Archive pour la catégorie ‘Gestion de projets’

Startup Academy : Sortez du lot grâce à la nouvelle formule du programme

Lundi 15 février 2010

En 2008 nous avons créer un programme d’accompagnement pour les Startup en phase d’amorcage nommé Startup Academy.

Bien souvent, au cour du démarrage de leur activité, les entrepreneurs ont besoin de conseils, de compétences et de visibilité qu’ils ne peuvent pas forcément se payer.

Aussi pour aider les porteurs de projet nous avons construit un programme sur mesure afin de répondre du mieux possible a leurs besoins.

startup-academy

Aujourd’hui le programme en est à sa troisième édition et c’est plus de 240 startups qui ont pu y participer jusqu´à aujourd´hui. Nous avons développé de nouveaux partenariats avec Sun Microsystème, Orange, Viadeo, RégionsJob pour donner plus d’ampleur a ce programme et toujours plus de services a destination des startups.

Au programme de la nouvelle édition :
+ d’approfondissement des candidatures avec des lives en vidéo
+ de valeur ajouté avec plus de 69 000euros dédié a l’accompagnement en temps et en services des startups (voir récompenses)
+ de fonds pour les gagnants du programme avec la collecte de fonds communautaires qui s’élève a 3445e a ce jour.
+ de visibilité pour les participants avec le développement de la diffusion de leurs candidatures sur les médias sociaux ciblés (blogs, twitter et facebook).
+ 1 école de web entrepreneurs (voir le site)
+ d’autres surprises a venir ;)

Il s’agit dorénavant du 1er e-incubateur de startups sur le marché francais.

Alors si vous êtes entrepreneur en amorçage sur le web et/ou le mobile vous pouvez déposer un dossier gratuitement et rejoindre la 3ème promotion avant le 5 mars.

Chaque participant dont le dossier sera présélectionné bénéficiera :
- d’1 diffusion gratuite de son dossier
- d’1 an d’abonnement viadeo premium
- d’1 séance de coaching de 30 minutes avec moi-même
- de l’accès a 1 réseau d’entrepreneur

Les résultats de la sélection de notre jury d’experts accompagnants seront rendus lors de la prochaine soirée connect du 13 avril.

Bonne chance aux entrepreneurs.

En bonus, mon interview sur la startup academy chez Jean-Michel Billaut.

(voir l’interview en ligne)

CapAngel offre 20 000€ en capital pour le lancement de son service de financement de projets

Mardi 3 février 2009

capangel

On vous a déjà parlé de CapAngel (ex-Koeos) sur ce blog avec l’interview d’Olivier Cahané (co-fondateur) il y a quelques mois. Aujourd’hui, CapAngel sort de la phase béta et organise un concours pour lancer le service.

Ce concours est dédié aux startups existantes et aux porteurs de projets. Il a pour but d’aider le gagnant à hauteur de 20 000euros d’apport en capital au sein de la société. Le secteur d’activité n’est pas limité au Web comme c’est la coutume ici ;)

Nous pensons qu’il est très difficile, surtout en cette période, de lever des fonds avant d’avoir un produit. Pourtant, les ressources financières personnelles sont souvent insuffisantes pour arriver à ce stade. Certes, il y a des aides publiques qui permettent d’obtenir les fonds nécessaires pour parvenir à la commercialisation du produit, mais ces aides sont souvent plafonnées au montant de fonds propres (capital social le plus souvent). 

En plus de l’apport en capital, CapAngel vous permettra de bénéficier de l’accompagnement d’un Business Angel en la personne d’Oleg Tscheltzoff (serial entrepreneur reconnu spécialisé dans l’investissement très en amont dans les sociétés web française). Le concours est réalisé en partenariat avec le nouveau fond ISAI  donc les participants pourront se faire remarquer par ce dernier dans leur recherche de capital.

Nous sommes également partenaires de l’opération et vous invitons donc à participer à celle-ci en vous inscrivant ici :
http://www.capangel.com/concours.php

En entrant le code "poweron", vous bénéficierez de 50% de remise sur frais de levée de fonds (même si vous n’êtes pas l’heureux gagnant).

Bonne chance !

"Entreprendre à 20 ans" : Retour sur le YesCamp organisé au MEDEF

Mercredi 24 décembre 2008

Le mois dernier, j’ai participé au barcamp du MEDEF organisé par Eric Ingargiola  en collaboration avec les créateurs de lance-toi.com. J’ai personnellement animé une session nommée : « Les clés pour se lancer quand on est jeune (de la maturité singulière à la réussite collaborative) ». Mon objectif était de discuter avec les participants de ces fameuses clés et de faire ressortir une carte mentale de cet échange.

Au final c’est une 30 aine de jeunes entrepreneurs qui ont assisté à la session. Nombreux d’entre eux étaient encore étudiants ou venaient tout juste de terminer leur cursus.

Vous trouverez le résultat de ce qu’a donné nos échanges (après quelques minutes pour compléter un peu le schéma) en cliquant ici.

Participer activement à la vie étudiante
J’ai pas mal insisté sur l’aspect associatif et le rôle que les étudiants peuvent jouer au sein de leur communauté estudiantine.  Ayant personnellement monté un club informatique (association informatique) puis une junior entreprise lors de mon cursus de 5 ans à l’école d’ingénieur ESISAR, j’ai pu témoigner de l’importance de ce genre d’expériences. Cela permet de se frotter au monde de l’entreprise et d’apprendre à gérer son temps, des objectifs, des équipes, des offres de services, des contraintes diverses et variées… Personnellement cela m’a apporté beaucoup et je conseille à tous les étudiants de s’impliquer au moins dans une association (et/ou club) dans leurs écoles.

Lancez-vous  / Ne pas craindre de se tromper

Le second point est évidemment de ne pas avoir peur de se lancer, de tester, de se planter. Un entrepreneur à succès n’est pas celui qui ne fait jamais d’erreur mais plutôt celui qui est capable de les identifier et d’apprendre d’elles. « C’est en tombant qu’on apprend à marcher ». Et contrairement à ce que pas mal de mes collègues de promo pensaient, je suis persuadé que la meilleure période pour créer une boite c’est quand on est jeune et sans trop de contraintes familiales. Ce n’est pas quand vous aurez une femme, 4 enfants, un chien, 2 chats et un cochon d’Inde à nourrir que vous prendrez des risques pour vous lancer dans une aventure entreprenariale.

Échanger pour bénéficier d’un maximum de feedbacks afin d’améliorer son produit et son discours
Un autre point important est la nécessité d’échanger avec votre entourage. Essayez d’expliquer à votre mère à quoi sert votre super service à base de RSS ajaxifié à moteur de recherche communautaires 2.0 double injection turbo réacteur inversé ;) Si vous arrivez à lui faire comprendre et que votre explication l’enthousiasme alors vous avez une capacité à expliquer clairement et à faire adhérer votre entourage à vos idées qui n’est pas négligeable. Échangez très souvent avec les différentes personnes et acteurs qui entourent votre création de projet afin de récolter un maximum de feedbacks.

L’idée géniale unique n’existe quasiment pas. Veiller sur votre marché et sur les marchés connexes
Évidemment, il vous faudra veiller beaucoup. On pense, à tort souvent, quand on est jeune, que l’on a l’idée du siècle. Hors en réalité, il n’y a que très peu d’idées vraiment géniales qui marchent. Si toutefois vous en avez une alors il est fort probable que d’autres l’ont eu avant ou en même temps que vous. Par conséquent, veillez sur votre marché afin d’identifier la concurrence, les opportunités inexploitées, les forces et les faiblesses des acteurs déjà présents et surveillez les nouveaux entrants. Cela vous permettra de mieux vous positionner et de pouvoir vous différencier de ce que propose déjà la concurrence au marché que vous souhaitez adresser.

Développer votre réseau professionnel
Enfin, le réseau est très important dans un contexte entrepreneurial et dans un contexte d’affaires en général. Hors quand vous êtes jeune, vous n’avez pas le carnet d’adresses de vos parents ou proches qui peuvent être dans le business depuis plus de 20 ans. Eh oui ! La création de son réseau prend du temps. Créer un réseau n’est que la première étape. Il faut aussi le faire vivre et à le maintenir dans une dynamique du gagnant-gagnant et cela prend du temps aussi. La règle dans ce cas, c’est donner pour mieux recevoir ensuite. Donner et donner encore, essayer d’aider du mieux que vous pouvez les personnes qui vous entourent sans forcément en attendre un retour immédiat. Un jour ces personnes, ou d’autres personnes vous le rendront bien. Créez-vous un blog et ajoutez-y du contenu de qualité. Contribuez sur le blogs des autres. Commencez à vous créer une réputation sur votre thématique marché. Ceci agira comme un catalyseur de relations sociales et vous aidera à formaliser vos idées, à les confronter aux autres et à vous faire connaître et reconnaître par vos pairs.

Soyez passionné par votre produit avant tout
Ce qui n’est pas dans la carte et ce qui parait souvent évident aux entrepreneurs est qu’il faut croire en son produit. Les entrepreneurs qui réussissent à "changer le monde" avec leurs produits sont très souvent en affinité avec leur produit, ils l’ont construit pour répondre à un besoin personnel et avec la passion qu’ils ont mis dedans ils ont réussi à le faire connaitre et à le faire adopter par des milliers voire des millions de personnes de part le monde. Si vous vous lancer dans une aventure entreprenariale qui ne vous intéresse pas au delà du cash qu’il peut générer, alors vous n’êtes pas fait pour porter le projet mais plutôt pour être investisseur (plutôt Venture Capitalist que Business Angel d’ailleurs ;) ).

Pensez global, agissez local
Dans le web, on a potentiellement des clients pour nos services partout dans le monde. Pensez donc dès la conception du produit a ce qu’il puisse toucher une audience internationale. Pensez l’architecture technique pour intégrer par exemple la gestion multilingue en natif. Mais ne vous éparpillez pas, concentrez-vous sur le marché local dans un premier temps, celui qui vous entoure et celui que vous connaissez le mieux géographiquement et culturellement avant de faire du marketing dans tous les pays. Très souvent, la traduction d’une interface ne suffira pas et vous ne pourrez vraiment vous développer dans un autre pays qu’en établissant une présence physique avec une équipe locale sur les lieux pour pouvoir bien développer votre produit. Donc pensez grand, international mais concentrez vous d’abord sur le local puis ouvrez les autres pays au fur et à mesure de votre développement.

Voilà pour le rapide décryptage de la carte mentale et de mes recommandations personnelles à ce sujet. Si vous avez d’autres clés/conseils pour les jeunes entrepreneurs, c’est à vous de vous exprimer et de contribuer à la réflexion en commentaires.

Startup Academy : Un programme d’accompagnement pour jeune entreprise innovante

Lundi 17 novembre 2008

Nous avons lancé Vendredi dernier un programme dont le but est de permettre à 3 jeunes entreprises innovantes du web et du mobile de se faire accompagner sur plusieurs mois.

Si vous êtes une entreprise de moins de 3 ans travaillant dans le web et/ou le web mobile, vous pouvez participer en répondant aux quelques questions du formulaire suivant.

Vous avez jusqu’au 27 novembre pour vous manifester et ainsi avoir une chance d’être retenu par le jury pour ce programme d’accompagnement dédié. En effet, au-delà d’une simple compétition startup, ce programme souhaite aider du mieux qu’il pourra les startups dans leur développement.

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Aussi le Jury est essentiellement composé d’experts qui auront la mission d’accompagner les entreprises sélectionnées sur plusieurs mois afin de leur donner les meilleurs chances de succès. Nous pensons, qu’en cette période de crise, l’écosystème de l’innovation française à bien besoin de ce genre de programme et nous remercions SUN Microsystem (via son programme Sun Startup Essentials) et les membres du Jury d’experts de nous accompagner dans la mise en place de celui-ci.

En rejoignant ce programme, les startups participantes bénéficieront au minimum d’une publication de leur pitch sur le blog www.startup-academy.net et si elles ont la chance d’être sélectionnées, elles pourront bénéficier d’un soutien matériel et conseil en infrastructure fourni par Sun Microsystem et d’un soutien conseil de la part des membres du jury accompagnateurs.

Au final, c’est une valeur estimée de 50 000€ qui sont mis en jeu dans ce programme pour l’accompagnement des Startup Web et Mobile française.

Alors n’attendez plus, tentez votre chance sur le site de l’opération : www.startup-academy.net

Avec ShipWire, la logistique d’un site ECommerce devient beaucoup plus facile !

Mardi 8 juillet 2008

Depuis de nombreuses années, Internet a modifié la donne dans le domaine de la vente mais un problème majeur subsiste : la LOGISTIQUE. Quoique vous faîtes, vous êtes confronté à ce problème. (sauf si bien sùr vous vendez des objets virtuels, des logiciels, services ….)

Je veux vendre donc je dois gèrer la réception de produits, le stockage et l’expédition. De plus, si vous vendez à des Internautes hors de France, voire hors d’Europe, les frais d’expédition peuvent freiner l’intention d’achat.

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Avec Shipwire, les marchands peuvent facilement et rapidement externaliser l’ensemble du processus de réception, de l’entreposage et l’expédition de marchandises. Shipwire permet à toutes les petites et moyennes entreprises d’accéder à un réseau national d’entrepôt. En quelques clics, les commerçants peuvent gérer l’inventaire, leur réceptions et leurs expéditions. Une API est disponible pour l’intégrer ShipWire dans votre backoffice.

En gros, vous vous faites livrer directement dans « VOS » entrepôts mutualisés et vous pouvez expédier vos produits depuis l’entrepôt le plus proche de votre client internet. Ainsi, votre client reçoit plus rapidement avec des coùts de livraison moins important.

Plus de 30000 magasins américains en ligne s’appuyent sur Shipwire développer leur business.

Je verrais bien des services de stockage/garde meuble comme unepieceenplus.com s’attaquer à ce marché prochainement…

Les places de marché ou le paradigme de la masse critique

Vendredi 9 mai 2008

L’article suivant est un "White Paper" rédigé par Thibaud Elzière. Thibaud était présent lors du Webdeux.Connect et a animé une session sur les places de marché en faisant bénéficier son audience de son expérience en la matière avec Fotolia puis Zilok. Il vient de terminer la rédaction d’un document de référence que vous pouvez lire ci-dessous. Vous pouvez également télécharger le fruit de son travail ici.

Préambule

Il y a quelques mois on m’a proposé d’animer une table ronde sur les places de marché suite à mon expérience pratique sur le sujet. Pris au dépourvu, j’ai du improviser en relatant les expériences que j’avais pu rencontrer sur Fotolia ces dernières années et que je redécouvrais avec Zilok. Les concepts et les exemples étaient là, le tout manquant de coordination et le sujet m’intéressant, j’ai décidé de coucher sur le papier les quelques idées qui étaient ressorties en m’appuyant aussi souvent que possible sur des cas concrets et des expériences vécues.

Introduction

Une place de marché est définie sur Internet comme une plateforme (un site web) permettant la mise en relation d’une offre et d’une demande. Les personnes proposant l’offre sont appelées des fournisseurs (ou des contributeurs) et la demande est constituée par les clients. Les fournisseurs proposent aux clients des biens (matériels ou immatériels) ou une prestation contre une rémunération. Une place de marché Internet liste les biens ou les services proposés, permet la mise en relation des clients avec les fournisseurs et éventuellement facilite les transactions entre les parties.

La plus célèbre place de marché est Ebay qui met en relation des vendeurs (l’offre) et des acheteurs (la demande). Ebay n’est pas la seule place de marché, beaucoup de nouveau concept émergent comme les places de marché de l’artisanat (Etsy), de la photo (Fotolia), du prêt (Prosper), de la location (Zilok), du service (Freelance), de l’emploi (Monster) et dans biens d’autres domaines encore.

Les sites de partage de contenu comme Youtube pour la vidéo ou Flickr pour la photo par exemple, même s’ils ne sont pas orientés vers un modèle transactionnel peuvent être assimilé à des places de marché, les contributeurs constituant l’offre, les visiteurs la demande.

Notion de Masse critique

La masse critique correspond à la taille nécessaire que doit obtenir une place de marché pour être, d’une part, efficace, c’est-à-dire apporter un double bénéfice pour l’offre et pour la demande, d’autre part créer un avantage concurrentiel. La masse critique est l’élément fondamental de la place de marché, elle traduit la viabilité de son concept et constitue un élément fondateur de sa pérennité.

Pourquoi Ebay n’a pas été détrôné depuis des années et pourquoi personne n’ose, encore aujourd’hui, s’attaquer à Ebay de manière frontale ?

Car Ebay, avec ses dizaines de millions de membres, a largement atteint une masse critique d’utilisateurs permettant d’assurer à un vendeur la plus grande chance de vendre son bien et à un acheteur de combler son besoin de manière optimale. Il ne serait pas raisonnable d’aller acheter autre part ou d’aller vendre ailleurs.

Le même raisonnement peut être appliqué aux sites de partages de vidéos par exemple comme Youtube ou Dailymotion. Une masse critique d’utilisateurs garantit d’une part à un contributeur que la visibilité de sa vidéo sera maximale et, maximise d’autre part les chances pour un visiteur de trouver la vidéo qu’il recherche.

Le dilemme de l’œuf et de la poule ?

Qui de la poule ou de l’œuf est venu le premier ? Qui de l’offre ou de la demande doit venir la première, c’est le dilemme de la masse critique. Tant que l’offre n’est pas présente, la demande n’est pas satisfaite, tant que la demande n’est pas présente, l’offre n’est pas satisfaite.

Pour prendre l’exemple concret de notre site de location, Zilok, il nous faut un minimum de biens disponibles à la location afin que les locataires trouvent ce qu’ils cherchent et un minimum de locataires pour inciter les propriétaires à mettre leurs biens à louer afin de leur assurer un revenu acceptable.

Contrairement à la célèbre question ici la réponse est plus claire, il faut commencer par l’offre car, si on peut imaginer une offre sans demande, le contraire n’est pas concevable. Le défi sera donc la recherche du juste équilibre, du point critique où l’on décidera que l’offre étant suffisante, c’est vers la demande qu’il faut se tourner.

Le cas Fotolia est intéressant à ce sujet. En tant que banque d’images généraliste, nous nous demandions quel était le nombre d’images nécessaires avant de pouvoir sérieusement envisager une communication vers les clients. Nous avons jugé, empiriquement, que 100 000 images étaient le cap à atteindre afin de ne pas frustrer les acheteurs. C’est seulement à partir de ce point que nous avons décidé de communiquer vers nos clients. Il a fallu plusieurs mois avant de franchir cette étape et, plus tard, nous avons découvert qu’étant donné l’environnement concurrentiel, ce nombre ne serait pas suffisant. Il fallait continuer une stratégie d’acquisition agressive.

Nous nous concentrerons davantage sur la formation de l’offre dans cet article même si celle-ci est conditionnée, comme nous l’avons dit, par le volume de la demande. En effet, la constitution de la demande correspond plus aux formes traditionnelles du marketing et de la communication. Remplir ou créer un besoin, apporter un réel avantage compétitif, communiquer vers le plus grand nombre, fidéliser, innover doivent constituer les piliers forts de votre stratégie. La création de l’offre sans le soutient d’une demande existante constitue, quant à elle, de nouveaux enjeux.

Obtention de la masse critique

La question de l’obtention de cette masse critique est décisive puisqu’elle va conditionner le succès du site d’après le cercle vertueux dont nous avons précédemment parlé. Le point critique étant dépassé, il n’est plus nécessaire véritablement de se concentrer sur l’acquisition l’ensemble des ressources doit être orienté vers la demande.

Il n’existe pas de solutions miracles pour atteindre une taille critique, c’est une réunion de facteurs comme l’intérêt du concept, son originalité, le timing. Cependant pour atteindre une taille critique sur Internet, il faut savoir être opportuniste sans quoi la tâche devient difficile.

Partir d’une base ou d’un réseau existant

La façon la plus simple d’obtenir une masse critique rapidement est de partir d’une base de données existante, tirée du monde physique ou bien par acquisition d’une base existante. Cette solution permet de déclencher le levier de la demande tout en disposant d’une collection minimale de produits permettant de crédibiliser le concept aux yeux des nouveaux contributeurs et de les inciter à participer.

Certains concurrents de Fotolia par exemple sont partis directement d’une base d’images existantes soit par numérisation de fonds photographiques soit par achat d’une petite banque d’images indépendante. Il est aussi certainement probable dans le domaine de l’emploi que les sites émergeants démarrent avec un fichier de profil récupérés par différents moyens.

Augmenter rapidement la taille de son offre en se basant sur un réseau existant est la stratégie que nous avons élaborée avec Zilok. Si la location entre particuliers est inexistante dans le monde physique, il en est pas de même de la location professionnelle qui représente un énorme marché de plus de 22 milliards en France et plus du triple aux Etats-Unis. De gros acteurs du marché professionnels possèdent déjà des infrastructures lourdes et un maillage géographique impressionnant. Il est donc possible par exemple via un partenariat avec un gros loueur professionnel d’enrichir sa base de plusieurs centaines de milliers d’objets à louer en quelques semaines.

Il faut souligner cependant que l’acquisition d’une base existante ou l’appropriation d’un réseau à des coûts notamment liés à l’achat de l’information, son traitement et son intégration et nécessite donc un investissement préalable.

Réduire les barrières

Le processus de soumission est généralement consommateur de temps pour un contributeur. Toute mesure qui viendrait perturber l’exécution de ce processus est critique. Les frais d’insertion même s’ils font partie intégrante de la politique tarifaire, sont à proscrire. La barrière psychologique du payant et l’acte de paiement en lui-même peuvent créer des freins significatifs. Il est conseillé de rendre gratuite la soumission des offres au moins pendant la formation de la masse critique au risque de ne pas pouvoir réellement juger la propension de l’offre à se construire. Il peut même être intéressant de motiver financièrement les contributeurs à fournir du contenu pour dynamiser ou accélérer la constitution de la masse critique.

Sur Fotolia, un an après le lancement nous commencions à obtenir une masse critique nous permettant d’offrir à nos clients un éventail intéressant d’images. Mais au regard de nos concurrents, implantés depuis plus longtemps sur le marché, notre banque d’image était encore trop réduite pour rivaliser. Nous avons donc décidé pendant quelques mois de rémunérer les contributeurs, les effets escomptés se sont produits, en quelques semaines nous avions rejoint le peloton de tête et obtenu les quelques centaines de milliers d’images qui nous assuraient une visibilité sur le marché. Il aurait été bien plus cher de payer les frais de communication/marketing nécessaires pour obtenir les mêmes résultats.

Simplifier les processus

Il est évident que plus les processus d’acquisition seront optimisés et rapides, plus faible sera la résistance des utilisateurs à contribuer. Les internautes sont pressés et extrêmement sollicités donc tous les moyens mis en œuvre pour simplifier et accélérer la mise en ligne des produits contribueront à augmenter les chances d’atteindre rapidement la masse critique. Des formulaires clairs et concis comme ceux de Digg.com, des outils automatiques comme la lecture de code barre chez Priceminister.fr qui remplit le détail d’un produit à votre place ou l’outils d’invitation de Facebook qui envoie à vos contacts des invitations ont été à l’origine ou plus modestement ont contribué au succès de ces services.

Sur Fotolia, nous avons très rapidement mis en place la possibilité pour les photographes d’une part d’envoyer directement un batch de photos via FTP, d’autre part d’intégrer directement les informations d’indexation dans leurs images (IPTC) afin de leur simplifier l’étape fastidieuse de l’indexation. Après la mise en ligne de ce processus, nous avons vu rapidement le nombre d’images déposées par jour s’envoler.

Différents types de masse critique

Chaque business est singulier et donc chaque masse critique est un défi nouveau avec ses propres spécificités. Cependant on peut remarquer trois particularités qui font naitre des opportunités ou qui lèvent des barrières.

Masse critique instable

L’offre qui induit la masse critique peut être de deux ordres, une offre permanente ou une offre temporelle. L’offre permanente correspond aux produits dont le contenu est intemporelle (ou quasiment), c’est-à-dire qui n’a pas de date de péremption.

L’offre d’Ebay est temporelle car les enchères sont limitées dans le temps et un objet vendu est retiré du site, l’offre de Monster.com l’est aussi car une offre d’emploi est vacante pendant une durée donnée.

Zilok et Fotolia sont à l’opposé des modèles d’offre permanente. Sur Fotolia nous ne vendons pas les images elles-mêmes mais des licences sur ces images, une fois qu’une image est " vendue " elle reste donc dans la banque d’image. Sur Zilok, lorsqu’une location est effectuée sur un bien celui-ci reste disponible, à l’exclusion des jours de réservation, c’est le principe même de la location.

Cette caractéristique de l’offre à une influence non négligeable sur la formation d’une masse critique. Une masse critique instable, c’est-à-dire associée à une offre temporelle, sera plus complexe à mettre en œuvre car la notion de temps entre en jeu. Le temps d’atteinte de la masse critique devra être inférieur au temps de validité du produit aux risques que l’offre se réduise et que les contributeurs se découragent.

On ne compte plus les fois où un photographe sur Fotolia ou un propriétaire d’un bien sur Zilok nous a contacté pour se plaindre d’un manque d’activité sur le site. Si le produit qu’il avait mis en ligne avait du périmer, il ne nous aurait pas donné une deuxième chance…

Masse critique globale

L’internationalisation d’une place de marché est une étape logique dans la stratégie de déploiement. On distingue alors les places de marchés dont la masse critique est simplement internationalisable et les autres où tout le processus de construction de masse critique doit être renouvelé en partant de zéro. Le second cas est souvent rencontré quand la spécificité de l’offre dépend clairement de la langue, de la culture ou du positionnement géographique. Un site comme Ebay par exemple entre dans la deuxième catégorie dans laquelle la masse critique doit être reconstruite pour chaque nouvelle pénétration dans un nouveau pays. Ainsi Ebay a mise en place une forte stratégie d’acquisition lors de son internationalisation en rachetant systématiquement le ou les acteurs locaux (comme marktplaats.nl aux Pays-bas ou ibazar.fr en France).

Les places de marché proposant une offre constituée de produits dématérialisés à forte valeur créative rentrent souvent dans la première catégorie. L’expansion internationale rapide de Fotolia a été motivée d’ailleurs par cet aspect. Une image est par essence un contenu facilement exportable. Nous n’avons finalement qu’à eu à mettre en place un système de traduction par dictionnaire pour que les images référencées dans une langue soient disponibles directement dans les autres langues. Cette opportunité a été très bénéfique à la création de la première masse critique, pendant les premières années ce sont les contributeurs américains (pays où la photographie d’illustration est plus reconnue) qui ont fourni du contenu à la demande européenne. Aujourd’hui encore lorsque nous lançons un nouveau pays comme dernièrement le Japon, nous concentrons la totalité de notre communication sur la vente plutôt que sur l’acquisition. Cette dernière, importante pour les spécificités locales des images, s’activera sans effort par la popularité du site.

Masse critique locale

Si on l’a vu qu’une masse critique qui n’est pas globalisable pose déjà une barrière à l’internationalisation, une offre de contenu pour laquelle l’emplacement géographique est un facteur important lève de nouvelles barrières. Il va falloir pour un même pays construire des masses critiques de façon locale. Si ce scénario n’était pas envisageable il ya encore quelques années la popularisation de l’Internet rend aujourd’hui la formation de masse critique locale envisageable.

Yelp, un site américain permettant de recommander les hôtels et les restaurants, est un des premiers exemples de mise en place de masse critique locale. Pour relever ce défi, ils ont choisi une approche locale intéressante en commençant par San Francisco puis en s’élargissant progressivement de ville en ville à l’intérieur des Etats-Unis.

Zilok constitue un sacré défi en termes de masse critique locale. Lorsque vous cherchez une perceuse à louer, vous n’êtes pas prêt à vous déplacer de plus de quelques kilomètres. Afin d’obtenir une masse critique il va falloir que chaque zone géographique (de quelques dizaines de kilomètres carrés maximum) propose un éventail de biens couvrant au moins les produits les plus recherchés. Nous comptons sur une forte couverture médiatique et sur une croissance rapide afin de pouvoir réussir ce challenge aussi bien en France par exemple qu’aux Etats-Unis où chaque état fait la taille d’un pays. Le concept de masse critique locale lève d’ailleurs de nouveaux enjeux en terme d’équilibre entre offre et demande, à une offre locale doit répondre une demande locale homogène. Nous avons aujourd’hui des solutions que nous allons implémenter dans les prochains mois à ce niveau.

Le cap de la masse critique

Lorsque la masse critique a été atteinte, le cercle vertueux se met en place. L’offre satisfait la demande, la demande est alors encouragée et augmente pour satisfaire d’autant plus l’offre. La taille critique est atteinte, une augmentation régulière, si non exponentielle, de la base de données apparait.

Les effets pervers

Rapidement vous allez être confronté à une situation nouvelle, un deuxième effet critique intervient. L’offre peut devenir trop importante créant deux effets pervers, la dilution de l’offre si la demande n’évolue pas en conséquence et le coût de l’offre. Il va falloir alors juger si la taille de votre offre ne connait pas une valeur critique à partir de laquelle elle n’apporte plus aucune valeur ajoutée à la demande ou du moins cette valeur ajoutée n’est plus suffisante pour contrebalancer les effets négatifs induits par cette taille trop importante.

Effet de dilution

Si la demande n’évolue plus aussi vite que l’offre, un effet de dilution va intervenir qui va avoir comme principal effet de décourager l’offre, donc de ralentir la croissance de celle-ci et qui pourrait même avoir des effets particulièrement néfaste sur l’équilibre de la place de marché. Un juste dosage est alors nécessaire afin d’aligner la croissance de la demande sur celle de l’offre. Cette opération peut être réalisée en jouant donc sur deux leviers, celui de la demande, en cherchant à l’accroître et celui de l’offre, en cherchant à stabiliser voir à réduire sa croissance.

Sur Fotolia, le dépassement de la masse critique, à peu prés un an après le lancement, s’est soldé par une explosion de l’offre. Le nombre d’images a rapidement augmenté, le nombre de clients aussi mais à une vitesse inférieure, induisant alors une réduction sensible du revenu moyen par contributeur et donc une baisse de motivation chez ceux-ci. Il nous a fallu vite réagir en recentrant l’ensemble de la communication exclusivement sur la vente d’images de manière à freiner la croissance de l’offre et à augmenter celle de la consommation d’images. Nous avions pour objectif (purement psychologique) que le nombre de photos vendues par jour soit au moins égale au nombre de photos reçues. Cette transition s’est faite lentement et ce n’est qu’au bout de la fin de la deuxième année que nous avons atteint puis dépassé notre objectif avec comme contrainte que l’on s’était fixé, celle d’arriver à ce point uniquement en encourageant la vente sans essayer de freiner l’acquisition.

Coût de l’offre

Une croissance ou une taille trop importante de l’offre peut engendrer des coûts supérieurs à la valeur ajoutée induite. Ces coûts peuvent être directs comme des coûts de stockage (hébergement de contenu lourd), des coûts de bande passante (ex : Youtube), des coûts processeurs (taille des bases de données, traitement des informations reçues), des coûts de traitement (lié par exemple à la modération ou au contrôle) ou des coûts indirects liés au risques (augmentation des litiges) ou la médiocratisation du contenu. En effet un des effets pervers d’une base trop importante est de diluer le bon contenu dans du tout venant pouvant créer un effet très grave sur la demande. Pour équilibrer l’offre et la demande, on peut donc comme on l’a dit augmenter la demande via l’ensemble des moyens de communication et de marketing disponible ou chercher à diminuer sensiblement la croissance de l’offre tout en induisant des effets bénéfiques indirects.

Les remèdes
Limiter le dépôt

La solution la plus radicale est certainement la moins conseillé est celle de limiter purement et simplement la contribution en fixant une limite par utilisateur et par une unité de temps. Le concurrent de Fotolia, Istockphoto, a mis en place cette pratique en limitant à quelques dizaines le nombre d’images téléchargeables par un contributeur. Cette politique est dangereuse car elle peut être perçue comme une non capacité à gérer la charge de l’offre mais peut induire des effets positifs en créant une forme de privilèges. En faisant varier cette limite selon les " qualités " du contributeur, cette solution peut aboutir à une bonification de l’offre.

Complexifier les processus

Le processus de soumission doit être limité à son minimum pendant le temps de formation de la masse critique. Après il peut être intéressant, dans une politique de qualification de son offre si il ya création d’un réel avantage pour la demande, de complexifier le processus de soumission en requérant par exemple de manière obligatoire des informations supplémentaires. En ajoutant des obstacles à la soumission on réduit de facto leurs nombres mais cela peut aboutir à une meilleure qualification.

Sur Fotolia par exemple, si dans un premier temps le nombre de mots-clés obligatoires pour décrire une image était de trois minimums nous l’avons forcé à sept dès l’atteinte de la masse critique afin de mieux qualifier le contenu et ainsi d’augmenter la pertinence des recherches aux bénéfices des clients. On a d’ailleurs dans un troisième temps limité ce nombre à 50 pour éviter une déqualification de l’offre à cause du spamdexing.

Installer des barrières

Une stratégie orientée frais d’insertion demande une bonne connaissance de son offre au risque de sérieuses déconvenues. Les frais d’insertion peuvent être envisagés comme une composante nécessaire d’un business model et peuvent avoir pour effet indirect d’améliorer la qualité de l’offre à la fois au niveau de la qualité du contenu qu’à son référencement. Lorsqu’il faut payer pour soumettre un contenu, on fait en sorte qu’il soit adapté à la demande et on mettra tout en œuvre pour qu’il soit vendu.

Sur Zilok, nous avons prévu dans notre business model de facturer des frais d’insertion récurrent dès que l’on jugera que la masse critique a été atteinte. Ces frais d’insertions très faibles ont été notamment considérés pour avoir un contenu qualifié et indirectement pour sécuriser l’ensemble du processus. Une étape de paiement dresse effectivement un obstacle à la fraude.

Qualifier l’offre

Pour limiter l’offre et la bonifier dans le même temps une qualification à priori et posteriori de l’offre peut être envisagé. Une manière de réduire la taille de l’offre est de se confronter à la base existante ou aux nouvelles soumissions en effectuant un tri qualitatif. Ce traitement peut être effectué manuellement ou de façon automatique selon la taille de l’offre et le type de sélection. La modération de l’offre a pour avantage l’éducation des contributeurs et une amélioration à terme de la qualité des contenus. Le risque est de décourager les contributeurs en refusant leurs contenus alors que l’effort de soumission a déjà été effectué. De plus, l’appréciation qualitative restant soit subjective lorsqu’elle est manuelle soit biaisée lorsqu’elle est automatique des tensions peuvent naitre sur la pertinence de la sélection.

Depuis l’origine de Fotolia nous avons mis en place un processus de modération avant publication. Chaque image soumise est contrôlée et les images ne satisfaisant pas les prés-requis légaux ou les critères de qualité sont rejetés. Si le contrôle de l’aspect légal a toujours été draconien, nous avons élevé nos standards de qualité au fur et à mesure de l’étoffement de l’offre pour accroitre la qualité du contenu continuellement.

Imposer l’exclusivité

Lorsque la masse critique est atteinte, il peut être intéressant de qualifier sa base au niveau exclusivité en contraignant le contenu de l’offre a n’être disponible que sur sa place de marché afin de renforcer son avantage compétitif.

Le plus gros concurrent de Fotolia et le leader du marché, Istockphoto, a très tôt mené une politique d’exclusivité afin d’obtenir une base avec du contenu unique et de qualité. Sur Fotolia même si nous avons misé très tôt sur l’exclusivité, notre position de challenger, ne nous a pas permis dans un premier temps de positionner notre stratégie à ce niveau.

Conclusion

Les solutions proposées permettent d’amorcer ou d’accélérer le processus d’obtention de la masse critique mais exigent cependant une croissance organique (naturelle) de l’offre, induite par l’intérêt de votre modèle. Si votre concept ne séduit pas l’offre, il est peu probable, même en mettant en place les systèmes les plus optimisés, que vous atteignez une taille nécessaire pour satisfaire la demande.

Nous avons discuté de la masse critique comme un nombre magique sans jamais donner d’outils pour en calculer la valeur. Il serait intéressant de se pencher sur un modèle de calcul de ce chiffre en n’oubliant jamais que l’approche empirique est souvent la plus adaptée.

DebitCredit.fr : Pour gérer ses comptes en ligne

Samedi 23 février 2008

Cela fait un moment que j’avais promis à Priscilla Rozé-Pagès, une des rares entrepreneuses du web français, de faire un article de test sur son produit de gestion de comptabilité sur Internet à destination des particuliers et des petites entreprises. Cela fait donc quelques mois maintenant que je l’utilise pour gérer mes comptes et voici le résultat de mon analyse.

DebitCredit me semble être une solution adapté pour les petites entreprises qui souhaite gérer leur comptabilité simplement via Internet. L’avantage d’avoir sa comptabilité sur Internet est de pouvoir y accéder à tout moment, en tout endroit connecté à internet et de pouvoir s’interfacer avec les banques directement. L’inconvénient est bien sûr la sécurité des données, en effet aucun système informatique est impénétrable (seul les escrocs vous diront le contraire). Cela dit vos données privées sont parfois beaucoup moins en sécurité sur vos propres infrastructures que chez les éditeurs de sites webs qui sont sensibles aux problématiques de sécurité et de pérennité des données de leurs clients. L’autre inconvénient peut-être l’indisponibilité de la plateforme, cela m’est arrivé 1 fois (dans la nuit) en 3 mois d’utilisation à cause d’une panne serveur qui a été réglé dès le lendemain matin.

Pour continuer dans la critique constructive, le seul gros problème que j’ai trouvé pour le moment c’est la gestion de template de factures. En effet, dans la version actuelle il n’est pas possible d’enregistrer un template pour éditer des factures, il faut recommencer les modifications des templates prédéfinis à chaque nouvelle facture, ce qui fait perdre beaucoup de temps si vous éditez beaucoup de factures sur un format personnalisé. DebitCredit est une solution intéressante et abordable pour les particuliers mais aussi pour les PME/TPE (version pro à 30€/an). Elle permet en un rapide coût d’œil de savoir où on en est dans la trésorerie, les factures et permet également de générer des graphiques pour mieux voir ses comptes et gérer la trésorerie de sa société.

Ce genre de solutions explosent actuellement sur le marché américain mais apparemment ce n’est pas (encore ?) le cas en France. Serai-ce a cause d’un problème (culturel  ?) de confiance dans l’externalisation de sa compta en ligne ? En tout cas c’est bien dommage car il y a sûrement de la demande en France. Peut-être manque-t-il quelques fonds pour faire connaître le produit un peu plus largement. Si il y a des investisseurs dans l’audience, vous pouvez contacter Priscilla pour prendre part à son aventure en cliquant ici ;)

Ajoutez un peu de Sérendipité à votre vie !

Vendredi 28 décembre 2007

Vous connaissez cette sensation:

  • Vous parcourez des liens de blogs d’une manière proche de l’aléatoire et tombez sur une discussion qui résoud un de vos problèmes.
  • Vous lisez aléatoirement un livre de physique et trouvez le fil conducteur de votre présentation de la semaine prochaine.
  • Vous faites vos emplettes au rayon alimentaire pour chien et vous trouvez votre âme sœur.

C’est le charme puissant du mode Shuffle (aléatoire) d’un iPod ("Comment il a su que c’était la chanson que je voulais entendre à ce moment là ?…"). C’est la sérendipité. Et peut-être que nous devrions multiplier les occasions pour qu’elle se produise dans nos produits, nos services et nos vies…

serendipitycurve 

En conception d’expérience utilisateur, nous travaillons souvent comme des malades pour enlever l’imprévisibilité. C’est une très bonne chose dans la majorité des cas. Une interface qui fait ce vous espérez, disparaît pour que vous puissiez vous focaliser sur ce qui doit être accompli avec le produit. Alors que nous affirmons que cet aspect aléatoire joue un très grand rôle dans les jeux, nous faisons de notre mieux pour l’enlever des produits et services "sérieux". Mais il existe de nombreuses manières pour conserver l’expérience d’un utilisateur constante tout en intégrant le caractère aléatoire. Ce qui est aléatoire est délicieux, étonnant, sexy, gratifiant, inspirant, addictif…

Quand l’iPod Shuffle est sorti, les publicités étaient basées sur le thème : "La vie est aléatoire." Je pensais que c’était un des pires coups marketing jamais réalisé. J’imaginais les réunions marketing du produit : "Transformons l’absence d’écran en une fonctionnalité. Oui, voilà c’est ça. Nous allons vendre l’incapacité de choisir vos musiques comme un avantage !"

Mais je faisais erreur. À peine quelques semaines après la sortie du Shuffle, l’effet du caractère aléatoire de l’iPod Shuffle commençait. Il était possible d’entendre : "Oh mon dieu! C’était la chanson parfaite pour cela!" ou encore "Sérieusement. Cela ne peut pas être aléatoire. C’est le fait de mettre les chansons ensemble qui…marche*".  L’iPod Shuffle invitait les personnes à écouter autre chose que simplement leur playlist vieillissante. Il les exposait à des musiques qu’ils avaient mises sur leur iPod Shuffle sans jamais avoir été les musiques favorites. Pensez-y. Pensez à toutes les musiques sur votre (non-Shuffle) iPod, ordinateur, ou vos CDs. Maintenant pensez aux playlists de musiques que vous écoutez trop souvent. Pour la plupart d’entre nous, c’est un ensemble pathétiquement petit. En forçant, littéralement, les gens à écouter à des chansons choisies aléatoirement, le Shuffle était constamment surprenant, enchanteur, addictif. Et les utilisateurs adoraient ça.

Les filtres conduisent à un plus grand besoin d’aléatoire aujourd’hui.
Nous sommes tous en surcharge d’information et les filtres sont les meilleurs antidotes à cela. Que ce soit technique ou politique comme Techmeme ou Memeorandum, un blog à sujet spécifique/les sites d’informations en ligne comme Slashdot ou Engadget, ou notre propre page d’informations faite maison comme My Yahoo, Netvibes ou xfruits, nous sommes tous en train de chercher des solutions pour réduire le bruit. Même un site de vente en ligne à moitié intelligent comme Amazon devient un filtre en nous recommandant les produits qui pourraient nous intéresser, et même en nous laissant le configurer pour que la recommandation soit plus précise. Mais tous ces filtrages, toutes ces configurations nous maintiennent coincés! Nous finissons par voir seulement ce que nous pensons vouloir voir — ce avec quoi nous sommes déjà famillier — et coupe nos chances pour la découverte aléatoire. Cela veut dire également couper notre habilité à créer et innover, voire même notre capacité à être vraiment surpris et émerveillés par quelque chose.

Comment pouvons-nous faciliter la sérendipité dans nos produits, services, et même dans nos vies ?
Evidemment cela dépend grandement du produit, avec un concept basé sur l’aléatoire (comme le Shuffle) c’est effectivement très facile. Mais voici quelques exemples (aléatoirement choisi ;) ):

1) La sélection du Jour/Semaine/Mois par l’équipe
Les « meilleures ventes » reflètent la popularité par la vente à plusieurs personnes. Le "recommandé pour vous" met en avant ce que les personnes qui vous ressemblent ont achetés. Ces deux filtres réduisent les choix d’exploration, mais la sélection de l’équipe peut introduire quelque chose de nouveau, spécialement quand elle sélectionne des choses un peu en dehors du champ habituel et peut ainsi vous faire découvrir des contenus/articles intéressants que vous auriez pu rater autrement.

2) Encourager les utilisateurs à partager les usages détournés qu’ils font du produit
Ne montrer pas simplement des exemples de comment le produit peut être utilisé dans son usage normal/initial. Amenez les utilisateurs à vous raconter des histoires, à vous envoyer des photos, exemples, etc. des manières qu’ils utilisent le produit pour faire quelque chose que personne (ni même vous) n’avait pu imaginer.

3) Introduire aléatoirement des choses complètement hors sujet
Par exemple, si vous aggrégez les news sur le bricolage, ayez un endroit ou vous introduisez aléatoirement des articles (de très haute qualité) qui n’ont rien à voir avec le bricolage.

4) Utiliser des cartes d’idées aléatoires
L’idée est simple: sélectionner une carte au hasard dans un jeu de cartes de solutions et essayer d’appliquer cette idée à votre problème courant comme si celle-ci était directement en rapport.

Quelques Ressources:

5) La vieille méthode de veille: s’inscrire à des magazines dont le sujet est étranger à ce que vous lisez habituellement
Marchez vers un kiosque de journaux et regarder les sections que vous évitez habituellement. Vous ne pouvez pas imaginer que l’Usine Nouvelle aura la réponse parfaite à votre problème de développement. Vous pouvez également aller au delà des kiosques à journaux et passer à travers les journaux professionnels que vous trouvez dans la maison d’un ami ou d’un partenaire d’affaires (ou encore dans la salle d’attente de votre dentiste). Qui sait combien de fois nous avons réinventé la roue simplement parce que le problème n’a jamais était résolu dans notre monde alors qu’il existe une tonne de solutions dans un autre champ de connaissances.

6) Trouver QUELQUES moyens pour ajouter de l’aléatoire (ou du peudo-aléatoire) directement dans vos produits ou services
L’astuce (aléatoire) du jour est une possibilité souvent exploitée. Et ce n’est pas parce que c’est souvent mal fait, ennuyant et désagréable que cela ne signifie pas que cela doit être systématiquement comme ça. Il y a probablement beaucoup d’autres manières d’introduire quelques touches d’aléatoire ou de peudo-aléatoire (avec une option utilisateur par exemple).

  • Les batteries (et autre matériel électronique et/ou logiciel pour faire de la musique midi) vous permettent parfois de choisir d’insérer automatiquement, un peu au hasard de la musique (des samples) pour la rendre juste un peu moins « parfaite »…
  • Google a un bouton "J’ai de la chance" qui vous envoye directement sur le premier résultat de la recherche. Il n’y a donc pas de hasard. Cette fonction utile (qui coûterait à Google quelques 110 millions de dollars par an) pourrait être également accompagné d’un bouton "Je m’ennuie" qui vous enverrait directement au 42ème résultat. Une sorte de fonction random comme celle qui a l’air de ravir les nombreuses personnes inscrites sur stumbleupon.
  • Photoshop a une sorte de fonctionnalité de transformation d’image qui bien que n’étant pas aléatoire, vous permet instantanément de modifier votre image avec une varieté d’ajustements de couleurs différentes. Peut être qu’ils pourraient ajouter un menu "appliquer un filtre aléatoire" et vous permettre de voir l’image après quelques réglages aléatoire. Vous n’auriez jamais pensé que l’effet « Pellicule de plastique » est exactement ce que vous cherchiez à faire avec la photo de votre ex avant de la mettre en ligne pour la montrer au monde entier.

Un des problèmes avec les e-books…
Un autre endroit ou l’aspect d’aléatoire pourrait être intéressant c’est dans les e-books. L’un des regrets des amateurs de livres face au ebook est de ne pas pouvoir parcourir les pages, feuilleter aléatoirement le contenu du livre. Mais ce n’est pas le son ou la sensation tactile de la page qui changeront l’affaire… c’est la serendipité que vous allez perdre quand vous ne pourrez pas facilement et aléatoirement parcourir les pages ! Combien de fois avez vous parcouru un livre jusqu’à une page au hasard – et voila!– comme par magie, vous avez trouvé quelquechose dont vous aviez besoin sans que vous le sachiez avant de tomber sur cette page?
pageflipping
 
Il y a, cependant, un moyen assez simple, que j’ai vu dans des vieux prototypes expérimentaux, mais je n’ai aucune idée de si elles sont mises en oeuvre actuellement sur les lecteurs d’e-books: un bouton aléatoire "feuilleter les pages". Mais cela ne peut pas être quelque chose d’immédiat du style, j’appuie sur un bouton et VOILA C’EST LA PAGE 267. Il y a besoin d’avoir un effet visuel (comme la navigation des albums à la façon Apple sur les derniers iphones / ipod) qui permettent d’apercevoir quelque chose d’intéressant. En d’autres mots, c’est le hasard de la découverte simple d’un contenu qui doit être conservé comme lorsque nous feuilletons un livre.

Finalement…

Peut être que la meilleure façon pour nous tous d’augmenter nos chances de sérendipité est de cultiver la diversité, tout du moins chaque fois que nous le pouvons. Comme je l’ai dit plus tôt à propos des filtres, le côté éclairé de l’efficacité et de la concentration vient du côté obscur de notre vision étroite. La bonne nouvelle ? Se rappeler de garder un flux d’information un peu au hasard (ou au moins semi-aléatoire) pour vous accompagner dans la distance. Pensez aux implications. Voulez-vous que vos enfants pensent que vos goûts musicaux sont dépassés (ou potentiellement stagnant)  qu’ils éprouvent la même chose que vous quand vous étiez petit quand vos parents écoutaient sans arrêt la musique qu’ils écoutaient à l’école. Sérieusement ! Qui sait qui connait le groupe d’aujourd’hui qui sera le « The Police » de demain… donc ne restez pas bloqué.

La publicité originale de l’ipod Shuffle d’Apple disait "La vie est aléatoire", ce qui semble être une évidence. Peut être qu’un meilleur slogan serait, "Le hasard c’est la vie." Nous pourrions tous ajouter un peu plus de hasard dans nos produits et si nous pouvons présenter aux utilisateurs un peu plus de chance pour la sérendipité, nous leur offrons un merveilleux cadeau.

Liens Bonus complémentaires (en anglais) :

Le mode aléatoire de l’iPod Shuffle a donné lieu a de vifs débats (incluant les difficultés inhérentes à l’aléatoire en informatique mais pas que ça). Vous en saurez plus ici, ici, et si vous êtes un mathématiciens/statisques geek

L’ aléatoire, l’intelligence artificielle, et l’art

Un essai merveilleux de Maggie Boden sur l’imprévisibilité et la créativité
… Dont voici un extrait :
"Avec l’aide de cette discipline mentale, même les erreurs et accidents peuvent être pris en compte pour un usage créatif. Oliver Sacks rapporte le cas d’un batteur de jazz qui souffrait du syndrôme de la Tourette 24. Il est soumit a de soudain tics musculaire incontrôlable. Cela survient, bien qu’à une fréquence réduite, aussi quand il joue de la batterie. En conséquence, ces baguettes de batterie faisaient parfois des bruits inattendus. Mais sa qualité musicale est si bonne qu’il est capable d’insérer ces sons à la musique qu’il accompagne. Au pire, il arriverait tout de même  à les cacher et au mieux, il put les faire passer comme des improvisations inhabituelles qu’il n’aurait pas pu imaginer. (des remarques similaires s’applique au musiciens de jazz qui utilisent le programme Hodgson pour aider à avoir des idées musicales intéréssantes, ou à des artistes et dessinateurs qui utilisent les systèmes informatiques dit « évolutif » en développant des idées qu’ils n’auraient jamais pu penser eux mêmes.)"

L’avenir du livre

Des questions à se poser aléatoirement

Disclaimer :
Cet article est une traduction/adaptation de l’excellent article de Kathy Sierra (please Kathy come back !)

Donc… qu’est ce que vous faites pour garder un peu d’aléatoire dans votre vie et/ou dans les vies de vos utilisateurs?

La Nouvelle Collection Orange Automne-Hiver 2007

Mardi 27 novembre 2007

Hier soir, nous étions invité à la nouvelle collection d´Orange. L´occasion pour nous de découvrir les nouveaux produits et services de la marque en compagnie de quelques connaissances de la blogosphère (Eric, Borey, Alban, Rodrigo, …) et de charmantes hotesses d´Orange.

Au menu de cette édition, on retrouve de nombreux produits aussi bien pour le grand public que pour les professionnels.

Voici une rapide description de ceux qui ont retenus notre attention :

La FlyBox : Il s´agit d´un modèle de LiveBox à destination des pays de l´Est principalement. Cette livebox spéciale fonctionne avec une carte SIM et offre jusqu’à 4 connexions réseaux. Les pays de l´Est ont en effet des infrastructures filaires beaucoup moins développé qu´en France et ce produit devrait permettre de palier ce manque en faisant de la connexion à haut débit via mobile. Quid du forfait ?

Le Média Center Orange : Orange nous a préparé la sortie de son itunes. Associé à cette démonstration, on a eu droit à celle d´un service sympa sur le téléphone mobile permettant de retrouver un titre d´une chanson simplement en enregistrant un extrait de musique que l’on pourrait entendre dans un bar, un magasin, à la radio… En effet celle-ci est ensuite reconnu par le téléphone parmi le catalogue d´Orange (environ 1 million de titres). Démonstration bluffante !!

Reach Everyone : Une offre pour les PME/TPE pour l´horizon mi-2008 en France qui proposera pour 39euros une livebox pro et une solution de convergence téléphone, messagerie, vidéoconférence, calendrier vraiment très complète. Orange a pris le meilleur d´Outlook, Gmail, Skype, Google Calendar pour réaliser son service web. Très intéressant, Reach EveryOne devrait conquérir beaucoup de TPE par sa facilité d´utilisation et son panel de fonctionnalités.

Text-Talk : Vous connaissiez le SMS, voilà son frère le SMS Vocal. Avec ce service, Orange permet l’envoi de mini-messages vocaux pour le prix d’un SMS. Le correspondant reçoit un SMS pour lui indiquer qu’il a un message vocal (écoute gratuite du correspondant ?). Apparemment il y aura une version « premium » pour ajouter du son derrière son message ou pour envoyer des messages tout fait (des blagues par exemple).

Orange Money :  Système de transfert d’argent par SMS ou de paiment par SMS. Ce genre de système existe depuis un moment déjà aux Etats-Unis et n’as pas encore percé en France malgré quelques tentatives (notamment par une grande banque). Orange est un acteur légitime pour proposer cela vu le parc de téléphones qu’ils gèrent. Orange deviendrait donc une « banque » pour les micro-paiements !

Soundtribes : La plateforme d’Orange à destination des artistes musicaux et musik lovers. L’interview de Pierre Eric Jacoupy nous avait déja permis de mieux comprendre le produit communautaire.

Il y a bien d’autres produits présentés par Orange lors de cette collection, des plus utiles aux plus futiles (l’île d’Orange sur Second Life par exemple). Pour en savoir plus, je vous invite à télécharger le dossier de presse complet.

Point-Triple : Association de Professionnels du Web

Lundi 1 octobre 2007

point-triple 
Nous avons le plaisir de vous annoncer la création récente d´une association dénommé Point-Triple. Sébastien et moi-même avions lancé l´an dernier une initiative appelée le MillionDollarPodcastLive qui se voulait une communauté ayant pour but de développer des projets web innovants. Cette expérience de " crowdsourcing " (développement communautaire) nous as permis en quelques mois de tisser des liens forts avec d´autres passionnés du web et de faire naître plusieurs projets communautaires. Le premier d´entre eux se nomme La Voix Du Savoir et propose des vocalisations de textes culturels libres, on y retrouve plus d´une centaine de podcast réalisé par une petite équipe d´enthousiastes de la culture. On y retrouvera notamment les très belles réalisations des fables de la fontaine par François.

Puis vint ensuite la création du Wiki Web 2.0 initié par Cédric Motte puis soutenu par la communauté. Ce Wiki présente aujourd´hui une base de connaissances sur de nombreux produits et services " Web 2.0 " ainsi que des tentatives d´explications communautaires des concepts du Web 2.0.
Quelques temps après, la communauté alors composée de blogueurs, de veilleurs et d´entrepreneurs du Web, nous avons très vite identifié le potentiel du produit OriginalSignal que nous avons adapté en français et qui proposent aujourd´hui une source d´information importante pour le domaine du Web 2.0 en France en agrégeant un portail très simple les flux d´informations de plusieurs blogs de qualité dans le domaine.

Au fur et à mesure que la communauté grandissait nous avons échangé de nombreuses idées de créations de projets et avons décidé de les partager sur un document de travail collaboratif qui a donné naissance au projet 365idées. Un blog collaboratif qui tente de présenter régulièrement des idées de créations de services.

Après plusieurs mois de réflexions sur notre identité communautaire et sur les besoins que l´on aurait pour mener l´aventure à l´étape supérieure, nous avons finalement convergé vers la création d´une structure associative basée à Paris. Cette association, nommé Point-Triple comporte aujourd´hui 14 membres issus de différents horizons et partageant tous une passion du web et de ses possibilités ainsi que des valeurs de partage et d´échanges communautaire. Les ojectifs de cette association tel que décrit dans les statuts sont ceux-ci :

" l’agrégation et la mise en réseau de compétences, savoir-faire et expériences autour des technologies de l’information et de la communication en général et de l’Internet en particulier. L’association contribue au développement d’activités et d’initiatives sur cette thématique et participe à l’élaboration de projet et d’action dans cet objectif. "

Il s´agit pour nous d´un formidable laboratoire d´expérimentation de projets et d´initiatives ou l´on échange de nombreuses informations et où il existe une cohésion forte entre les membres qui permet de réaliser des projets communautaires malgré nos emplois du temps chargé. On dit souvent que 1+1=3 alors imaginez ce que 1+1+1+1+1+1+1+1+1+1+1+1+1 vaut ;)

Vous en saurez plus sur les membres de l´association et ses projets en consultant le site de l´association : www.point-triple.com

PS : Au fait savez-vous qu’elle est la définition du Point-Triple ?


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