’il est capable d’insérer ces sons à la musique qu’il accompagne. Au pire, il arriverait tout de même  à les cacher et au mieux, il put les faire passer comme des improvisations inhabituelles qu’il n’aurait pas pu imaginer. (des remarques similaires s’applique au musiciens de jazz qui utilisent le programme Hodgson pour aider à avoir des idées musicales intéréssantes, ou à des artistes et dessinateurs qui utilisent les systèmes informatiques dit « évolutif » en développant des idées qu’ils n’auraient jamais pu penser eux mêmes.)"

L’avenir du livre

Des questions à se poser aléatoirement

Disclaimer :
Cet article est une traduction/adaptation de l’excellent article de Kathy Sierra (please Kathy come back !)

Donc… qu’est ce que vous faites pour garder un peu d’aléatoire dans votre vie et/ou dans les vies de vos utilisateurs?

Surveiller votre marque sur Internet et étude des comportements des jeunes face aux médias

Vendredi 7 décembre 2007

Hier matin, je suis intervenu à l’évènement « des marques online » organisé par la FIFAS (fédération française des industries du sport et des loisirs). Le thème principal abordé lors de la journée était « Comment entrer dans la conversation ? ». Avant d’entrer dans la conversation, il est à mon sens important d’écouter les conversations qui ont déjà lieu sur le web afin d’intervenir plus intelligemment au sein de celle-ci.

Je vous partage ici le support de la présentation que j’ai faites sur le sujet.

Les marques s’intéressent de plus en plus à la blogosphère et essayent de comprendre ce phénomène de conversations sur Internet ainsi que l’impact que cela peut avoir sur leurs marques. La TNS Sofrès Media Intelligence a présenté quelques résultats d’une étude menée sur les usages et comportements des jeunes de 8/19 ans par rapport aux médias, à l’Internet et aux nouveaux moyens de communications.

J’ai appris des trucs intéressants comme le fait que les jeunes sont globalement très équipé avec 89% des jeunes connectés à Internet. Le taux d’équipement en Internet, mobile, consoles et lecteurs multimédias portables n’a pas cessé d’augmenter ces dernières années. La croissance étant cependant moins importante sur l’équipement en console de jeux avec l’arrivée des jeux en ligne (notamment avec les jeux massivement multijoueurs sur Internet). 86% des jeunes jouent aux jeux vidéos. La plus forte progession en terme d’équipement concerne les lecteurs multimédias depuis 2 à 3 ans (« je veux un mp3 ! ») ;)

Le temps d’exposition des jeunes aux médias est aujourd’hui de 9h32 / jour ! Pendant un tiers de la journée, un adolescent est en contact avec les médias. Les jeunes sont multi-médias. Ils consomment à 83% plusieurs médias en même temps (la majorité d’entre eux en bi-média, le quart en tri-média et seulement 3% avec 4 médias). Au niveau de la répartition, on est quasiment à l’équilibre entre la consommation des nouveaux médias et la consommation des médias plus traditionnels. Chez les 16/19 ans, les consommations multimédias dépassent les consommations médias classiques. En général, la consommation première reste la télé puis viennent le surf sur Internet, la console de jeux, la radio, le téléphone et finalement la presse. Au niveau des médias consultés par les jeunes sur Internet, on retrouve à 30% la radio, à 18% la presse et à 17% la télé. En comparaison les adultes lisent beaucoup plus la presse.

Concernant le mobile, 1 ado sur 5 joue à des jeux sur mobile (27% sur les 16/19 ans), 16% surfent sur Internet via leur mobile. Sur l’Internet mobile, la principale activité reste le mail puis vient le surf. Enfin 3% des jeunes regardent aujourd’hui la télévision sur mobile. Les jeunes ont un esprit collectif. Ils aiment se faire de nouveaux copains. 2/3 d’entre-eux voient Internet comme un moyen de développer de nouvelles relations (des individus hypersociaux ?). MSN est l’outil de prédilections chez les ados de 10 à 17 ans. Après 20 ans, le mail reprend le dessus.

Les jeunes aiment créer et se raconter. 58% des 8-19 ans aiment prendre des initiatives et lancer des idées. 28% créent ou gèrent un blog régulièrement. Le blogueur a généralement entre 11 et 16 ans (61% sont des blogueuses). 11% seulement des 8-19 ans fréquentes des sites communautaires comme myspace et facebook. Les jeunes aiment la pub et de plus en plus ! La publicité affiche la plus forte croissance sur Internet en terme d’investissement bien qu’étant encore la moins importante en volume par rapport à des médias plus traditionnels. Je trouve toutes ces données très intéressantes, elles laissent présager un avenir radieux à ceux qui travaillent dans le marketing sur Internet.

Cet évènement a également été pour moi un moyen de pouvoir échanger avec des responsables marketing sportif et représentant des fédérations sportives qui s’intéressent de prêt à l’univers des marques sur Internet et des blogs. J’espère leur avoir donner quelques clés pour pouvoir mieux écouter avant d’entrer dans l’univers impitoyable des blogs et de leurs opinions ;)

Si vous avez des remarques à faire sur les slides que j’ai présenté, n’hésitez pas à « entrer dans la conversation » en commentaire.


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